Étiquette : Maurice Ravel
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Sur les liens familiaux en la fratrie des cibouriens Sabine Delouart (1809-1874), Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Engrace-« Gachucha » Billac (1819-1902), Pierre-Jacques Billac (1821-après 1840) et Gracieuse Billac (1824- 1897), et les liens amicaux entre Marie Delouart et son fils Maurice Ravel avec Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845- 1936) et la fratrie des enfants Gaudin, dont tout spécialement Marie Gaudin (1879-1976)…
Ici, avant d’aller plus loin, je tiens à reprendre et compléter ce que j’ai commencé à détailler le 1er juin dernier – en mon article « Question sur les liens en la fratrie des cibouriens Sabine Delouart (1809 – 1874), Marie-Baptiste Billac (1815 – 1855), Engrace « Gachucha » Billac (1819 – 1902), Pierre-Jacques Billac (1821 – ?) et Gracieuse Billac (1824 – 1897) ; et le mariage à Ciboure le 14 septembre 1814 des cibouriens Jacques Billac (1772 – 1839) et Marie Delouart (1782 – 1855), l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (1875 – 1937)… » – , à propos des liens familiaux entre la désormais parisienne – à partir de 1872-1873 , et son mariage avec Pierre-Joseph Ravel (1832-1908) – Marie Delouart (1840-1917) et ses tantes Billac, la cibourienne Gracieuse Billac (1824-1897) et celle qui de cibourienne est devenue luzienne – peut-être dès 1855, et en tout cas dès 1862, au service des Dupous-Bibal… – , Engrace-Gachucha Billac (1819-1902), de même qu’à propos des liens amicaux – cette fois – ayant existé entre Marie Delouart (1840-1917) ainsi que son fils Maurice Ravel (1875-1937) avec les luziens Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845-1936), et les enfants Gaudin, dont, tout spécialement, Marie Gaudin (1879-1976), car ces divers éléments affectifs sont décisifs pour mieux comprendre les rapports de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel avec la famille Billac, ainsi qu’avec leurs amis luziens Dupous, Bibal et Gaudin, les employeurs de la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819-1902).……En creusant la généalogie des Billac et celle des Errecalde – Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), époux à Ciboure le 14 septembre 1814 de Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), est le fils de Pierre Billac (? – ?) et Sabine Errecalde (1726 – Ciboure, 4 septembre 1806, mariés à Ciboure le 17 janvier 1769) – , je me suis aperçu que Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) – la mère cibourienne de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1837) – , avait conservé – depuis son installation à Paris après sa rencontre madriléne, en 1871, avec celui qui devint son mari le 9 avril 1873 à la mairie de Montmartre, Pierre-Joseph Ravel (ajout du 10 juillet 2025) – des rapports privilégiés avec sa tante Engrace-Gachucha Billac, luzienne dès avant 1862, et peut-être même dès l’automne 1855 – aux suites du décès, à Saint-Jean-de-Luz, chez lui, au 41 Grand Rue, le 13 septembre 1855, de Pierre Bibal, au plus fort de l’épidémie de choléra (qui emporta aussi, à Ciboure cette fois, et Marie-Baptiste Billac (ce fut le 17 août 1855), et Marie Delouart veuve Billac (ce fut le 23 août suivant, en 1855) : la sœur et la mère d’Engrace-Gachucha Billac) ;ce Pierre Bibal, qui était l’époux de Victoire Dupous-Bibal, laissait cette dernière veuve avec à sa charge les 6 enfants encore vivants des 9 qui leur étaient nés, dont la dernière née, Bernardine Bibal (la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à ses amies Jane et Marie Gaudin…), venait tout juste de naître le 22 août 1855, quand Gracieuse-Gachucha, vint peut-être, donc, de sa Ciboure natale, seconder, au 41 Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz, Victoire Dupous-Bibal, pour, de toute urgence, l’aider à s’occuper de ses enfants devenus orphelins de leur père (ajout du 10 juillet 2025) – ; Engrace « Gachucha » Billac, qui au décès de son fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), à l’âge de 18 ans, le 2 août 1862 – il est mentionné sur son acte de décès que le jeune Romain Billac était de profession charpentier de marine – , est déclarée résider, elle, à Saint-Jean-de-Luz, alors que son fils Romain Billac résidait, lui, à Ciboure – au n° 146 du quartier de Pocalette – ; et en ce mois d’août 1855 d’épidémie de choléra, Romain Billac venait d’avoir 11 ans (ajout du 10 juillet 2025) – ,…et je me suis aperçu aussi que Marie Delouart n’avait, semble-t-il, plus guère de rapports – du moins connus par quelque témoignage conservé – avec son autre tante la cibourienne Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1997), laquelle avait été la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875.…La troisième tante cibourienne de Marie Delouart, Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 18 août 1855), étant, elle, décédée à l’âge de 39 ans en 1855, lors de l’épidémie de choléra qui décima les populations de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz !…Et de l’oncle Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 5 juillet 1821 – ?, ?), qui résidait en 1840 en la maison Beloquenia au quartier de Pocalette à Ciboure, j’ignore ce qu’il est devenu après 1840 : était-il encore vivant en 1855 ? et en 1862 ?.. Je n’ai trouvé aucun document là-dessus………Marie Delouart – analphabète qu’elle demeura sa vie durant : son fils transcrivait comme il le pouvait les noms de parents que sa mère prononçait, et en basque : par exemple Sabadin Quinior ? et Eslonta Maicourné ? en la lettre adressée à Marie Gaudin en date du 22 juin 1911… – n’écrivant presque pas – pour l’excuser auprès de ses correspondants de ne pas répondre elle-même à leurs courriers, son fils Maurice écrivait que sa mère était ou bien « un peu fatiguée et trop âgée«, ou bien « un peu paresseuse« … – , nous ne disposons que de très peu de lettres manuscrites d’elle – une unique à Maurice pendant la guerre, le 21 septembre 1916 (page 811 du tome I de la Correspondance)… – , et donc rien d’un peu détaillé sur les rapports que Marie Delouart a pu avoir et entretenir, depuis Paris, avec sa parenté, même la plus proche, demeurée au pays basque, telles ses deux tantes Billac, la cibourienne Gracieuse et la luzienne Engrace-Gachucha………Toutefois en l’importante lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911 – m’y voici ! – , où il la prie de bien vouloir trouver un logement à Ciboure pour à partir du 15 juillet et environ 3 mois, pour sa mère, lui-même et son frère Edouard, Maurice Ravel précise :« Nous préférerions que ce soit chez des parents (sic). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ; chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… ou autre part. «…Maurice n’est donc pas sans savoir alors qu’existent encore à Ciboure, en 1911, des parents de sa mère Marie Delouart, qui a alors 71 ans………Mon hypothèse est ici que la proximité avérée de Marie Delouart – née en 1840 – avec sa tante Gachucha Billac – née en 1819 – tient au fait de l’amitié forte que Marie Delouart a pu nouer à Saint-Jean-de-Luz, avant son mariage à Paris – qui eut lieu le 3 avril 1873 – avec Pierre-Joseph Ravel, avec la luzienne Annette Bibal-Gaudin – qui, après sa mère Victoire Dupous-Bibal (devenue veuve de Pierre Bibal le 12 septembre 1855) qui avait employée la tante Gachucha Billac pour être la gouvernante de 6 des 9 enfants Bibal, employa à son tour, dès 1875, Gachucha pour être la gouvernante des 7 enfants Gaudin, après avoir été la gouvernante des enfants Bibal : une tâche qui rendit Gachucha effectivement très importante en la demeure du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; comme me l’ont confirmé les récits (détaillés d’anecdotes mémorables) de souvenirs des Gaudin, de Maylen Gaudin-Lenoir… – ;…Cette Annette Bibal-Gaudin – née en 1845 – , qui, en demandant à Marie Delouart de bien vouloir prendre sa place en 1871 pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui y allait présenter, comme chaque année, sa prestigieuse collection de chapeaux, donna l’occasion à Marie Delouart – la nièce de Gachucha Billac – de rencontrer là-bas son futur mari Pierre-Joseph Ravel……Et de fait le petit Maurice Ravel a lui aussi, à son tour, entretenu sa vie durant de précieux et durables puissants liens d’amitié avec la famille luzienne d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), et de sa mère – et maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz jusqu’à son décès en 1903… – Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903) – les employeurs successifs, et en la même maison, de sa chère grand-tante Engrace « Gachucha » Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 19021902)… – , et avec toute la fratrie des enfants Gaudin, et tout spécialement, la plus proche de son cœur, Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)……Et il reste à en découvrir davantage sur cet oncle unique Billac de Marie Delouart – fils de sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782-1855) – qu’est Pierre-Jacques Billac (1821 – ?) : s’est-il marié ? A-t-il eu une descendance Billac ? – et peut-être ailleurs qu’à Ciboure, où jusqu’ici je n’ai rien trouvé d’accessible (où celui-ci est-il décédé ?), du moins via Internet… Il faudrait revenir explorer de plus près les archives conservées à la mairie de Ciboure……Recherches à poursuivre, par conséquent, concluais-je alors cet article signifieatif du 1er juin dernier.……Ce vendredi 11 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Au croisement de trois curiosités : de Manuel Cornejo, en ses deux éditions successives (2018 et 2025) de la Correspondance de Maurice Ravel ; de Francis Lippa, dans les articles de son blog « En cherchant bien » (depuis le 12 mars 2019, de son début de lecture de la Correspondance de Ravel abordée sous le prisme des liens affectifs de Maurice Ravel avec le Pays basque) ; de Guy Lalanne, le directeur de Jakintza, explorateur infatigable, fécond et plein de ressources de la terre basque : une coopération inventive fructueuse…
C’est au croisement de trois ardentes et foisonnantes curiosités :
celle infinie, infatigable, méthodique et rigoureuse de Manuel Cornejo, en ses deux éditions successives (2018, pour Le Passeur et 2025 ^pour Gallimard, la collection Tel) de la Correspondance de Maurice Ravel ;
celle passionnée, tenace et minutieuse de Francis Lippa, alias Titus Curiosus, en les articles de son blog « En cherchant bien » – depuis celui du 12 mars 2019, suivant son début de lecture de la Correspondance de Ravel, abordée immédiatement sous le prisme très neuf des intenses et riches liens affectifs de Maurice Ravel avec son Pays basque natal – , consacrés à ce qu’il a très vite nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel – les cousinages cibouriens allaient bien sûrde soi, mais pas les cousinages luziens, découverts le 7 avril 2019, ainsi qu’en témoigne l’article crucial de ce jour, intitulé curieusement « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« … – , méconnus et ignorés jusqu’ici… ;
et celle de Guy Lalanne, l’hyper-actif président de Jakintza, explorateur infatigable, lui aussi, et profond, et futé et incroyablement fécond en ses réalisations, de la terre basque,
qu’est né ce projet de réalisation de ce beau livre richement illustré « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel« …
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Voilà.
Il fallait ce croisement, et cette coopération-là, inventive et fructueuse, de ces trois curiosités passionnées, méthodiques et rigoureuses…
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Ce jeudi 10 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Un premier essai de début d’introduction à une présentation générale du livre à venir…
Présentation générale de ce « Sur les pas des parents basques de Maurice Ravel »,avec ses principales étapes marquantes, de mars 2019 à juillet 2025……
…Voici, en forme d’ouverture-présentation générale, un début de formulation du propos de ce livre, destiné à illustrer d’une manière originale et complètement inédite l’ »Année Ravel 2025 » (du 150e anniversaire de la naissance du compositeur, à Ciboure, le 7 mars 1875),par l’exploration méthodique des racines familiales basques de Maurice Ravel, complètement méconnues jusqu’ici, probablement du fait que sa mère Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris 1917) était fille et petite-fille de deux filles-mères : sa mère Sabine Delouart (Ciboure, 1809 – Ciboure, 1874) et sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 1782 – Ciboure, 1855) ; le premier ancêtre masculin de cette lignée cibourienne des Delouart est l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1748 – Ciboure, 1798) – d’où la frilosité sur ce chapitre généalogique basque des biographes locaux de Maurice Ravel : le chanoine Pierre Narbaitz (Ascarat, 1910 – Ascarat, 1984), et le chercheur-enseignant au CEG de Saint-Jean-de-Luz, Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 1910 – Ciboure, 2004) – ,…ainsi qu’un résumé historique des étapes de la recherche entreprise dès le mois de mars 2019 – dès ma toute première lecture minutieuse et exhaustive (réalisée du 14 mars au 17 mars 2019) de la 1ère édition, par les soins de Manuel Cornejo, de la Correspondance intégrale de Maurice Ravel – , et jusqu’à la récente découverte par Guy Lalanne et moi-même, le 2 mai dernier, à Saint-Jean-de-Luz, de la localisation, sur le terrain, de la maison Dupous-Bibal-Gaudin autrefois indiquée au 41 rue Gambetta, où vint séjourner dès son adolescence le petit Maurice Ravel (né à Ciboure le 7 mars 1875, mais parisien dès son quatrième mois de vie), venant rendre visite à la tante de sa mère Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) qui y était, jusqu’à son décès le 17 décembre 1902, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre 1875 et 1886), comme elle avait été, peut-être dès 1855, et en tout cas dès 1862 – au moment du décès à Ciboure, le 2 août 1862, de son fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), Gachucha Billac résidait à Saint-Jean-de-Luz au domicile de Victoire Dupous, veuve Bibal, 41 Grand Rue… – , la domestique-gouvernante de 6 des 9 enfants Bibal – le 12 septembre 1855, Pierre Bibal (1806-1855) était décédé (lors de l’épidémie de choléra), laissant sa veuve Victoire Dupous (1822-1903), la maîtresse de la maison héritée de ses parents Benoît, avec 6 de leurs 9 enfants Bibal (nés entre 1844 et 1855) encore vivants à élever, et ayant urgemment besoin d’une aide efficace………Soit un travail très précis, illustré de nombreuses photographies, à partir des explorations décisives de Guy Lalanne sur le terrain, tant à Ciboure – rue Pocalette, au cimetière du Belvédère, au quartier d’Achotarreta et Bordagain, principalement – qu’à Saint-Jean-de-Luz :…que d’étonnantes inédites découvertes en ont découlé !!!……Avec, aussi, un passionnant travail panoramique et de surplomb très circonstancié de Guy Lalanne sur l’historique des voies de circulation tant à Saint-Jean-de-Luz qu’à Ciboure, qui constitue rien moins, cartes géographiques à l’appui, qu’un capital apport d’éclairage, rien moins, qu’à l’histoire de ces 2 cités !……Et par là, en nous étant mis simplement, Guy Lalanne et moi-même, sur les pas très effectifs – à travers le repérage sur le terrain, pedibus, des divers domiciles – de plusieurs générations – depuis la fin du XVIIIe siècle – de parents et cousins basques – que j’ai très vite dénommés « cibouro-luziens« … – de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel – des maisons repérées principalement grâce au dépiautage patient et exhaustif, depuis mars 2019, d’indications de domiciles mentionnées dans les actes d’état-civil des naissances et décès de ces personnes apparentées à Marie Delouart, la mère cibourienne de Maurice Ravel… – ,…et avec les tournants décisifs qu’ont constitué, pour cette recherche et ces découvertes, d’abord, et dès le 7 avril 2019, la compréhension qu’existaient trois, et non pas deux sœurs Delouart – comme l’avait pensé à tort le chercheur luzien Jean-Noël Darrobers – , sœurs Delouart toutes les trois nommées Marie (ou Marie-Baptiste) – nées respectivement en 1782, 1784 et 1786 – , ayant donné, ces trois sœurs Delouart, trois lignées : deux cibouriennes et une luziennne – celle-ci complètement insoupçonnée par ceux auxquels je l’ai révélée : ce fut le 29 mai 2019 ; et grande fut la surprise !.. – ;…et puis ensuite, tout récemment, le 1er juin 2025, la rectification d’une confusion datant d’un courriel reçu d’un ami en date du 18 mai 2019, assimilant à tort « Gachucha » Billac à sa sœur Gracieuse Billac, la marraine de Maurice Ravel !, une malencontreuse confusion entre deux des sœurs Billac, cette fois, Engrace-Gachucha – née en 1819 et décédée en 1902 à Saint-Jean-de-Luz – et Gracieuse – née en 1824 et décédée en 1897 à Ciboure – : l’une, la « chère Tante Gachuch« , qui recevait son petit-neveu Maurice Ravel au domicile de ses employeurs Dupous-Bibal-Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; et l’autre, Gracieuse – Gracieuse, Engrace : les deux prénoms sont certes confondables… ; comme étaient confondables les trois sœurs Marie Delouart de 1782, 1784 et 1786… – , qui, ayant aidé à l’accouchement de sa nièce Marie Delouart au 12 Quai de la Nivelle à Ciboure, en la belle maison San Estebania, avait été déclarer la naissance du petit Maurice Ravel à la mairie de Ciboure le 7 mars 1875, et avait été sa marraine sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars suivant ;…il s’est trouvé aussi, et bien plus largement que ce traçage minutieux et patient de cette généalogie méconnue – peut-être un peu anecdotique eu égard à l’œuvre musical de Maurice Ravel… – des Delouart, descendants et apparentés, que ce sont là aussi, vus de plus haut, des pans assurément importants de l’histoire générale de ces deux villes de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz qui – à travers le repérage des diverses maisons qui ont servi de domiciles aux membres de ces familles toutes issues des cibouriens Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Laxague (1752-1845), puis leur minutieuse localisation par nous, pedibus, aujourd’hui – se voient, par ce travail de fond géographico-historique, mené par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, très finement réactualisés !…
…C’est magnifique !……Ce mardi 8 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Une brève synthèse sur la genèse en 1928 du « Bolero » de Ravel…
C’est lors d’un voyage en voiture avec Joaquin Nin depuis Paris jusqu’à Saint-Jean-de-Luz via Arcachon que Ravel, apprenant de la bouche de Nin l’impossiblité pour lui d’orchestrer « Iberia » d’Albeniz – le chef et compositeur espagnol Enrique Fernandez Arbos en possédant l’exclusivité des droits… – , alors que le lui avait demandé Ida Rubinstein pour en faire un ballet pour elle, que Ravel s’attela toutes affaires cessantes à la composition tout l’été de « Fandango », qu’il rebaptisera bientôt « Bolero », avec comme date-butoir la mi-octobre 1928.
…
Et jusquà son retour précipité à Paris le 13 juillet, c’est au 9 rue Tourasse que Ravel séjourna alors, comme en attestent les deux lettres du 27 juin à Rosina Albeniz née Jordana et à Jeanne et Henri Gil-Marchex, celle du 2 juillet à Roland-Manuel, et celle du 5 juillet à E. S. Craig, comportant cette adresse du 9 rue Tourasse à Saint-Jean-de-Luz. Et Nin racontera plus tard, en 1938, le départ ubuesque de Ravel de Saint-Jean-de-Luz, dans la précipitation, avec une montée dans le train juste au moment du départ et l’envoi des bagages de Ravel par Nin par la fenêtre, une fois le train en marche……C’est alors chez lui au Belvédère à Montfort-l’Amaury, que Ravel se consacre exclusivement à l’écriture de cette œuvre promise à Ida Rubinstein :le 27 août il écrit – très vite – à Jean Jobert, qui venait de lui annoncer la naissance de sa fille Martine : «J’attends moi-même d’être délivré du Bolero que j’ai promis à Ida Rubinstein pour la mi-octobre » ; et le même jour à Joaquin Nin à propos de cette œuvre en chantier : « pas de forme proprement dite, pas de développement, pas ou presque de modulation : un thème à la Padilla, du rythme et de l’orchestre »…Et le 2 septembre, à son amie Georgette Marnold : « Je nage dans le boulot, après y avoir passablement pataugé : esclave d’une parole que je suis bien certain de n’avoir pas donnée avant mon départ pour l’autre monde – les Etats-Unis, pour une vaste tournée de janvier à avril 1928 – j’avais entrepris pour Ida Rubinstei un travail sans intérêt – sur l’ « Iberia » d’Albeniz – qu’après un échange de correspondance entre St-J.-de-Luz, Paris, Montfort, Barcelone, Madrid et St-Sébastien, il nous a fallu abandonner, à ma grande satisfaction mais au désespoir d’I. Rubinstein. Je lui ai alors proposé de réaliser une machine dont j’eus l’idée il y a quelques 3 ans et que je n’aurais jamais mise à exécution, crainte d’être saboté — c’est sans doute la « Danse grotesque Fandango » du ballet Le Portrait de l’Infante commandé en 1923 par Sonia Pavlov, sur un livret d’Henry Malherbe, jamais représenté, qui servit de point de départ au futur Bolero. Tout le monde est ravi. (…) Je reprends les outils: il faut que ce soit terminé à la mi-octobre. Ca le sera : pas de musique, pas de composition : seulement un effet d’orchestre. D’aillleurs je dois être à Oxford le 23 ».Et le 16 octobre, le Bolero dare-dare achevé, Ravel se rendit, de chez lui à Monfort-l’Amaury, à Paris apporter la partition, signer le contrat aux Editions Durand et faire entendre l’œuvre au piano à Ida Rubinstein chez elle……Voilà pour la genèse de cet opus ultra-joué désormais de par le monde entier………Ce mercredi 2 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
