Étiquette : pureté

  • La magie merveilleuse du jeu à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy : le miracle du CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » : la pureté de l’essentiel…

    C’est avec grande impatience que j’attendais la sortie – un premier temps repoussée : « Et le désir s’accroit quand l’effet se recule« , avertissait Corneille… – du nouveau CD à quatre mains – le second, après la stupéfiante merveille absolue de leur premier CD à quatre mains « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov« , le CD Harmonia Mundi HMM 902716 enregistré à Dobbiaco en novembre 2023 ; cf l’enthousiasme de mon article en date du 19 juillet 2024 : « « …  – de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    le CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » – le CD Harmonia Mundi HMM 902752 enregistré à Montreuil en novembre 2024 – ,

    tant j’avais été subjugué par l’enchantement de leurs Schubert – le « Divertissement à la hongroise » D. 818, Op. 54, et la « Fantaisie en Fa mineur«  D. 940, Op. 103 : déjà, quels chefs d’œuvre ces deux œuvres à quatre mains !..

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    Au tout premier abord – a priori, donc, avant écoute… – , on pourrait s’étonner du choix de l’association de ces deux œuvres – aux univers a priori si opposés – comme programme de ce nouveau CD…

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    Mais voici la superbe justification que Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy en donnent à la page 4 du livret du CD :

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    « Mais qu’est-ce qui peut bien relier cette œuvre de terreur – qu’est le stravinskyen « Le Sacre du printemps »… – aux mondes oniriques -raveliens, carrément pour enfants : les dédicataires en sont les petits Jean et Mimi Godebski – de « Ma mère l’Oye » ? La réponse la plus facile peut sembler « rien » – mais elle recèle un paradoxe. La pureté se trouve aux extrémités de l’existence, et, en un sens, le processus de purification est toujours sacrificiel – il faut réduire et enlever. « Pureté » est ici le mot-clé. Du point de vue émotionnel et esthétique, les deux œuvres sont diamétralement opposées ; mais, dans les deux, les effets complexes et les sonorités luxuriantes – de départ – sont sacrifiées au profit de l’essentiel. (…) Ravel renonce – ici – à sa complexe magie pianistique, au profit d’une totale – minimale – transparence. Désormais, du fait de leur rareté, chacune des notes est comme un puissant élixir, une véritable explosion de couleur et d’émotion, un chef d’œuvre – paradoxal : less is more… – d’économie et de richesse« …

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    Mais l’écoute – de ceci, ou de cela… – est un nouvel enchantement, déjà – pour m’en tenir ici à ce volet – dans le Ravel.

    C’est prodigieux de naturel et d’évidence !

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    Quels artistes magiciens, et si uniment complices, sont Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy…

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    Ce samedi 14 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Une entrée magique et délicieuse dans la Hausmusik de la famille Bach à Leipzig : le merveilleux parfait volume 10 du « Johann Sebastian Bach – The Complete Works for Keyboard » (en 3 CDs) du magicien Benjamin Alard, avec, en Anna Magdalena Bach, la bouleversante de simplissime fraîcheur Gerlinde Sämann, soprano : le bonheur pur du quotidien familial des jours musicaux des Bach en leur domicile de Leipzig…

    C’est bien une magique et délicieuse entrée dans la très intime Hausmusik de la famille Bach à Leipzig – de 1725 à 1745 environ… – que nous offre le merveilleux volume 10 du « Johann Sebastian Bach – The Complete Works for Keyboard » (en 3 CDs HMM 902495.97) du magicien Benjamin Alard – cf mon article du 14 octobre 2024 : « Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier… » … – , avec, en justissime incarnation d’Anna Magdalena Bach chanteuse, la magnifique, bouleversante en son absolue simplicité-pureté d’incarnation, Gerlinde Sämann, soprano – et en consultant la notice Wikipedia la concernant  (je ne la connaissais pas jusqu’ici), je découvre, tout à la fin, cet ultime détail : que Gerlinde Sämann, née en 1969 à Nuremberg, est aveugle…

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    Le premier de ces 3 CDs est consacré aux Sonates en trio BWV 525 – 530,

    interprétées ici pour moitié sur un clavecin Philippe Humeau (Barbaste, 1993) d’après un Carl Conrad Fleischer (Hambourg, 1720), avec un pédalier de Quentin Blumenroeder (Haguenau, 2021), et pour moitié sur des clavicordes assemblés par Emile Jobin (Boissy-l’Aillerie, 2018) d’après un Christien Gottfried Friederici (Gera, 1773), et Jean Tournay (Noville-les-Bois, 1996) d’après un David Tannenberg (Lititz, fin du 18e siècle), avec un pédalier de Quentin Blumenroeder (Haguenau, 2021) :

    le clavicorde, tout de délicatesse et de limitée amplitude sonore – et de petite taille – , étant l’instrument par excellence du travail à domicile et pour soi, pas pour le concert, du claviériste

    – et je garde un souvenir très ému de Pierre Hantaï jouant (merveilleusement !) de son doux clavicorde, dans le large couloir de l’abbaye, à la porte de la cellule, à l’étage, où chacun de nous résidions, en le monastère de Saint-Michel-en-Thiérache, au mois d’août 1995, pour les séances d’enregistrement du CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » de La Simphonie du Marais, pour EMI ; et que je tournais, en bas dans l’abbatiale où avait lieu l’enregistrement, les pages de la partition d’Elisabeth Joyé : Pierre veillant ainsi sur le sommeil et les réveils et les biberons de leur bébé ; c’était magique…

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    Et les deux autres CDs de cette intime Hausmusik de la maison Bach à Leipzig, sont consacrés à une merveilleuse et confondante de simplicité – comme vraiment jamais jusqu’ici ! – interprétation du « Notenbüchlein für Anna Magdalena Bach« , par Benjamin Alard sur un clavicorde de Johann Adolf Haas (Hambourg, 1763), de la collection du musée instrumental de Provins, avec la voix pleine de charme quasi rustique de Gerlinde Sämann, soprano : 

    nous voici – bien loin, et très heureusement, des salles de concert – invités dans le plus intime de l’intérieur familial des Bach à Leipzig…

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    Et tout, dans ce magique coffret, est de la plus parfaite précision et justesse, et poésie, par les soins minutieux jusqu’aux moindres détails de Benjamin Alard,

    jusqu’à son texte de présentation, page 8, de son choix – extrêmement minutieux – des instruments, et au texte de présentation ultra-précis et passionnant de Peter Wolny, aux pages 9 à 17 du livret…

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    Je relève aussi, à la page 67 de ce livret, la dédicace de ce volume 10 « à la mémoire de Caroline Budan-Gautrot (3 juin 1951 – 4 décembre 2024), musicienne passionnée et co-fondatrice de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille aux côtés de son époux Philippe Gautrot » – dont je me souviens de l’accueil très chaleureux chez eux, lors de mon passage, invité à Arques par l’ami Jean-Paul Combet pour une petite conférence, au presbytère, de ma part – ;

    ainsi que les « Mille mercis à – la chère – Elisabeth Joyé et Daniel Gianinazzi pour leur généreuse mise à disposition du clavecin de Philippe Humeau« …

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    Nous voici conviés à partager – comme jamais jusqu’ici au disque ! il me faut le souligner… – le merveilleux et simplissime quotidien musical du domicile – lumineux de toutes sortes de musiques, très diverses, telles que conservées, manuscrites (et de plusieurs mains de membres de la famille), en ce préciosissime « Notenbüchlein » offert par Johann-Sebastian en 1725 à sa chère épouse Anna-Magdalena (Zeitz, 22 septembre 1701 – Leipzig, 27 février 1760) : un document unique et irremplaçable sur la pratique familiale de la musique au second quart du XVIIIe siècle en Allemagne, à Leipzig… – des Bach, entre 1725 et 1745 :

    un pur bonheur pour nous aussi qui pouvons le partager ainsi, ce quotidien musical des Bach, par notre écoute de petites souris, hôtes en catimini – on s’y croit tout à fait ! – , de ce logis des Bach à Leipzig,

    grâce à ce travail parfait de réalisation dans les moindres détails – tant proprement musicaux qu’organologiques : le choix des instruments, ce clavecin, ces clavicordes ! mais aussi le choix extraordinaire de la voix fraîche et si juvénile (!) de Gerlinde Sämann, bouleversante de simplissime humanité, pour incarner si merveilleusement Anna-Magdalena Bach… – de Benjamin Alard…

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    Ce dimanche 18 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Goûter la pureté du timbre de la voix et de l’art de la délicieuse Fatma Said, tout spécialement d’abord en ses Schubert et ses Mendelssohn (Felix et aussi Fanny) ; ou ce que peut le charme d’une voix…

    C’est mon goût tout personnel, j’en conviens, pour Schubert – écoutez ici rien que ce divin « Pâtre sur le rocher » D. 965, ce must schubertien, il est vrai !.. – et les Mendelssohn – Felix, mais aussi sa sœur Fanny : je les chéris tout spécialement… – , qui me fait immédiatement adhérer à l’art du lied de la délicieuse Fatma Said, soprano, en son lumineux récital « Lieder« , du généreux CD Warner Classics 5021732459770,

    avec de nombreux excellents artistes – les pianistes Malcolm Martineau, Yonathan Cohen, Joseph Middelton, la clarinettiste Sabine Meyer, la harpiste Anneleen Lenaerts, le Quatuor Arod, le chœur d’hommes Walhalla zum seidlwirt, ainsi que le baryton Huw Montague Rendall (sur lui, cf mon article du 26 octobre dernier : « La merveille How Montague Rendall, baryton d’exception, en un phénoménal CD carte-de-visite « Contemplation »… »…) : goûtez ici, de Fanny Mendelssohn-Hensel, le délicieux « Suleika und Hatem » H-U 149, par Fatma Said et Huw Montague Rendall…  – qui l’y accompagnent.

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    Mais très vite je suis conquis aussi par ses interprétations de parfaite finesse des œuvres de Johannes Brahms et Robert Schumann – écoutez ici le duo « In der Nacht » Op. 74/4 de Robert Schumann, à nouveau avec le baryton splendide Huw Montague Rendall, qui clôt le programme de ce superbe récital… –, qui constituent la seconde partie – moins courue que les Schubert surtout… – de ce lumieux récital de « Lieder« , de Fatma Said…

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    Et voici l’article « Le saint des saints » de Jean-Charles Hoffelé en date du 28 février dernier, qui m’a fait me tourner vers ce délicieux CD de Fatma Said :

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    LE SAINT DES SAINTS

    À quoi tient le charme – voilà ! – d’une voix ? Haut placé, en voyelles claires _ oui, et totalement dépourvues d’aigus agressifs  _, le soprano de Fatma Said se risque au lied dans un entourage _ en effet _ relevé : trois pianistes et pas des moindres _ Malcolm Martineau, Yonathan Cohen, Joseph Middelton _, Sabine Meyer pour Le Pâtre sur le rocher _ magnifique ! _, en duo Huw Montague Rendall (magnifique dans le Liebeslied _ non, ici Jean-Charles Hoffelé fait une erreur de plage : c’est à la plage précédente du CD, pour le duo « Unterm Fernster » Op 34/3 de Robert Schumann, que se situe ce magnifique duo : écoutez-le ici…  _ de Schumann), les Arod pour les si rares Opheilia-Lieder de Brahms revus par Aribert Reimann, le clou du disque), Anneleen Lenaerts substituant sa harpe au piano pour quatre Brahms : on se doute que cela change la couleur d’Immer leiser wird mein Schlummer, soudain plus mystérieux.

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    Allez, avouons-le, elle est délicieuse _ voilà ! _ Fatma Said, virtuose sans trop d’exultation, hélas !, pour la coda du Pâtre sur le rocher, sans l’affect de Baker ou d’Heynis pour la sérénade avec chœur d’hommes de Schubert _ pour le « Ständchen » D. 920, à la plage 3 du CD : écoutez-la ici… _, broutilles _ oui _ car ce frémissement, cette jeunesse _ oui ! _, la pureté de la technique _ oui, oui _ remboursent de l’intensité que l’âge apportera. Mais ce frémissement lorsque l’aimée de Goethe _ Marianne von Willemer _ écrit dans les portées de Mendelssohn _ pour le superbe « Suleika » MWV K 92 de Felix, à la plage 8 du CD : écoutez-le ici…

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    Le plus beau est ce que les cordes des Arod apportent de corps à cette voix dans les Ophelia de Brahms, ce charme natif qui irait comme un gant aux mélodies de Ravel (sa voix est celle des Mallarmé, exactement,) de Delage, de Roussel. Demain peut-être.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Franz Schubert (1797-1828)

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    Schwanengesang, D. 957 (extrait : No. 4. Ständchen)
    Der Hirt auf dem Felsen,
    D. 965*
    Ständchen, D. 920**

    Auf dem Wasser zu singen,
    D. 774

    Der Zwerg, D. 771
    *Sabine Meyer, clarinette – Malcom Martineau, piano
    **Walhalla zum Seidlwirt, chœur d’hommes – **Yonatan Cohen, piano et direction

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    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)

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    6 Gesänge, Op. 86 (extrait : No. 3. Die Liebende schreibt, MWV K66)
    12 Gesänge, Op. 8 (extrait : No. 8. Hexenlied, MWV K33)
    6 Gesänge, Op. 34 (extrait : No. 4. Suleika, MWV K92)
    6 Duette, Op. 63* (extrait : No. 1. Ich wollt’, meine Lieb’ ergösse sich, MWV J5)

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    Fanny Mendelssohn Hensel (1805-1847)

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    Suleika und Hatem, H-U 149*
    Joseph Middleton, piano – *Huw Montague Rendall, baryton

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    4 Lieder, Op. 70 (extrait : No. 2. Lerchengesang)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 1, Wie Melodien zieht es mir)
    49 Deutsche Volkslieder, WoO 33, Vol. 1 (extrait : No. 6, Da unten im Thale)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 2, Immer leiser wird mein Schlummer)
    Anneleen Lenaerts, harpe
    5 Opheilia-Lieder, WoO 22 (version avec quatuor à cordes : Aribert Reimann)
    Quatuor Arod

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    Robert Schumann (1810-1856)

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    Myrthen, Op. 25 (extrait : No. 1. Widmung)
    Lieder und Gesänge aus « Wilhelm Meister », Op. 98a (extrait :
    No. 7. Singet nicht in Trauertönen)

    4 Duette, Op. 34 (extrait : No. 3. Unter’m Fenster)*
    5 Lieder, Op. 51 (extrait : No. 5. Liebeslied)
    Spanisches Liederspiel, Op. 74 (extrait : No. 4. In der Nacht)*
    Joseph Middleton, piano – *Huw Montague Rendall, baryton

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    Fatma Said, soprano

    Un album du label Warner Classics 5021732459770
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    Photo à la une : la soprano Fatma Said – Photo : © Simon Fowler

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    Une interprète déjà bien mieux que seulement prometteuse en ce lumineux récital de « Lieder » ;
    à suivre donc…

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    Ce lundi 10 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveille absolue du CD « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du magicien du clavier Samson Tsoy : admiration céleste !

    C’est l’audition à la volée, sur mon auto-radio, le lundi 17 février dernier, de quelques notes – magiques ! – du CD Linn Records CKD 752 « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du merveilleux pianiste qu’est Samson Tsoy (Aktobe, Kazakhstan, 24 octobre 1988), en l’émission matinale En pistes !, sur France-Musique, qui, sans rien avoir lu – nul commentaire, pas une ligne ! – en aucun de mes medias préférés quant à ce CD Linn Records, me l’a fait aussitôt commander à mon disquaire préféré

    – qui partageait avec moi, il est vrai, le souvenir ébloui du magique CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de piano à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy ; cf l’enthousiasme absolu de mes articles des 19, 21 juillet et 22 juillet 2024 : « La merveille absolue du CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, à quatre mains : un sommet d’interprétation, tout de naturel, de ces bouleversants chefs d’oeuvre schubertiens…« , « Comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov ? » et « Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…« …

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    Eh bien ! Le résultat de l’écoute de ce magistral et sidérant CD, à sa réception ce jour, ne m’a certes pas déçu !, mais me fait même grimper aux rideaux !!!, tant je suis éperdu d’admiration ;

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    et cela en un programme qui, sur le papier, n’avait rien a priori de très sexy : à part les bien connues et très belles « Variations et Fugue sur un thème de Haendel » Op. 24 de Johannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897),

    rien, en effet, que des transcriptions peu courues de Ferruccio Busoni (Empoli, 1er avril 1866 – Berlin, 27 juillet 1924) et Max Reger (Brand, 19 mars 1873 – Leipzig, 11 mai 1916), de 6 des « Préludes de Chorals » de Brahms, Op. 122, pour Busoni, et des « Quatre Chants sérieux » Op. 121 de Brahms  pour Reger, ainsi qu’un arrangement pour la main gauche de Brahms lui-même de la « Chaconne » de la « Partita n°2« , BWV 1004 de Johann-Sebastian Bach !...

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    Un programme donc a priori plutôt austère !

    Et à l’écoute le constat très admiratif d’une réalisation fantastique musicalement de Samson Tsoy,

    rien moins que bouleversante et sidérante de beauté pure...

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    Et c’est rare…
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    Ecoutez ici ceci (d’une durée de 2′ 56), qui ouvre le programme du CD…

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    Le jeu de Samson Tsoy – d’un charme envoûtant absolu !!! – est d’un musicien rien moins que prodigieux !!!

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    Un CD indispensable à tout vrai mélomane !!!

    Que c’est beau !!! Que c’est beau !!!

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    C’est dans l’empyrée du septième ciel que nous voici transportés par le toucher de piano admirable et très pur de Samson Tsoy…

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    Ce mardi 4 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa