Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Ecouter le cher Ian Bostridge chanter un très harmonieux choix de « Songs » d’Ottorino Respighi…

    Le cher Ian Bostridge, ténor, fait partie de ces excellents chanteurs-diseurs de mélodies, lieder, songs,

    auxquels va ma prédilection,

    et cela, depuis pas mal de temps déjà…

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    Je suis donc toujours bien attentif aux nouvelles réalisations discographiques de ce très remarquable interprète.

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    Ainsi, pour ce très beau récent CD « Respighi Songs«  _ le CD Pentatone 5186 872 _,

    avec la pianiste italienne Saskia Giorgini.

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    Pour un répertoire assez peu fréquenté, au concert comme au disque ; et bien à tort…

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    Ainsi l’art de bien chanter-dire de ce cher Ian Bostridge, n’a-t-il pas pris une ride ;

    et le charme, idéalement paisible, dépassionné, de son écoute est encore une fois absolument au rendez-vous : ici, pour l’art d’Ottorino Respighi…

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    Voici ce qu’en dit, aussi, le plus qu’à son tour sagace Jean-Charles Hoffelé, en la chronique du 21 janvier dernier de son Discophilia,

    sous le titre parfaitement idoine d’ »Arcadie« … :

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    ARCADIE

    Jadis, Robert Tear révélait au disque, dans sa parure d’orchestre, Deità silvane et son univers de faunes et de dryades. Voici que Ian Bostridge, avec le piano versicolore de Saskia Giorgini, les révèle dans leur mouture originale _ avec piano _, cycle d’une sensualité tempérée _ voilà _ d’une onde de rêve où pointe une nostalgie _ pour un passé qui s’est bien éloigné, en son élégance discrète _ que le timbre androgyne du ténor évoque avec les subtilités _ oui _ qu’on lui connaît.

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    Ses détracteurs l’accusent d’être un « ténor à voix blanche », n’entendant pas à quel point les couleurs pour lui sont dans les mots _ oui _, et ce sont les mots qui, les années passant, auront envahi son chant. Pour les subtilités littéraires des poèmes que Respighi choisit, c’est _ tout à fait _ merveille, d’autant que l’italien, même avec son petit accent anglais, lui dore le timbre (et son français précieux pour Au milieu du jardin _ du délicatissime Jean Moréas _ lui donne l’occasion de quelques aigus très Pelléas).

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    Jusque dans le très sombre de Nebbie dont il ose la terrible gradation chromatique sans rien masquer, ce disque ne vous quittera pas _ certes _, découvrant la part la plus méconnue _ en effet _ d’un compositeur que la voix aura autant inspiré que Puccini, ce que l’on ne sait pas assez.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ottorino Respighi
    (1879-1936)

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    Deità silvane, P. 107
    6 Liriche, Série 1, P. 90
    (3 extraits : I. O falce di luna, III. Au milieu du jardin, VI. Pioggia)

    6 Liriche, Série 2, P. 97
    (3 extraits : I. Notte, III. Le repos en Égypte, IV. Noël ancien)

    Nebbie, P. 64
    La statua, P. 122
    4 Liriche, P. 125 (2 extraits : II. La naiade, III. La sera)
    Notturno, P. 44 No. 3
    5 Canti all’antica, P. 71 (extrait : IV. Bella porta di Rubini)
    Stornellatrice, P. 69
    4 Chansons écossaises, P. 143
    Canzone sarda, P. 155
    Le funtanelle, P. 164 (Canzone dell’abruzzo)

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    Ian Bostridge, ténor
    Saskia Giorgini, piano

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    Un album du label Pentatone PTC5186872
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    Photo à la une : le ténor Ian Bostridge – Photo : © Benjamin Ealovega

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    Ce mercredi 26 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se réenchanter à des chefs d’oeuvre interprétés de frais : de Schubert (II), le « Schwanengesang », par Julian Prégardien et Martin Helmchen (double CD Alpha 748)

    Après le second volet _ le Quintette à cordes avec 2 violoncelles D. 956_ du double CD Alpha 748,

    et l’appréciation qu’y porte Matthieu Roc, sur ResMusica,

    proposée en mon article d’avant-hier (« « ),

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    voici que ce jeudi 19 janvier 2022,

    c’est Jean-Charles Hoffelé qui consacre la chronique de ce jour sur Discophilia, au premier volet de ce double CD Alpha 748 :

    le Schwanengesang D. 957, magistralement porté par le ténor Julian Prégardien et le piano de Martin Helmchen…

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    Pourquoi si tardivement ces deux articles  consacrés à de double CD paru cet automne ?

    De même que pourquoi si tard mes deux propres articles ?..

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    Parce que ces interprétations, magistrales, nécessitaient, pour être les plus justes possible, le temps de la maturation de l’écoute…

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    Voici donc cet article intitulé « La mort ?« …

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    LA MORT ?

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    D’un tempo filant, son piano comme une guitare, Martin Helmchen emporte à tout crin le ténor d’Evangéliste de Julian Prégardien, Ganymède certain de ne pas mourir dans l’étreinte de l’aigle Zeus, et lui distillant des charmes. Vite, on ne saurait mourir !

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    Mais la mort, c’est le Quintette, symphonie à cinq cordes, qui proclame son héros et le précipite au brasier, un Siegfried prêt au sacrifice dès la première rage des archets. Cet album nous cause d’Allemagne, noir, empoisonné, fatal ; au travers de Schubert, il convoque les affres d’un destin, celui d’une civilisation qui s’est exhaussée dans un imaginaire à jamais perdu hors des notes et des mots qu’il aura produits.

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    Ces deux disques nous parlent de la conscience historique que de jeunes interprètes, des Allemands d’aujourd’hui _ voilà : a-romantiques,  _, ont de leur âme, car outre-Rhin, l’âme est encore affaire de culture, on en rêverait en bord de Seine où la culture n’est plus qu’une _ inconsistante _ « manifestation »…

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    Mais ne dévions pas. Julian Prégardien et Martin Helmchen sectionnent leur Schwanengesang après Aufenthalt, qui est un avertissement, « Fliessen die Thränen » _ « Mes larmes coulent »... D’un côté _ Ludwig _ Rellstab et sa poésie du sentiment, jusqu’à la vaine révolte, de l’autre _ Heinrich _ Heine et ses vers déjà d’un autre monde. Entre, Martin Helmchen met la respiration d’une Romance sans parole _ de Felix Mendelssohn _, comme un regret d’un temps _ de  vie et heureux _ à jamais révolu.

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    Puis le Chant du cygne retentit à nouveau, les brumes, l’abîme, la voix blanchie face au double _ « Der Doppelgänger« … _, le sinistre défi de L’Atlas. Un mot encore, pour Julian Prégardien qui parvient (le sait-il seulement ?) à être à la fois de timbre Ernst Haefliger et de mot Peter Schreier _ probablement : le double compliment est d’importance.

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    Et puis, rincés, vidés, furieux peut-être, le noir Quintette vous engloutira dans son abyme _ mais implacablement a-romantique. Terminus.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    CD 1

    Franz Schubert (1797-1828)

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    Schwanengesang, D. 957
    Schwanengesang, D. 744
    Quintette pour cordes en ut majeur, D. 956

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)

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    Adagio non troppo (No. 3, extrait des « Lieder ohne Worte, Op. 30 »)

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    Fanny Mendelssohn-Hensel (1809-1847)

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    Schwanenlied (No. 1, extrait des « 6 Lieder, Op. 1 »)

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    Julian Prégardien, ténor
    Martin Helmchen, piano

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    CD 2

    Franz Schubert

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    Quintette pour cordes en ut majeur, D. 956

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    Christian Tetzlaff, violon
    Florian Donderer, violon
    Rachel Roberts, alto
    Tanja Tetzlaff , violoncelle
    Marie-Elisabeth Hecker, violoncelle

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    Un album de 2 CD du label Alpha Classics 748
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    Photo à la une : le ténor Julian Prégardien – Photo : © Peter Rigaud

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    Ce mercredi 19 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un coup d’oreille sur l’importante interprétation, sous la direction de Michael Gielen, de la « Lyrische Symphonie », Op. 18, d’Alexander Zemlinsky

    Parmi les grandes œuvres du XXe siècle musical,

    la « Lyrische Symphonie« , Op. 18, pour soprano, baryton et orchestre, créée à Prague le 4 juin 1924, d’Alexander Zemlinsky (Vienne, 14 octobre 1871 – New-York, 15 mars 1942).

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    Ce mercredi 29 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le brillant et sensible album « Mirrors » de Jeanine De Bique, chroniqué sur le site Discophilia

    L’album « Mirrors » de Jeanine De Bique

    _ cf mon article du dimanche 5 décembre dernier : … _

    est chroniqué ce mercredi 22 décembre, sous le titre « Début Recital« , par Jean-Charles Hoffelé, sur son site Discophilia.

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    DÉBUT RECITAL

    Une nouvelle Diva Haendel ? Si Jeanine De Bique n’en était pas déjà à l’Agathe du Freischütz, je dirais oui, mais la nacre de la voix, le legato instrumental, et simplement la couleur un peu sombre disent que son royaume est Mozart, jusque dans l’autorité des mots, l’art de dire les textes. Ce voyage chez Haendel est donc comme à rebours de l’évolution naturelle d’une soprano que la fréquentation de l’opéra baroque _ voilà _ aura préservée et embellie, le diapason plus bas ne l’exposant pas.

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    D’ailleurs, Cleopatra, Rodelinda, Alcina auront attiré dans leurs charmes nostalgiques des mozartiennes, et de son soprano ambré, faussement fragile, Jeanine De Bique n’oublie de faire transparaître, derrière la splendeur liquide de l’instrument, leurs âmes d’abord _ et c’est bien l’essentiel. Ecoutez simplement le Se pieta di me non senti de la Reine d’Egypte. Impossible de ne pas fondre.

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    Apport majeur de ce récital composé à quatre mains avec Luca Quintavalle, les pages tirées d’opéras des « rivaux » de Haendel, Vinci, Manna, Telemann, Graun évidemment (sa géniale Rodelinda), le plus beau étant gardé pour la fin. Ecoutez le lamento de Morganatiré de L’isola d’Alcina de Riccardo Broschi.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Mirrors

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    Carl Heinrich Graun
    (1704-1759)

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    Cesare e Cleopatra, GraunWV B:I:7 (extrait, Acte 1 : « Tra le procelle assorto »)
    Rodelinda regina de’ Longobardi, GraunWV B:I:6 (extrait, Acte 1 : « L’empio rigor del fato »)

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    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Giulio Cesare, HWV 17 (extrait, Acte 2 : « Che sento? Oh Dio! … Se pieta di me »)
    Agrippina, HWV 6 (extrait, Acte 1 : « L’alma mia fra le tempeste »)
    Partenope, HWV 27 (extrait : Ouverture)
    Rodelinda, HWV 19 (extrait, Acte 2 : « Ritorna, oh caro e dolce mio tesoro »)
    Deidamia, HWV 42 (extrait, Acte 3 : « M’hai resa infelice »)
    Alcina, HWV 34 (extrait, Acte 3 : « Mi restano le lagrime »)

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    Georg Philipp Telemann (1681-1767)

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    Germanicus (extrait, Acte 1 : « Rimembranza crudel »)

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    Gennaro Manna (1715-1779)

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    Achille in Sciro (extrait, Acte 3 : « Chi può dir che rea son io »)

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    Leonardo Vinci (1690-1730)

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    Partenope (extrait : Ouverture)

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    Riccardo Broschi (1698-1756)

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    L’isola d’Alcina (extrait, Acte 3 : « Mi restano le lagrime »)

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    Jeanine De Bique, soprano
    Concerto Köln
    Luca Quintavalle, direction

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    Un album du label Berlin Classics 0302017BC
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    Photo à la une : la soprano Jeanine De Bique – Photo : © DR

     

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    Ce mercredi 22 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa