Étiquette : poésie

  • Frescobaldi : une magistrale interprétation, enfin !, de l’oeuvre de Girolamo Frescobaldi : par le très délié claviériste Francesco Cera

    Longtemps, j’ai été désagréablement insatisfait

    des interprétations, au disque, de l’œuvre de Girolamo Frescobaldi

    (Ferrare, 15 septembre 1583 – Rome 1er mars 1643) ;

    …

    que les histoires de la musique présentent pourtant

    comme un brillantissime maillon décisif

    de la musique occidentale :

    …

    Frescobaldi ayant eu pour brillantissime élève le génialissime Johann Jakob Froberger

    (Stuttgart, 18 mai 1616 – Héricourt, 16 mai 1667)

    _ un de mes compositeurs préférés ! _ ;

    …

    mais aussi les excellents Johann Caspar Kerll (Adorf, 9 avril 1627 – Munich, 13 février 1693)

    et Franz Tunder (Lübeck, 1614 – Lübeck, 16 novembre 1667).

    …

    …

    À peine en avril dernier, enfin, un CD, par Christophe Rousset,

    était parvenu à rompre le _ mon ? _ maléfice ;

    …

    cf mon article du 28 avril dernier :

    …

    …

    …

    Eh bien ! me voici aujourd’hui très largement comblé, enfin !,

    par un merveilleux coffret de 7 CDs,

    par la grâce du claviériste _ et aussi, à l’occasion, chef de l’Ensemble Arte Musica _ Francesco Cera :

    …

    le coffret Arcana A 463.

    …

    …

    4 œuvres _ majeures : les principales ! _ nous y sont magistralement

    et dans une merveilleuse évidence _ enfin ! _

    données _ restituées, telles qu’elles auraient pu être jouées à la cour des Este, à Ferrare ;

    mais les Este perdent Ferrare en 1697, à la mort du duc Alphonse II d’Este, décédé sans fils légitime ; Ferrare revenant alors aux États pontificaux sous le pontificat d’Innocent XII Pignatelli, qui refuse de laisser Ferrare à Cesar d’Este, cousin de feu le duc Alphonse II (et descendant d’un bâtard du duc Alphonse Ier et de sa maîtresse Laura Dianti) ; Cesar d’Este héritant seulement de Modène et Reggio… ; Frescobaldi, lui, avait 14 ans en 1597 ; et, à Ferrare, il fut élève, il faut le remarquer, de Luzzasco Luzzaschi… _ du maître ferrarais :

    …

    _ les Toccate e Partite Libro Primo (publiées à Rome en 1615)

    _ les Capricci (publiés à Rome en 1624)

    _ le Secondo Libro di Toccate (publié à Rome en 1627)

    _ et les Fiori Musicale (publiées à Venise en 1635).

    …

    …

    Tout y est du plus merveilleux soin,

    à commencer par la variété _ quelles splendides sonorités ! _ des instruments,

    clavecins (au nombre de 5) comme orgues (au nombre de 4),

    choisis,

    pour tel ou tel morceau spécifique.

    …

    …

    Et l’interprétation

    est _ enfin ! et d’un bout à l’autre… _ renversante de beauté :

    chapeau bien bas, maître !!!

    …

    …

    En matière de préférences personnelles,

    si je puis me permettre très immodestement de les donner ici,

    je dois avouer une certaine prédilection pour la poésie absolument merveilleuse du Secondo Libro di Toccate… :

    …

    est-ce dû à la nature particulière de ces œuvres-ci du compositeur ?

    ou bien au merveilleux délié de leur interprétation _ surtout aux deux clavecins (d’après des modèles napolitains)  _ par Francesco Cera ?

    Je ne sais…

    …
    …

    Ce samedi 21 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Savoir interpréter les Lieder et Mélodies de Liszt : André Schuen, baryton, après Cyrille Dubois, ténor

    Le mardi 5 novembre dernier

    en mon article  ;

    puis le lundi 25 novembre suivant,

    en mon article ,

    …

    j’ai souligné la délicieuse performance du jeune ténor français Cyrille Dubois _ né en 1985, il a 34 ans _

    dans un magnifique récital O lieb ! _ soit le CD Aparté AP200 _, accompagné par l’excellent pianiste Tristan Raës.

    …

    …

    Et voici que nous est proposé un nouveau très remarquable CD de Lieder et Mélodies de Liszt,

    intitulé Franz Liszt Petrarca Sonnets 47 – 104 – 123 _ le CD Avi-music 8553472 _

    par le non moins jeune baryton allemand André Schuen _ né en 1984, il a 35 ans _,

    accompagné par le non moins remarquable pianiste Daniel Heide.

    …

    …

    Ces deux CDs ont en commun

    les Tre Sonetti di Petraca

    ainsi que la mélodie française, sur des vers de Victor Hugo, Oh ! Quand je dors.

    …

    …

    A cette nuance près qu’André Schuen interprète les deux versions, de 1842-46 et de 1864-82,

    de ces Tre Sonetti di Petrarca pour voix et piano

    _ Daniel Heide interprétant la version pour piano seul de ces Tre Sonetti di Petrarca, extraites de la Deuxième année : Italie, des Années de pèlerinage, de Liszt ; cf mon article du 27 juin dernier à propos de l’interprétation par Francesco Piemontesi (CD Orfeo C 982 191) de ces mêmes Tre Sonetti di Petrarca pour piano seul : … _,

    alors que Cyrille Dubois en interprète seulement la première version (de 1846).

    …

    …

    Quant à la mélodie Oh ! Quand je dors,

    André Schuen en interprète la version de 1842 revisitée en 1859,

    alors que Cyrille Dubois en interprète la seconde version, de 1859.

    …

    …

    Et voici ce qu’a dit du CD d’André Schuen et Daniel Heide

    Maciej Chiżyński en un article sur le site de Res Musica du 14 décembre dernier,

    intitulé Tre sonetti del Petrarca de Franz Liszt dans trois versions du compositeur :

    …
    …

    Tre sonetti del Petrarca de Franz Liszt dans trois versions du compositeur

     

    …
    …

    Une confrontation d’interprétations passionnante,

    pour deux très remarquables CDs.

    …

    …

    Ce mardi 17 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir un nouveau superbe jeune baryton : Konstantin Krimmel, en un programme de Lieder et Ballades de Loewe, Jensen, Schubert et Schumann

    J’avais entendu dire le plus grand bien

    d’un jeune baryton allemand, d’origine roumaine,

    Konstantin Krimmel

    _ né à Ulm en 1993 _,

    en un CD de Lieder et Ballades allemandes,

    intitulé Saga

    _ le CD Alpha 549 _,

    …

    et accompagné par une pianiste bulgare, Doriana Tchakarova

    _ elle aussi excellente : quel accompagnement ! _,

    …

    comportant des œuvres de Carl Loewe (1796 – 1869),

    Adolf Jensen (1837 – 1879),

    Franz Schubert (1787 – 1828)

    et Robert Schumann (1810 – 1856).

    …

    …

    Eh bien ! le résultat est plus que superlatif !!!

    …

    …

    Un nouvel immense interprète

    nous est donné !

    …

    Non seulement un chanteur magnifique,

    avec un timbre de bronze impressionnant,

    …

    mais un diseur de poésie enchanteur,

    proprement merveilleux !

    …

    Le CD est splendide !

    …

    …

    Souhaitons longue et belle vie,

    et la carrière qu’il mérite

    à ce chanteur-diseur exceptionnel !

    …

    …

    Ce mercredi 11 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Personne et personnage de Bioy dans le portrait enchanteur qu’en trace René de Ceccatty en notre entretien du 10 octobre dernier à la Bibliothèque de Bordeaux

    Pour poursuivre

    en accédant à son immensément riche détail

    la _ merveilleuse ! _ conversation bioyesque du 10 octobre dernier

    avec René de Ceccatty

    en l’Auditorium de la Bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck

    _ cf mon article du 11 octobre :   _,

    …

    voici, en vidéo,

    ce portrait enchanteur que trace René de Ceccatty

    de Bioy,

    sur fond du cercle des très proches de Bioy,

    …

    mais aussi du meilleur de la littérature argentine

    dont Bioy constitue un des très précieux éléments ;

    …

    cette vidéo est une vraie merveille

    de justesse d’un portrait.

    …

    …

    Quelques précisions a posteriori de René de Ceccatty,

    au visionnage de cette vidéo :

    …

    …

    « J’ai commis, entre autres probablement, deux erreurs factuelles.

    Cinelandia date de 2012, et non 2008 ou 2010, comme je dis en hésitant.

    Et ce n’est pas avec Facundo Bo que j’ai traduit le Fausto Criollo d’Estanislao Del Campo. Je l’ai traduit seul, en demandant de temps à autre des explications et des contrôles à Alfredo Arias.

    En revanche, avec Facundo, j’ai traduit Cachafaz de Copi. Mauvais souvenir, parce que Facundo, malade, a dû abandonner les répétitions et être remplacé, alors que c’était une pièce qui lui tenait tellement à cœur et qu’il l’avait traduite avec moi.

    Ce genre de bégaiements de la vérité est inévitable hélas dans les entretiens oraux. Mais j’ai sans doute dit d’autres bêtises, hélas…« 

    …
    …

    Ce vendredi 18 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa