Étiquette : poésie

  • Réécouter encore le Chopin merveilleux de Tatiana Shebanova : un goût palpable d’éternité…

    Le coffret de 14 CD du label de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie NIFCCCD121-134

    dont j’ai chroniqué déjà la parution le 6 septembre dernier,

    fait à nouveau l’objet d’un article très justement infiniment reconnaissant envers l’art proprement merveilleux de Tatiana Shebanova ;

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    ici,

    sous la plume de Jean-Charles Hoffelé, sur son excellent site Discophilia.

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    Voici l’article intitulé « Adieux à Chopin« …

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    ADIEUX À CHOPIN

    Son cancer s’était déclaré, faisant fondre ses muscles, l’épuisant, mais lorsqu’une ultime rémission parue, Tatiana Chebanova n’eut de cesse de revenir à Chopin.

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    L’Institut Frédéric Chopin de Varsovie avait acquis un magnifique Erard _ oui ! _ daté de 1849 sur lequel il allait faire enregistrer une intégrale à divers pianistes. Dès 2009, Tatiana Chebanova se mêla à l’aventure, et le producteur de la série, comme l’équipe technique, décidèrent _ très heureusement !!! _ de lui laisser enregistrer tout ce qu’elle souhaitait. Elle engrangea sur douze mois entre 2009 et 2010 toute l’œuvre pour piano, à l’exception de quelques pièces mineures ; ainsi que les opus pour piano et orchestre dans l’accompagnement historiquement informé de l’Orchestre du XVIIIe siècle dirigé par Frans Brüggen. Les mélodies et les partitions de musique de chambre devaient suivre, mais elle n’en eut _ hélas _ pas le loisir, la mort la prenant le 1er mars 2011, date anniversaire _ en effet… _ de la naissance de Chopin 201 ans auparavant.

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    Signe du destin, car Chopin fut l’objet _ oui _ de sa vie de pianiste _ russe, née à Moscou, elle avait épousé un pianiste qui était polonais _, et le sujet de son art _ voilà. Ceux qui connaissent sa splendide intégrale sur piano moderne publiée chez DUX Records, s’émerveilleront de voir comment elle renouvelle son approche à la faveur des couleurs et du mécanisme de cet Erard qui lui inspire une poésie et une fantaisie supplémentaires _ voilà ! _, des tendresses de phrasés, un plaisir à savourer les harmonies, des rythmes vifs et piquants ainsi qu’une nostalgie légère où jamais rien de sinistre ne paraît _ tout cela est magnifiquement juste…

    Cf aussi la série des articles que j’ai consacrés sur ce blog à ces CDs Chopin de Tatiana Shebanova :

    _ le 30 juin 2012 :  

    _ le 20 juin 2020 : 

    _ le 6 septembre 2021 : 

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    Cette danse partagée avec Chopin au bord même de la mort de la pianiste _ oui _ est fascinante, émouvante et enivrante à la fois _ oui : sublime ! _, ultime témoignage d’une fabuleuse artiste _ oui ! _ dont Melodiya serait bien inspiré de nous rendre les premiers microsillons consacrés déjà à Chopin, mais aussi à Debussy.

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    Un goût palpable d’éternité…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin
    (1810-1849)
    L’Œuvre pour piano seul et pour piano et orchestre

     

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    Tatiana Chebanova, piano (Instrument : Érard 1849)
    Orchestra of the 18th Century
    Frans Brüggen, direction

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    Un coffret de 14 CD du label de l’Institut Frédéric Chopin de Varsovie NIFCCCD121-134
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    Photo à la une : Tatiana Chebanova, à gauche, qui fut Second Prix au Concours de piano Frédéric Chopin en 1980. On reconnait aussi le pianiste Dang Thai Son au centre, devant – Photo : © Institut Frédéric Chopin

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    Ce lundi 27 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La singularité et la perfection du goût d’Edoardo Torbianelli, à travers deux récentes parutions de CDs de cet excellent pianofortiste triestin, avec, ici, le superbe violoniste salzbourgeois Thomas Albertus Irnberger

    Voici que viennent de paraître deux très intéressants CDs Gramola,

    un CD Mozart et un CD Liszt,

    dus, tous les deux, à la collaboration de l’excellent pianofortiste italien Edoardo Torbianelli (né à Trieste, en 1970)

    avec le non moins remarquable violoniste autrichien Thomas Albertus Irnberger (né à Salzbourg, en 1985) :

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    le CD Gramola Records 98890 « Violinkonzerte N° 3,4, 5« 

    et le CD Gramola Records 98932 « Franz Liszt and the violin« .

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    Et c’est à nouveau la curiosité de Jean-Charles Hoffelé sur son très riche site Discophilia,

    qui m’a fait connaître la parution de ces deux CDS, par ses deux très récents articles :
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    par son article de ce 11 septembre :  « Concertos de plein air« ;

    et par son article du 8 septembre dernier : « Le violon de Liszt« .

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    CONCERTOS DE PLEIN AIR

    Salzbourg, Salle de musique Gneis, dans le froid de janvier 2009 _ voilà donc la date d’enregistrement _, Thomas Albertus Irnberger enregistre les trois grands Concertos pour violon de Mozart.

    Archet libre, jeu d’une spontanéité réjouissante, avec derrière les effets de danse des confidences au détour d’un trait, et dans les Adagios ce secret de l’émotion mozartienne qu’on entend plus souvent _ en effet ! _ dans les Concertos pour piano, être entre le sourire et les larmes _ oui…

    La simplicité de l’approche fait l’ensemble extrêmement fluide _ exigence d’une nécessité absolue dans Mozart… _, la direction preste mais subtile _ merci ! _ de Martin Sieghart à la tête d’une formation Mozart où se glisse discrètement _ voilà !!! _ le pianoforte d’Edoardo Torbianelli, plaçant les trois opus à l’air libre, ce qu’une prise de son très ouverte accentue.

    Encore une fois le Jacobus Stainer que joue le jeune homme est merveilleusement assorti à la poétique du langage mozartien et en possède toutes les couleurs : écoutez la musette du Rondeau du 4e Concerto.

    Merveille de l’album, le Finale du 3e, avec en son centre le petit rondeau avec musette porté par les pizzicatos, d’une tendresse, d’une délicatesse d’émotion et de jeu qui vont droit au cœur de cet univers _ oui ! Et si demain Thomas Albertus Irnberger complétait le cycle : les deux premiers Concertos, le Concertone et la Symphonie concertante veulent son archet.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour violon et orchestra No. 3 en sol majeur, K. 216
    Concerto pour violon et orchestra No. 4 en ré majeur, K. 218
    Concerto pour violon et orchestra No. 5 en la majeur, K. 219 « Turkish »

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    Thomas Albertus Irnberger, violon
    Spirit of Europe
    Martin Sieghart, direction

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    Un album du label Gramola Records 98890
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    Photo à la une : le violoniste Thomas Albertus Irnberger – Photo : © Irène Zandel

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    Puis :

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    LE VIOLON DE LISZT

    Die drei Zigeuner voudrait donner le ton : le violon que Liszt substitue à la voix de mezzo, paraphrasant le lied original, sera celui des Bohémiens de la poutza, la part la plus singulière de sa grammaire musicale. Puis, tout à trac, après avoir joué les Tziganes, Thomas Albertus Irnberger et Edoardo Torbianelli font tournoyer le grand bal mondain du Duo concertant, où Liszt se prend pour Weber avec un bonheur certain. L’œuvre est brillante, irrésistible par ses envols que les deux amis emportent jusqu’à l’ivresse d’une tarentelle folle qui flirte avec le Diable. Quelle œuvre !, qui jouée avec tant de virtuosité devient bien plus qu’un simple divertissement.

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    L’album est simplement prodigieux, et saisit tous les aspects de l’univers Liszt, des raréfactions sinistres de La lugubre gondole au grand numéro de quasi cabaret de la 12e Rhapsodie hongroise en passant par le fascinant Duo qui s’ouvre par la citation d’une Mazurka de Chopin, œuvre rarement jouée et qui tout au long déploie les paysages de la Mazurie, hommage d’un géant du piano à son alter ego.

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    Le clavier domine ici, Edoardo Torbianelli ayant choisi un grand pianoforte aux basses grondantes sorti de l’atelier de Streicher en 1856.

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    Disque splendide _ voilà ! _, et indispensable à toute discothèque lisztienne _ merci !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Franz Liszt (1811-1886)

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    Die drei Zigeuner, S. 383
    Grand Duo concertant sur la Romance de « Le Marin », S. 128 & 700h
    La Lugubre gondola, S. 134bis
    Epithalam zu Eduard Remenyis Vermahlungsfeier, S. 129
    Rhapsodie hongroise No. 12 en ut dièse mineur (aka No. 2), S. 244/12
    Duo (Sonate) sur des thèmes polonais en ut dièse mineur, S. 127

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    Thomas Albertus Irnberger, violon
    Edoardo Torbianelli, pianoforte

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    Un album du label Gramola 98932
    …

    Photo à la une : le violoniste Thomas Albertus Irnberger – Photo : © DR

     

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    Mon attention envers l’art d’interprétation d’Edoardo Torbianelli est tout à fait ancienne : dès 2004, en effet,

    pour le très remarquable CD Pan Classics 10171 « Muzio Clementi Late Works for pianoforte« .

    …

    Ainsi voici ce que j’en disais sur un blog, « L’Agenda de Francis Lippa« , que Jean-Paul Combet m’avait spécialement ouvert alors pour son label Alpha Classics :

    …

    « Un très intéressant, et plein de charme, « Late Works for Pianoforte » de Muzio Clementi (compositeur injustement décrié…) par Edoardo Torbianelli, très en verve : Vladimir Horowitz n’avait pas nécessairement mauvais goût ; en tout cas, un tel enregistrement nous oblige à mieux repenser l’histoire et l’esthétique du clavier, au tournant d’un certain classicisme : ce n’est déjà pas rien… »

    …

    …

    Puis, le 17 février 2018, j’ai consacré un article, sur ce blog En cherchant bien, consacré en partie au CD Glossa GCD 922517 « Frédéric Chopin Late piano works« , par Edoardo Torbianelli :  ;

    et le 13 mars 2018, un nouvel article, consacré entièrement, cette fois, à ce superbe CD Chopin d’Edoardo Torbianelli : .

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    Voilà.

    Edoardo Torbianelli est un très remarquable musicien ;

    dont il faut suivre très attentivement les magnifiques réalisations…

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    Il y fait preuve du meilleur goût

    au sein d’une vraie singularité de ses découvertes…

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    Un interprète de choix !!!

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    Ce dimanche 12 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Retour sur la question du choix de l’image de couverture

    Ce nouveau double retour rétrospectif

    à la fois, et surtout,

    sur l’ensemble des 80 images de cet admirable « Tirages Fresson » de Bernard Plossu,

    …

    mais aussi sur l’ensemble de mes 15 _ et même, ce jeudi matin, 16 _ articles, tous titrés « Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?..« ,

    …

    me permet de revenir aussi, au passage, sur la passionnante question que je m’étais posée _ le samedi 7 novembre : « « ) _ du choix de l’image de couverture de ce superbe et si varié album…

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    Bernard Plossu : tirages Fresson

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    l’image effectivement choisie par l’auteur et son éditeur n’ayant pas rencontré,

    en le regardeur passionné que je suis de l’œuvre photographique de Bernard Plossu,

    l’adhésion enthousiaste

    qu’avaient immédiatement _ et définitivement : pour jamais ! _ suscitée

    et l’image sublimissime _ Wow !!! _ du « Sofa rouge de Carlos Serrano, à Madrid, en 1975« , pour l’album _ somptueux _ « Plossu couleurs Fresson » de 2007, pour le Théâtre de la Photographie et de l’Image, à Nice ;

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    et l’image superbissime des « Clés de Zanot, à Milan, en 2009 » , pour l’album _ merveilleux _ « Couleurs Plossu : séquences photographiques 1956 – 2013 » de 2013, aux Éditions Hazan…

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    …

    Cette fois-ci,

    l’image _ saisie aux environs du Mont Mézenc _ légendée « Ardèche, France, 2012« , présente sur la couverture et en page 13 de ce nouveau _ sublime _ « Tirages Fresson » de 2020, aux Éditions Textuel,

    …

    008027293

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    …

    a commencé, d’abord par sa difficulté-étrangeté d’identification immédiate, par rencontrer mes interrogations _   _ ;

    …

    renforcées, quant à son choix pour la couverture de l’album, par les plaisirs supérieurs, procurés _ du moins at first sight ! _ par plusieurs autres images,

    listées

    et dans ma première liste de « 13 images préférées« ,

    et dans ma liste complémentaire de 22 autres

    _ pour rappel de ces 2 listes : ...

    …

    …

    Ma toute première appréciation de cette image des environs du Mont-Mézenc

    _ une montagne de 1 753 mètres de hauteur située à la limite des départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire _

    …

    …

    …

    a probablement pati, en effet, d’une première difficulté d’identification _ d’évidence immédiate _ 

    de ce que donne précisément à regarder _ et identifier _ cette plossuienne image,

    …

    notamment par rapport à la fulgurance des si poétiques entrées

    qu’offrent

    et l’éblouissement du rouge _ un filtre merveilleux de la magicienne Circé !.. _ du sofa madrilène de Carlos Serrano, en 1975, à Madrid ;

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    …

    comme par rapport à la douceur _ tranquille et quotidienne, mais puissante _ du charme poétique très efficace des toutes simples clés milanaises de l’appartement de Francesco Zanot, en 2009, à Milan.

    …

    …

    …

    Cependant, après ce premier recul d’adhésion de ma part,

    et en revenant regarder un peu mieux cette image,

    …

    …

    …

    j’ai fini par reconnaître _ et apprécier _ la formidable finesse des innombrables tiges d’herbe frissonnantes, et jaunissantes _ un motif déjà apparu dans de précédentes somptueuses images de Plossu _, à la lumière d’un probable soleil d’automne, s’agitant sous les caresses un peu rudes du vent probablement glacé balayant ces sommets de montagne…

    …

    De même que je me suis à nouveau penché sur le mystère _ tout iconique, lui _,

    au centre de l’image,

    de cette toute ronde touffe vert sombre,

    telle l’aréole d’un beau sein de la montagne même…

    _ en pensant aussi à ce vers de Lorca, en 1928 : « Verde, que te quiero verde« …

    …

    …

    Demain,

    je re-regarderai avec la plus grande attention le détail des images qui auraient pu concurrencer celle-ci pour figurer en couverture de l’album ;

    en me demandant ce qui a bien pu plaider, éditorialement, pour celle-ci

    et contre celles-là…

    …

    …

    À suivre, donc…

    …

    …

    Ce jeudi 19 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Et un second volet de conclusion, préparatoire à un repêchage d’images trop rapidement écartées…

    Hier,

    j’ai commencé à préparer-baliser mon terrain afin de prendre un peu de sain recul rétrospectif quant à mes préférences (subjectives) d’images, à partir de mes 2 listes de départ :

    ma première liste de 13, puis ma liste complémentaire de 22… _ cf mon article du 5 novembre dernier : … _ ;

    …

    d’autres images _ que ces 35 -là _ étant, et avec force et grande justesse, venues se rappeler à mon attention, parmi les 80 images de ce sublime « Tirages Fresson« , de Bernard Plossu, qui vient de paraître aux Éditions Textuel…

    …

    …

    La variété très riche, déjà, des « genres » d’images,

    …

    soient, selon mon essai de classement :

    …

    d’abord les images « d’extérieurs« 

    partagées entre :

    …

    _ les images « de nature » ;

    _ les images « de villages » ;

    _ les images de « villes et grandes métropoles » ;

    _ ainsi, encore, que celles, un peu particulières, « avec vue sur la mer » ;

    …

    …

    puis les images « d’intérieurs« ,

    en la si puissante étrangèreté poétique de leur banalité presque la plus quotidienne,

    assez souvent _ mais pas toujours, non plus ! _ ;

    …

    ainsi, aussi _ ne pas les oublier ! _, les images que j’ai qualifiées de « tendant vers l’abstraction » _ et auxquelles ne manque jamais la faveur (ludique) très fidèle de leur auteur… ;

    …

    …

    la variété très riche des « genres » d’images, donc,

    auxquels il me semble possible de rattacher _ par commodité un peu facile de rangement _ chacune de ces diverses images, pourtant le plus souvent éminemment singulières !,

    …

    me semble ainsi constituer un premier élément,

    et déjà assez important,

    sur lequel s’appuyer, pour étayer _ fonder un peu en raison _ le large et très profond _ intense _ plaisir éprouvé

    à la contemplation, page après page, de ce merveilleux album, si divers,  de 80 images…

    …

    …

    Au passage, on lira aussi avec très grand profit (et immense plaisir) pour la très grande justesse de sa sensibilité !

    le magnifique article sur son blog, le 24 octobre dernier, de Fabien Ribéry,

    intitulé « Michel Fresson, le traducteur, par Bernard Plossu, photographe« .

    …

    …

    Mais il me faut aussi un peu revenir maintenant sur certains de mes premiers choix

    d’avoir écarté, de ces 2 sélections premières, certaines images :

    …

    ou bien parce que déjà bien connues _ et même célèbres : devenues quasi des « classiques » de Plossu _ par de précédentes publications ;

    …

    ou bien parce que trop vite jugées par moi _ probablement assez injustement ! _ un peu redondantes

    par rapport à d’autres images au départ retenues, parmi les 13 ou parmi les 22 _ et parmi, donc, les 35 d’abord préférées sur les 80 de l’album…

    …

    Ces images ne méritaient pas pareille mise à l’écart _ même, comme ici, seulement pragmatique, et très relative : choisir un peu pour ne pas rien écarter du tout… _ ;

    …

    Il me fallait donc impérativement et dare-dare en repêcher certaines…

    …

    …

    D’abord, certaines images, déjà, qui me semblaient « un peu trop » connues

    _ mais seulement eu égard à leur très relatif ! (et très subjectif) coefficient circonstanciel de « surprise » du regardeur ! ;

    soit un critère absolument pas universel, il faut bien le reconnaître… _,

    que je n’avais donc pas _ et seulement pour cela _ retenues,

    ni dans ma liste première de 13, ni dans ma liste complémentaire de 22 :

    …

    …

    il s’agit des 8 images

    _ chacune, et en sa stupéfiante singularité, plus admirable que l’autre _

    des pages

    …

    28 : « Californie, États-Unis, 1980« ,

    …

    UEJ5JLuA

    …

    …

    29 : « Californie, États-Unis, 1977« ,

    …

    …
     37 : « Côte belge, Belgique, 1970« ,

    …

    3447010_6_b946_co-te-belge-belgique-1970-tirage-fresson_ddc53a49d71a96f1af6a7e32003bcfc3.jpg

    …

    …

    47  : « Françoise, Paris, France, 1988« ,

    …

    Plossu couleur Fresson

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    60 : « Grenoble, France, 1974« ,

    …

    H3Ea-6sw

    …

    …

    61 : « Madrid, Espagne, 1975″,

    …

    image

    …

    …

    67 : « Ranchos de Taos, Nouveau-Mexique, États-Unis, 1977« ,

    …

    Bernard Plossu

    …

    …

    et 95 : « Mexico, Mexique, 1966″,

    …

    Bernard Plossu

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    de ce « Tirages Fresson » de 2020,

    …

    que je m’apprêtais _ bien à tort ! _ à citer ici comme écartées de mes tout premiers choix,

    …

    mais effectivement à tort puisqu’elles faisaient tout de même partie _ Ouf ! _ de ma liste complémentaire de 22

    _ cf à nouveau mon article du 5 novembre dernier, qui les citaient très effectivement ! : … _ ;

    …

    et qui, de plus, étaient aussi _ et peut-être surtout ! _ co-présentes,

    _ cf cette fois mon article du 4 novembre : … _,

    du moins pour 6 d’entre ces 8 -là… ;

    …

    soient les images des pages

    28, légendée : « Californie, États-Unis, 1980« 

    (page 98 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007 ; et page 101 du « Couleurs Plossu » de 2013),

    …

    47, légendée : « Françoise, Paris, France, 1988« 

    (page 131 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007 ; et page 122 du « Couleurs Plossu » de 2013),

    …

    60, légendée : « Grenoble, France, 1974« 

    (page 114 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007 ; et page 82 du « Couleurs Plossu » de 2013),

    …

    61, légendée : « Madrid, Espagne, 1975« 

    (page 95 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007 ; et page 105 du « Couleurs Plossu » de 2013),

    …

    67, légendée : « Ranchos de Taos, Nouveau-Mexique, États-Unis, 1977« 

    (page 106 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007 ; et page 53 du « Couleurs Plossu » de 2013),

    …

    et 95, légendée : « Mexico, Mexique, 1966« 

    (page 33 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007 ; et page 65 du « Couleurs Plossu » de 2013),

    …

    de ce fabuleux « Tirages Fresson » de 2020,

    …

    co-présentes, donc, ces 6 – là, dans les albums

    de 2007 « Plossu Couleur Fresson« , pour le Théâtre de la Photographie et de l’Image,

    et de 2013 « Couleurs Plossu » , pour les Éditions Hazan ;

    …

    …

    de même qu’une 7éme image,

    celle de la page 37 de ce « Tirages Fresson« , légendée « Côte belge, 1970« ,

    était déjà présente à la page 81 du « Couleurs Plossu » de 2013, légendée alors « Mer du Nord, 1970 » ;

    …

    et qu’une 8ème,

    celle de la page 29 de ce « Tirages Fresson« , légendée « Californie, États-Unis, 1977« , 

    était déjà présente à la page 115 du « Plossu Couleur Fresson » de 2007, légendée alors « Hiver en Californie, 1977« .

    …

    …

    Aucune de ces 8 images ne faisaient donc partie _ Ouf ! _ des images non retenues par moi en mon article de base, du 5 novembre dernier :  !

    …

    …

    Et ce rapide passage en revue rétrospectif a au moins permis de mieux re-regarder, certaines des images, sinon jusqu’ici inédites, du moins les plus frappantes, de Bernard Plossu

    parmi ses fabuleux « tirages Fresson« …

    …

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    Et demain, lundi,

    je me consacrerai au choix _ une nouvelle fois difficile : tellement méritent la plus grande attention ! _ des images que je désire repêcher

    de mes deux premières sélections de 13, puis de 22, du 5 novembre dernier…

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    Ce dimanche 15 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa