Étiquette : montaigne

  • A moins de 24 heures de distance, parution de la vidéo (de 59′ 20) de l’entretien de Thibaut Sallenave avec Francis Lippa, à la Station Ausone mardi 24 mars 2026, sur le passionnant essai d’anthropologie philosophique réaliste qu’est le « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – De la quête de sens au supplément d’être », de Thibaut Sallenave ; ou de profondes connivences d’esprit sur le fond des choses en question, soit l’apprentissage progressif du comment vivre l’épanouissement de l’humain…

    C’est avec une très vive satisfaction que je découvre cet après-midi du mercredi 25 mars 2026 que la librairie Mollat vient déjà de mettre en ligne la vidéo (d’une durée de 59′ 20) ainsi que le podcast (d’une durée de 59′ 04) de l’entretien que j’ai eu le très grand plaisir d’animer hier mardi à 18 heures dans la grande salle de la Station Ausone, quasi comble, avec le philosophe lumineux et passionnant, par la très grande richesse de ses analyses à la fois très précises et très ouvertes, donnant énormément à penser, qu’est Thibaut Sallenave, à propos de ce que je qualifie d’ »essai d’anthropologie philosophique pratique » : son passionnant et clarissime « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – De la quête de sens au supplément d’être« , paru aux Éditions de l’aube au mois de mars 2025,

    et lauréat du Prix lycéen du livre de philosophie 2025…

    …

    C’est en tant que vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux que j’avais proposé ce choix d’inviter pour la saison 2025-2026 de notre Société Thibaut Sallenave, dont j’ai énormément apprécié les livres : « Changement d’adresse – Une philosophie du déménagement » (paru en 2022), « Petit traité de la ponctualité » (paru en 2024), et « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – De la quête de sens au supplément d’être » (paru en 2025), tous publiés aux Éditions de l’aube, et qu’on peut considérer comme un triptyque cohérent et parfaitement argumenté, aux enjeux existentiels pratiques considérables, au plus quotidien du quotidien de nos vies, et sans dramatisme désespérant, d’anthropologie philosophique très concrète, à dimension fondée d’espoir bien concret et réalisable pour l’accomplissement à mener de nos identités personnelles ouvertes sur les rencontres et leur altérité féconde, qui nous donnent un très effectif « un supplément d’être« , qui peut très effectivement s’éprouver et nous épanouir…

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    Et je me permets de renvoyer ici à mon propre article « « Pour célébrer la rencontre » : un texte mien de 2007 « retrouvé ! » » en date du 26 octobre 2016, qui manifeste bien, me semble-t-il, nos profondes connivences positives d’esprit,

    même si Thibaut Sallenave a une démarche d’inspiration plutôt cartésienne, creusant méthodiquement ses sillons , alors que la mienne, « à sauts et à gambades« , est celle d’un voisin d’enfance de Montaigne…

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    Ce mercredi 25 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Vœux pour cette année 2026 : nourrir l’entretien infini…

    En forme de vœux pour cette année 2026,
    – et à partir de mes vœux à mes chers amis de Belus Georgie et Luc Durosoir, que j’espère vivement pouvoir venir embrasser prochainement  – , 
     
    voici un lien à mon article musical d’hier matin 1er janvier :
     
    Je pense bien sûr très souvent à Luc et à vous, chère Georgie, en désirant la meilleure santé pour vous deux,
    et en osant espérer vous embrasser un de ces jours à venir…
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    Pour ce qui concerne mes premiers projets personnels actuels d’un peu de consistance et réclamant une préparation suivie,
    outre d’éventuelles suites à mes travaux sur Ravel, concernant cette fois ses amis luziens les Gaudin et les Bibal,
    je m’attelle à mon entretien à venir le jeudi 29 janvier prochain, à la Librairie Olympique à Bordeaux, pour l’association Notre Italie,
    avec Andrea Agliozzo, pour son « Écrits sur la littérature italienne (1941-1974) » de Pier Paolo Pasolini…
     
    Et à mon entretien à la Station Ausone le mardi 24 mars, pour la Société de Philosophie de Bordeaux,
    …
    Pour le reste du quotidien des jours qui vont se présenter,
    et outre les richesses infinies des rencontres passionnantes – elles ne manqueront pas, je les accueillerai ! ,
    beaucoup, beaucoup de musique – qui m’enchantent et qui me comblent (de joie pure) au quotidien ! : mi par plaisir de découvertes nourrissant ma curiosité insatiable de compositeurs ou d’œuvres inconnu(e)s de moi jusqu’alors, mi par joie d’interprétations renouvelées d’œuvres que j’aime déjà tout particulièrement… –,
    ainsi que de lectures – telles, par exemple, celles qui viennent de me passionner d’œuvres du philosophe Baptiste Morizot : « Les Diplomates – Cohabiter avec les loups sur une carte du vivant » , « Sur la piste animale » , « Manières d’être vivant – Enquête sur la vie à travers nous »… – ,
    tout cela en une forme d’entretien infini : à la Montaigne en ses « Essais » – tant qu’il y aura de l’encre et du papier…
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    Ce vendredi 2 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un très émouvant et très beau concert-lecture « Requiem in memoriam Michel de Montaigne » hier au Temple du Hâ à Bordeaux, en superbe conclusion musicale et poétique au 8e mois Montaigne, cette année 2025…

    Quel magnifique concert-lecture In memoriam Montaigne hier 29 novembre au Temple du Hâ, à Bordeaux, en conclusion de ce riche mois Montaigne 2025 organisé par Violaine Giacomotto-Charra et Anne Bouscharain,

    tant par le choix raffiné des œuvres du programme (parfaites musiques ET parfaits poèmes baroques !)
    que par leur interprétation : extrêmement sentie, intense et émouvante…
    Et en ce lieu qui nous est cher…
     
    Bravissimo à tous !
     
    Même si Eustache Du Caurroy (1549-1609), Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621), Claude Le Jeune (1528-1600) ainsi que Jean de Sponde (1555-1595) étaient des huguenots – Jean-Baptiste Chassignet (1571-1635), lui, était catholique…
    Et si, comme l’a excellemment souligné Concetta Cavallini jeudi dernier à l’Académie de Bordeaux, le dernier mot de Montaigne (1533-1592), en son sublime essai testamentaire (III, 13) « De l’expérience », est sur l’amour chevillé au corps de la vie, et pas sur les horrifiques terreurs de la mort et des cadavres…
     
    D’autre part, 
    le « Libera me, Domine » d’Isaac Sarrau de Boynet (1685-1772), chanté le 28 janvier 1716 pour honorer la mémoire du Roi-Soleil (décédé le 1er septembre 1715), est une œuvre vraiment splendide, dans l’esprit des Grands Motets si beaux du grand Henry Dumont (1610-1684)…
    … 
     
    Je me rends personnellement assez peu aux concerts,
    préférant l’écoute sereine (et matériellement répétée) des CDs chez moi…
    Je suis un mélomane passionné.
     
    Le précédent concert auquel je me suis rendu, presque par hasard – je me trouvais immobilisé à Saint-Jean-de-Luz par ma voiture en panne et en réparation ! – était un sublime concert d’orgue à l’église saint-Vincent de Ciboure le 6 octobre 2024, par le merveilleux Benjamin Alard…
    Et je tenais à venir, en plus d’écouter jouer Benjamin Alard, aussi le remercier de vive voix de sa présence à la tribune de Sainte-Croix, pour les obsèques-hommage de/à Jacques Merlet : je n’avais pas pu le remercier alors
    – cf mon article du 31 août 2014 : 
     
    Sublime concert de Benjamin ce soir-là aussi, l’année dernière, à Ciboure
    – cf mon article du 16 octobre 2024 :
     
    Et dès l’article d’ouverture de mon blog encherchantbien.fr le 3 juillet 2008, intitulé « le carnet d’un curieux », je plaçais ce blog sous la protection de l’ombre tutélaire de Montaigne, mon voisin des collines surplombant les douces rives de la Dordogne en mon enfance à Castillon-la Bataille
    – cf mon article de ce 3 juillet 2008 :
     
    Voici donc ce passage « montanien » en question :

    J’évoquerai l’ombre tutélaire et protectrice (depuis un 13 septembre 1592) – l’ombre “amie” – de Montaigne, et l’humour infini – “tant qu’il y aura(it) de l’encre et du papier” ; ainsi qu’« à sauts et à gambades” – de ce merveilleux (et humble) essayeur gascon ;

    Montaigne – le maître (sans disciple), dans les couloirs limpides du labyrinthe duquel (à qui consent de jouer – en « diligent lecteur » tout de même ! – à l’y suivre, ou plutôt ac-compagner, et converser avec !..) – introduit lumineusement le récent livre, indispensable, de mon ami Bernard Sève, “Montaigne. des règles pour l’esprit” (aux PUF en octobre 2007) –

    Montaigne “fondant”- au participe présent du verbe “fonder” – , et sans le moins du monde le chercher, par la seule grâce (et autorité – non didactique, loin de la chaire et du moindre “titre”) de son espiègle exemple – cf le défi à “l’indiligent lecteur” : “Quitte mon livre !” – ;

    Montaigne « fondant » donc – sans rien « fonder » – ce qui va tout aussitôt, et en Angleterre d’abord (où “il” est aussitôt traduit), devenir un genre, et littéraire, et philosophique – lui ne les disjoint certes pas ! ou plutôt “il” n’est pas, lui, Montaigne, dans (dedans, enfermé dans) les “genres”, tant son génie mutin et facétieux en même temps qu’il n’y a – vraiment pas ! – plus sérieux ni grave, est, “à sauts et à gambades”, trans-genres –

    Montaigne “fondant”, donc, pour dorénavant en quelque sorte, si j’ose dire – lui n’en sait fichtre rien ! et combien s’en rirait ! – , “fondant”, si l’on y tient, l’”essai” – lui ne disant (et c’est la chose même !) qu’“essais“, au pluriel et sans article – tel, ou tels, par exemple, ceux, très vite (dès 1597), ceux de Francis Bacon : celui (1561-1626) du tournant du XVIIème siècle élisabéthain,  pas le génie tourmenté – pictural – , et sublime, du siècle qui vient de passer (1909-1992, pour cet autre), un des « fondateurs », ce Bacon de Verulam là, philosophe et politique (« chancelier d’Angleterre« ), par l’”essay“, donc, de la “méthode expérimentale” du connaître (qui est un juger)…

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    Encore un grand merci et très reconnaissant à vous tous.
     
    Partager les joies lumineuses de l’art fait grand bien !!! Surtout en ces moments assez noirs…
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    Avec un tout spécial merci à Françoise Richard – dirigeant son bel Ensemble Orfeo (Jean-Emmanuel Filet étant à l’orgue positif et au Grand Orgue Gaston Maille du Temple du Hâ) et Joël Dehais à la viole de gamme… –
    qui m’a rappelé très gentiment jeudi soir à l’Académie de Bordeaux nos voyages de découvertes fabuleuses à Rome (Domus Aurea, Palazzo Altemps, Villa Médicis, etc.)
    et à Prague, il y a trente ans déjà…
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    Ce dimanche 30 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Impressionnante et magnifique conférence de Concetta Cavallini, en conclusion de ce mois Montaigne à Bordeaux : « La mort chez Montaigne : préméditation ou expérience ? », cet après-midi à l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux…

    C’est une toute fait impressionnante et vraiment magnifique conférence que Concetta Cavallini, professeur de langue et littérature françaises à l’Université Aldo Moro de Bari, a prononcée cet après-midi à l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux, en conclusion-couronnement de ce mois Montaigne 2025 à Bordeaux :

    « La mort chez Montaigne : préméditation ou expérience ?« …

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    Ce jeudi 27 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa