Étiquette : Marie Gaudin

  • Réception hier samedi 1er mars du passionnant richissime « Correspondance, écrits et entretiens » de Maurice Ravel, que Manuel Cornejo m’a fait adresser à mon domicile par les soins des Editions Gallimard le 20 février dernier…

    Hier samedi 1er mars 2025,
    j’ai eu le très vif plaisir de recevoir les deux volumes (de 2934 pages) du « Correspondance, écrits et entretiens » de Maurice Ravel, que son auteur – c’est-à-dire celui qui l’a très assidument (depuis plus d’un quart de siècle) établie, présentée et annotée – l’ami  – et correspondant fidèle – Manuel Cornejo – qui est aussi le très dynamique président de la Société des Amis de Maurice Ravel –, m’a fait très aimablement adresser à mon domicile personnel, à Bordeaux, par les Editions Gallimard, le 20 février dernier
    – ces deux volumes, n° 458 et 459 de la collection Tel, seront disponibles en librairie le 13 mars prochain…

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    Si l’œuvre de Maurice Ravel (1875-1937) est l’une des plus – quotidiennement – jouées au monde, sa correspondance et ses écrits sur la musique n’en demeurent pas moins méconnus. Épistolier paresseux selon la rumeur – en fait pressé par la priorité accordée à son travail musical de perfectionniste, il écrivait assez brièvement… –, l’auteur du Bolero a pourtant laissé quelque deux mille lettres et cartes, et pas moins de cent quarante-sept écrits, dont notamment vingt-huit articles et quatre-vingts entretiens.
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    Réunis patiemment par Manuel Cornejo pendant plus d’un quart de siècle, ces textes apportent un éclairage indispensable – mais oui ! – sur la vie et l’œuvre du compositeur – contexte et circonstances leur apportant un éclairage passionnant !
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    Concision du propos, sens de l’humour, élégance d’une plume qui ne rechigne pourtant pas à recourir à l’argot… Au fil des pages, c’est dans l’univers – du plus intime au plus professionnel, ainsi que mondain – de Ravel que nous sommes invités à pénétrer, à peu près comme lorsqu’on passe les portes de sa maison du Belvédère à Montfort-l’Amaury. Ses valeurs et ses convictions, ses doutes et ses espoirs, son perfectionnisme, son amour de la nature et des animaux, ses goûts musicaux mais aussi littéraires — de Poe à Alain-Fournier en passant par Mallarmé — nous sont ainsi révélés à travers une voix dont les phonographes n’ont pas a priori – à notre connaissance jusqu’ici du moins… – gardé la trace, mais qui ressuscite ici dans toute sa vérité – voilà, oui !
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    Et Manuel Cornejo me fait l’amitié de me citer deux fois aux pages 2924 et 2926-27 parmi la liste de ceux qu’il remercie (aux pages 2917 à 2928) :
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    une première fois, à la page 2924,  au titre de chercheur :
    « Francis Lippa, qui a effectué depuis 2019 d’importantes recherches généalogiques sur les ascendants maternels de Maurice Ravel mises en ligne sur http://blogamis.mollat.com/encherchantbien » – cf mon article récapitulatif en date du 14 décembre 2024 : « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… », ainsi que sur de nombreux détails concernant le contexte et les circonstances des séjours à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz de Maurice Ravel,
    par exemple, au passage, le fait que les Anchochoury qui tenaient la pension Anchochury, 28 rue Quai à Ciboure, où Maurice Ravel et sa mère résidèrent l’été 1911, n’étaient pas sœurs, mais en fait belles-sœurs : Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) – cf mon article révisé ce jour en date originairement du 27 mars 2019 : « En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel… » ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile du 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’ai pu établir lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024… – ;
    ou encore l’identité précise du prêtre, nommé Lissarague, qui a baptisé le petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent, de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel, né le 7 mars précédent : ce prêtre ayant apposé son nom, Lissarague, au bas de l’acte de baptême de l’enfant, était originaire d’Hasparren ; mais quel était donc son prénom ? – cf mon article en date du 4 novembre 2024 : « Qui donc est ce vicaire, signant Lissarrague, qui a baptisé, à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel le 13 mars 1875 ? » – ;
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    et une seconde fois, aux pages 2926-27, au titre du ravelophile – passionné que je suis, en effet, aussi : l’ami Manuel Cornejo, lecteur fidèle des articles de mon blog « En cherchant bien« , m’a adressé aussi une série de précieux et même rares CDs Ravel qui ne figuraient pas jusqu’alors en ma collection personnelle…
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    Une distiction – chercheur / ravelophile – à laquelle je suis évidemment très sensible – mais que peut bien être une recherche dépourvue de passion ?
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    Deux autres références à mon travail de recherche – et ses découvertes – apparaissent dans ce nouvel important ouvrage de Manuel Cornejo :
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    d’une part, en la note de bas de page n°2, à la page 2477, dans l’Annexe I qu’est la « Table des corrspondants de Maurice Ravel » (pages 2427 à 2578), dans la notice détaillée consacrée à Magdeleine Gaudin née Hiriart (1875-1968) :
    « Il existe un lien de cousinage au 3e degré entre elle et Maurice Ravel justifiant que les deux correspondants s’appellent « cousin » « cousine » dans leur correspondances connues de 1910 et 1914« .
    Fait de cousinage que j’ai effectivement découvert : cf mon article « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » en date du 13 mai 2019) – un cousinage que retient donc tout spécialement en son magistral travail Manuel Cornejo, et qui élargit considérablement la connaissance jusqu’ici très partielle (dans les travaux du regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers) de la famille maternelle Delouart de Maurice Ravel, et de ce que j »ai très vite qualifié de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, puisque j’ai désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces cousinages basques de Maurice Ravel (à Ciboure, via les Delouart, les Goyenague, les Cerciat, les Passicot, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, via les Hiriart et les Gaudin issus du mariage, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, de Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin…), et cela au-delà de la fréquentation, dès l’enfance du petit Maurice, de la famille luzienne des Gaudin, depuis ses séjours, encore enfant, auprès de sa chère tante (et marraine) Gracieuse (Gachoucha) Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la très présente domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… – ;
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    et le 29 mai suivant, à 11h 21, j’ai adressé à Maylen Lenoir-Gaudin, luzienne, un courriel lui faisant part du cousinage très effectif de sa grand-mère paternelle, Magdeleine Hiriart-Gaudin, née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875, avec Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875 ;
    courriel auquel ma correspondante a répondu le soir même par ces aimables mots-ci :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … ;
    et depuis, Maylen Lenoir-Gaudin et moi-même sommes en relations suivies (nous avons conversé, pour la première fois, et longuement, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz, le vendredi 12 juillet suivant, en 2019 ; et notre plus récente rencontre à Saint-Jean-de-Luz, date du samedi 18 mai 2024 : une conversation d’une bonne heure sur la terrasse ensoleillée du Bar de la Marine, Place Louis XIV, à Saint-Jean-de-Luz ;
    et le courriel le plus récent de Maylen Lenoir est en date du 3 mars dernier, 2025 :
    « Merci, cher Monsieur, pour vos mails, qui, comme toujours, m’ont beaucoup intéressée. J’ai noté que vous parlez de Lily Pavlovsky (Lily de Binder) que j’ai très bien connue car j’ai habité pendant 2 ans chez elle et avec elle rue Jouffroy à Paris pendant mes études ; c’était une personnalité extrêmement intéressante et sympathique. Bonne continuation dans vos recherches ; et encore merci de me les donner à partager »…
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    d’autre part, et surtout, à la page 2638, dans la présentation générale par Manuel Cornejo de l’Annexe VII des « Actes d’état-civil et faire-part » (pages 2638 à 2651) :
    « Nous invitons les lecteurs curieux d’en savoir plus sur la généalogie de Maurice Ravel de consulter (…) les importantes recherches récentes de Francis Lippa sur la branche maternelle à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz divulguées sur son blog hébergé par la Librairie Mollat de Bordeaux ( http://blogamis.mollat.com/encherchantbien ) «  – cf là-dessus mon commode article récapitulatif  « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… » en date du 14 décembre 2024…
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    Bien entendu,
    je compte relire ou découvrir hyper soigneusement les 2796 pages de texte de cette nouvelle édition issue et travaillée des soins patients et ultra-compétents de Manuel Cornejo,
    avec, en particulier par exemple, la correspondance entre Maurice Ravel et son amie luzienne (ainsi que parisienne) Lily Pavlovsky (Paris 10e, 20 janvier 1890 – Paris, 1er, 11 juin 1972) – cf aux pages 2530-2531 la notice biographique que Manuel Cornejo lui a consacrée… –, sœur aînée de l’architecte célèbre – et bien connu pour ses œuvres emblématiques notamment à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure –, André Pavlovsky (Paris 17e, 9 septembre 1891 – Saint-Jean-de-Luz, 12 février 1961), et grande amie, très proche, de Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), la meilleure amie de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), et sa presque cousine – via Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), la belle-sœur de Marie Gaudin, et la cousine au 3e degré de Maurice ! – :
    une correspondance découverte assez récemment par Manuel Cornejo, comme il me l’avait préalablement signalé sans – délibérément – m’en préciser la teneur – il désirait que je prenne connaissance de son riche détail à la lecture des diverses entrées (plus d’une trentaine…) du livre –, que je viens donc de découvrir avec gourmandise…
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    Et le jeudi 17 avril prochain,
    j’aurai le très vif plaisir de m’entretenir une bonne heure durant à la Station Ausone avec Manuel Cornejo sur son splendide travail de recherche et d’édition de cette « Correspondance, écrits et entretiens » de Maurice Ravel,
    sans public, pour un enregistrement vidéo accessible urbi et orbi…
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    Ce dimanche 2 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La cinéaste Anne Fontaine se confrontant, en son biopic « Bolero », au « mystère Ravel » : ce qui n’est guère abordé…

    Ce n’est que ce jeudi 9 janvier 2025 que je prends connaissance, sur mon ordinateur, du DVD M6vidéo 1000837721 « Bolero – le mystère de Ravel« , du film de la cinéste Anne Fontaine, un film sorti en salle le 6 mars 2024…

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    Se confronter au « mystère de Ravel«  _ sa personnalité fondamentalement discrète et secrète _ n’est certes pas une petite affaire, et on ne peut rien reprocher à l’incarnation _ superbe ! _ qu’offre (-nt) sur l’écran Raphaël Personnaz (et son très réaliste et impeccable mutisme !) au personnage même de Maurice Ravel _ Raphaël Personnaz qui se trouve avoir des attaches familiales bayonnaises…

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    Quant à Anne Fontaine,

    sa caméra a choisi de mettre l’accent à la fois sur l’énigme de la sexualité _ à distinguer de l’érotisme, patent déjà, lui, dans la musique même de Ravel… _ assez ambigüe (voire ambivalente ; surtout d’après ce qu’on peut en inférer, et qui est bien trop à sens unique, de témoignages ultérieurs (et de fiabilité fragile, pas assez objectifs…) de quelques proches : Roland-Manuel, ou Manuel Rosenthal, par exemple…) de Maurice Ravel, ainsi que ses divers rapports _ toujours très complexes, et pas assez finement dégrossis en ce biopic, du moins à mon goût… _ à quelques femmes un peu marquantes de sa vie _ sa mère, d’abord et surtout, bien sûr !, Marie Delouart (incarnée ici par Anne Alvaro) ; son amie, Misia Sert (incarnée ici par Dora Tillier) ; la pianiste Marguerite Long (incarnée ici par Emmanuelle Devos) ;  la danseuse (et commanditaire du « Bolero » !) Ida Rubinstein (incarnée ici par Jeanne Balibar) ; et la fidèle servante Marie Reveleau (incarnée ici par Sophie Guillemin) ; sans oublier quelques prostituées qu’il aimait, a-t-il été prétendu, fréquenter à Paris : là-dessus, cf le détaillé chapitre 12 « Les dames de la porte Champerret« , aux pages 171 à 186 du passionnant et riche « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie« , paru aux Editions Odile Jacob le 8 février 2023 ; mais ces allégations-là offrent bien peu de garanties de vérité objective… _, mais très peu d’hommes _ seulement ici son ami Cipa Godebski (incarné ici par Vincent Perez) ; et le critique, constamment inamical, en effet, Pierre Lalo (incarné ici par Alexandre Tharaud)… _ ;

    ainsi que l’emprise progressive de la maladie neurologique du compositeur, qui l’a peu à peu privé _ dès la fin des années 20, et avant même, selon cette biopic cinématographique, la composition (de la mi-juillet au 15 octobre 1928) du Bolero, créé à l’Opéra Garnier le 22 novembre 1928 ; cf par exemple mon article « Une autre intéressante lecture du « Cerveau de Ravel », de Bernard Lechevalier, Bernard Mercier et Fausto Viader » du 20 avril 2023 sur ce passionnant (et décisif sur la question !) « Le Cerveau de Ravel – vie et mort d’un génie » : ce n’est qu’un peu plus tard, seulement (cf là-dessus le chapitre 6 « La lente désagrégation (1929-1932) », aux pages 91 à 103 de ce très riche essai, que se sont manifestés les tous premiers signes vraiment patents de la dégénérescence neurologique qui finira par avoir raison de la vie même de Ravel, le 28 décembre 1937… _  sinon de la maîtrise, du moins d’une certaine aisance _ Ravel a toujours été de la plus extrême exigence à l’égard de son requisit (absolu) d’excellence-perfection de sa musique !.. _, de sa composition :

    ce qui est certes loin d’être absurde, mais ne fait cependant pas vraiment avancer dans une découverte un peu fine et profonde _ même si ce n’est bien sûr là qu’un film… _ de l’homme Ravel, en ce résistant « mystère« , décidément, de son idiosyncrasie :

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    écoutons bien sa musique _ et toute sa musique ! _, qui nous en livrera quelques pièces…

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    Une grosse absence bien fâcheuse, cependant et surtout, à mes yeux, en ce biopic d’Anne Fontaine :

    pas une seule image ici des couleurs ni de Ciboure, ni de Saint-Jean-de-Luz _ les images de mer et de plages ont été filmées en Bretagne : Dinard, Perros-Guirrec ! _, ni de son tendrement aimé verdissime pays basque ;

    ni, tout particulièrement, de la plus chère amie _ la plus ancienne, la plus fidèle et la plus constante : dès les années de leur petite enfance, lors des séjours luziens, à certaines vacances, du petit Maurice auprès de sa chère grand-tante et marraine Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la sœur de sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et qui durant de longues années, et jusqu’à son décès, le 17 décembre 1902, était la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), la luzienne Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…

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    Ce jeudi 9 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…

    Voici le contenu in extenso détaillé de l’article très précieux du 22 octobre dernier donnant accès, via les trois articles auxquels il renvoie, aux tenants (départ, puis quelques paliers d’avancée) et aboutissants (découvertes !!!) de ma recherche des cousins basques (à Ciboure mais aussi Saint-Jean-de-Luz) de Marie Delouart (1840 – 1917), la mère cibourienne du natif lui aussi de Ciboure, le 7 mars 1875, Maurice Ravel : « Un point de présentation générale de ma démarche de recherche des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, ses paliers d’avancée et ses découvertes… » :
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    « Voici ces trois articles présentant quelques grandes étapes de ma recherche des « cousinages basques » de Maurice Ravel (1875 – 1937), une recherche commencée le 12 mars 2019, après ma lecture des 1770 pages de « l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel », publiée par Manuel Cornejo en octobre 2018 aux Éditions Le Passeur :
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    _ d’abord l’article simplement introductif du jeudi 17 octobre 2024, indiquant le sens général de ma recherche ravélienne, vite déterminée, puis affinée au cours des articles :
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    _ puis celui du vendredi 18 octobre 2024 :
    « Retour documentaire sur les débuts, en mars-avril 2019, l’invention et les premières explorations de ma piste de recherche des « cousinages cibouro- luziens » de Maurice Ravel et sa mère née Marie Delouart…  » portant sur les 11 premiers articles de ma recherche, rédigés entre le 14 mars 2019 et le 14 avril 2019, donnés à lire, et rapidement commentés ;
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    _ et enfin, celui du vendredi 18 octobre 2024 :
    « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… » constituant cette fois un florilège de 11 autres articles qu’avec le recul du temps je considère comme marquant des étapes notables de ma recherche, rédigés entre le 13 mai 2019 et le 18 août 2022.
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    Ce mardi 22 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa » …
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    Un point crucial de cette entreprise de recherche (et de mes découvertes) a pris naissance en ma lecture questionnante de la lettre du 22 juin 1911 de Maurice Ravel à son amie luzienne Marie Gaudin _ à la page 266 de la première édition (au Passeur) de « L’Intégrale de la Correspondance (1895-1937) écrits et entretiens » de Maurice Ravel ; la nouvelle édition, enrichie, « Coffret Correspondance, écrits et entretiens (1875-1937)« , est à paraître le 7 mars 2025, en un  coffret de 2 volumes, aux Editions Gallimard, collection Tel, par les soins de l’infatigable Manuel Cornejo, le dynamique et très efficace président de la Société des Amis de Maurice Ravel… _, 
    à la recherche d’un hébergement à Ciboure chez des « parents » (sic) cibouriens de sa mère la cibourienne Marie Delouart :
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    « Nous préfèrerions que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ;
    chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ;
    chez Marie-Dominique Anchochoury ;
    chez les Goyenague, ou bien autre part. »
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    Et de fait ce fut chez Marie-Dominique Anchochury, sur le Quai, à partir du 15 juillet 1911…
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    Demeure la brûlante question jusqu’ici sans réponse de l’identité de ces deux « parentes » cibouriennes, Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné _ Sadadin = Sabine, et Eslonta = Etiennette… _, recherchées ce mois de juin 1911 par la voix cibourienne, et certes pas oublieuse de ses cousinages natifs, de Marie Delouart, alors âgée de 71 ans, et veuve depuis le 13 octobre 1908 _ Joseph Ravel, son mari, a-t-il une seule fois seulement mis les pieds à Ciboure : en l’absence de tout document familial écrit conservé et retrouvé, nous ne pouvons que l’ignorer ! _, et dont se fait l’écho tant bien que mal l’écriture ici _ « c’est comme ça que ça s’écrit ?« … _ de son fils Maurice Ravel, en cette quête de logement _ en quelque parentèle plutôt ! _ à Ciboure, adressée à son amie luzienne de _ et pour _ toujours la chère Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 2 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…
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    Qui donc peuvent bien être cette Sabine et cette Etiennette au sein de la parentèle cibourienne de Marie Delouart ?..
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    Le caractère complètement inédit de cette recherche (et de ses découvertes des parentés basquaises de Maurice Ravel !) tient au fait que la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart, née à Ciboure le 24 mars 1840, était fille et petite fille de deux filles-mères, toutes les deux :
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    sa mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874)
    et sa grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855).
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    Ainsi qu’au fait que la mère de Maurice Ravel ne s’étendait certes pas volontiers, c’est le moins que l’on puisse en dire, sur l’histoire, sans guère de pignons sur rue, de son ascendance directe cibourienne…
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    A la glorieuse exception, toutefois, de la sœur de sa mère Sabine Delouart (1809 – 1874), je veux dire sa propre tante Gracieuse (Gachucha) Billac (Ciboure, 15  mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), qui l’aida à accoucher le 7 mars 1875 à Ciboure _ au rez-de-chaussée de la très belle maison San Estebenia _, et qui fut aussi, en suivant, le 13 mars 1875, la marraine du petit Joseph-Maurice sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure _ le tenant-lieu de parrain étant alors le cousin Simon Goyenague (Ciboure, 26 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890) _ ;
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    et à laquelle Gachucha, Maurice, très attaché à elle, est venu maintes fois, adolescent, rendre visite, en vacances, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean ; ces Gaudin au domicile desquels Gachucha Billac était la gouvernante des 7 enfants, dont le petit Maurice partagea alors les jeux…
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    De nombreux souvenirs et anecdotes pittoresques marquantes, s’en sont transmis dans la famille Gaudin.
     
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    Mais il se trouve _ et c’est cela que j’ai mis pour la première fois au jour ! Ce fut le 7 avril 2019, en mon article bien trop timidement intitulé alors « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel»… _ que l’arrière grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) de Maurice, avait deux sœurs Delouart toutes les deux prénommées elles aussi Marie :
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    la seconde née de cette fratrie de 4 :
    Marie Delouart, Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 ; épouse à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – en mer, le 15 novembre 1841) ;
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    et la troisième née :
    Marie Delouart, 6 juillet 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872 ; épouse à Ciboure, le 28 février 1821, de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembe 1849) ;
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    ainsi qu’un frère :
    Jean Delouart : Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872 ; époux, lui, à Ciboure le 30 avril 1823, de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844).
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    De cette fratrie Delouart seront issues 3 lignées de descendants parallèles à la lignée Delouart dont est issu Maurice Ravel :
    _ les cousins Etcheverry – Hiriart – Gaudin, de Saint-Jean-de-Luz
    _ les cousins Goyenague (et Passicot), de Ciboure ;
    _ et les cousins Delouart – Cerciat – Etchepare, de Ciboure…  
    …
    …
    Or il se trouve que le regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 8 mai 2004) avait mal repéré la composition de cette fratrie née de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), et, par confusion entre porteuses du même prénom Marie, complètement ignoré la Marie Delouart n°2 _ les archives paroissiales (de baptêmes et cérémonies d’obsèques et sépultures) conservées à la mairie de Ciboure sont en effet assez malaisées de lecture pour la période précédant celle des actes d’état-civil plus méthodiques, eux, d’après 1789… _, épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, de Jean Etcheverry, dont est issue la descendance luzienne de cette branche des Delouart natifs de Ciboure.
    …
    …
    Et à cette malencontreuse négligence-là de Jean-Noël Darrobers est venu s’ajouter le plus qu’étonnant (!) déni _ bel et bien, cette fois, en pleine conscience… _ de parenté avec Maurice Ravel d’Edouard Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), en dépit des « mon cher cousin », « ma chère cousine », échangés en leur correspondance entre sa mère Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968) et Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), cousins au troisième degré.
    …
    …
    Edouard Gaudin qualifiait ces expressions éminemment parlantes-là pourtant, de seulement « affectives » !
    …
    …
    Ce que ses enfants Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006) et Maylen Gaudin-Lenoir (1942) ont pris ensuite pour argent comptant…
    …
    …
    Alors qu’Edmond Gaudin véhiculait en sa voiture par tout le Pays basque (nord et sud !) Maurice Ravel lors des divers séjours luziens de celui-ci à la fin des années 20 et début des années 30 ;
    et que Maurice l’invitait régulièrement aussi à venir assister avec lui à Paris à des concerts où était donnée sa musique !
    …
    …
    D’où l’assez vif étonnement _ cf son courriel du 29 mai 2019 : « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir . Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale … Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations . Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … _ de la très aimable Maylen Gaudin-Lenoir quand je lui ai démontré son cousinage bien effectif avec Maurice Ravel, via sa grand-mère Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), l’épouse de son grand-père Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) !
    …
    …
    Voilà donc de quoi éclairer la base dynamique de mes propres recherches et découvertes, depuis leur début en mars 2019, de ce que j’ai assez vite qualifié de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel.
    …
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    D’ailleurs, là-dessus Maurice Ravel lui-même s’est contenté, toute sa vie durant, de ce que lui rapporta sa chère mère, et n’a en rien, si peu que ce soit, recherché à creuser un peu plus avant et plus loin cette généalogie basquaise des Delouart, sur laquelle sa mère Marie Delouart ne tenait pas du tout, elle, à se pencher ;
    même si Maurice Ravel entendit tout de même sa mère mentionner ces « parents » cibouriens que sont « Sabadin Quinior, Eslonta Maicourné, Marie-Dominique Anchochoury et les Goyenague » cités en cette lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 :
    … 
    …
    les liens affectifs très vifs de Maurice à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz ont été surtout ceux avec sa très chère fidèle amie luzienne Marie Gaudin (1879 – 1976) _ devenue le 28 septembre 1901, par le mariage de son frère aîné Charles Gaudin, la belle-sœur de sa cousine au troisième degré Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) ; cf mon article du 18 août 2022 : « Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, sur la position de Maurice Ravel au sein de la famille Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante et marraine du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902… » , accessible en mon article du 18 octobre 2024 cité plus haut : « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… »… _ ,
    accompagné, aussi, de son attachement très fort au Pays basque, où il adorait revenir « se ressourcer« ,
    et composer… quelques chefs d’œuvre majeurs…
    …
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    Ce samedi 14 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022 de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…

    En continuation de mon marquant article d’hier jeudi 17 octobre « « ,

    voici, ce vendredi 18 octobre 2024, un florilège plus ouvert de 11 articles constituant autant d’étapes elles aussi marquantes dans les progrès de ma recherche, étalés sur quatre ans entre le 13 mai 2o19 « «  et le 18 août 2022 « « ,

    justifiant pleinement, en dépit de leur drastique sélection, le passage de l’expression « cousinages cibouriens » à l’expression englobante plus juste – voilà ! – de « cousinages cibouro-luziens » pour caractériser les liens de parenté effectifs _ même si peu cultivés, ni guère entretenus par eux… _ entre Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) ainsi que son fils Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), avec leurs divers cousins de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz aux XIXe et XXe siècles, issus des lignées des deux sœurs Marie-Baptiste 2 Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) _ épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 de Jean Etcheverry (Ciboure, 6 août 1786 – noyé le 15 novembre 1841 au large d’Hendaye) ; avec une descendance d’abord Hiriart et Dargaignarats, et puis Gaudin… _ et Marie 3 Delouart (Ciboure, 17 août 1786, Ciboure, 15 décembre 1872) _ épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1821), avec une descendance Goyenague ainsi, aussi, que Passicot… _ , ainsi que celle issue de leur frère, Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1872) _ époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larréa (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 3 septembre 1844) ; avec une descendance Delouart, Cerciat et Etchepare, et puis Sagarzazu, etc. : à explorer…

    …

    …

    Marie Delouart (1840 – 1917) et son fils Maurice Ravel (1875 – 1937) étant issus en ligne directe de l’aînée de la fratrie des quatre enfants de Gracien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse _ le 28 janvier 1878 à Ciboure _ Sabine Laxague (Ciboure, 1745 ?, ou bien 24 novembre 1752, ou bien 1758 ? – Ciboure, 27 février 1845),

    je veux dire cette Marie-Baptiste Delouart 1 (Ciboure, 9 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), qui est la mère de Sabine Delouart (Ciboure, 11 septembre 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874) _ ainsi que de sa sœur Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) _, la  grand-mère de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), ainsi que l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) _ j’indique ici au passage que Sabine Delouart et sa fille Marie Delouart sont toutes deux nées de père inconnu (ce qui forcément réduit les cousinages connus !) ; et que Gracieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la dernière née des demi-sœurs de cette Sabinie Delouart (1809- 1874), se trouve être la tante qui, « âgée de cinquante ans«  (et alors marchande de poissons) est allée déclarer à la mairie de Ciboure le 8 mars 1875 à midi la naissance le dimanche 7 mars 1875, à dix heures du soir, du petit Maurice Ravel), ainsi que, cinq jours plus tard, la marraine, le 13 mars 1875 à l’église Saint-Vincent de Ciboure, de Maurice Ravel (le parrain étant leur cousin Simon Goyenague : Ciboure, 29 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890) ; et encore que leur autre sœur Engrace-Gachucha Billac ()Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembrere 1902) est la mère de Romain Billac (Ciboure, 4 août 1844 – Ciboure, 2 décembre 1862), né lui aussi de père inconnu, et décédé sans descendance… _ ; ces quatre enfants Delouart, les trois Marie et Jean Delouart, étant respectivement nés en 1782, 1784, 1786 et 1788, du mariage à Ciboure le 28 janvier 1778 de Gratien Delouart  et son épouse Sabine Laxague.

    …

    …

    Maintenant, et au-delà de ces situations de parenté de fait, qu’en fut-il, lors des séjours épisodiques au pays basque des parisiens qu’étaient devenus les natifs de Ciboure Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, des relations effectives, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, de Marie Delouart-Ravel (1840 – 1917) _ épouse, à Paris le 3 avril 1873, de Pierre-Joseph Ravel (Versoix, 19 septembre 1832 – Levallois-Perret, 13 octobre 1908) _ et de son fils Maurice (1875 – 1937), avec leurs divers cousins, les cibouriens Goyenague, Passicot, Cerciat, Etchepare, ainsi que Anchochury, à Ciboure, puis les luziens Hiriart, Dargaignaratz, et surtout Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, demeurés domiciliés eux au pays basque ?…

    …

    …

    Car si l’on sait, par les témoignages volontiers rapportés de divers membres de la famille Bibal-Gaudin chez lesquels Maurice Ravel a maintes fois été hébergé, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, lors de vacances passées durant son enfance et son adolescence à Saint-Jean-de-Luz, auprès de sa chère Tante Gachuch (Ciboure, 6 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) qui y faisait office de gouvernante des 7 enfants du couple Gaudin _ dont le mariage fut célébré à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875 _, formé de Saint-Martin-Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) _ soient leurs 7 enfants : Charles, né le 19 novembre 1875 ; Marie-Pascaline, née le 10 novembre 1876 et décédée le 30 avril 1877 ; Pierre, né le 7 février 1878 ; Marie, née le 3 mars 1879 ; Jeanne, née le 16 octobre 1880, Pascal, né le 31 janvier 1883 ; et Louis, né le 23 février 1886 et décédé le 2 novembre 1899… _,

    …

    en revanche nul témoignage direct et d’époque de Maurice Ravel lui-même, et moins encore de sa mère, qui n’écrivait pas – analphabète, tout simplement, qu’elle était !.. –  ne nous demeure hélas sur cette période-là et ses séjours au pays basque, avant 1900… _ et dans la tardive « Esquisse autobiographique« , rédigée le 10 octobre 1928 à Monfort-l’Amaury, à la demande d’Henri Dubois, directeur artistique de la maison discographique Aeolian, et Roland-Manuel servant de secrétaire à Maurice Ravel (pages 1437 à 1441 de la Correspondance de Maurice Ravel, dans l’édition du Passeur de 2018), Ravel parle exclusivement de son parcours musical de compositeur et de ses œuvres ! Pas un mot sur sa vie personnelle : « Maurice Ravel répugnait à parler de soi et détestait d’écrire « , témoignera Roland-Manuel en 1938 en publiant ce texte, ainsi que le précise en note de présentation de ce document Manuel Cornejo, page 1437,… _

    Tout ce qu’on peut donc en découvrir _ et un peu difficilement décrypter _ résulte de rares témoignages succincts et postérieurs de Maurice Ravel, après 1900…

    …

    …

    Voici donc ma sélection de ces 12 articles

    _ aux dates suivantes :

    13 mai 2019 « « ,

    26 mai 2019 « « ,

    28 mai 2019 « « ,

    19 août 2019 « « ,

    31 août 2019 « « ,

    2 septembre 2020 « « ,

    4 octobre 2020 « « ,

    7 octobre 2021 « « ,

    11 octobre 2021 « « ,

    17 août 2022 « « 

    et 18 août 2022 « « … _,

    un peu significatifs des progrès, par paliers de découvertes plusieurs fois surprenantes, de ma recherche de ces trop méconnus jusqu’ici « cousinages cibouro-luziens » de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, que je vais donc ici brièvement commenter :

    …

    …

    Mon article «  » en date du 13 mai 2019 constitue un incontestable tournant de ma recherche, en ce qu’il corrige l’ignorance _ et la fâcheuse confusion de personnes, entre deux des sœurs Delouart, portant le même prénom de Marie, mais nées à deux ans de distance (1784 et 1786), et donnant lieu bien évidemment à deux séries de filiations distinctes, l’une d’Etcheverry, Hiriart et Gaudin, et maintenant Lenoir, ainsi que de Dargaignaratz et Zozaya, cette dernière branche aujourd’hui éteinte avec le décès sans enfant de Clotilde Dargaiganaratz (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1943), épouse de Martin Zozaya (Urrugne, 1er août 1858 – Urrugne, 5 avril 1932) ; et l’autre de Goyenague, maintenant éteinte, elle aussi, avec le décès de Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945), épouse sans enfant de son cousin germain Paul Goyenague (Ciboure, 19 août 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) et sa sœur demeurée célibataire Gracieuse Goyenague (Ciboure, 14 juillet 1866 – Ciboure, 16 août 1950), et de Passicot : le couple de Marie Goyenague (Ciboure, 28 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898) et Martin Passicot (Urrugne, 24 octobre 1824 – Buenos Aires, 28 octobre 1888), mariés à Ciboure le 17 juillet 1850, a eu 11 enfants Passicot… _

    de Jean-Noël Darrobers concernant, au départ _ à partir de la non distinction des naissances de deux sœurs Delouart toutes deux prénommées Marie, nées à Ciboure l’une en 1784 et l’autre en 1786… _ l’existence d’une Marie Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1742) _ que Jean-Noël Darrobers confond hélas avec sa sœur cadette, Marie Delouart 3 (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872 ; épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) _,

    et à laquelle s’ajoute, forcément en cascade généalogique, l’ignorance de la lignée-filiation issue de cette Marie Delouart 2, devenue luzienne lors de son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 avec le marin cibourien Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé au large d’Hendaye la nuit du 14 au 11 novembre 1841) _ né, qui plus est, Curuchet, de la cibourienne Gana Curuchet (à identifier…) et de père inconnu… _, puis de sa désormais domiciliation luzienne ;

    une double ignorance reprise telle quelle, sans recherche de sa part, par Étienne Rousseau-Plotto, et qui affecte forcément la prise en compte par lui du très effectif lien de parenté existant entre, d’une part, la lignée issue de Marie Delouart 1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), une filiation qui mène, via la fille de cette dernière qu’est Sabine Delouart (Ciboure, 11 septembre 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874), à sa petite-fille Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) et son arrière-petit-fils Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937), et, d’autre part, la lignée remontant de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) à Marie Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), via le père de Magdeleine, Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), et la grand-mère paternelle de Madeleine, Marie Etcheverry 1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850).

    …

    D’où a résulté l’acceptation – pure et simple – par Etienne Rousseau Plotto du déni de parenté avec Maurice Ravel _ en dépit des expressions « ma chère cousine » de Maurice Ravel en sa lettre à Magdeleine Hiriart-Gaudin du 8 octobre 1910 et « Mon cher Maurice, votre cousine » de celle-ci à son cousin Maurice Ravel en sa lettre du 24 novembre 1914 _, auquel s’est expréssément tenu le fils de Madeleine-Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988) en ses récits auprès de ses enfants Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006) et Maylen Gaudin-Lenoir (née le 4 avril 1942)…

    …

    …

    Or Magdeleine Hiriart-Gaudin, née à Saint-Jean-de-Luz le 10 mars 1875, et Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, sont bel et bien de très effectifs cousins, à la troisième génération ; comme Dominique Hiriart, né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849, est bel et bien cousin à la deuxième génération de Marie Delouart, née à Ciboure le 24 mars 1840 ; comme Marie Etcheverry 1, née à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1817 est bel et bien cousine germaine de Sabine Delouart, née à Ciboure le 11 septembre 1809 ; et comme Marie Delouart 2, née à Ciboure le 17 juin 1784, est bel et bien la sœur cadette de Marie Delouart 1, née à Ciboure le 29 juin 1782 des mêmes parents, Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) _ fils de Michel Delouart et Marie-Marguerite Mourguy _ et Sabine Laxague (Ciboure, 1745, ou 1758 – Ciboure, 27 février 1845) _ fille de Pierre Laxague (lui-même fils de Marsans Laxague et Domintch Sallaberry) et Marie Doyambehere (décédée à Ciboure le 4 octobre 1785).

    …

    …

    Ce qui me permet de parler désormais non seulement de « cousinages cibouriens » de Maurice Ravel, mais bien de ses « cousinages cibouro-luziens« … Et cela en dépit de statuts sociaux qui, mariages aidant, ont évolué assez différemment entre ceux de Ciboure et ceux de Saint-Jean-de-Luz.

    …

    …

    Mes articles, mais j’y viendrai un peu plus bas, des 17 août «  » et 18 août 2022 « « , commenteront, avec le recul de champ du temps passé à ces recherches, cette situation non seulement ignorée par Jean-Noël Darrobers et, à sa suite, faute de vérifications, par Étienne Rousseau-Plotto, mais étant même et surtout déniée par le fils de Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968), Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988) ; et nous essaierons alors d’en identifier des raisons...

    …

    …

    L’article que je retiens ensuite en ce commode florilège, est celui du 26 mai 2019 « « . Nul besoin ici de commentaire.

    …

    …

    En revanche, l’article suivant, celui du 28 mai 2019, « « , mérite assurément qu’on s’y attarde ! : à cette date du 28 mai 2019, je n’avais pas encore rencontré la très aimable petite-fille de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Maylen Gaudin-Lenoir, et me travaillaient les questionnements sur l’ignorance des descendants de Magdeleine Hiriart-Gaudin de leur cousinage pourtant bien effectif avec Maurice Ravel. Et c’est donc à l’aune de ce stupéfiant étonnement _ que partagea, bien évidemment, Maylen Gaudin-Lenoir, à la réception de mes découvetes… _  qu’il faut relire cet article…

    …

    …

    Le lendemain de cet article du 28 mai, le 29 mai 2019 donc, j’adressai le courriel suivant à Maylen Gaudin-Lenoir à 11h 21 _ et je donnerai aussitôt à sa suite la réponse par courriel, à 21h 56, de celle-ci _ :

    …

    « Madame,

    c’est la lecture de la passionnante Correspondance de Maurice Ravel, homme si discret et pudique, telle que vient de la publier, superbement, Manuel Cornejo, qui m’a fait entreprendre des recherches sur les cousinages de Maurice Ravel à Ciboure, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, quand j’ai pris conscience du cousinage de Maurice Ravel avec votre grand-mère luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin ; et cela à partir des qualifificatifs de « cousine » et « cousin » que j’ai découvert employés dans leurs lettres de 1910, à propos du décès de votre grand-père Charles Gaudin, et 1914, à propos des décès de ses frères Pierre et Pascal Gaudin, vos grands-oncles. J’ai désiré comprendre sur quoi ces qualificatifs, que j’ai pris au sérieux, pouvaient bien se fonder…
     
    D’autant que j’avais commencé à établir la généalogie, complexe et bien méconnue, même depuis les travaux pionniers de Jean-Noël Darrobers, de la famille cibourienne des Delouart, depuis Gratien Delouart (1748 – 1798) et jusqu’à aujourd’hui.
     
    Inutile de préciser que bien des données continuent de me manquer… Mais j’ai compris qu’existaient trois Marie Delouart (plus un Jean Delouart) issu(e)s du mariage (en 1778) de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague.
    La première de ces trois Marie Delouart (1782 – 1855),  est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel et la mère, aussi, de Gachucha Billac (1819 – j’ignore la date de son décès _ Gachoucha Billac est née à Ciboure le 6 juin 1819, et est décédée à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902, je le découvrirai plus tard… (ajout du 18 octobre 2024)  _), la grand-tante du compositeur ;
     
    la seconde de ces Marie Delouart (1784 – 1842), est la mère des deux Marie Etcheverry, la première (1817 – 1850), épouse de Jean-Baptiste Hiriart (1816 – 1859) ; et la seconde (1824 – 1900), épouse de Bernard Dargaignaratz (1815 – 1862), ainsi qu’elle est l’arrière-grand-mère de votre propre grand-mère paternelle : Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968), ainsi qu’elle est aussi la grand-mère de la « tante Clotilde » Dargaignaratz-Zozaya (1860 – 1943), qui était, elle, la cousine germaine de votre arrière-grand-père Dominique Hiriart (1849 – j’ignore la date de son décès _ en réalité, né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849, Dominique Hiriart est décédé à Saint-Jean-de-Luz le 20 décembre 1926 (ajout du 18 octobre 2024) _) ; 
    et la troisième de ces Marie Delouart (1786 – ?) _ en réalité, cette Marie Delouart 3 est né à Ciboure le 17 août 1786 et décédée à Ciboure le 15 décembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) _,  est la mère de Simon Goyenague (1821 – 1890), le presque parrain de Maurice Ravel, et la grand-mère de Pierre-Paul Goyenague (1859 – 1929), qui fut conseiller municipal de Ciboure et capitaine du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure.
     
    Quant au dernier né de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, Jean Delouart (1788 – 1872), il eut de son épouse Marguerite Larrea (1798 – 1844) trois enfants : Sabine Delouart (née en 1825, le 24 juin), épouse de Bernard Cerciat (1824 – 1868) _ et existe une nombreuse descendance Cerciat jusqu’à aujourd’hui… (ajout du 18 octobre 2024) _ ; Marie Delouart (née en 1827, le 30 juin 1827), épouse de Guilhen Etchepare (né en 1826) _ à ce jour j’ignore s’ils eurent une descendance, et, si oui, quelle elle est _ oui, au moins une Sabine Etchepare, née à Ciboure le 11 juillet 1857… (ajout du 18 octobre 2024) _  ; et Jean Delouart (né en 1833, le 3 juin), époux de Dominique Etchepare (née en 1831) _ à ce jour j’ignore s’ils eurent une descendance, et, si oui, quelle elle est _ oui, au moins une Etiennette (en basque Eslonta) Delouart, née le 4 mai 1866, à Ciboure, maison n° 161 quartier de Pocalette ; et une Sabine (en basque Sabadin) Delouart, née le 26 avril 1868, à Ciboure, au 48 rue Pocalette...
    …
    …
    Bien sûr, il est délicat de venir jeter ainsi un œil sur la généalogie d’une famille qui n’est pas la sienne.
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    …
    Mon but est simplement de connaître et éclairer un peu mieux les cousinages (basques) de Maurice Ravel, 
    lui qui aimait tant les paysages de sa terre natale ; et dont pour ma part j’aime tant la musique. »

    « … _,

    …

    Maylen Gaudin-Lenoir répondait aimablement cela :

    …

    « Cher Monsieur,

    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère « cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale. Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« …

    …

    …

    Je remarque tout d’abord que c’est la transmission de la mémoire familiale _ de l’origine cibourienne de ce couple de Jean Etcheverry et Marie Delouart 2 qui sont choisi de quitter Ciboure pour se marier de l’autre côté du port, à Saint-Jean-de-Luz, et demeurer et vivre désormais là, à Saint-Jean-de-Luz : pour quelles raisons ?.. _, et la réception et conservation de cette mémoire familiale par Dominique Hiriart (né le 28 janvier 1849, celui-ci perd très tôt sa mère Marie Etcheverry 1, le 27 décembre 1850, sept jours après la naissance de son frère cadet, Jean-Charles Hiriart, né, lui, le 20 décembre 1850 _ lequel Jean-Charles Hiriart, à la suite de difficultés professionnelles, émigrera en Uruguay, où une descendance Hiriart existe, et s’est faite connaître, comme me l’a narré Maylen Gaudin-Lenoir... _, qui va manquer directement, au moins _ et cela est probablement à nuancer, car des contacts ont demeuré chez les Hiriart luziens avec les cousins cibouriens, notamment à l’occasion de diverses célébrations de mariages, dont certains parents d’une branche servirent de témoins pour leurs parents de l’autre rive du port, comme en témoignent divers actes d’état-civil de mariage : à reprendre et à relever… _, à cette désormais branche luzienne Hiriart de la descendance Delouart…

    …

    …

    Cependant, je remarque aussi avoir noté cela :

    « Je relève toutefois qu’au mariage de Dominique Hiriart et Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz, en l’absence des deux parents Marie Etcheverry et Jean-Baptiste Hiriart, déjà décédés, du marié _ sa mère, Marie Etcheverry, est décédée le 27 décembre 1850, et son père, Jean-Baptiste Hiriart, le le 24 septembre 1859… _, celui-ci est assisté de sa tante maternelle, Marie Etcheverry, veuve Dargaignaratz _ née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824, de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – mort noyé au large d’Hendaye la nuit du 14 au 15 novembre 1841) et son épouse Marie Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), Marie Etcheverry 2 épouse en effet Louis-Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Havre, 29 janvier 1862) le 27 août 1851, en a une fille, Clotilde Dargaignaratz, née le 6 mars 1860 à Saint-Jean-de-Luz, et devient veuve le 21 janvier 1862 ; elle décèdera le 30 novembre 1900 ; et sa fille Clotilde, excellente pianiste, connaîtra fort bien Ravel. Clotilde Dargaignaratz épousera Martin Zozaya (né à Urrugne le 1er août 1855) le 22 novembre 1905, deviendra veuve, sans enfant, le 5 avril 1932, et décèdera le 26 février 1943 à Urrugne… C’est tout à fait intéressant. Celle-ci _ Marie Etcheverry 2, épouse Dargaignaratz (de même que sa fille Clotilde Dargaignaratz, épouse Zozaya) _ demeura donc proche de la famille de son neveu Dominique Hiriart » _ qui décède, lui, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 décembre 1926 ; et dans sa correspondance avec les Gaudin, Maurice Ravel leur demande à plusieurs reprises de bien saluer de sa part les Hiriart de Saint-Jean-de-Luz : ce sont aussi de très proches voisins des Dupous-Bibal-Gaudin de la rue Gambetta…

    …

    …

    Ensuite, l’article retenu pour ce florilège est celui du 19 août 2019 « « .

    …

    Cet article met l’accent sur de possibles raisons des négligences de recherche de l’auteur de l’assez intéressant « Ravel, Portraits basques« , avec de remarquables photos _ et c’est d’ailleurs là son principal apport aux recherches ravéliennes de Jean-Noël Darrobers… _, ainsi que, d’abord et surtout, sur l’intrigant déni de parenté avec Maurice Ravel du fils de la cousine au troisième degré, Magdeleine Hiriart-Gaudin, alors que celui-ci, Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), a fort bien connu Ravel, lui servant fréquemment de chauffeur pour de pittoresques virées automobiles parfois de plusieurs jours par tout le pays basque lors des séjours de vacances de Ravel à Saint-Jean-de-Luz : Navarre, Gipuzkoa, Alava et Biscaye compris, à la fin des années 20 et début des années 30…

    …

    …

    Enquêtes à poursuivre…

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    L’article retenu suivant est celui du 31 août 2019 « « .

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    Comme l’indique l’intitulé de l’article, il s’agit d’un simple récapitulatif commode des précédents articles retenus pour ce florilège… 

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    …

    Et c’est aussi là la fonction principale de l’article suivant, de reprise, un an plus tard, en date du 2 septembre 2020, « « .

    …

    …

    L’article qui suit, « « , à la date du 4 octobre 2020, est particulièrement intéressant par l’essai de passage en revue des divers parents collatéraux et cousins que Marie Delouart a pu côtoyer lors de sa venue et son séjour à Ciboure fin 1874 et début 1875, au moment de la maladie terminale et du décès de sa mère Sabine Delouart, et de l’accouchement du petit Maurice Ravel, le 7 mars 1875, ne regagnant Paris et rejoignant son mari Joseph Ravel que quelques trois mois plus tard… ;

    mais aussi le passage en revue des parents et collatéraux que Maurice Ravel lui-même a pu croiser et rencontrer lors de ses divers séjours – surtout de villégiature – à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure tels qu’on en dispose du témoignage dans la « Correspondance » retrouvée et réunie jusqu’ici _ le très patient travail de recollection de ces très précieux documents se poursuivant, de par le monde entier, où ils ont été collectionnés… _ par Manuel Cornejo, même si la fréquentation de loin la préfèrée de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz demeurera jusqu’à la fin celle de sa grande et très chère amie Marie Gaudin (Saint-Jean-de Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)… 

    …

    …

    L’article suivant retenu pour ce florilège, « « , est en date d’un an plus tard, le 7 octobre 2021. 

    …

    …

    Et il met à jour les données généalogiques des collatéraux de Maurice Ravel _ et de certains de leurs descendants, notamment luziens, jusqu’à cette date d’octobre 2021… _ en y intégrant de nouvelles données glanées depuis l’article du 4 octobre 2020…

    …

    …

    L’article qui lui succède quatre jours après, le 11 octobre 2021, et qui s’intitule « « , met l’accent sur un élément décisif qui a jusqu’ici fait obstacle à la reconnaissance officielle _ et pour commencer par elle-même : un déni qui forcément interroge ! _ de la descendance luzienne _ Etcheverry (1817-1850) – Hiriart (1849- 1926 et 1875 – 1968) – Gaudin (1903 – 1988) _ issue de Marie-Baptiste Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), la sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel…

    …

    …

    Presqu’une année de plus, à la date du 17 août 2022, j’ai rédigé l’article «  » dont la fonction était d’effectuer le rapport de cousinage, ou pas, entre les aimables correspondants qui m’ont très aimablement reçu en leur domicile, à Saint-Jean-de-Luz et à Ascain, Maylen Gaudin Lenoir née en 1942, et Pascal Courteault, né en 1944, et avec lesquels j’ai eu l’occasion insigne de m’entretenir sur les rapports de leur famille Hiriart – Bibal – Gaudin – Courteault avec Maurice Ravel, en ses divers séjours luziens, surtout après la grande guerre de 1914 – 1918 ; et de leur faire part de mes recherches (et découvertes), et plus encore questionnements… 

    …

    …

    L’article qui suit d’un jour celui-là, le 18 août 2022, « « .., va davantage au cœur de ce questionnement crucial…

    …

    …

    Il s’affronte à l’étrangeté du déni de la reconnaissance d’un cousinage qui, de loin du moins, paraît pourtant extrêmement flatteur, eu au égard au génie universellement reconnu _ et commercialement infiniment vendeur ! _ d’un compositeur d’exception :

    …

    la quintessence peut-être même du génie musical français, dans la lignée _ cf, déjà à mes oreilles, les sublimissimes « Le Tombeau de Couperin« , « La Valse » ou le « Boléro » : enchanteurs ! _ du génie intime, élégantissime et profond, lumineux, des Couperin… 

    …

    …

    À suivre…

    …

    …

    Ce vendredi 18 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa