Étiquette : Lucien Durosoir

  • Suites espérées des questionnements sur la filiation dacquoise du magnifique pianiste Emmanuel Despax : ce que peut apporter d’échanges féconds pour la micro-histoire un blog……

    Le message intitulé « Filiation d’Emmanuel Despax » adressé à mon blog encherchantbien.fr le 16 août dernier par la sœur du pianiste Emmanuel Despax :

    Je découvre votre intérêt pour la filiation de mon frère Emmanuel Despax en cherchant à compléter l’arbre généalogique familial. Notre grand-père Pierre Despax (05/01/1920 – 04/04/2007), fils de Gabriel Despax (22/11/1878 – 09/05/1922), a eu quatre enfants, dont mon père Damien Despax, né en 1948. Du mariage de Damien Despax avec Catherine Charpentreau, fille de Jacques Charpentreau, notre grand-père, est née notre fratrie de cinq enfants, dont le benjamin Emmanuel.

    Bien cordialement,

    E. Despax

    vient combler mon interrogation sur la filiation dacquoise de ce brillant pianiste, qui, en un passionnant entretien avec Pierre-Jean Tribot, sur Crescendo Magazine, en date du 22 juin 2023 et intitulé « Emmanuel Despax, après un rêve » , s’affirmait on ne peut plus clairement être arrière-petit-neveu du poète dacquois Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, Chemin des Dames, 17 janvier 1915)… Cf là-dessus mon article en date du 21 août 2025 : encherchantbien.fr https://encherchantbien.fr/quelques-avancees-concernant-mon-questionnement-sur-lhistoire-et-la-genealogie-familiales-cote-paternel-demmanuel-despax-suite/  .
    Peu à peu se précisent donc les maillons manquants qui relient Emmanuel Despax, né à Paris en 1984, à son arrière-grand-père paternel Gabriel Despax (Dax, 22 novembre 1878 – Pissos, 9 mars 1922), et qui sont donc – je l’apprends donc ainsi – son grand-père paternel Pierre-Raymond Despax (Dax, 5 janvier 1920 – Avallon, 4 avril 2007) – voilà ! – et son père Damien Despax, né en 1948 – voilà ! – , époux de Catherine Charpentreau, par laquelle Emmanuel Despax a pour grand-père maternel le poète bien connu Jacques Charpentreau (Les Sables d’Olonne, 25 décembre 1928 – Paris, 8 mars 2016), avec lequel les liens littéraires et musicaux ont durablement marqué Emmanuel Despax, très proche de lui…
     
    Me restent donc maintenant – j’ai l’esprit d’escalier : ma recherche inlassablement se poursuit, je cherche toujours à établir de nouveaux liens à partir de nouvelles questions ; cf aussi, au passage, mon article « Les enjeux de pouvoir de la curiosité libre et ouverte : le passionnant « Sérendipité _ Du conte au concept » de Sylvie Catellin, un livre salutaire !«  en date du 22 février 2014… – deux questions en quelque sorte subsidiaires à propos de cette filiation Despax du pianiste Emmanuel Despax :
    …
    _ d’abord, le poète Jean-Luc Despax (né au mois de mai 1968), qui a collaboré avec le poète éminent qu’a été Jacques Charpentreau – possiblement son grand-père ? – , fait-il partie, ou non, de la fratrie de cinq enfants de Damien Despax et son épouse Catherine Charpentreau, dont Emmanuel (né à Paris en 1984) est – viens-je d’apprendre donc aussi – le benjamin ?
    …
    _ et d’autre part, en cherchant un peu sur le web, j’ai découvert qu’existait un autre Damien Despax que le père (né en 1948) d’Emmanuel, né, celui-là, au mois de mai 1978, et je me suis alors demandé si ce nouveau – si j’ose le dire ainsi… – Damien Despax pouvait faire partie lui aussi, avec Emmanuel et sa sœur Evangéline, et peut-être aussi, donc, Jean-Luc Despax, de cette fratrie des cinq enfants nés du mariage de Damien Despax et Catherine Charpentreau…
    Mais cela juste avant de découvrir assez vite – il faut toujours chercher un peu… – que ce Damien Despax-là, qui a été un moment boulanger à Meung-sur-Loire, était originaire du Gers, où vivent, du côté de Mirande et de Jegun, d’autres Despax – dont un Patrick Despax, né en 1965, peut-être frère de ce Damien Despax-là, ainsi que sa famille – , non directement apparentés, eux, aux Despax de Dax.
    C’est ce même prénom de Damien qui avait suscité cette piste d’interrogation. Ce qui n’empêche pas qu’un autre des 5 enfants de Damien Despax et Catherine Charpentreau, porte peut-être lui aussi – car c’est ainsi que je raisonne, m’interroge – et recherche : un élément découvert fournissant ainsi de nouvelles pistes de recherche… – ce même prénom de Damien, qui est celui du père de cette fratrie de cinq…
    …
     
    Et en osant rêver maintenant qu’Emmanuel Despax lui-même entre en contact à son tour avec moi,
    et peut-être, lui qui joue en son CD Signum SGCD 837 « Résonance » avec le Piatti Quartett – un CD enregistré à Londres du 9 au 12 février 2024 – , trois œuvres de Lucien Durosoir (« Prière à Marie », « Chanson élégiaque » et « Berceuse », transcrites ici pour piano seul),
    dont voici les deux résumés de présentation :
    …
    « Approcher l’idiosyncrasie de l’art de Lucien Durosoir oblige à interroger les raisons de sa singularité, et mettre à jour les tenants et aboutissants de cet œuvre et du génie de son auteur (1878-1955). Déployée au sortir de la Grande Guerre vécue sur le front dans les tranchées les cinq ans de 1914 à 1918, et après le sas d’exercices de préparation intensifs tout l’an 1919, la composition de Lucien Durosoir s’accomplit avec une immédiate sidérante maturité comme hors contexte d’écoles, tellement les influences de départ sont transmuées en un tout puissant et une forme achevée d’œuvre. Non seulement l’homme a un fort tempérament, et le virtuose du violon qu’il fut de 1897 à 1914 par l’Europe entière, une immense culture musicale, mais l’épreuve sauvage de la Grande Guerre fixe – et pour toujours : de 1919 à 1950 – la plus haute ambition artistique qui soit à sa création : une venue à « l’essentiel », et par une poétique musicale en symbiose avec la création-figuration des poètes reçue en exemple-modèle d’une poiêsis donnant accès à l’être même du réel. Non pas selon quelque Idéal du moi de type romantique, mais selon un Idéal d’œuvre à dimension – ontologique – de monde, à l’exemple thaumaturgique d’un Leconte de Lisle en poésie. Et, après une fabuleuse première moisson de « fruits mûrs » les années 1920-21-22, ce sera dans une dynamique de grandeur en expansion, à son acmé œuvre après œuvre jusqu’en 1934, et dans une logique de modernité exigeante, audacieuse en même temps que sereine, soucieuse – à la façon d’un Paul Valéry en sa poésie comme en sa Poétique – de la clarté de ses formes et flux, jamais inchoative : moderne sans modernisme. »
    …
    et « L’œuvre musical de Lucien Durosoir est en dialogue permanent et fondamental avec la poésie : pas seulement parce que la poésie – essentiellement celle de la seconde moitié du XIXe siècle – est, au plus haut des Arts, référence et modèle ; mais parce que la poésie est matrice même de sa création : un pôle consubstantiel du déploiement du discours musical. Un tel transfert d’imageance se révèle dès les intitulations des pièces de musique d’après des poèmes ; mais encore dans les vers placés en exergue des partitions, continuant ce dialogue. Et cela, alors que le compositeur répugne au genre de la mélodie, en déficience d’imageance musicale pour lui. Historiquement, entre les courants romantique, parnassien, symboliste et moderne de la poésie dont il est le contemporain, la préférence de Lucien Durosoir va, et avec fidélité, au modèle et idéal d’œuvre parnassien, dans la version de Leconte de Lisle surtout, tant sur un plan formel qu’ontologique. Avec aussi la fréquence de références thématiques à la Grèce, celle de Sophocle, Théocrite, Chénier, et Moréas. Ainsi que l’accomplissement, œuvre après œuvre, en la chair de la musique, d’une singulière puissante dynamique serpentine, au service du rendu le plus sensuel des forces de la vie. Et cela jusque dans le rapport de Lucien Durosoir aux œuvres de Baudelaire et Rimbaud. En même temps que, et alors que rien ne s’y réfère aux poètes du modernisme, selon la voie sereinement audacieuse d’une vraie modernité musicale, parfaitement libre, ouverte et renouvelée avec constance au fil des œuvres, magnifique en sa dense clarté d’affirmation.
    …
    Et le 17 août dernier, la très chère Georgie Durosoir, a répondu ceci à mon envoi des avancées de ma recherche à propos des Despax de Dax,
    et qui m’a bien fait plaisir : « Bravo cher Francis! Vous n’avez pas votre pareil pour révéler les histoires secrètes et les biographies complexes !!« …
    …
    À suivre donc, je l’espère !
    …
    Ce jeudi 20 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une nouvelle inespérée réponse à ma bouteille lancée à la mer, en août 2025, à propos de la filiation dacquoise Despax du pianiste Emmanuel Despax : un courriel reçu hier soir de sa sœur, lectrice inopinée de mon blog encherchantbien.fr , en cherchant à compléter son arbre généalogique familial…

    Hier soir à 21h 39, réception sur mon blog encherchantbien.fr d’un courriel intitulé « Filiation d’Emmanuel Despax« ,

    en réponse inattendue – mais bien sûr toujours espérée – à 5 de mes articles concernant cette question que je m’étais posée de cette filiation « dacquoise » – affirmée par lui-même, Emmanuel Despax, se disant arrière-petit neveu du poète dacquois Emile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, Chemin des Dames, 17 janvier 1915) en un passionnant entretien avec Pierre-Jean Tribot en l’article de Crescendo Magazine « Emmanuel Despax, après un rêve » paru le 22 juin 2022… – du brillant pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984, et qui vit maintenant à Londres ,

    en date, pour trois d’entre ces articles, du mois d’août 2025 :

    _ « Lucien Durosoir (1878 – 1955), désormais un classique du XXe siècle : parution du CD « Resonance » du pianiste Emmanuel Despax, comportant 3 œuvres (pour violon et piano et pour violoncelle et piano) de Lucien Durosoir…« , le 15 de ce mois d’août 2025 ;

    _ « A propos du CD « Résonance » comportant 3 œuvres de Lucien Durosoir : avancées et résistances de ma recherche concernant l’histoire et la généalogie familiales du pianiste Emmanuel Despax…« , le 19 août suivant ;

    _ « Quelques avancées concernant mon questionnement sur l’histoire et la généalogie familiales, côté paternel, d’Emmanuel Despax (Suite)…« , et le 21 août 2025 ;

    et, pour deux autres articles, du mois de juin dernier, 2026 :

    _ « Ce qu’offre de ressources un blog tel que le blog « encherchantbien.fr » : des questions sur la généalogie des Despax, de Dax, en marge de ma recherche sur les ascendances paternelles de l’excellent pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984…« , le 23 juin 2026 ;

    _ « Féconde poursuite des échanges de questions par courriels avec des membres de la famille « dacquoise » des Despax sur la filiation paternelle du pianiste virtuose Emmanuel Despax…« , le 25 juin suivant, 2026 – un simple clic sur leurs titres permettant d’accéder à leur lecture…

    …

    Voici donc cette réponse enfin satisfaisante, reçue de la propre sœur d’Emmanuel Despax, E. Despax, hier soir :

    …

    Je découvre votre intérêt pour la filiation de mon frère Emmanuel Despax en cherchant à compléter l’arbre généalogique familial.

    Notre grand-père Pierre Despax (05/01/1920 – 04/04/2007), fils de Gabriel Despax (22/11/1878 – 09/05/1922), a eu quatre enfants, dont mon père Damien Despax, né en 1948.

    Du mariage de Damien Despax avec Catherine Charpentreau, fille de Jacques Charpentreau, notre grand-père, est née notre fratrie de cinq enfants, dont le benjamin Emmanuel.

     

    Bien cordialement,

    E. Despax

    …

    À laquelle j’ai adressé bien sûr un courriel de vif remerciement,

    agrémenté d’une invitation à me donner deux nouvelles précisions sur sa fratrie de cinq enfants Despax issue du mariage de ses parents, Damien Despax et Catherine Charpentreau, dont Emmanuel, le brillant pianiste, est le benjamin – né à Paris en 1984 – , à partir d’hypothèses miennes, à confirmer ou infirmer si elle le veut bien…

    …

    Par conséquent à suivre…

    …

    Et je remarque au passage la très notable augmentation ces derniers temps-ci de réception de courriels de lecteurs de mon blog, qui, à la recherche d’informations sur l’histoire de certains membres de leur famille, et tapant un nom sur Google, trouvent ce nom présent en un article de mon blog encherchantbien.fr , et me contactent alors par un courriel adressé à mon blog, afin d’en apprendre peut-être un peu davantage…

    …

    Les bouteilles lancées à la mer finissent donc parfois par rencontrer, touchant quelque rivage lointain, quelques uns de leurs inconnus et peu probables destinataires, ouvrant ainsi un dialogue inespéré, au moins par quelques courriels ainsi échangés… Wow !!!

    …

    À suivre, c’est passionnant…

    …
    Ce lundi 17 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Féconde poursuite des échanges de questions par courriels avec des membres de la famille « dacquoise » des Despax sur la filiation paternelle du pianiste virtuose Emmanuel Despax…

    Ainsi qu’en fait part mon article d’avant-hier 23 juin « Ce qu’offre de ressources un blog tel que le blog « encherchantbien.fr » : des questions sur la généalogie des Despax, de Dax, en marge de ma recherche sur les ascendances paternelles de l’excellent pianiste Emmanuel Despax, né à Paris en 1984…« ,

    la lecture par certains membres de la famille « dacquoise » des Despax de mon article « Quelques avancées concernant mon questionnement sur l’histoire et la généalogie familiales, côté paternel, d’Emmanuel Despax (Suite)… » en date du 21 août 2025, porte des fruits, en donnant lieu à de très intéressants échanges de courriels,

    qui se sont poursuivis et précisés hier 24 juin avec ce courriel-ci reçu de François Despax, fils de Jean Despax (Dax, 18 mars 1912 – quelque part entre Paris et Amiens, 18 août 1944) et petit-fils de Gabriel Despax (Dax, 22 novembre 1878 – Pissos, 9 mars 1922), le frère aîné du poète Émile Despax (Dax, 14 septembre 1881 – Moussy-Verneuil, 17 janvier 1915) ;

    ce poète dacquois dont le pianiste Emmanuel Despax (Paris, 1984) a confié au musicologue Pierre-Jean Tribot, en un entretien donné en l’article de Crescendo Magazine « Emmanuel Despax, après un rêve  » paru le 22 juin 2022, être l’arrière-petit neveu.

    …

    Voici donc ce courriel reçu hier de François Despax – avec en rouge mes commentaires-réponses en retour… – :

    …

    « Je me permets de reprendre nos échanges, commencés dans le formulaire de contact, mais interrompus sans doute par leur taille limitée. Au passage, j’aime bien votre argument d’autorité : « ..c’est Emmanuel Despax lui-même…. ce n’est  donc pas contestable ». Ce qui n’est pas contestable, c’est qu’Emmanuel Despax se prétend arrière-petit neveu d’Emile ; mais est-ce vrai, c’est cela le problème – on peut en effet très légitimement se poser la question, au sein de cette recherche, je vous l’accorde, en absence de confirmation étayée jusqu’ici…

    Emmanuel Despax, à la différence d’autres pianistes, tels Aline Piboule et Fabrizio Chiovetta qui récemment m’ont remercié des articles enthousiastes que j’ai consacrés à leurs très beaux CDs, ne m’a pas contacté, lui, ne serait-ce que pour mes articles des 15 août « Lucien Durosoir (1878 – 1955), désormais un classique du XXe siècle : parution du CD « Resonance » du pianiste Emmanuel Despax, comportant 3 œuvres (pour violon et piano et pour violoncelle et piano) de Lucien Durosoir…«  et 19 août 2025 « A propos du CD « Résonance » comportant 3 œuvres de Lucien Durosoir : avancées et résistances de ma recherche concernant l’histoire et la généalogie familiales du pianiste Emmanuel Despax«  consacrés à son beau CD Signum SIGCD 937 « Résonance » – enregistré Londres du 9 au 13 février 2024…

    Comme vous l’avez fait apparaitre dans votre généalogie, Pierre Gabriel Despax eut un fils unique, Hippolyte, père, dans l’ordre, de Gabriel (mon grand-père), Frédéric et Émile. Gabriel eut deux enfants de son premier mariage, Geneviève – Despax (Dax, 8 mars 1909 – Draguignan, 15 août 1997), future épouse, à Paris le 24 août 1945, de Marcel Serveau (Makoeva, 4 juillet 1913 – Draguignan, 19 janvier 2000) – et Jean – Despax (Dax, 18 mars 1912 – quelque part entre Paris et Amiens, 18 août 1944) – (mon père), et Pierre – Raymond Despax (Dax, 5 janvier 1929 – Avallon, 4 avril 2007) – d’un second mariage; effectivement, il ne semble pas – et il faudrait tâcher de l’établir… – que Pierre ait eu une descendance. Frédéric eut deux filles (et non pas une), Jacqueline – Despax (La Rochelle, 5 avril 1907 – Dax, 14 novembre 1973) – (future épouse – à Capbreton le 19 mai 1936, d’Edmond Pierre Marcel – Cazaux – Pau, 29 janvier 1894 – Dax, 24 mars 1961 – ) et Colette – Despax (Toulon, 24 mai 1911 – Caen, 9 février 2012) – (future épouse – à Paris le 14 mai 1935 de Marcel Louis François Louis – Fatôme – Cherbourg, 11 septembre 1909 – Cherbourg, 20 septembre 1997 – ), qui elle-même eut quatre enfants. Émile eut une fille (qui n’est pas mentionnée dans la généalogie), Suzanne (?  – Despax (Oloron, 3 septembre 1912 – Gien, 1er mai 1993) – , je ne l’ai jamais connue que sous le surnom de Zoute), épouse – j’ignore la date et le lieu de leur mariage, d’Éric – Peters – Paris, 25 septembre 1911 – Mont-Valérien – Suresnes, 1er août 1942 : fusillé par les allemands pour acte de résistance – dans un premier mariage, puis – le 27 avril 1951, de Boris – Daragan – Saint-Petersbourg, 6 avril 1911 – 26 juillet 1964 – après son veuvage.
    Donc pas beaucoup de place pour un nouveau Despax, père d’Emmanuel : Jean-Luc – dont je fais l’hypothèse qu’il pourrait être, lui,  le père d’Emmanuel Despax… – , s’il est né en 1968, aurait eu Emmanuel (né en 1984) bien jeune ! – certes, 16 ans, je l’ai moi aussi bien sûr remarqué ; mais cela n’est pas impossible : Jean-Luc Despax, jeune poète, collaborait avec Jacques Charpentreau, poète confirmé, le père de Catherine Charpentreau, future mère d’Emmanuel Despax en 1984… Et votre gentille fable – non, ce n’était là qu’une simple hypothèse au cours de ma recherche : à la place de votre nom, c’est le nom de Jean-Luc Despax que j’ai très vite évoqué , et c’est lui qui aurait divorcé de son épouse Catherine Charpentreau à Aix-en-Provence en 1996 : ce qui a eu pour résultat de précipiter Emmanuel Despax dans ses études de musique, au Conservatoire d’Aix-en-Provence, pour commencer… – me concernant se heurte à la date de mon mariage (1964), et à une certaine longévité conjugale (je suis toujours avec mon épouse Marie – Delcroix–  !).
    Pour un rattachement – indirect – d’Emmanuel à Émile – Emmanuel Despax cite le dacquois Émile Despax comme étant son arrière-grand-oncle, pas son arrière grand-père ! – , il faudrait, soit que Pierre ait eu un fils, qui aurait pu être le père d’Emmanuel, mais ça ne semble pas être le cas – et c’est à confirmer ! – , soit qu’il y ait eu un « fils caché » – ou du moins ignoré de nous – chez Frédéric, mais là on tombe dans le roman – vous connaissez, bien sûr, mieux que moi votre famille Despax originaire de Dax…
    Ne voyez aucune acrimonie dans mes propos – au contraire : j’apprécie la précision de tout ce que vous m’apprenez… – : j’aurais bien aimé avoir dans ma branche Despax un pianiste talentueux. Petite histoire amusante, mon dernier fils Jean, né en 1981, a découvert un homonyme (nom et prénom) à la tête d’un quatuor familial de musique classique, canadien et… fortement métis – sur Jean Despax et le Quatuor Despax, cf cet article-ci « Quatuor Despax : 20 ans de musique en famille« , en date de 29 mai 2023 : Jean Despax en est le second violon ; et décédé en 2018, leur père Emmanuel Despax était guitariste de formation, compositeur et chef de chœur… Ils se sont vus et congratulés lors d’un de leurs déplacements à Paris – non seulement existent pas mal de Despax en France (à Toulouse, en Ardèche, je me souviens d’avoir rencontré leurs noms en mes recherches…), non directement apparentés à la branche dacquoise des Despax, mais aussi, en effet, au Québec…
    Alors ? Je ne pense pas qu’Emmanuel Despax soit mythomane ; mais son père – Jean-Luc Despax, poète, et maintenant professeur de français à Grenoble – l’est peut-être et – a peut-être – imaginé cette ascendance – dacquoise – qui aurait « fait bien » auprès de la famille Charpentreau. Il aurait transmis cette histoire à son fils – c’est là aussi une hypothèse… – , et vous savez comme moi que, jeune, on n’est pas trop regardant sur les sagas familiales.
    En tous cas, je suis très admiratif, et flatté d’une certaine façon, de vos recherches sur les « Despax de Dax ».
    Croyez, cher Monsieur, à toute ma sympathie – et vous, à ma reconnaissance – ,
     
    François Despax« 
    …
    …
    Et le 11septembre 2025, mon article du 21 août 2025 avait reçu ce joli commentaire de Camille Despax fille de François Despax :
    …
    « Bonsoir,
    Je suis une des 5 filles de François DESPAX, Camille, fille de Marie Delcroix.
    C est drôle de retrouver toute l’histoire familiale dans votre article (j’étais en train de chercher un extrait d’un poême d’Émile DESPAX).
    Mais mon père n’est pas le père d’Emmanuel.
    Par contre ça donne envie d’écouter sa musique »…
    …
    …
    La
    recherche de filiation Despax du brillant pianiste Emmanuel Despax se poursuit donc…
    …
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    Ce jeudi 25 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Apprendre à rendre l’hommage qu’il mérite au travail primordial et de feu de l’immense Carlos Païta : une flamme vitale…

    Chaleureuses félicitations au bien bel hommage rendu par Crescendo Magazine avant-hier 14 juin par la plume d’Olivier Vrins en son article « Une première monographie primordiale consacrée à Carlos Païta » au très beau travail – primordial, en effet… – d’André Hirt en son « Carlos PaÏta dans le fracas d’un son plein d’épouvante – physionomie musicale d’un chef d’orchestre » – l’expression est empruntée à Dante : « Un fracaso d’un suon, pien di spavento« … – que publie Le Palais des Dégustateurs de l’ami Eric Rouyer – qui me l’a adressé – sur cet interprète hors-normes – et de feu ! – qu’est, pour jamais, l’immense Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015)…

     
    Dont le rapport aux œuvres symphoniques qu’il choisit d’interpréter est rien moins que charnel et vital…
     
    D’où le schnaps préventif de quelques membres de l’orchestre qu’il dirigeait pour tenir le choc de la performance attendue bien sûr d’eux…
    Quelque chose d’une crainte sacrée ; pas un simple trac ordinaire…
     
    Merci !
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    Voici donc – avec mes modestes farcissures en rouge – ce bel article d’hommage rendu à Carlos Païta et au livre d’André Hirt, d’Olivier Vrins pour Crescendo Magazine :
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    par Olivier Vrins
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    André Hirt : Carlos Païta, dans le fracas d’un son plein d’épouvante. Physionomie musicale d’un chef d’orchestre, Le Palais des Dégustateurs, 2026, 161 p.

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    Qui entreprend de chroniquer le dernier ouvrage d’André Hirt, consacré à Carlos Païta (1932-2015), marche inévitablement sur des œufs. Personne n’a en effet oublié – et le philosophe – qu’est André Hirt – moins que quiconque – les rebuffades, tantôt condescendantes, tantôt féroces, essuyées par le maestro argentin, lacéré par la plume d’une horde de critiques musicaux, « d’ailleurs essentiellement ‘critiques’ davantage que musicaux (il suffit, comme partout, d’un seul pour que d’autres suivent – panurgiquement… – par opportunisme) au mépris du travail des artistes », souligne l’auteur non sans raison.

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    Fort heureusement, le travail d’André Hirt n’appelle que des éloges. Aussi insensé que cela puisse paraître, il signe ici le premier ouvrage, toutes langues confondues – en effet – , consacré à Carlos Païta. Dans ce précieux document, porté par une plume d’une rare élégance et d’une pertinence plus remarquable encore – oui – , se dessine une tentative de réhabilitation – voilà ! – amplement méritée : une hagiographie assumée davantage qu’une biographie consommée. Elle s’inscrit dans le sillage de la réédition, ces dernières années, de plusieurs enregistrements majeurs du chef sous l’étiquette du Palais des Dégustateurs – oui, oui – , auxquels Crescendo n’a pas manqué de faire écho.
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    Également publié avec le soutien du label dirigé par Éric Rouyer, authentique mélomane guidé par la passion et les coups de cœur – si proche, en cela – oui – , de Carlos Païta –, cet essai rédigé par un autre amoureux de la musique avec la complicité d’Alexandre Païta, fils aîné du chef, s’attache à la personnalité volcanique – de braise à jamais – de son protagoniste : un immense artiste à la réputation injustement ternie, qui ne fit pourtant de mal à personne en suivant son chemin de grand bonhomme.

    …

    Souvent décrié de son vivant pour sa grandiloquence et sa théâtralité, Païta brilla auprès de certaines des plus prestigieuses phalanges du monde sans jamais avoir été titularisé à la tête de l’une d’elles, nouant « de solides amitiés avec les orchestres anglais et belges, de l’amour même », comme aime à le rappeler André Hirt. D’aucuns eurent la chance de voir cette comète solitaire – singulière – qu’était Carlos Païta à l’œuvre sur la scène de la Philharmonie liégeoise, qu’il fréquenta assidument, ou au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Alexandre évoque avec le sourire sa rencontre avec les musiciens de l’institution bruxelloise qui, avant de pénétrer corps et âme dans le monde inspiré du maître argentin, se donnaient du courage en avalant un verre de schnaps – voilà : le chef intimidait... Ne répondirent-ils pas au fils du chef, étonné de leur légèreté : « Nous sommes prêts à jouer à fond pour votre père, et il nous faut un petit coup d’alcool pour avoir assez de vitalité – voilà, voilà – pour tenir le coup ! »

    …

    Personnalité hölderlinienne, « faustienne » selon André Hirt – dionysiaque, ajouterai-je… – , Carlos Païta était, nous enseigne l’auteur, un idiot musical – mais un « idiot » au sens originel du terme : une voix irréductiblement originale – singulière, tout simplement – , à l’image d’un Glenn Gould ou d’un Sviatoslav Richter ; l’un de ces artistes qui « sont tous finalement rejetés après une brève période au cours de laquelle, stupéfaits, on les salue comme d’étranges phénomènes (et on les célèbre alors comme tels, mais seulement comme tels !) ». Païta demeura toute sa vie en marge du circuit musical institutionnel – voilà, voilà. Ne dirigeant qu’à un rythme modéré, à rebours de la vogue de son époque – et de la nôtre encore –, il n’enregistra qu’une seule fois – voilà – une poignée– seulement – de chefs-d’œuvre. Il sut néanmoins se montrer aventureux, gravant notamment la Pastorale d’été d’Arthur Honegger ainsi que l’Adagio pour cordes d’un compositeur belge mort à vingt-quatre ans, Guillaume Lekeu.

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    Nombreux sont ceux qui, confrontés pour la première fois à la fougue et à la puissance vitale – de feu – de la narration païtienne, souvent tragique, voire catastrophée, en sortirent ébranlés. Le Requiem de Verdi, que je découvris dans mon adolescence sous l’étiquette « Lodia », détonna en moi comme une bombe. D’autres furent secoués par sa lecture des grandes symphonies : la Première de Brahms, la Cinquième de Beethoven, la Sixième de Mahler, les deux dernières de Bruckner, la Fantastique de Berlioz, la Pathétique de Tchaïkovski, voire la Quarantième de Mozart – peut-être moins inattendue sous la baguette du chef latin que ne l’affirme André Hirt, tant cette œuvre compte parmi les plus tragiques, sinon les plus romantiques, du compositeur salzbourgeois, bien plus sombre, en tout cas, que la « Jupiter » qui lui succède au catalogue.

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    Admirateur de Furtwängler, dont l’influence est palpable, et contempteur de Karajan, le maestro n’eut de cesse de privilégier le sens et la vérité – oui – au-delà du « beau son » – séducteur hédoniste. Matador au tempérament sanguin – et le sang est esprit, nous dit Nietzsche en son Zarathoustra... – , esseulé dans l’arène, aux prises avec une œuvre intimidante – voilà: en sa grandeur ou sa sublimité à affronter pour la servir telle quelle – , dont il entend maîtriser – et servir vraiment – le souffle – formidable, intimidant, terrifiant peut-être même – de ses deux – seules – mains tendues, pressenti par Ernest Ansermet pour lui succéder à la tête de l’Orchestre de la Suisse romande, Païta fut un homme de contrastes, volontiers porté à l’hyperbole ; « sa poésie se nouait à la violence comme chez Baudelaire », écrit justement André Hirt – on pourrait aussi se référer à la puissance magistral de Michel-Ange… Une violence qui « n’est pas dirigée contre les êtres ou même les choses, mais porte sur la contrainte de devoir forcer les portes d’un autre rapport au monde – brut, dionysiaque – , un forçage que la musique exige pour elle-même – voilà, tout simplement – au risque de n’être – sinon – qu’un simple divertissement – superficiel, passager, éphémère, de surface seulement – ou l’objet d’une contemplation – désossée, dénervée, vidée de sa vie – pour les esthètes et les conformistes ». Tout est dit, ou presque… – voilà. Carlos Païta est nietzschéen…

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    Au fil de ce livre magistral, qui se lit d’une traite et se relit ensuite par bribes avec plaisir, Hirt interroge la « grandeur » – la force, la puissance – de Carlos Païta : son art, son répertoire, sa dialectique « inesthétique », sa direction exaltante sinon exaltée, sa vision extasiée du son ; telle interprétation mémorable de la Deuxième de Mahler – dont le surnom de « Résurrection » sied si bien à l’héritage du chef argentin – ; telle autre, sublime quoique déroutante par l’extrême rapidité des tempi, de la Neuvième de Bruckner, quitte à questionner, non sans risques, les intentions déclarées du compositeur ; ou encore cette Neuvième enflammée de Beethoven, demeurée dans les limbes. « La brûlure, voici au moins descriptivement un mot qui serait à même de qualifier la musique de Carlos Païta » ; mais une brûlure qui agit comme une catharsis – voilà ce que réalise seul l’art vrai… 

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    Au-delà de la physionomie musicale d’un chef hors normes, ce que André Hirt défend en filigrane de son ouvrage, c’est la liberté artistique dans ce qu’elle a de plus noble et de plus fondamental : le combat des artistes – et cela quel que soit leur art… – imperméables aux pressions commerciales – évidemment, oui ! – , habités par une vision – pure et vraie, sans concessions… – de l’œuvre – même – qui, précisément parce qu’elle est singulière, ne saurait laisser indifférent – certes pas : mais qu’est un art sinon, sans cela : une pure imposture…

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    À l’heure où « l’uniformisation des interprétations est devenue telle que la nouveauté n’est elle-même validée que si elle peut correspondre à un standard, c’est-à-dire à une attente – intéressée, commerciale, marchande – , qui est le ferment du contraire d’une expérience », dénonce André Hirt, Carlos Païta nous donne à entendre « l’inouï ». Un « inouï » que le Palais des Dégustateurs nous donne de redécouvrir. Mieux : de revivre. Cet ouvrage y contribue dans une large mesure.

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    Une attitude vitale d’artiste parente de celle de Lucien Durosoir (1878-1955), qui me tient tant à coeur,

    dès mon article de découverte très très impressionnée de ses sublimes Quatuors à cordes, en date du 4 juillet 2008  « Musique d’après la guerre« …

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    Ce mardi 16 juin 2028, Titus Curiosus – Francis Lippa