Étiquette : label Alpha

  • L’Anniversaire Alessandro Scarlatti (Palerme, 1660 – Naples, 1725) : quelques belles célébrations discographiques…

    Pour célébrer en musique l’anniverssaire des 300 ans du décès à Naples le 22 octobre 1725 du grand Alessandro Scarlatti, quelques belles productions discographiques récentes sont à marquer d’une pierre blanche…

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    En particulier le CD Arcana A 587 « Alessandro Scarlatti – Christmas at the Bethlehem of the West – Music from Santa Maria Maggiore Rome«  – écoutez ici – de Giulio Prandi dirigeant le Coro e Orchestra Ghislieri, et Carlotta Colombo, soprano – un CD enregistré à Padoue du 18 au 21 mars 2025 – ;

    et le CD Alpha 1179 « A. Scarlatti – Stabat Mater – Mottetti » – regardez et écoutez ici – de Thibault Noally dirigeant Les Accents, et Emmanuelle De Negri, soprano, et Paul Figuier, contreténor – un CD enregistré à Paris au mois de mai 2025…

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    Un bienvenu renouveau musical, ne serait-ce que du rayon Alessandro Scarlatti de ma discothèque personnelle – jadis copieusement rempli, un peu moins cette dernière décennie, je le constate en le passant en revue… – , pour un éminent compositeur charnière – à l’œuvre très très riche et varié : « L’éclectisme du compositeur est presque impossible à jauger, tant il est peu joué, peu enregistré et peu monté à la scène au regard de l’étendue de son œuvre (environ 950 œuvres) et de son importance historique. Le compositeur laisse 70 opéras conservés sur 115 écrits, au moins 620 cantates de chambre, environ 25 serenate, 30 oratorios retrouvés sur 38, une centaine de motets, 10 messes, une quarantaine d’œuvres liturgiques… Des œuvres pour clavier (clavecin ou orgue) composées sur ses vieux jours, ainsi que des quatuors avec flûte, une douzaine de sinfonias avec flûte et six concerti grossi« … – de la période baroque en Italie…

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    Ce lundi 10 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les loupés de luxe de Nelson Goerner dans Ravel : un point de vue que, hélas, je partage…

    Ce jeudi 6 novembre, au matin, je découvre sur le site de ResMusica, et sous la plume de Stéphane Friédérich, ce point de vue – « Ravel par Nelson Goerner : loupés de luxe » – que, hélas, mille fois hélas !, je partage – cf mes deux articles d’aveux de déception en date du 20 septembre « De l’importance de l’orchestre dans les Concertos pour Piano de Ravel : une perplexité… » et du 2 octobre « Perplexité (suite) à propos du CD « Ravel – Piano Concertos » du grand Nelson Goerner… » derniers… – sur la performance pour une fois ratée du grand Nelson Goerner dans Ravel, en son CD Alpha 1162 « Ravel – Piano Concertos » – un CD enregistré à Monaco les 29 mars et 1er avril 3025…

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    Ravel par Nelson Goerner : loupés de luxe

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    Si souvent inspiré en concert, interprète d’une discographie remarquable – oui ! – , le pianiste argentin déçoit pour la première fois – voilà ! – dans son dernier album consacré à Ravel. 

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    Inquiétude dès les premières mesures – oui ! – de l’écoute du Concerto en sol. En effet, l’orchestre épais, sans carrure rythmique affirmée et capté avec mollesse laisse plus que dubitatif – absolument ! Le piano de Goerner est, hélas – mille fois hélas ! – , à l’unisson : contemplatif dans cette musique qui caresse et mord tout à fois – voilà qui est excellemment dit. Bien que les changements de climats de la partition soient incessants, les contrastes s’amenuisent, les couleurs se ternissent. Le soliste émerge parfois de la masse, mais sans véritable intention – oui. Dans le mouvement lent, le contrôle du son est avec Goerner, d’une perfection sans faille et tout autant sans direction. Délicatement nimbé, le piano ne peut donner l’illusion d’une improvisation, ce qui était le souhait – en effet – de Ravel. Il se laisse aller dans la phrase sans éviter quelques maniérismes dans ses échanges avec la petite harmonie. Une fois encore, l’enregistrement nimbé et les interventions solistes des pupitres trop téléguidées par ne peuvent convaincre – non, non, hélas non. Le Presto final s’ouvre sur quatre accords martelés. La course-poursuite s’engage, la virtuosité de chacun étant mise à l’épreuve. Tout est bien en place, pétillant d’intentions, mais sans le moindre angle saillant. L’ennui s’installe. Poliment – voilà.

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    Dans le Concerto pour la main gauche, l’orchestre s’alourdit plus encore, non pas pour créer un effet de masse sonore culminante avant l’entrée du piano, mais parce que l’énergie lui fait défaut – oui. Le piano émerge du magma où règne sans partage le contrebasson. Point de swing, de réminiscences de jazz, de rythmes chaloupés – voilà ! – malgré l’excellent saxophone. L’ensemble se traîne jusque dans les explosions de marches. Goerner et Yamada transforment la partition en une épopée à la sauce postmoderne totalement déconnectée des saveurs et de l’élan qui l’ont vu naître. Incompréhensible – totalement…

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    Dans leur version pianistique, les Valses nobles et sentimentales manquent tout autant de légèreté et de simplicité – et c’est rédhibitoire… Pourquoi marquer autant les contrastes au lieu de suggérer une énergie robuste dans la première valse ? Cela s’arrange dans le rêve mélancolique jouant sur des harmonies acides de la deuxième valse. Plus convaincantes sont les danses suivantes et l’on regrette d’autant plus une prise de son épaisse dans les basses, un toucher collé littéralement au clavier. Rien qui nous émeuve autant que les témoignages de Martha Argerich, Bertrand Chamayou, Samson François, Friedrich Gulda, Marcelle Meyer, Ivo Pogorelich, Vlado Perlemuter… Enfin, réduire la Pavane pour une infante défunte à une musique de fond pour dîner à la bougie – oui, oui – apparait tout à fait inutile.

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    Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano en sol. Concerto pour la main gauche. Valses nobles et sentimentales. Pavane pour un infante défunte. Nelson Goerner, piano, Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, Kazuki Yamada, direction. 1 CD Alpha Classics. Enregistré à l’Auditorium Rainier III et au Yakov Kreizberg Hall de Monte-Carlo, entre mars et avril 2025. Notice de présentation en français, anglais et allemand. Durée : 60:02

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    Décidément quel dommage !!!

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    Ce jeudi 6 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Perplexité (suite) à propos du CD « Ravel – Piano Concertos » du grand Nelson Goerner…

    En quelque sorte en complément à mon article « De l’importance de l’orchestre dans les Concertos pour Piano de Ravel : une perplexité…« , en date du 20 septembre dernier, à propos du CD Alpha 1162 « Ravel – Piano Concertos » du grand Nelson Goerner et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par son chef Kazuki Yamada,

    voici que je découvre ce soir que l’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Classique ?« , prononce, lui, l’expression similaire de « mi-figue mi-raisin »…

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    Voici donc, à son tour, sur cette performance qui m’a laissé perplexe, ce très pertinent article « Classique ? » de l’excellent Jean-Charles Hoffelé :

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    CLASSIQUE ?

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    Nelson Goerner aurait-il écouté attentivement Marguerite Long ? Les deux Allegro de son Concerto en sol majeur, si droits, et filant, le laisseraient penser. Ce piano classique est admirable comme l’antique, mais on ne trouvera pas ici l’évocation sonore de la scie musicale que Kazuki Yamada ignore, ni les sortilèges de l’épisode central du premier mouvement où Arturo Benedetti Michelangeli (qui les habillait de petites notes) comme Martha Argerich convoquaient un onirisme – voilà ! – digne de Salvador Dali – ici, je lui laisse bien volontiers pareille étrange association…

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    Et l’Adagio ? Pas très « assai » à force de vouloir dire, volontiers décalé, mais sans la nostalgie – voilà – qu’y infusait Samson François, en fait si contraire à l’esprit Long dont Anne Queffélec proposa une réinterprétation éclairante.

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    Mi-figue mi-raisin donc – oui, oui… – et pour l’orchestre assez loin – et c’est même un euphémisme – des splendeurs qu’Andris Nelsons obtenait de Boston pour Seong-Jin Cho – absolument d’accord ! Non, le plus saisissant du disque sera pour le Concerto en ré majeur, soudain Nelson Goerner est chez lui, il tient les ténèbres – voilà – d’une main de sorcier, et laisse sourdre ce désespoir élégiaque – un très juste oxymore – que Samson François avait su y débusquer.

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    Les cadences sont dessinées à l’encre noire, mais là encore un hiatus paraît, ou du moins un retrait de l’orchestre – en effet – qui dans le kaléidoscope central manque de folie – cherchez la, entre jazz et pagodes, chez Andris Nelsons ou André Cluytens – dommage, car le Concerto « pour une patte » coule dans les veines du pianiste, ses mains le tenant dans un classicisme dont la pudeur va comme un gant à la Pavane pour une infante défunte, mais ignore – oui – les parfums empoisonnés, les danseurs fantômes des Valses nobles et sentimentales dont Vlado Perlemuter caressait les fantasmagories d’une main faussement ingénue.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)
    Concerto pour piano et
    orchestre en sol majeur, M. 83

    Valses nobles et sentimentales, M. 61
    Concerto pour piano main gauche et orchestre en ré majeur, M. 82
    Pavane pour une infante
    défunte, M. 19

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    Nelson Goerner, piano
    Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
    Kazuki Yamada, direction

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    Un album du label Alpha Classics 1162
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    Photo à la une : le pianiste argentin Nelson Goerner –
    Photo : © Hugues Duchêne

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    Un CD qui n’emporte hélas pas l’adhésion enthousiaste….

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    Ce jeudi 2 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De l’importance de l’orchestre dans les Concertos pour Piano de Ravel : une perplexité…

    Ayant énoncé en mon article d »hier « L’impeccablement ravelien « Tombeau de Couperin » de Christian Macelaru dirigeant l’Orchestre National de France le 28 février 2025 : clarté, lumière et couleurs irradient en toute plénitude le jeu ; le plus pur Ravel est bien là… » ma très profonde admiration pour la parfaite conduite par Christian Marcelaru de l’Orchestre National de France dans le triple admirable CD « Ravel Paris 2025 » – il me faudra bien sûr y revenir… – ,

    il me faut aujourd’hui avouer ma persistante perplexité face à la réalisation bancale à mes yeux et surtout oreilles du CD Alpha 1162 « Ravel – Piano Concertos » du merveilleux Nelson Goerner (!!!)  et l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Kazuki Yamada  – un CD enregistré à Monaco les 29 mars et 1er avril 3025…

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    Face au sublimissime – oui – jeu de piano de Nelson Goerner, cet orchestre ne fournit pas, à mon gout, l’écrin ravelien dont celui-ci a besoin ;

    surtout par comparaison avec la prestation ravelissime de l’Orchestre National de France conduit si raveliennement par le si ravelien ici Christian Macelaru…

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    Parmi les orchestres que j’oserais qualifier eux aussi de « raveliens« , je puis citer au premier chef aussi l’admirable Les Siècles, et sous la direction du magnifique François-Xavier Roth, dont j’ai maintes fois, en les articles de ce blog encherchantbien.fr , fait l’éloge…

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    Réussir à se couler, au concert comme au disque, dans la si subtile pâte orchestrale de Ravel n’est pas donné à tout le monde…

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    Ce samedi 20 septembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa