Deux transcendants bijoux pas assez reconnus, sublimement servis par les trois interprètes du merveilleux triple album « Ravel – Julien Libeer », que sont Lorenzo Gatto, au violon, Bruno Philippe, au violoncelle, et Julien Libeer lui-même, au piano : la « Sonate pour violon et violoncelle » (1921-1922) et la « Sonate pour violon et piano n°2 » (1923-1927) : chapeaux bien bas, Messieurs les transcendants interprètes !

Ce sont deux transcendants bijoux que viennent aussi sublimement nous servir – et nous faire splendidement redécouvrir : rien moins ! – les trois interprètes du merveilleux triple album Harmonia Mundi HMM 902761.63 « Ravel – Julien Libeer » que sont Lorenzo Gatto, au violon, Bruno Philippe, au violoncelle, et Julien Libeer lui-même au piano, avec leurs magistrales confondantes interprétations ici de la « Sonate pour violon et violoncelle » M. 73 (1921-1922) et la « Sonate pour violon et piano n°2 » M. 77 (1923-1927) :

chapeaux bien bas, Messieurs de tels magiques interprètes !

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D’œuvres bien peu assez souvent servies – et surtout à un tel degré de perfection d’interprétation  ! – jusqu’ici au disque, et passant un peu trop inaperçues au sein du merveilleux – sans nul déchet, jamais ! – corpus ravelien ;

tout particulièrement en cette année « Ravel 2025 » du 150ème anniversaire de la naissance de Maurice Ravel – né le 7 mars 1875 à Ciboure…

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Deux mémorables révélations à nos oreilles et à la jubilation de notre goût !

Ravel est si grand…

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De ces deux œuvres assez atypiques, l’intitulé « sonate« , déjà, que leur donne Ravel, n’a vraiment rien de classique, ainsi que le remarque excellemment Marcel Marnat aux pages 500 à 505, pour la « Sonate pour violon et violoncelle » M. 73 (1921-1922),  et 591 à 596, pour la « Sonate pour violon et piano n°2 » M. 77 (1923-1927), en des chapitres intitulés par Marcel Marnat « Mordant » et « Tradition« , en son indispensable « Maurice Ravel« , paru chez Fayard en 1995…

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Ravel, et cela constamment en sa vie personnelle comme en sa carrière de compositeur, défie décidément les classements…

Lui-même, de même que son œuvre tout entier, est quasi inclassable…

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Et si l’on cherche malgré tout une sorte de filiation à ces deux œuvres atypiques dans l’histoire du corpus tout entier de l’œuvre ravelien, c’est sans doute dans la continuité-prolongement du sublimissime « Trio » M. 67 composé à Saint-Jean-de-Luz l’été 1914 – cf Marcel Marnat, « Maurice Ravel« , aux pages 389 à 397 et 407-408, aux chapitres intitulés « Ravel pensant« .et « Masses« … – qu’il faudrait toutes deux les relier, ces deux, à nouveau, sublimissimes chefs d’oeuvre, bien trop méconnus des mélomanes, et bien trop peu interprétés au concert comme au disque…

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Quant au choix discographique assez génial de Julien Libeer – quel artiste profond !– de les intégrer toutes deux, cette « Sonate pour violon et violoncelle » M. 73 et cette « Sonate pour violon et piano n°2 » M. 77, à son triple album principalement pianistique, et ici avec ces excellentissimes compères que sont le violoniste Lorenzo Gatto et le violoncelliste Bruno Philippe, à cet OVNI splendidissime qu’est ce triple album Harmonia Mundi HMM 902761.63 « Ravel-Julien Libeer« ,

je le situe dans la continuité-prolongement – annoncée par lui-même en son CD Mozart : « une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne« , écrivait-il alors… – de son précédent merveilleux album Harmonia Mundi HMM 902699 « Mozart 1-3-3-4 – solo-duo-trio-quartet » paru au début de cette année 2025, le 28 mars, très exactement – cf ici mes 3 très laudatifs articles des 24 et 27 mars, puis 3 avril 2025 :

« Ravel et Mozart, ce qui les lie, selon une lucide remarque un peu détaillée de l’excellent pianiste Julien Libeer (« Mozart, l’exemple absolu de Ravel »), au final d’un entretien de présentation de son présent CD « Mozart 1-2-3-4 – solo – duo -trio – quartet », à propos de ce qu’il qualifie d’ »une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne »…« ,

« Mozart, ou la radicale innocence : en forme de suite à mon article récent sur ce qui lie Ravel à Mozart, l’élégance naturelle réjouissante du très beau lumineux CD « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet » de Julien Libeer, Pierre Colombet, Máté Szücs et Eckart Runge…« ,

et « Elegance (suite) : le lumineux CD « Mozart – 1 – 2 – 3 – 4 – solo – duo – trio – quartet » de Julien Libeer et ses amis : une connivence de ressentis…«  …

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Au total,

une miraculeuse redécouverte de 2 chefs d’œuvre pas assez reconnus ni interprétés de Maurice Ravel, cette « Sonate pour violon et violoncelle » M. 73 – j’en retiens, présents en ma discothèque personnelle, l’interprétation de Vineta Sareika, violon, et Christian-Pierre Lamarca, in le CD Fuga Libera FUG 547 du Trio Dali, paru en janvier 2009 ; et celle de Pekka Kuusisto, violon, et Nicolas Altstaedt, violoncelle, dans le CD Alpha 627 « Salonen – Ravel« , paru en février 2022 : une interprétation très très austère qui m’avait laissé, pour ce chef d’œuvre certes atypique de Ravel, stupéfait (cf mon article « Ecouter le « redoutable » Concerto pour violoncelle et orchestre d’Esa-Pekka Salonen, par le superbe violoncelliste Nicolas Alstaedt, dans le CD Alpha 627«  en date du 14 juin 2022)…  – et cette « Sonate pour violon et piano n°2 » M. 77,

et la confirmation brillantissime du génie-talent de pionnier re-découvreur et interprète ultra-intelligent et hyper-sensible de Julien Libeer, pas seulement pianiste magnifique !

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De quelle stupéfiante « virée Ravel » nous fait donc ici cadeau, cet automne, avec ce somptueux – quelle superbe prise de son, aussi ! – triple album ‘Ravel-Julien Libeer« , ce merveilleux artiste prospecteur qu’est Julien Libeer,

rejoint ici par ses compères-complices magnifiques eux aussi Lorenzo Gatto et Bruno Philippe…

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Ce mardi 28 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa