Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • A propos du parfait CD « Haydn – Schubert » de Boris Berman, au Palais des Dégustateurs

    En attendant de rédiger enfin  mes impressions personnelles à l’écoute du merveilleux CD « Haydn – Schubert » que vient de publier le décidément parfait label discographique Le Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer  _ soit le CD PDD 025 _,

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    voici mon courriel de ce matin à Éric Rouyer :

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    Cher Éric Rouyer,

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    voici que je découvre à l’instant la chronique de ce jour de Jean-Charles Hoffelé, sur son site Discophilia ; intitulée « Vienne« ,
    elle est consacrée au CD « Haydn-Schubert » de Boris Berman…
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    Encore pris dans de la musique vocale et de la musique baroque,
    je ne me suis pas encore mis à mon article sur ce magnifique CD…
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    Mais cela va venir, je vais m’y reconcentrer
    avec toute l’attention que mérite cette merveilleuse réalisation !…
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    En attendant,
    voici cet article de Jean-Charles Hoffelé, qui assurément a l’oreille et le goût très fins…
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    Francis, à Bordeaux
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    VIENNE

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    Qu’on n’attende pas de Boris Berman qu’il se soucie, abordant deux des sonates _ les sonates n° 61 et 62, de Londres, en 1794 ; répertoriées Hob. XVI: 51 et Hob. XVI: 52 _de la maturité de Haydn _ 1732 – 1809 _, d’y évoquer le pianoforte _ en effet… Non, il les place dans le vaste mouvement du piano viennois _ qui englobe bien des compositeurs, avant et après Joseph Haydn… _ et rapproche explicitement leurs inventions, leurs caractères mélodiques, leurs rythmes singuliers non pas de Beethoven _ en effet… _, mais de Schubert _ 1797 – 1828 _, les mariant à la grande tardive Sonate en la majeur.

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    Le pari est _ du moins a priori… _ osé, de confronter ainsi deux univers aussi opposés _ a priori… _, mais contre toute attente il est réussi _ absolument ! Lorsque Boris Berman entre avec une certaine retenue dans l’Allegro ténébreux qui ouvre la Sonate de Schubert, le souvenir des traits de caractère(s) si saillant des deux opus de Haydn ne s’est pas effacé, mystères d’un certain esprit qui perdurerait _ voilà ; et bien difficile à déterminer précisément… _ à travers les générations.

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    Et comme elle est belle _ oui _ sa Sonate en la, ombreuse, intense, il prend son temps au long d’un Allegro dont chaque paysage est ausculté sans pourtant que la ligne ne se perde. Le toucher est magique _ oui _ lorsqu’il va à l’aigu, l’intériorisation du propos le rapproche de Radu Lupu _ oui ! _ plutôt que de Sviatoslav Richter, et il faut entendre la tempête de l’Andantino, visionnaire. Scherzo fusant, en doigts légers – j’entends son plaisir à caracoler sur le clavier !, et quelle tendresse dans le lied qui ouvre le Finale déroulé comme en rêve.

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    Ah, voilà un schubertien _ oui ! _, qu’il poursuive _ nous sommes impatients d’en découvrir des suites… _ son voyage ici !..

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Joseph Haydn (1732-1809)

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    Sonate pour piano n° 62 en mi bémol majeur, Hob. XVI:52
    Sonate pour piano n° 61 en ré majeur, Hob. XVI:51

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    Franz Schubert (1797-1828)

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    Sonate pour piano No. 20 en la majeur, D. 959

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    Boris Berman, piano

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    Un album du label Le Palais des Dégustateurs PDD025
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    Photo à la une : le pianiste Boris Berman – Photo : © Bob Handelman

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    Les réalisations d’Éric Rouyer sont décidément parfaites.

    Et Boris Berman est un extraordinaire magicien…

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    Vive la probité de la sensibilité !!!

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    Ce jeudi 4 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’éclatant CD « Amazone » de Léa Désandré, Thomas Dunford, et Jupiter : la plénitude d’une splendide voix (de mezzo-soprano) et la révélation d’un répertoire français (et italien) magnifique, à redécouvrir vraiment ; ou la magie d’un CD…

    Le proprement magique CD « Amazone » de la mezzo-soprano Léa Désandré,

    avec l’ensemble Jupiter, sous la direction de Thomas Dunford,

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    nous fait tout spécialement assister au splendide épanouissement de la voix et de l’art de chanter _ splendides tous les deux ! _ de Léa Désandré,

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    en même temps qu’il nous offre,

    par des airs excellemment choisis, sur la thématique suivie des Amazones (de la mythologie antique),

    de magnifiques _ très prometteuses… _ fenêtres sur plusieurs pans, français et italiens, du meilleur du Baroque musical du XVIIIème siècle.

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    Ainsi l’article intitulé « Destouches« , de Jean-Charles Hoffelé, le 12 octobre dernier, sur son site Discophilia,

    nous a-t-il _ déjà _ grandement mis l’eau à la bouche,

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    et préparé à porter toute l’attention nécessaire à l’interprétation par Léa Désandré,

    en ce CD Erato 0190295065843,

    tout particulièrement _ mais pas seulement : c’est l’ensemble du programme, mis au point par Yannis François, qui est tout simplement magnifique ! _de sublimes airs extraits de « Marthésie, première reine des Amazones« , d’André-Cardinal Destouches _ une œuvre inédite jusqu’ici au CD…

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    Et c’est peu dire que l’audition de ce CD (de 76 ‘) nous a comblé de joie !

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    DESTOUCHES

    « Amazone » : le titre du nouveau récital de Lea Desandre m’alertait. Et si elle avait eu, probablement aiguillée par Thomas Dunford, la bonne idée d’enregistrer les airs de Marthésie, reine des Amazones d’André Cardinal Destouches ?

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    Bingo !, deux grands airs y sont, magnifiques de nostalgie et de révolte (« Faible fierté, gloire impuissante » et son magnifique berceau de flûtes _ l’air, sublime, dure 4′ 05 … _), d’intense déclamation où passe _ oui, bien sûr _ l’ombre de Lully (« Ô Mort ! Ô triste Mort »)_ l’air dure 2’24 _), et aussi la saisissante scène finale avec sa foudre _ « Quel coup me réservait la colère céleste ?« , l’air dure 4′ 28 ;

    et me rappelle le sublime air du suicide d’Astrée de l’opéra « Astrée » (en 1691) de Pascal Collasse, sur un livret de Jean de La Fontaine,

    présent dans le programmme du CD Virgin Classics (paru en 1996) de La Simphonie du Marais « Un portrait musical de Jean de La Fontaine« , dont j’étais, pour 90 %, l’auteur, avec Hugo Reyne… ;

    cf mon article du 9 septembre 2021 :  ;

    ou celui du 3 juillet 2020 :  … _,

    coup de génie _ mais oui ! _ d’un compositeur majeur _ oui, vraiment ! _ du Grand Siècle _ André-Cardinal Destouches (Paris, 6 avril 1672 – Paris, 7 février 1744) _ que l’on n’en finit pas de découvrir _ après le « Sémiramis » que vient de diriger Sylvain Sartre, le frère aîné de Théotime Langlois de Swarte, présent, au violon, parmi les musiciens de l’ensemble Jupiter _ cf aussi leur merveilleux CD « The Mad Lover« , dont rendait compte, avec enchantement, mon article du 12 mai 2021 : …

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    Ailleurs les amazones permettent à Lea Desandre, entre France et Italie _ la chanteuse a des ascendances paternelles italiennes, probablement dans le Val d’Aoste ou le Piémont… _, de faire briller son beau soprano virtuose et sensible _ parfaitement ! _ si finement entouré par les soins amoureux des musiciens de Jupiter _ que dirige Thomas Dunford, son compagnon à la ville comme à la scène. La fantaisie rieuse du Non posso far de Provenzale qui ouvre cet album foisonnant _ oui ! _ donne la mesure d’un voyage fabuleux où William Christie s’invite _ plutôt discrètement, à mes oreilles, pour un tel chef d’œuvre !.. _ pour une Passacaille _ bien connue _ de Louis Couperin, Cecilia Bartoli et Véronique Gens la rejoignant pour deux plages

    _ de 4′ 57 (c’est sublime ! quelle découverte que ce compositeur napolitain, Giuseppe De Bottis, 1678 – 1753 , auteur de l’opéra Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707 ; d’où sont extraits 3 formidables airs de ce CD…) ;

    et de 2′ 40 (pour un très beau duo des Amazones, extrait d’une mascarade donnée à Marly en 1700, œuvre d’Anne Danican Philidor (Paris, 11 avril 1681 – Paris, 8 octobre 1728), le fondateur du Concert spirituel le 17 mars 1725, et fils d’André Danican Philidor (1652 – 1730), dit Philidor l’aîné, bibliothécaire et copiste du roi Louis XIV ; c’est à André Danican Philidor, le père d’Anne, que l’on doit la richesse considérable (!) des fonds musicaux de la Bibliothèque nationale de France et de celle de Versailles : ballets, opéras, musique instrumentale ou religieuse y sont réunis en de très précieux volumes qui présentent notamment la plupart des grands ballets et comédies-ballets de Lully… ; mais ici c’est hélas à tort que la notice du CD attribue au père, André Danican Philidor, une œuvre qui appartient à son fils, Anne, le fondateur, le 17 mars 1725, de cette institution si importante qu’a été le Concert spirituel, à Paris, de 1725 à 1790 ; Anne Danican Philidor est aussi l’auteur de la pastorale héroïque Diane et Endymion (réputée être son chef d’œuvre), en 1698, et de l’opéra Danaé, en 1701 ;

    à propos d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, cf le CD de La Simphonie du Marais et Hugo Reyne, en 1995 : « Fanfares, fêtes et marches royales« , auquel il se trouve que j’ai un peu participé ;

    des 7 Mascarades données à Marly en 1700 par les Danican Philidor : André, dit Philidor l’aîné, le père (1652 – 1730), Anne Danican Philidor (1681 – 1728), son fils, ainsi que  Pierre Danican Philidor (1681 – 1731), son neveu, ce CD de 1995 de La Simphonie du Marais comporte des extraits instrumentaux seulement de la très exotique et pittoresque Mascarade du Roy de la Chine, d’André Danican Philidor, dit Philidor l’aîné, le père…

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    Et sur la localisation de cette partition de la mascarade des Amazones d’Anne Danican Philidor, donnée à Marly en 1700,

    cf cette décisive précision, donnée par un article extrêmement détaillé, et donc très précieux pour les chercheurs un peu curieux, de Laurent Guillo : « La loterie de 1729 : le chant du cygne du copiste André Danican Philidor » :

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    « Tome 57e.

    Les 7 Masquarades faites par ordre du Roy sur les ordres de Mr Bontens et representées [f. 15r] devant Sa Majesté à Marly, mis en musique sçavoir Le Roy de la Chine Par Mr Philidor Le pere, Les Amazones par Anne Philidor. Les Savoyards par Mr Philidor le pere. La Noce de village Mr Philidor le père. Le lendemain de la Noce par Anne Philidor. Les Echets par Pierre Philidor. Le Vaisseau Marchand par Mr Philidor le père. Les paroles sont de Mrs Le Noble et Babron. Ces 7 Masquarades ont esté representées plusieurs fois l’an 1700.

    ¶ Ce précieux volume, qui contient des unica, est à Berkeley UL : MS-455. Cité par Carl B. Schmidt, en 1992, page 384″…

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    Et si demain Thomas Dunford nous enregistrait l’intégrale de Marthésie, reine des Amazones ? Oui, décidément, Destouches est grand !

    Et quelle est donc _ la question se pose, en effet… _ cette mystérieuse _ et magnifique !!! _ vingt-sixième plage _ en français _ ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Amazone

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    Airs et parties instrumentales extraits d’opéras de Francesco Provenzale (Lo schiavo di sua moglie), Francesco Cavalli (Ercole amante), Giovanni Buonaventura Viviani (Mitilene), Giuseppe de Bottis (Mitilene), Georg Caspar Schürmann (Die getreue Alceste), Carlo Pallavicino (L’Antiope), André Danican Philidor (Les Amazones), François et Louis Couperin (Passacaille en ut majeur), André Cardinal Destouches (Marthésie, première reine des amazones), Marin Marais, Antonio Vivaldi (Ercole sul Termodonte)

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    Lea Desandre, mezzo-soprano
    Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
    Véronique Gens, soprano
    William Christie, clavecin
    Jupiter
    Thomas Dunford, direction

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    Un album du label Erato 0190295065843
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    Photo à la une : Lea Desandre et Thomas Dunford – Photo : © Julien Benhamou

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    Et les airs italiens de ce magnifique programme composé autour des Amazones,

    notamment celui (de 14′ 32) du napolitain Francesco Provenzale (1624 – 1704), « Non posso far« , qui ouvre en beauté le CD,

    n’ont absolument rien à envier à la sublimité des airs tirés d’opéras français d’André-Cardinal Destouches, ou d’André Danican Philidor… 

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    L’opéra de cet autre extraordinaire _ et jusqu’ici, il faut le reconnaître, complètement méconnu _  napolitain, Giuseppe De Bottis (1678 – 1753), Mitilene, regina delle Amazzoni, créé à Naples en 1707,

    est magnifiquement servi ici par deux très beaux airs et un fulgurant duo (de Léa Désandré avec Cecilia Bartoli) : 

    _ le stupéfiant duo « lo piango, lo peno« , plage 5 ;
    _ l’air « Lieti fiori, erbe odorosi« , plage 21 ;
    _ et l’air « Sdegno all’armi, alle vendette« , plage 22.

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    Giuseppe De Bottis, un compositeur à découvrir, donc ;

    de même que sont à explorer vraiment les œuvres vraiment superbes d’André Cardinal Destouches et André Danican Philidor…

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    Et je tiens à souligner aussi, et tout spécialement, la somptueuse poésie de l’interprétation, à la plage 12 du CD, par Thomas Dunford, au luth, de « L’Amériquaine« , de Marin Marais, extraite de la « Suite d’un goût étranger« … : une plage (de 4′ 57) de pure magie, tout simplement…

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    Une merveille, aussi : quel luxe !..

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    Ce dimanche 17 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Post-scriptum :

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    les chemins de la vie ont fait qu’il se trouve que j’ai été le professeur de philosophie, en 1979-80, à Bordeaux, de Philippe Désandré, le père de Léa ;

    ainsi que le collègue, à Arcachon et à Libourne, deux années scolaires différentes, de Thibault de Swarte, l’oncle maternel des musiciens Théotime Langlois de Swarte et son frère Sylvain Sartre…

  • Cette merveille qu’est la Gran Partita de Mozart, dans l’atelier Harnoncourt ; et c’est sublime…

    Cet absolu chef d’œuvre de Mozart qu’est la Gran Partita (K. 361)

    _ cf, par exemple, mes précédents articles des 15 mars 2020 :  ; et 22 août 2021 :  … _

    vient de bénéficier d’une splendide _ et très mémorable ! _ réalisation discographique,

    avec la publication, par le label Prospero, du CD PROSP 0020,

    d’un enregistrement, à la Tonhalle de Zürich, en novembre 2011, de Nikolaus Harnoncourt,

    dirigeant 12 instrumentistes à vent (2 hautbois, 4 clarinettes, 2 bassons, 4 cors) + 1 contrebasse, en cette mozartienne sublime Gran Partita…

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    Et je dois dire qu’après plusieurs écoutes répétées,

    je ne peux qu’abonder dans le commentaire qu’en vient de donner, ce jour même, Jean-Charles Hoffelé, sur son site Discophilia,

    en un très juste article, très adéquatement intitulé « Atelier« …

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    À Zürich, Nikolaus Harnoncourt aura bâti la part majeure de son legs lyrique, depuis le légendaire _ oui ! _ cycle Monteverdi réglé par Jean-Pierre Ponnelle. Mais il y eut aussi pléthore de concerts avec le Philharmonia Zürich tiré de la fosse, durant les trente-six années de sa présence dans la cité helvétique, et c’est à l’orchestre seul qu’il fit ses adieux en novembre 2011.

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    La 5e Symphonie de Beethoven fit couler pas mal d’encre, lecture échevelée, révolutionnaire par ses tempos cravachés et ses allures de folie théâtrale, un monde d’excès qui ne cesse de surprendre, et que de précieuses séquences de répétitions des 2e et 3e mouvements (hélas pas du premier) éclairent en partie _ en effet : c’est tout à fait précieux ! C’est nous faire entrer dans « l’atelier Harnoncourt » et montrer le sorcier en action.

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    Ce concert désormais historique _ oui _ s’ouvrait chez Mozart, avec la « Gran Partita » de Mozart, jouée comme un théâtre d’ombres _ oui ! _, emplie de silences disposés comme autant de ponctuations mystérieuses _ absolument ! _, surprenant toujours (le vielle à roue qu’il fait entendre dans un Adagio pris quasi andantino, sa signature !), irritant toujours, et toujours renouvelant l’écoute _ voilà ! Pas la moindre routine ici !!!

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    Une interprétation ? Non, à la fin de sa vie, Nikolaus Harnoncourt s’était définitivement débarrassé de cette chimère, il continuait à traquer _ au pur présent ! _ la vérité, sa vérité, tout n’était plus qu’expérimentation _ de celle du fil-de-ferriste osant franchir les abîmes… _ et les œuvres autant d’ateliers _ voilà! _ ouverts à son art. Fascinant concert _ oui !!! _ , édité à la perfection dans ce beau petit livre-disque à l’iconographie choisie, hommage magnifique _ oui _ à ce génie _ oui _ qui nous manque.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Farewell
    from Zürich

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
    Sérénade No. 10 en si bémol majeur, K. 361 « Gran Partita »

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    Ludwig van Beethoven(1770-1827)
    Symphonie No. 5 en ut mineur, Op. 67

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    Philharmonia Zürich
    Nikolaus Harnoncourt, direction

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    Un album de 2 CD du label Prospero Classical PROSP 0020
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Nikolaus Harnoncourt, en 2011 – Photo : © Marco Borggreve

     

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    L’enchantement est bien _ à jamais _ là !

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    Ce samedi 9 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Réécouter encore le Chopin merveilleux de Tatiana Shebanova : un goût palpable d’éternité…

    Le coffret de 14 CD du label de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie NIFCCCD121-134

    dont j’ai chroniqué déjà la parution le 6 septembre dernier,

    fait à nouveau l’objet d’un article très justement infiniment reconnaissant envers l’art proprement merveilleux de Tatiana Shebanova ;

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    ici,

    sous la plume de Jean-Charles Hoffelé, sur son excellent site Discophilia.

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    Voici l’article intitulé « Adieux à Chopin« …

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    ADIEUX À CHOPIN

    Son cancer s’était déclaré, faisant fondre ses muscles, l’épuisant, mais lorsqu’une ultime rémission parue, Tatiana Chebanova n’eut de cesse de revenir à Chopin.

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    L’Institut Frédéric Chopin de Varsovie avait acquis un magnifique Erard _ oui ! _ daté de 1849 sur lequel il allait faire enregistrer une intégrale à divers pianistes. Dès 2009, Tatiana Chebanova se mêla à l’aventure, et le producteur de la série, comme l’équipe technique, décidèrent _ très heureusement !!! _ de lui laisser enregistrer tout ce qu’elle souhaitait. Elle engrangea sur douze mois entre 2009 et 2010 toute l’œuvre pour piano, à l’exception de quelques pièces mineures ; ainsi que les opus pour piano et orchestre dans l’accompagnement historiquement informé de l’Orchestre du XVIIIe siècle dirigé par Frans Brüggen. Les mélodies et les partitions de musique de chambre devaient suivre, mais elle n’en eut _ hélas _ pas le loisir, la mort la prenant le 1er mars 2011, date anniversaire _ en effet… _ de la naissance de Chopin 201 ans auparavant.

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    Signe du destin, car Chopin fut l’objet _ oui _ de sa vie de pianiste _ russe, née à Moscou, elle avait épousé un pianiste qui était polonais _, et le sujet de son art _ voilà. Ceux qui connaissent sa splendide intégrale sur piano moderne publiée chez DUX Records, s’émerveilleront de voir comment elle renouvelle son approche à la faveur des couleurs et du mécanisme de cet Erard qui lui inspire une poésie et une fantaisie supplémentaires _ voilà ! _, des tendresses de phrasés, un plaisir à savourer les harmonies, des rythmes vifs et piquants ainsi qu’une nostalgie légère où jamais rien de sinistre ne paraît _ tout cela est magnifiquement juste…

    Cf aussi la série des articles que j’ai consacrés sur ce blog à ces CDs Chopin de Tatiana Shebanova :

    _ le 30 juin 2012 :  

    _ le 20 juin 2020 : 

    _ le 6 septembre 2021 : 

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    Cette danse partagée avec Chopin au bord même de la mort de la pianiste _ oui _ est fascinante, émouvante et enivrante à la fois _ oui : sublime ! _, ultime témoignage d’une fabuleuse artiste _ oui ! _ dont Melodiya serait bien inspiré de nous rendre les premiers microsillons consacrés déjà à Chopin, mais aussi à Debussy.

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    Un goût palpable d’éternité…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin
    (1810-1849)
    L’Œuvre pour piano seul et pour piano et orchestre

     

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    Tatiana Chebanova, piano (Instrument : Érard 1849)
    Orchestra of the 18th Century
    Frans Brüggen, direction

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    Un coffret de 14 CD du label de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie NIFCCCD121-134
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    Photo à la une : Tatiana Chebanova, à gauche, qui fut Second Prix au Concours de piano Frédéric Chopin en 1980. On reconnait aussi le pianiste Dang Thai Son au centre, devant – Photo : © Institut Frédéric Chopin

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    Ce lundi 27 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa