La réception ce jour du CD Ondine ODE 1422-2 « Olli Mustonen – Symphonies N°s 2 et 3 – Ian Bostridge, ténor – Turku Philharmonic Orchestra – Olli Mustonen » me confirme merveilleusement, par l’écoute de cette « Symphonie n° 3 Taivaanvalot« , ici pour ténor et orchestre (de 2020) – d’une durée de 29′ 54 sur le CD Ondine ODE 1422-2 – , que le « Taivaanvalot » pour ténor, violoncelle et piano (de 2016) – d’une durée de 28′ 30 sur le CD Alpha 1292 ; et enregistré en juillet 2023 à Lockenhaus pour ce« Taivaanvalot (Heavenly Lights)« pour ténor, violoncelle et piano…– est bien un chef d’œuvre éblouissant,
Le superbe ténor Ian Bostridge – que j’apprécie depuis longtemps beaucoup : ses Schubert, ses Britten… – est présent dans ces deux enregistrements, le premier à Turku pour la Symphonie n°3, est le second au Festival de Lockenhaus au mois de juillet 2023 pour l’œuvre première composée pour ténor, violoncelle et piano,
alors que Olli Mustonen, le compositeur des deux œuvres (celle de 2016 et celle de 2020), est présent la première fois à Turku, au mois de novembre 2022, à la baguette de chef pour diriger le Turku Philharmonic Orchestra, et la seconde fois à Lockenhaus, au mois de juillet 2023, pour tenir la partie originale pour piano…
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Ces deux enregistrements, pour Ondine et pour Alpha, constituent, les deux, une puissante et très émouvante révélation de la musique de notre XXIe siècle…
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Une superbe découverte d’Olli Mustonen – Vantaa, 7 juin 1967 – compositeur…
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Ce samedi 22 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
Ce sont les noms de Nicolas Altstaedt et Ian Bostridge – deux artistes que j’apprécie tout particulièrement – qui m’ont immédiatement fait me procurer le CD Alpha 1292 « Heavenly Lights » – enregistré live au Festival de Lockenhaus en juillet 2023 (pour « Taivaanvalot« ) et en juillet 2025 (pour les 3 autres œuvres du CD)– ,
comportant d’Olli Mustonen – né à Vantaa, en Finlande, le 7 juin 1967 – , auquel je ne m’étais pas jusqu’ici spécialement intéressé, ni en tant qu’interprète, ni en tant que compositeur – une erreur d’inattention de ma part !, la symphonie pour ténor, violoncelle et piano « Taivaanvalot« (en français : « Les Lumières des cieux« …) – un chef d’œuvre absolument stupéfiant ! mais hélas sans podcast ni vidéo disponible à présenter ici pour l’instant… – ainsi que sa « Sonate pour violoncelle » (de 2006),
mais aussi deux autres chefs d’œuvre – absolus ! – de Zoltan Kodaly (Kecskemét, 16 décembre 1882 – Budapest, 6 mars 1967) – un compositeur que je porte au pinacle !!! – : la « Sonate pour violoncelle et piano, Op. 4 » (de 1909-1910) – écoutez icice superbe extrait (de 8′ 18) – et la « Sonatina » – elle aussi pour violoncelle et piano – (de 1920)
– et par Nicolas Altstaedt, je possède déjà le CD Alpha 737 « Kodály – Duo for violin and violoncello Op. 7 – Dvorak – Piano Trio Op. 90 ‘Dumky’ « …
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À défaut de pouvoir présenter ici un extrait à écouter de ce « Taivaanvalot » de ce CD Alpha 1292 « Heavenly Lights » dans l’interprétation de Ian Bostridge, ténor, Nicolas Altstaedt au violoncelle et Olli Mustonen au piano au Festival de Lockenhaus,
voici à écouter ici un extrait de la « Symphonie n° 2 pour orchestre Taivaanvalot » (de 2020) d’Olli Mustonen, avec le Turku Philharmonic Orchestra dirigé par Olli Mustonen, ainsi qu’avec, aussi, le ténor Ian Bostridge : un enregistrement d’octobre 2023 du label Ondine – soit trois mois après l’enregistrement de la version originale sans orchestre, réalisé live au Festival de Lockenhaus, du présent CD Alpha…
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Quel chef d’œuvre aussi puissant qu’émouvant que ce « Taivaanvalot » d’Olli Mustonen…
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Ce mercredi 29 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
Il nous arrive de temps en temps qu’un magnifique interprète nous fasse accéder, jubilatoirement, à un chef d’œuvre de la musique jusqu’alors inconnu de nous :
c’est en l’occurrence le bonheur qui vient de m’arriver grâce au superbe violoncelliste Nicolas Altstaedt – Heidelberg, 1982 : je l’apprécie depuis longtemps… – en son tout récent CD Alpha 1213 « Blackbirds – Music from the 1960s – Bacewicz – Britten- Feldman – Veress » pour le sublime Concerto pour violoncelle n°2 (de 1963) de Grażyna Bacewicz (Łódź, 5 février 1909 – Varsovie, 17 janvier 1969) – enregistré en février 2025 en Suède, à la Sverige Radio…
Le violoncelliste Nicolas Altstaedt consacre un disque entier à des œuvres composées pendants les années 1960. Un parcours original allant de Grażyna Bacewicz à Benjamin Britten, en passant par… les Beatles – Paul McCartney.
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Nicolas Altstaedt n’était pas né dans les années 1960 – mais en 1982 – , années de gloire des Pierre Boulez, Iannis Xenakis, Krzysztof Penderecki, notamment, mais également période dorée – encore… – de la pop music. C’est pourtant à cette décennie – des 60 – que le violoncelliste franco-allemand de 44 ans a décidé de consacrer son dernier disque, le violoncelle servant de « fil conducteur » à un programme d’œuvres assez hétéroclites, dont la chanson Blackbird des Beatles donnant son titre à l’album.
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Nicolas Altstaedt nous permet ainsi de redécouvrir l’extraordinaire – vraiment !!! – Concerto n°2 pour violoncelle de Grażyna Bacewicz (1909-1969). Composé en 1963, alors que la compositrice polonaise s’éloignait du néoclacissisme pour s’intéresser à une forme modérée de dodécaphonisme, ce concerto est avant tout une prodigieuse leçon de couleurs orchestrales – oui. On pourrait même considérer cette œuvre plutôt comme un concerto pour orchestre et violoncelle, tant l’instrument soliste semble parfois se fondre dans le merveilleux kaléidoscope de percussions, de bois et de cordes que déploie Grażyna Bacewicz. Nicolas Altstaedt, à la sonorité ample et claire, est tout autant le héros de ce concerto que l’Orchestre symphonique de la Radio suédoise, sous la baguette précise de Maxim Emelyanychev. Que ce soit dans l’Allegro fantastico introductif, véritable étude de couleurs sonores, l’Adagio en apesanteur, ou l’Allegro percussif final, cette œuvre nous transporte dans « tout un monde lointain » qu’évoquera à son tour quelques années plus tard Henri Dutilleux dans son propre concerto.
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Après la densité de Bacewicz, Nicolas Altstaedt nous fait basculer dans l’épure, avec Durations II pour violoncelle et piano de Morton Feldman. Composée en 1960, cette pièce hypnotique est caractéristique du style du compositeur américain qui n’indiquait sur ses partitions que la hauteur, les nuances et le timbre des notes, laissant aux interprètes le libre choix du rythme et de la durée. Cette musique « indéterminée » abolit donc le temps.Durations II est comme une volute de fumée qui s’élève et disparaît, une musique en apesanteur comme les toiles du peintre Mark Rothko à qui Morton Feldman a rendu hommage. Nicolas Alstaedt et son partenaire Maxim Emelyanychev, cette fois au piano, interprètent avec une concentration extrême cette pièce fascinante.
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Retour sur terre ensuite avec la Sonate pour violoncelle et piano de Benjamin Britten (1913-1976). Composée en 1961 à l’attention de Mstislav Rostropovitch, cette vaste partition en forme de suite à l’ancienne, est avant tout un hommage au son si impressionnant du violoncelliste russe. Nicolas Altstaedt et Maxim Emelyanychev ne prétendent pas rivaliser avec la version anthologique de « Rostro » et Britten, d’une puissance hors norme. Leur vision, fluide et précise, permet de voyager avec aisance tout au long des cinq étapes de cette Sonate, tour à tour fantasque, tragique, échevelée comme le final aux accents de chevauchée « chostakovienne ».
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Nicolas Altstaedt poursuit son récital avec la méconnue Sonate pour violoncelle seul (1967) de Sándor Veress (1907-1992). Puissante partition, assez aride, cette sonate ne puise pas dans les racines hongroises du compositeur, comme celle célèbre – et à très juste titre !!! – de son compatriote Zoltan Kodaly. Beaucoup plus abstraite et théorique (à l’image d’ailleurs du texte de la notice de présentation), cette sonate confronte une multitude de discours opposés (offensif puis apaisé, péremptoire puis hésitant, fragile et éruptif), nécessitant une grande virtuosité de la part du violoncelliste. On sent Nicolas Altstaedt particulièrement engagé dans cette partition qu’il souhaite défendre depuis longtemps.
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Le contraste est saisissant avec l’adorable Blackbird de Paul McCartney et John Lennon que Nicolas Alststaedt joue en conclusion de son disque en compagnie du luthiste (et chanteur pour l’occasion) Thomas Dunford. Quoi de mieux qu’une chanson des Beatles, légère et insouciante, pour conclure un disque d’une telle densité ?
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Ce dimanche 19 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
voici ce vendredi 31 octobre ce nouvel article de pleine reconnaissance du génie d’interprétation – ravelienne ici, mais pas seulement : écoutez donc aussi ses Mozart, avec Pierre Colombet, Maté Szücs et Eckart Runge (en le merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902699 « Mozart 1-2-3-4 solo-duo-trio-quartet« ) et ses sublimes (!) Beethoven en ses 3 CDs de « Sonates pour violon« , avec le violon parfait de Lorenzo Gatto, les CDs Alpha 240, 407 et 565, auxquels j’ai consacrés, à l’heure de leur parution, en 2016, 2018 et 2019, d’enthousiastes articles… – de Julien Libeer,
dont je retiens d’abord ces deux justissimes expressions : « une interprétation éblouissante de beauté et d’intelligence » et « jeu clair, souple, élégant, fluide et virtuose« ,
pour caractériser ce que vient nous donner ici Julien Libeer en ce merveilleux et vraiment génial triple CD « Ravel – Julien Libeer » pour Harmonia Mundi…
En cette année qui célèbre le 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le pianiste Julien Libeer nous propose un florilège de compositions variées, comme une errance – contrôlée et maîtrisée, pas du tout au hasard – colorée et très poétique – et surtout justissime d’interprétation – au travers de l’œuvre – d’une extrême variété ! – du compositeur français.
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Cet enregistrement éclectique composé de trois CDs sublime toutes les contradictions – raveliennes : nulle œuvre n’en copie jamais une autre… – dans une véritable promenade musicale – choisie et admirablement composée par Julien Libeer en ces 3 CDs – au-delà du temps qui réconcilie narration et abstraction, tradition et modernité, lyrisme et ascèse au gré d’une interprétation éblouissante de beauté et d’intelligence – voilà qui est parfaitement décelé ! C’est effectivement éblouissant de justesse ravelienne…
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Le premier volet associe Vocalise-étude en forme de habanera, Jeux d’eau, Miroirs comme autant de facettes d’un jeu – ravelien – envoûtant, fluide, limpide – oui ! Les emblématiquesJeux d’eau (1902), ici superbement ciselés, servent de prétexte à une musique descriptive et pointilliste, miracle d’une évocation toute de chatoiements colorés où musique et paysage ne font qu’un – voilà !Vocalise-étude déroule ensuite ses flagrances espagnolisantes au son langoureux du violoncelle de Bruno Philippe tandis que la gracieuse et très poétique Sonatine (1905) – un bijou ! – précède – les riches et très divers – Miroirs (1905) qui affiche sa modernité harmonique dans une galerie de tableaux impressionnistes magnifiquement brossés – par exemple un magique Alborada del Gracioso….
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Le second volet s’ouvre avec les trois poèmes pour piano du Gaspard de la nuit (1909) où alternent les ruissellements d’ondine, les balancements lugubres et entêtants du gibet et les facéties de Scarbo – une interprétation d’un absolument splendide raffinement ! – pour se conclure avec la Sonate pour violon et violoncelle (1922) – une œuvre vraiment extraordinaire ! et très difficile à vraiment bien saisir en sa formidable singularité, quasi schœnberguienne… – qui surprend – et combien ! – tant par l’originalité de son instrumentarium délaissant le piano – mais oui ! – , que par ses sonorités âpres et épurées – qui avoisinent Schœnberg, oui, qu’a connu et admiré ces années là, à Vienne, Ravel… – , sa dynamique hypnotique et sa beauté mélodique – tout cela est d’une parfaite justesse d’écoute…
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Le troisième et dernier volet de ce triple album regroupe Valses nobles et sentimentales (1911), la Sonate pour violon et piano (1927) où Julien Libeer est associé à son complice – magnifique lui aussi – Lorenzo Gatto et le Tombeau de Couperin (1919) : trois œuvres intemporelles – d’éternité ! – inspirées de la danse – voilà : Julien Libeer aurait pu leur adjoindre la version pour piano seul de « La Valse« … – qui échappent au temps – qu’elles transcendent comme peut y parvenir, à son meilleur, l’Art… La première comme un hommage quelque peu décalé à la Valse, la seconde – très très belle, aussi… – comme un clin d’œil fraternel au passé – par le choix de la forme sonate… – , la troisième tournée vers le jazz – éclatant. Toutes compositions qui témoignent de l’éclectisme – variété, variété, à la Valéry… – du compositeur français, souvent à contrecourant, mais toujours au bon endroit – justissime… Valses, Blues, Forlane, Menuet et autre Rigaudon se relayent – presque péremptoires, comme pouvait l’être à l’occasion Ravel, si délicat et raffiné et chic, et si humble aussi, était-il en son tempérament complexe… – dans cette polychromie musicale au gré de l’inspiration poétique – infiniment variée – et du jeu clair, souple, élégant, fluide et virtuose – l’essentiel est ici décelé et serti – de Julien Libeer qui restitue, avec une indéniable réussite – et même génie ! – toutes les couleurs et émotions de ces pages célèbres.
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Un triple album incontournable – absolument !!! – pour tous les admirateurs du musicien de Ciboure.
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Rarement Ravel a été aussi bien saisi et révélé en toute la diversité-variété de ses très riches et subtiles expressions musicales qu’en ce triple album « Julien Libeer, Ravel comme une évidence« …
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Et s’il fallait ne retenir qu’une seule œuvre interprétée ici, je choisirais paradoxalement la « Sonate pour violon et violoncelle » – par le violon de Lorenzo Gatto et le violoncelle de Bruno Philippe – , la seule où n’intervient pas dans ce triple album le piano de Julien Libeer :
preuve suprême de l’intelligence parfaite de Ravel par celui-ci pour cet album absolument sien…
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À comparer avec l’interprétation outrée (et hélas manquée !) du violoniste Pekka Kuusisto et du violoncelliste – pourtant si souvent excellent – Nicolas Alststaedt, dans le CD « Salonen -Ravel » Alpha 627 : une interprétation hélas uniment cérébrale – et expérimentale : fatigante… – , totalement dépourvue de l’absolument indispensable merveilleuse sensualité ravelienne…
Son élégance parfaite et son chic fou…
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À suivre forcément…
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Ce vendredi 31 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa