Étiquette : Maurice Ravel

  • Quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

    Voici quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité assumée de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

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    Nous sommes en effet réduits à pas mal de conjectures sur les fréquentations familiales, au pays basque – essentiellement à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – , de Maurice Ravel, avec les parents Delouart et Billac (ainsi que les divers cousins) basques de sa mère Marie Delouart-Ravel.
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    Du double fait :
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    _ d’une part, du silence de sa mère Marie Delouart (comme en témoigne la quasi totale absence de correspondance de celle-ci) :  Marie Delouart, comme la plupart des membres de sa famille Delouart et Billac, était analphabète : une réalité bien sûr infiniment douloureuse, que son fils très aimant s’est toujours efforcé de cacher avec la plus extrême délicatesse – Maman est trop fatiguée pour vous écrire elle-même… ; ou même, « elle a la flemme« … – à ses divers correspondants. Et il s’avère en effet que les actes d’état-civil concernant les Delouart et les Billac au XIXe siècle ne sont, pour la plupart, pas signés d’eux, faute tout simplement pour eux de savoir écrire… ;
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    _ et d’autre part, du fait aussi de l’extrême discrétion et pudeur de Maurice Ravel lui-même, toute sa vie durant, à propos de sa vie intime personnelle, et de son incuriosité très assumée à l’égard de l’histoire de la famille des Delouart et Billac (et ses cousins collatéraux – tant cibouriens que luziens – ), par profond respect filial pour les silences douloureux de sa mère…
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    C’est en cela que l’extraordinaire travail de recension que mène depuis des années – et de par le monde entier – Manuel Cornejo, de la Correspondance – du moins celle qui n’a pas été détruite, mais demeure, collectionnée en divers lieux plus ou moins longtemps cachés de par le vaste monde… – de Maurice Ravel, nous offre un irremplaçable témoignage, qui est souvent à décrypter, à partir de quelques petits indices qu’elle peut – indirectement – livrer, mais qu’il faut, chaque fois, apprendre à contextualiser, de la vie, au jour le jour, de Maurice Ravel – qui ne tenait pas de journal intime (!) : la composition ultra-minutieuse de son œuvre de musique étant son exclusive et très jalouse priorité ! Le temps lui étant quasi en permanence compté… – ;
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    et cela du moins à dater de la première lettre (ou carte) conservée et retrouvée de Maurice Ravel : celle du 11 juillet 1895 ; les premières lettres vraiment un peu consistantes connues jusqu’ici de Maurice Ravel datant des années 1899 (au nombre de 3) – 1900 (3) – 1901 (4) – 1902 (9) – 1903 (5) – 1904 (4) – dont 6 sont adressées à l’amie luzienne Jane Gaudin (aux dates des 2 août 1901, 16 octobre 1902, 30 novembre 1902, 16 mai 1903, 17 mai 1903, 11 septembre 1903).
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    A partir de l’année 1905, les lettres conservées de Maurice Ravel – et publiées dans le recueil rassemblé par Manuel Cornejo – sont beaucoup plus nombreuses : au nombre de 55 l’année 1905 – dont 5 sont adressées cette année-là à Jane Gaudin ; et toujours à Jane Gaudin, une lettre le 8 février 1906, une autre le 28 juillet 1906, et une autre encore le 16 août 1907… Puis, d’un coup, plus de lettres à Jane Gaudin, qui épouse Henri Courteault le 22 avril 1908, et devient à son tour parisienne…
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    A partir de l’année 1908, la correspondante de Maurice Ravel avec les Gaudin de Saint-Jean-de-Luz sera désormais  Marie Gaudin – cf la très éloquente lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, la première des lettres conservées de Maurice Ravel à Marie Gaudin : beaucoup d’autres ayant hélas disparu, prêtées et non rendues… – ;
    Marie Gaudin, la grande amie de toute la vie de Maurice Ravel.
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    Ce que nous savons des séjours de Maurice Ravel – né à Ciboure le 7 mars 1875 – en son pays basque natal au cours de son enfance et de son adolescence, disons jusqu’en 1902 – Ravel a alors 27 ans – et plus précisément au domicile de la maison familiale des Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz (au 41 rue Gambetta),
    nous le savons seulement par les récits transmis oralement dans la famille Gaudin ; et ils concernent les visites rendues par le petit Maurice à sa grand-tante Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre le 14 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis), après avoir été auparavant – et c’est très important – la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal (nés entre 7 février 1844, Jean-Baptiste, et le 22 août 1855, Bernardine ; le père des 9 enfants Bibal, Pierre Bibal, étant décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855, et laissant alors la charge de sa nombreuse famille à sa veuve, Victoire Dupous – et c’est possiblement alors que la cibourienne Gachucha Billac rendit un très grand service à Victoire Dupous, veuve Bibal, en devenant la domestique-gouvernante des enfants de Victoire Dupous-Bibal, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! pour l’aider à s’occuper très activement de sa nombreuse progéniture… – ,
    bien sûr du vivant de Gracieuse-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la domestique-gouvernante des Bibal puis des Gaudin,
    et du vivant de Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), la maîtresse de cette maison – et mère d’Annette Bibal-Gaudin qui, au décès de sa mère, étant l’aînée des enfants Bibal survivants, lui succèdera à la tête de cette belle maison du 41 rue Gambetta…
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    Cette absence de correspondance entre Marie Delouart-Ravel, devenue parisienne en 1972-73 par son mariage (le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre) avec Joseph-Pierre Ravel – rencontré en Espagne, à Madrid ou peut-être Aranjuez… – , et son oncle et ses tantes Billac, – je les nomme ici : Pierre-Jacques Billac, l’oncle de Marie Delouart, est né à Ciboure le 25 juillet 1821 ; en 1840, il réside à Ciboure ; mais j’ignore le lieu et la date de son décès (de même que si il a eu ou pas une descendance…) ; Marie-Baptiste Billac, née à Ciboure le 17 novembre 1815, est décédée, célibataire, à Ciboure le 18 août 1855, Maison Lamacenia (où décède aussi le 23 août de la même année Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, la mère des membres de cette fratrie Billac (et de Sabine Delouart), et la grand-mère de Marie Delouart) ; Gracieuse Billac, la marraine du petit Maurice à l’église Saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875, et née à Ciboure le 15 mai 1824, est décédée, célibataire elle aussi, à Ciboure le 24 décembre 1897 ; quant à la tante Gracieuse-Gachucha Billac, celle qui reçoit lors de vacances le jeune Maurice Ravel au domicile de ses patrons Gaudin au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-ci est née à Ciboure le 2 juin 1819, et elle décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902 ; et c’est probablement grâce aux Gaudin, lettrés, qu’une correspondance a pu être établie et maintenue entre Gachucha Billac et sa nièce Marie Delouart, et les Ravel parisiens ; et permettre le contact à distance, à une époque où n’existe pas encore le téléphone… –
    ainsi qu’avec le reste de sa parenté les cousins luziens Etcheverry-Hiriart-Dargaignaratz, ainsi que les cousins cibouriens Goyenague-Passicot, et les cousins cibouriens Delouart-Cerciat-Etchepare,
    a eu pour conséquence que Maurice Ravel lui-même était assez peu au fait – du moins il n’en fait jamais vraiment part dans sa Correspondance : il ne cherche pas à les rencontrer… – de ses propres relations de cousinage à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz ;
    même s’il savait fort bien – cf l’échange des correspondances « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice – Votre cousine Madeleine » des 8 octobre 1910 et 24 novembre 1914 – que l’épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – du fils aîné des Gaudin, Charles (né le 19 novembre 1875), Magdeleine Hiriart (née le 10 mars 1875), était bien sa cousine au troisième degré…
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    On ignore donc, semble-t-il jusqu’ici, si jamais Joseph-Pierre Ravel et son épouse Marie Delouart ont fait ou pas le voyage – en train ou en automoblle : Joseph Ravel, remarquable ingénieur, en possédait une – de Paris à Saint-Jean-de-Luz, ne serait-ce que pour accompagner le petit Maurice au domicile des Gaudin, où résidait la tante de Marie Delouart la domestique Gracieuse-Gachucha Billac, celle de ses tantes Billac avec laquelle Marie Delouart avait maintenu – par lettres écrites de la main d’autres personnes qu’elles deux… – le lien de fait le plus solide, au point de lui adresser à plusieurs reprises, pour des vacances, son fils Maurice, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – au point que Marie Gaudin dira qu’elle considérait que Maurice Ravel était le cinquième de ses frères, avec Charles (1875 – 1910), Pierre (1878 – 1914), Pascal (1883 – 1914) et Louis Gaudin (1886 – 1899)…
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    Et cela, en sachant aussi tout ce que Marie Delouart devait personnellement à Victoire Dupous-Bibal (1822 – 1903), et à sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936), que Marie Delouart avait remplacée, en 1872 – ou 1871 : Annette Bibal désirait en effet rester à Saint-Jean-de-Luz, soigner son fiancé Edmond Gaudin (1844 – 1920 : leur mariage aura lieu à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875), qui se remettait difficilement d’une blessure reçue à la guerre contre la Prusse en 1870… – , pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix – son magasin, à Paris, était situé 15 rue Faubourg-Saint-Honoré, à l’angle de la rue Boissy d’Anglas : cette boutique parisienne de mode était célèbre : c’est là que fut formée un peu plus tard (1880 – 1885) la célèbre Jeanne Lanvin (1867 – 1946)…  – , amie – j’ignore dans quelles circonstances… – de Victoire Dupous-Bibal ;
    Madame Félix – qui faisait chaque fois halte à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin de son trajet entre Paris et Madrid – que plusieurs années précédentes Annette Bibal avait accompagnée à Madrid, pour l’assister dans la présentation annuelle, là-bas, de la dernière collection de chapeaux de cette célèbre modiste parisienne…
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    A suivre…
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    Ce dimanche 29 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Année Ravel 2025 : et maintenant la fête – miraculeuse ? – d’éblouissants justissimes Concertos de Ravel par le piano de l’idoinement ravelienne Yeol Eum Son, et le Residentie Orkest The Hague sous la direction elle aussi idoine et parfaite d’Anja Bihlmaier…

    Cette année « Ravel 2025 » vient décidément combler discographiquement, mois après mois de cette grande année 2025 – et nous n’en sommes qu’en juin : l’année n’est pas finie – , les fervents raveliens que nous sommes…

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    Car voici que ce mois de juin 2025 le label Naïve vient nous offrir un assez stupéfiant – une merveilleuse et rafraîchissante surprise ! qui renouvèle complètement la discographie ! rien moins… – éblouissant CD Naïve V 8447 « Ravel – Concertos – Bach/Wittgenstein« , par une pianiste – Yeol Eum Son , née le 2 mai 1986 à Wonju (Corée du Sud) – qui avait déjà attiré – en juin 2024 – notre attention – mais pour d’autres compositeurs que Ravel, et principalement Korngold… – ,

    comme en témoignait notre article «  » en date du 20 juin 2024, il y a tout juste un an, à propos de l’émouvant et plein de charme CD Naïve V 8122 « Wien nur du allein« , viennois :

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    Le délicieux moment de charme pur d’Erich Wolfgang Korngold, dans le CD « Love Music » des magnifiques Yeol Eum Son et Svetlin Roussev…

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    Ecrit le jeudi 20 juin 2025 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.

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    C’est le double vif intérêt que je porte et au compositeur Erich-Wolgang Korngold (Brünn, 29 mai 1897 – Hollywood, 29 novembre 1957)  _ ma discothèque personnelle compte à ce jout 27 CDs Korngold ; et cf mes articles« « , «  « , « « , « « , des 23 février 2020, 8 juin 2020, 13 août 2022, 14 août 2022, par exemple _ et au violoniste Svetlin Roussev ( Ruse-Bulgarie, 5 avril 1976) _ je l’ai découvert (et beaucoup apprécié !) récemment, à l’écoute du passionnant CD « Ravel à Gaveau«  ; cf mon article du 7 juin dernier « « … _, ajouté à la publication hier mercredi 19 juin sur son site Discophilia de l’article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Wien nur du allein« , qui m’a fait d’abord découvrir, ensuite chercher à me procurer, le CD Naïve v 8122 « Love Music » de la pianiste Yeol Eum Son et du violoniste Svetlin Roussev _ un CD enregistré à Hanovre du 13 au 15 avril 2022…

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    Écoutez par exemple ceci (d’une durée de 7′ 01).

    Ou cela (d’une durée de 5′ 14).

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    WIEN NUR DU ALLEIN

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    Bonne pioche : Svetlin Roussev dégotta un jour une copie manuscrite d’une œuvre inédite de Franz Waxman. Cette fois, le compositeur d’Hollywood n’avait pas jeté son dévolu sur Carmen, mais sur Tristan et Isolde. Si Jascha Heifetz avait vu la partition, il l’aurait faite sienne comme la Fantaisie sur « Carmen ». Le charme fou _ oui ! _ qu’infuse Waxman à l’érotisme de Wagner _ oui ! _ est l’amorce d’un _ bien _ beau programme où l’archet savoureux de Svetlin Roussev fait une halte à Vienne _ voilà ! _, dans l’accompagnement si musical, si inventif de Yeol Eum Son dont j’avais tant goûté les Sonates de Mozart (voir ici).

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    C’est merveille pour les trois Alt-Wiener Tanzweisen de Kreisler, où il infuse plus de nostalgie que d’autres, préférant chanter (et même murmurer) plutôt que briller _ oui _, merveille toujours _ et surtout, pour ma part… _ pour les Korngold, Lied de Marietta _ de « Die Tote Stadt » _ tenu, gourmé, si senti, pièces tirées de Beaucoup de bruit pour riendélicieusement descriptives, assaisonnées d’une pincée d’ironie _ en effet _, si bien vues (et quel mariage archet-clavier !).

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    Puis soudain le feu, l’élan, l’appassionato absolu avec une lecture transcendante de la Sonate de Strauss, son grand opus de jeunesse, pas entendu aussi détaillé et aussi emporté à la fois, si chanté, depuis la gravure de Wolfgang Schneiderhahn. Coda à la limite du silence où l’archet semble dire les mots de Träume _ de Wagner _, finement transcrits par Leopold Auer.

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    Disque précieux _ absolument délicieux ! _ d’un violoniste trop rare _ mais oui ! _ qui a trouvé sa partenaire.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Love Music

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    Franz Waxman (1906-1967)

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    Tristan and Isolde: Love Music

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    Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)

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    Mariettas Lied zur Laute (extrait de « Die tote Stadt »)
    4 Pièces pour « Much Ado About Nothing » de Shakespeare

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    Fritz Kreisler (1875-1962)

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    Alt-Wiener Tanzweisen (No. 1. Liebesfreud – No. 2. Liebesleid –
    No. 3. Schön Rosmarin)

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Sonate pour violon et piano en mi bémol majeur, Op. 18, TrV 151

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    Träume (No. 5, extrait des « Wesendonck-Lieder » ; version pour violon et piano : Leopold Auer)

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    Svetlin Roussev, violon
    Yeol Eum Son, piano

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    Un album du label naïve V8122
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    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son et le violoniste Svetlin Roussev – Photo : © Young Hun O 

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    On pourra comparer l’interprétation des 4 pièces de « Much Ado About Nothing« , Suite Op. 11 (de 1918-19), d’Erich-Wolfgang Kornold par Svetlin Roussev et Yeol Eum Son, enregistrées en avril 2022 à Hanovre, aux plages 3 à 6 de ce CD « Love Music » Naïve V 8122, avec celle de Gil Shaham et André Previn, en leur CD Deutsche Grammophon 439886-2 « Barber – Korngold« , enregistrées en juin 1993 à Londres _ écoutez-ici (d’une durée de 5′ 35)…

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    Ce CD « Love Music » de Yeol Eum Son et Svetlin Roussev :

    un programme de charme pur et une interprétation absolument délicieux…

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    Ce jeudi 20 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Et voici que ce mois de juin 2025-ci, c’est avec Ravel que vient nous emballer, et même  nous stupéfier d’admiration !, Yeol Eum Son, et cette fois avec le parfaitement ravelien aussi – mais oui ! – Residentie Orkest The Hague, sous la direction idoinement ravelienne (!) elle aussi – chapeau bien bas… – d’Anja Bihlmaier – née le 11 octobre 1978, à Schwäbisch Gmünd, en Allemagne.

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    Cf ici le justissime article « Ravel compris » – un titre qui déjà dit beaucoup ! – que Jean-Charles Hoffelé consacre ce 28 juin même à ce stupéfiant éblouissant – miraculeux ? – CD Ravel de la magnifique pianiste coréeenne :

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    RAVEL COMPRIS

    On l’oublie parfois, mais les abimes du Concerto « à une patte », selon la formule – même – de Ravel, ont « précédé » de peu – et même bien plus que cela, tant les compositions lentes (et perfectionnistes) de ces deux Concertos par Ravel complètement s’entremêlent ! – les ébrouements solaires, les fantaisies « jazz » du Concerto en sol.

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    Dans son beau texte – passionnant ! – , qui poursuit le lacis des correspondances entre ces deux œuvres dissemblables seulement par l’apparence, Yeol Eum Son éclaire une part du propos de son disque

    – elle y met aussi l’accent sur l’irréfragable césure-fracture qu’a causé à la composition de Ravel l’effroyable Grande-Guerre ; et elle indique ainsi au passage que Ravel n’a plus jamais rien composé pour le piano seul après son sublimissime « Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), qui ouvre d’ailleurs selon elle la « seconde période » de Ravel… ; d’où la renonciation de Yeol Eum Son d’adjoindre en ce CD aux deux Concertos des pièces pour piano seul de Maurice Ravel, et son choix final de quatre pièces de Bach dans des transpositions pourla main gauche du commanditaire du Concerto pour la main gauche Paul Wittgenstein…

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    La vigueur – splendide et naturelle, sans surtout jamais rien forcer – de son Concerto en sol montre sa grande sonorité, c’est toujours admirablement mené jusque dans le rêche voulu par l’orchestre de La Haye, cette vigueur rythmique sans dureté – toute en douceur rayonnante de la force… – ne fait pas traîner les deux Allegros, on s’en doute, et dans son soleil même le premier mouvement a plus d’ombres qu’attendu – en effet : la subtilité ravélienne est très justement rendue tant par la pianiste que par l’orchestre : le dialogue-osmose entre les deux est parfait. La cadence est assez fabuleuse, manière de préparer un des plus beaux Adagio assaique j’ai entendus, pesée parfaite, temps suspendu, une pincée de nostalgie, l’élégance un peu désabusée, quelque chose d’unique – et d’idoinement ravelien, faut-il y insister ? Non… Finale trépidant, un petit côté Ensor à l’orchestre, diablement attachant – oui ! – tout cela.

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    Et le Concerto en ré ? Livre d’abîmes certes, cette main gauche gourmande de tout le clavier a quelque chose de diabolique – oui ! – , assez Samson, mais dans le grand épisode central, Yeol Eum Son ose la diversité kaléidoscopique, les télescopages, une sorte de fantaisie débridée – oui : à la Ravel… – qui s’apaisent lors des cadences, parenthèses de songes d’un noir d’encre, où semble se lover le souvenir – oui – de Scarbo.

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    Complément pris chez – Paul – Wittgenstein, rares, éclairants, ajouts bienvenus – mais oui ! et très au-delà des rapports plus que difficiles de Ravel avec son commanditaire viennois… – à un nouveau – très – beau disque des Concertos de Ravel qui décidément ont de la chance, mais puisqu’elle a si bien commencé ici, Yeol Eum Son ferait bien d’oser – oui, oui – le face à face avec le piano seul.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Concerto pour piano et
    orchestre en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre
    en ré majeur, M. 82

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750) / arr. Paul Wittgenstein (1887–1961)

    …
    Prélude en ut majeur,
    BWV 846/1 (No. 1, extrait de “Das wohltemperierte Klavier I”)

    Prélude en ut mineur, BWV 999
    Partita No. 1 en si bémol majeur, BWV 825 (extrait : VII. Gigue)
    Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031
    (extrait : II. Siciliano)

    ..;

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    Yeol Eum Son, piano
    Residentie Orkest The Hague
    Anja Bihlmaier, direction

    ..;

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    Un album du label naïve V8447
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    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son – Photo : © Marco BorggreveMais aujourd’hui  

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    Oui,

    ce Ravel-ci de Yeol Eum Son, Anja Bihlmaier et le Residentie Orkest The Hague – aucun d’entre ces magnifiques musiciens n’est français : c’est dire là combien Ravel est désormais idéalement saisi et compris en toute sa profondeur et ses délicatissimes nuances de par le monde entier… – , est bien un « Ravel » formidablement – miraculeusement ? – « compris« ,

    ainsi que viennent superbement le renforcer les très lucides analyses détaillées de la pianiste elle-même, en son précieux « A propos de cet enregistrement« , aux pages 9 à 12 du livret du CD, dans lequel non seulement Yeol Eum Son compare très précisément avec infiniment de finesse ces deux « Concertos » à la fois jumeaux – et parallèles – et dissemblables de Maurice Ravel, mais aussi distingue deux grandes périodes de composition de Maurice Ravel, fracturées par la tragédie effroyable de la Grande Guerre – et il faut ajouter aussi qu’après les décès de Claude Debussy (en 1917) et Gabriel Fauré (en 1924), Maurice Ravel devient le grand compositeur français, dont on va s’arracher les prestations, tant en tant que pianiste, que comme chef d’orchestre, de par le monde entier !.. – ;

    je la cite :

    …

     

     » « Quelle doit être la dernière pièce de ce puzzle ? » – qu’allait être le programme de ce CD Ravel… Je me suis posé cette question dès que j’ai commencé à élaborer ce projet en septembre 2022 – 20 septembre 2022 : date du tout premier enregistrement de ce CD Ravel, à La Haye. Pendant presque deux ans, je ne pouvais me décider. Le compléter avec des pages pour piano seul de Ravel paraissait évident – elle aurait pu choisir « Le Tombeau de Couperin » M. 68 (1914-1917), ou bien la version originale, composé à Lapras, en Ardèche, de « La Valse » pour piano seul M. 72b (1919-1920), qui font bien partie de ce que Yeol Eum Son qualifie de la « seconde période de création de Maurice Ravel« , mais alors ont désormais cessé les publications de partitions de ses œuvres pour piano seul… – , et pourtant cette idée ne me convenait pas. J’ai compris finalement la raison : le Ravel d’avant 1914 – celui de l’essentiel des pièces pour piano seul publiées comme telles par Ravel  : il n’en publiera donc plus après 1918 – m’a toujours paru éloigné de celui de l’après 1918 – soit le Ravel des deux « Concertos » : ses deux dernières très grandes œuvres (composées en 1929-1930 et 1929-1931)… Des compositeurs différents auraient pu signer la « Sonatine » (1903 – 1905) et « Le Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), comme le « Trio pour piano » (1914) et la « Deuxième Sonate pour violon » (1923 – 1927), ou encore « Daphnis et Chloé »  (1909 – 1912) et le « Bolero » (1928), en dépit du matériau naturellement « commun »  à toutes ces compositions. (…)

    Il m’a semblé que les quatre pièces de J. S. Bach formaient un bon complément. Je les joue dans les arrangements pour la main gauche réalisés par Paul Wittgenstein, le commanditaire du « Concerto pour la main gauche », ce qui les relie indirectement aux œuvres de Ravel « …

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    Et ce CD est rien moins qu’une splendide éblouissante fête qui nous est ainsi offerte comme miraculeusement à partager !!!

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    Un CD absolument marquant !

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    Ce samedi 28 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie merveilleuse du jeu à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy : le miracle du CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » : la pureté de l’essentiel…

    C’est avec grande impatience que j’attendais la sortie – un premier temps repoussée : « Et le désir s’accroit quand l’effet se recule« , avertissait Corneille… – du nouveau CD à quatre mains – le second, après la stupéfiante merveille absolue de leur premier CD à quatre mains « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov« , le CD Harmonia Mundi HMM 902716 enregistré à Dobbiaco en novembre 2023 ; cf l’enthousiasme de mon article en date du 19 juillet 2024 : « « …  – de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    le CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » – le CD Harmonia Mundi HMM 902752 enregistré à Montreuil en novembre 2024 – ,

    tant j’avais été subjugué par l’enchantement de leurs Schubert – le « Divertissement à la hongroise » D. 818, Op. 54, et la « Fantaisie en Fa mineur«  D. 940, Op. 103 : déjà, quels chefs d’œuvre ces deux œuvres à quatre mains !..

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    Au tout premier abord – a priori, donc, avant écoute… – , on pourrait s’étonner du choix de l’association de ces deux œuvres – aux univers a priori si opposés – comme programme de ce nouveau CD…

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    Mais voici la superbe justification que Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy en donnent à la page 4 du livret du CD :

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    « Mais qu’est-ce qui peut bien relier cette œuvre de terreur – qu’est le stravinskyen « Le Sacre du printemps »… – aux mondes oniriques -raveliens, carrément pour enfants : les dédicataires en sont les petits Jean et Mimi Godebski – de « Ma mère l’Oye » ? La réponse la plus facile peut sembler « rien » – mais elle recèle un paradoxe. La pureté se trouve aux extrémités de l’existence, et, en un sens, le processus de purification est toujours sacrificiel – il faut réduire et enlever. « Pureté » est ici le mot-clé. Du point de vue émotionnel et esthétique, les deux œuvres sont diamétralement opposées ; mais, dans les deux, les effets complexes et les sonorités luxuriantes – de départ – sont sacrifiées au profit de l’essentiel. (…) Ravel renonce – ici – à sa complexe magie pianistique, au profit d’une totale – minimale – transparence. Désormais, du fait de leur rareté, chacune des notes est comme un puissant élixir, une véritable explosion de couleur et d’émotion, un chef d’œuvre – paradoxal : less is more… – d’économie et de richesse« …

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    Mais l’écoute – de ceci, ou de cela… – est un nouvel enchantement, déjà – pour m’en tenir ici à ce volet – dans le Ravel.

    C’est prodigieux de naturel et d’évidence !

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    Quels artistes magiciens, et si uniment complices, sont Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy…

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    Ce samedi 14 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Un point rapide sur les 21 séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz entre 1901 et 1935, d’après sa Correspondance : une brève commode recension…

    Un point rapide sur les 21 séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz entre 1901 et 1935 – identifiés grâce à sa correspondance connue à ce jour…

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    Grâce à l’édition ultra-pointue de la Correspondance connue jusqu’ici de Maurice Ravel par les soins inlassables de Manuel Cornejo (Editions Gallimard, collection Tel, 2 volumes),
    et en s’aidant par exemple de la chronologie précise et méticuleuse que celui-ci en propose, aux pages 37 à 118 du tome 1,
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    il est possible de dresser une liste des séjours – au vraissemblable nombre de 21… – que Maurice Ravel 1875 – 1937 effectua à Saint-Jean-de-Luz, à partir de 1901 et jusqu’en 1935…
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     1) 1901 (page 46) : « A partir de la fin février, probable séjour en famille à Saint-Jean-de-Luz  »
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     2) 1902 (page 47) : « Eté jusqu’à début octobre : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta  »
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     3) 1911 (page 60) : « 15 juillet – 15 octobre : séjour à Ciboure, à la pension Anchochury, 28 Quai de la Nivelle »
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     4) 1912 (page 62) : « Mi-juillet – mi-octobre : séjour de trois mois à Saint-Jean-de-Luz, 8 rue Tourasse  »
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     5) 1913 (page 63) : « Mi-juillet – mi-octobre : séjour de trois mois à Saint-Jean-de-Luz, à, la pension Ongi Ethorri, 23 rue Sopite  »
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     6) 1914 (page 64) : « Mi-février – avril :  séjour à Saint-Jean-de-Luz 41 rue Gambetta (chez les Gaudin), entrecoupé par un voyage à Lyon et Genève fin-mars – début avril  »
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     7) 1914 (page 55) : « 1er juin – 1er novembre : séjour prolongé à Saint-Jean-de-Luz à la pension Ongi Ethorri, 23 rue Sopite  »
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     8) 1921 (page 77) : « Septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta »
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     9) 1923 (page 81) : «Fin février – 3 mars : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta  »
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    10) 1923 (page 83) : « Première moitié de septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta  »
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    11) 1824 (page 85) : « 8 – 15 mai : séjour d’une semaine à Saint-Jean-de-Luz chez lzs Gaudin , 41 rue Gambetta  »
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    12) 1925 (page 88) : « Juillet : possible séjour à Saint-Jean-de-Luz attesté par 2 cllchés aux côtés de Paul Kochanski et Arthur Rubinstein  »
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    13) 1927 (page 93) : « 1er août – 26 septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz »
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    14) 1928 (page 96) : « Fin juin – début juillet : voyage en voiture avec Joaquin Non jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse  »
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    15) 1928 (page 98) : « 29 novembre : bref arrêt à Saint-Jean-de-Luz en train Sud-Express pour Paris »
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    16) 1928 (page 98) : « Après le 18 décembre: séjour à Saint-Jean-de-Luz  »
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    17) 1929 (page 101) : « Juillet : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse  »
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    18) 1929 (page 101) : « 8 septembre – ca 20 octobre : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse  »
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    19) 1930 (page 103) : « Dernière semaine d’août : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse »
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    20) 1932 (page 109) : « Deuxème quinzaine d’avril : incident du danger de noyade »
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    21) 1935 (page 114) : « Eté : Séjour à Saint-Jean-de-Luz avec Léon Leyritz »
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    Voilà pour cette brève – commode – recension.
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    Ce lundi 9 juin 2025; Titus Curiosus – Francis Lippa