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  • Jean-Christophe Bailly à Bordeaux avant-hier samedi pour le Printemps des poètes

    Avant-hier, samedi 3 mars 2018, et à l’occasion de l’annuel Printemps des poètes,

    Jean-Christophe Bailly

    était présent à Bordeaux, à la Halle des Chartrons,

    pour lire une superbe communication _ qu’il aurait dû donner à Bonn, sur les bords du Rhin, et qu’il ne put y donner pour un accident de santé _, intitulée Le Recommencement du poème.

    …

    Ce qui m’a permis de l’écouter, d’abord ; et de le rencontrer, ensuite :

    tous deux sommes de grands amis de Bernard Plossu ; et je suis un de ses très fidèles lecteurs…

    …

    Je me permets de donner ici les deux courriels que je lui ai adressés ensuite,

    le premier à 9h 45 hier :

    …

    Cher ami,

     
    au sein des manifestations du Printemps des poètes à Bordeaux,
    je participerai ce lundi soir à 19 heures à la librairie Olympique, aux Chartrons,
    à la présentation _ avec lectures des textes par leurs auteurs _ du livre de mon ami photographe Alain Béguerie Mythes d’alios (aux Éditions Marges en pages),
    en y lisant mon petit poème Chiron éducateur d’Achille enfant .
    …
    Alain Béguerie, photographe, a ramassé divers morceaux d’alios sur certains rivages de l’océan, au nord du Médoc,
    les a réunis, et en a photographié le résultat ;
    puis il a demandé à une cinquantaine des ses amis de choisir une photo
    et de bien vouloir écrire un poème (ou autre texte, à discrétion) lié à la mythologie, inspiré par cette image…
    …
    Voici donc le poème inspiré par elle (et la mythologie),
    signé Francis Lippa.
    …
    …
    Chiron éducateur
    d’Achille enfant 
    …
    Les sabots dans la glaise, et la tête dans les étoiles,
    ainsi courent les vastes plaines herbeuses
    les centaures-archers sagittaires.
    Ici, le vieux Chiron, éducateur d’Achille enfant,
    le buste encore droit bien cambré vers le ciel,
    incline avec douceur un bienveillant visage
    prodiguant à l’élève, regard aidant,
    quelque sage conseil.
    Un éclat de soleil lustre sa face patiné par les ans
    ….
    …
    Francis Lippa
    …
    P. s. : j’ai retrouvé tout ce qui concerne Thomas Jones
    _ peintre paysagiste gallois (1742 – 1803), qui sera présent dans le prochain livre de Jean-Christophe Bailly : Walles x 4, à paraître à la rentrée de septembre aux Éditions du Seuil _
    dans ma bibliothèque,
    avec, entre autres, son passionnant Journal de voyage à Rome et Naples, 1776-1783 (aux Editions Gérard Montfort).
    Mais aussi et surtout plusieurs beaux livres _ avec reproductions de paysages _ en partie à Jones consacrés,
    sur la naissance de la peinture de paysage à la fin du XVIIIe siècle, en particulier en Italie _ Jean-Christophe Bailly a longtemps enseigné à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois…
    …
    Voici aussi un article (du 22 mai 2009) de mon blog Mollat En cherchant bien 
    où _ et en y redonnant des courriels à l’ami Plossu ! _
    je citais, à propos de ce que j’appelle « le regard étranger sur Rome », le nom du gallois Thomas Jones (« un génie ! à découvrir !!! », disais-je…) ;
    ainsi qu’un article du Monde, sous la double signature de Philippe Dagen et Michel Guerrin, associant les noms de Valenciennes (1750-1819), Jones (1742-1803) et Corot (1796-1875)…
    …
    Voici aussi l’article qui, le 23 de ce mois de mai 2009, suivait immédiatement celui-ci :
    …
    Et aussi ceci (article + podcast de mon entretien avec François Jullien, en avril 2014),
    à propos de son Vivre de paysage :
     
    Et ceci encore (en octobre 2012), à propos de l’émergence _ toujours en Italie _ du tourisme :
    suite à mon séjour (et arpentages dans les calli) à Venise en février 2011, lors du colloque Lucien Durosoir au Palazzetto Bru-Zane, où j’avais donné, le 19 février, deux contributions :
    _ cet article de mon blog, en date du 31 octobre 2012, se référait aussi au passionnant livre de Sylvain Venayre, Panorama du voyage (1780-1920)…

    …

    …

    et le second courriel , toujours hier, à 10h 30 : 

    …

    …

    Cher Jean-Christophe Bailly,

    …

    d’abord et à nouveau bravo pour votre superbe conférence d’hier, Le Recommencement du Poème :
    la Garonne à Bordeaux,
    le Rhin à Bonn (ou un peu plus en amont)
    et les chutes de Paterson, New Jersey
    se trouvent ainsi magnifiquement réuni(e)s par la double (ou triple) médiation
    de vous-même et de William Carlos Williams (+ Jim Jarmusch, aussi), d’une part et d’abord,
    et de Hölderlin, d’autre part et ensuite…
     
    Oui, tout poème
    à la fois
    commence (ou plutôt recommence, en tant que résultat _ cf les : (d’ouverture de son Paterson) de William Carlos William _,
    déjà, d’une autre expérience, antérieure : poétique elle-même ?.. ;
    et à partir de quelles conditions le devient-elle, poétique ?..)
    et inaugure comme jamais :
    en même temps ;
    …
    ou plutôt en rassemblant _ voilà ! _ hic et nunc, en un terrible geste d’urgence _ d’écriture, de l’écrire _,
    divers morceaux de temps
    (ainsi que de lieux _ cf ici le concept de télétransportation de René de Ceccatty en son merveilleux Enfance, dernier chapitre
    + mon (très détaillé, et long !) article sur ce chef d’œuvre :
    ainsi que mes remarques sur ce mot (décisif) et cette chose (décisive) de télétransportation ) :
    dans le registre d’une éternité issue _ avec gratitude au moins due, sinon effectivement rendue… _ de ces divers temps,
    par ce geste (d’écriture du poème) réunis…
    Sur ces liens _ charnels _ entre temps et éternité, relire, bien sûr, Spinoza.
    …
    (…)
    ….

    Il y a longtemps que je vous lis, cher Jean-Christophe,
    et vous suis, comme lecteur très assidu _ au moins quinze de vos livres sont à portée de directe de ma main en ma bibliothèque _,
    avant même de savoir votre amitié avec Bernard Plossu,
    dont j’ai fait la connaissance, en personne, chez Mollat, le vendredi 22 décembre 2006 seulement, dirais-je ;
    mais je connaissais déjà ses photos _ notamment L’Europe du Sud contemporaine.
    …
    Sur cette étonnante rencontre (de 45’) avec Bernard _ il s’est mis à me tutoyer au bout d’un quart d’heure, à propos de littérature et d’écrivains italiens (dont Elisabetta Rasy, que j’avais tout récemment rencontrée à Rome ; et Rosetta Loy…) _,
    j’ai écrit un petit Pour célébrer la rencontre, paru un moment sur le site de Bernard Stiegler en 2007 :
    …
    Ce texte était, à l’origine, une préface pour une publication de 3 mois d’échanges frénétiques de courriels entre Bernard Plossu et moi-même,
    mais le projet éditorial a avorté ; demeure mon texte sur le rencontrer…
    …
    Mais je veux vous dire surtout que je me sens vraiment très proche de votre forme de curiosité
    à la fois si ouverte et si exigeante en sa précision d’enquête dans le détail le plus infime du réel,
    et la variété des objets de cette curiosité, à la condition que ceux-ci méritent, bien sûr, votre intense attention !
    Outre, bien sûr, cette alliance en vous des approches poétiques et philosophiques.
    …
    Ce n’est pas sans raison que je signe les articles de mon blog Titus Curiosus…
    …
    …
     
    Si vous disposez d’un peu de temps parmi vos diverses activités,
    voici aussi des liens _ via podcasts et vidéos + les articles de mon blog Mollat En cherchant bien : http://blogamis.mollat.com/encherchantbien/ _
    à diverses rencontres de vrais amis : René de Ceccatty, Marie-José Mondzain, Bernard Plossu
    qui m’ont passionné ces derniers mois :
    …
    _ d’abord,
    ce long et dense article sur Enfance, dernier chapitre de René de Ceccatty :
    avec, pour le compléter, ce lien au podcast (de 82’) de mon entretien avec René chez Mollat
    autour de ce chef d’œuvre qu’est en effet Enfance, dernier chapitre, ainsi que sur sa traduction de La Divine Comédie de Dante :
    …
    Sur l’œuvre de René de Ceccatty,
    cf aussi ce lien à mon article du 24 mai 2016 sur son magnifique, encore, Objet d’amour :
    …
    _ ensuite,
    un lien à la vidéo de mon entretien (de 65’) avec Marie-José Mondzain, au Théâtre-du-Port-de-la-Lune le 7 novembre dernier,
    à propos du mot de Paul Klee, repris par Deleuze : « Vous savez, le peuple manque », ainsi que de son livre  Confiscation _ des mots, des images et du temps (Pour une autre radicalité) :
    …
    Sur Marie-José Mondzain,
    cf aussi ces articles :
    et
    …
    Puis celui-ci du 26 octobre 2011, à propos du livre précédent de Marie-José Mondzain, Images (à suivre) _ de la poursuite au cinéma et ailleurs :
    ainsi que cet autre, le 20 mai 2012 :
    …
    _ enfin,
    cet article à propos de Bernard Plossu et de son exposition A boire et à manger à la galerie Arrêt sur l’Image, cours du Médoc, de Nathalie Lamire-Fabre :
    avec ce lien à une courte séquence filmée (de 2’) par FR3 :
    …
    Sur Plossu,
    cf aussi ces 2 autres articles _ avec photos _ de mon blog, en 2010 et 2014 :
    à propos de Plossu-Cinéma
    …
    Et voici encore
    ceci, rédigé en 2007, en forme de proclamation : Pour célébrer la rencontre
    Si jamais, bien sûr, vous disposez de temps pour ces formes de promenades de conversations _ voilà _ avec des amis… 
    …
    Bien à vous, cher ami, dont je me sens très proche par la curiosité _ tous azimuts, ou presque _ et la pensée _ tant poétique et philosophique _,
    …
    Francis Lippa
    …
    P. s. : comme je vous l’ai dit très vite,
    je suis aussi vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux
    _ le 4 mai prochain, chez Mollat, je recevrai ainsi Frédéric Gros pour son Dés-obéir (et pour son édition des Aveux de la chair de Michel Foucault).
    Je me suis entretenu avec lui l’an dernier pour son roman Possédées ;
    _ cf le podcast de cet entretien :
    …
    Et en dehors de la Société de Philosophie,
    je m’entretiendrai aussi avec Hélène Cixous _ qui n’est jusqu’ici jamais venue chez Mollat présenter aucun de ses livres _ le 17 mai prochain,
    …
    Voici aussi un lien vers l’ensemble des podcasts de mes entretiens depuis que ceux-ci sont enregistrés et mis en ligne :
    …
    …
    Ces entretiens me sont très chers ;
    ils sont la partie émergée de mon œuvre, le reste étant non publié…
    …
    …
     
    Certains de ces entretiens _ outre ceux avec Bernard Plossu, Marie-José Mondzain et René de Ceccatty, cités ici plus haut _ sont tout simplement merveilleux !
    …
    Par exemple, celui (le 20 mai 2011) avec Jean Clair, à propos de son Dialogue avec les morts :
    …
    ou celui (le 9 mars 2017) avec Michel Deguy, à propos de son La Vie subite :
    …
    Et encore celui (le 18 septembre 2013) avec Denis Kambouchner, à propos de son L’Ecole, question philosophique :

    …

    …

    Ce lundi 5 mars 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Par volonté et par hasard : l’intéressant et assez significatif récit de parcours de Karol Beffa, aux Editions de la Sorbonne

    Ce _ 15 du _ mois de février 2018, paraît aux Éditions de la Sorbonne _ dont s’occupent Marie Brunet et Pierre Singaravélou _, et dans la collection « Itinéraires » _ dont ce récit constitue le numéro 11 ; la collection a été inaugurée en 2010 par le très remarquable livre de l’excellent Patrick Boucheron Faire profession d’historien… _, un très intéressant en même temps qu’assez significatif _ d’un parcours professionnel brillantissime (de réussite) _ ouvrage du _ d’abord, ou principalement _ compositeur Karol Beffa _ né le 27 octobre 1973, à Paris _, très précisément intitulé Par volonté et par hasard _ Théorie et pratique de la création musicale

    …

    dont voici un résumé :

    « Le compositeur et pianiste franco-suisse _ avec, par son père Richard Zuber (venu en France en 1967), des racines polonaises galiciennes _ revient sur son parcours _ le mot est plus beau que celui de « carrière«  ; et a, aussi et surtout, un tout autre sens !.. _ et livre ses réflexions autour de la composition, de la théorie, de la recherche et de la création musicales. Il expose sa conception de la musique, établissant des liens naturels _ comment l’entendre ? Y-a-t-il rien de naturel dans les activités et œuvres de la culture ? ce mot de « naturel« , ici, me gêne un peu ; mais Karol Beffa évoque ici ses propres impulsions, puissantes, à ainsi « lier« , « relier« , « passer à quelque chose d’autre », « épanouir« , « faire éclater et se répandre ce qui est encore refermé sur soi-même« , « voyager dans de l’ailleurs« , « passer quelque limite » ou « franchir quelque frontière« … _ entre la composition, la pratique, l’improvisation et la transmission. »

    …

    ainsi que la Quatrième de couverture :

    …

    « En même temps que je commençais à m’imaginer _ on peut en fixer la date (et le lieu) : en 1996-97, lors de son séjour à la Hochschule der Künste, à Berlin _ en compositeur, je décidais de devenir musicologue » _ c’est là une auto-citation : la phrase ouvre, page 27, le chapitre intitulé « Composition« . Jamais je n’aurais pensé _ du fait précisément des diverses étapes extrêmement ouvertes de ce parcours _ qu’il soit possible de dissocier _ séparer (et calfeutrer) par des parois strictement étanches _ composition et théorie musicale, recherche et création _ Karol Beffa a cette forme (fécondissime !) d’esprit d’interconnexions dynamiques là, qui reste hélas assez étrangère à la plupart des Français. Inversement, il m’était difficile d’imaginer devenir un compositeur qui ne soit pas aussi _ en même temps _ un praticien, c’est-à-dire un transmetteur _ fondamentalement passeur _ : instrumentiste, mais aussi accompagnateur, improvisateur et, bien entendu, enseignant _ voilà ! Mon parcours _ voici à nouveau ce mot décidément important (et plus beau que celui, socio-économique, de « carrière« ) _ ne s’est pas présenté à moi comme un effort pour affranchir, puis concilier des disciplines ou des domaines dont le cloisonnement _ voilà _ m’étouffait. Je l’ai vécu intimement comme le déploiement naturel _ encore ! selon quels types d’évidences ? personnelles puissantes, il faut y insister !.. _, logique et nécessaire _ en quoi donc ? et comment ? et pour qui ? pour lui ! _ d’une conception personnelle _ dans quelle mesure ? en tout cas, caractéristique de son idiosyncrasie ! _ de la musique, élaborée dans un va-et-vient incessant et fécond _ voilà !!! _ entre la solitude _ heureuse ? douloureuse ? les deux mêlés : il commence de s’en expliquer en son chapitre terminal « Créativité« , aux pages 149 à 155 ; et c’est à la fois crucial et fondamental ! _ du chercheur ou du compositeur, et le partage avec les publics académiques ou mélomanes, ainsi qu’avec les autres arts, en particulier la littérature et le cinéma » _ avec allers-retours incessants.

    Tout cela me rend Karol Beffa extrêmement sympathique, alors que je suis aussi, en même temps, un peu irrité, quand il m’arrive, à l’occasion, de l’entendre un peu trop se plaindre, à mon goût, des affres qu’il dit subir du travail de composition-création !!! Et il l’écrit ici, à nouveau, avec la plus grande sincérité !

    Que ne reconnait-il pas davantage, aussi, combien il est (ne serait-ce que socio-économiquement ; même si ce n’est certes pas tout !) privilégié de pouvoir se livrer aussi librement à de telles activités ludiques, dans de telles conditions (aisées et souvent luxueuses) de réalisation, et avec autant d’interlocuteurs-complices musiciens, et autres, de pareille haute qualité !!! Ce ton plaintif m’a, par deux fois _ à Saint-Emilion, puis lors de mon entretien avec lui, à la Station Ausone _, irrité…

    Mais, après tout, peut-être est-ce là son tempérament ; ou le fruit de son histoire personnelle… Il n’est peut-être pas machiavélien comme j’ai pu me l’imaginer parfois.
    Il continue, en tout cas, de beaucoup m’intéresser…

    …

    …

    Karol Beffa m’intéresse donc à la fois comme compositeur et créateur _ entre autres de ses passionnantes riches activités tous azimuts _,

    et comme personne singulière _ avec ses mystères : c’est un homme très discret, voire secret ;

    et il se trouve que je suis personnellement curieux des parcours singuliers des personnes ; tout spécialement, pour ce qui le concerne, lui, en particulier quant à ses filiations polonaises galiciennes, proches des miennes…

    …

    Cf mon article du 1er juin 2016 :

    »

    …

    ainsi que le podcast de mon entretien avec lui à la Station Ausone, le 11 octobre 2016,

    en ouverture de la saison 2016-2017 de la Société de Philosophie de Bordeaux _ dont je suis vice-président _,

    à propos notamment, de son très remarquable et passionnant, déjà, Comment parler de musique ?…

    …

    Viennent aussi de paraître, tout récemment _ le 9 mars 2017 _ en format papier, ses magnifiques Leçons au collège de France : Parler, composer, jouer : sept leçons sur la musique, aux Éditions du Seuil ;

    ainsi que _ le 18 janvier dernier _ Diabolus in opéra : composer avec la voix, aux Éditions Alma.

    …

    Dans sa riche et très intéressante bibliographie,

    il faut relever, bien sûr, ce tout à fait passionnant livre à deux, avec son ami Cédric Villani : Les Coulisses de la création _ paru le 4 novembre 2015 aux Éditions Flammarion…

    …

    …

    Ce mardi 27 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La cohérence du blog : Jocelyn Benoist, Martine de Gaudemar et le statut de réalité des personnages de fiction (ou pas)

    Ecoutant jeudi dernier 1er février, au Studio Ausone, Jocelyn Benoist

    présenter en une superbe passionnante conférence de nouvelles réflexions-analyses à partir de son plus récent ouvrage, L’Adresse du réel

    (qui vient de paraître aux Éditions Vrin, et dans l’horizon _ et critique ! _ des thèses de son collègue Markus Gabriel : cf de celui-ci Pourquoi le monde n’existe pas !),

    _ de ce L’Adresse du réel, voici le texte de la Quatr!ème de couverture : « Le début du XXIe siècle a été marqué par le retour du réalisme en philosophie. Sous ce nom, on trouve cependant des doctrines et attitudes variées. Ce livre en propose une évaluation critique et développe une interrogation sur la signification de cette exigence réaliste. Il défend l’idée que, s’il faut maintenir la fonction critique, donc de départage, de la notion de « réalité », son sens n’implique pas qu’on doive ou puisse lui attribuer une adresse fixe, mais au contraire l’exclut. Il faut faire droit au caractère intrinsèquement contextuel du réel. Il faut également lui reconnaître une irréductible pluralité de dimensions, qui fait des expériences esthétique – requalifiée comme poétique – ou morale aussi bien qu’épistémique autant d’épreuves essentielles du réel.« … _,

    …

    me vient assez vite à l’esprit le beau livre que Martine de Gaudemar_ que nous avions reçue, toujours pour notre Société de Philosophie de Bordeaux, dans les salons Albert-Mollat le 11 décembre 2012 _, avait consacré à La Voix des personnages (le livre était paru aux Éditions du Cerf le 11 mai 2011).

    …

    Me souvenant très clairement que j’avais consacré un article _ voici un lien à celui-ci : Le chantier de liberté par l’écoute du sensible, de Martine de Gaudemar en son justissime « La Voix des personnages »… _ à cet ouvrage qui m’avait captivé,

    je recherche cet article mien dans l’archivage bien commode de mon blog En cherchant bien _ sur le site de la librairie Mollat _,

    et le trouve instantanément, à la date du 25 septembre 2011.

    …

    Mais surtout je découvre que l’ouverture de cet article mentionne, et à un double titre, le nom de Jocelyn Benoist ! :

    …

    « Sur le conseil de l’amie Fabienne Brugère,

    je viens de lire _ avec enthousiasme ! _ les 451 pages de l’excellent (dynamisant !) La Voix des personnages de Martine de Gaudemar, paru en mai dernier _ 2011 _ aux Éditions du Cerf,

    dans la collection dirigée par Jocelyn Benoist ;

    …

    lequel _ d’autre part _ viendra ouvrir la saison 2011-2012 de notre Société de Philosophie de Bordeaux (ce sera le mardi 11 octobre _ 2011 _, à 18 h 00, dans les salons Albert-Mollat, rue Vital-Carles), sur le sujet « Voir, vu, visible«  ;

    …

    de Jocelyn Benoist, les derniers travaux parus _ du moins à cette date (de l’article) du 25 septembre 2011 _, aux Éditions du Cerf,

    sont,

    outre le tout dernier Éléments de philosophie réaliste, paru, lui, le 1-6-2011 aux Éditions Vrin,

    Concepts _ Introduction à l’analyse (paru le 28-7-2010), et Sens et sensibilité _ L’Intentionalité en contexte (paru le 12-9-2009)« …

    …

    …

    Et en cherchant un peu encore parmi les archives des articles de mon blog En cherchant bien,

    …

    je découvre encore,

    au sein cette fois de mon article Créer versus s’adapter : l’urgence du comment contrer la logique mortifère du totalitarisme des normes d’existence, selon Roland Gori dans son si juste « La Fabrique des imposteurs » du 25 janvier 2013,

    cette incise-ci (à propos des _ décisifs et complexes _ processus de subjectivation des individus humains) :

    …

    « Quand je parle _ et c’est ici Roland Gori qui s’exprime _ dans les chapitres précédents de « fabrique des subjectivités », je me réfère essentiellement aux travaux de Foucault qui considère le sujet et l’individu comme un produit des techniques de subjectivation

    _ cf aussi (et là c’est moi qui commente), sur les processus de « subjectivation« , le travail passionnant de Martine de Gaudemar, dans son très riche La Voix des personnages ; cf aussi le podcast de la présentation par elle de ce livre à la librairie Mollat, le 11 décembre dernier (c’est-à-dire le 11-12-2012) ; ainsi que mon article du 25 septembre 2011 : Le chantier de liberté par l’écoute du sensible, de Martine de Gaudemar en son justissime « La Voix des personnages »… ; mais Martine de Gaudemar envisage elle aussi, comme Roland Gori (et comme Donald Winnicott), le processus de subjectivation (de la personne infiniment en gestation), comme un « jeu » qui doit résolument être ouvert à l’accomplissement en partie aléatoire des personnes ; comme un« jeu » « artiste« … ; à contre-pied d’une quelconque « bovarysation« , dans les rapports du sujet aux « personnages«  (les fictifs comme les réels, mais ces derniers eux aussi toujours en partie fantasmés…) que celui-ci, le sujet, est amené à plus ou moins volontairement, mais d’abord pulsionnellement, forcément, fréquenter… _,

    autrement dit des modes de civilisation et de pouvoir qui le font apparaître _ lui, le sujet et l’individu _ autant qu’ils le soumettent« …

    …

    Et j’apprends par là-même aussi la date de la réception chez Mollat, et pour notre Société de Philosophie de Bordeaux, de Martine de Gaudemar pour ce beau livre : ce fut le 11 décembre 2012…

    …

    …

    Bref, tout cela paraît très cohérent ! Le blog conservant les traces de ce qui fut un jour noté…

    …

    Et, au-delà de la question du statut de réalité des personnages clairement de fiction,

    le sujet humain comporte, en puissance au moins, une essentielle ouverture-plasticité existentielle empruntant à l’ordre du fantasmatique et du fictionnel…

    …

    …

    Ce dimanche, 4 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • le Festival Spannungen : le Marlboro européen, et le génie du Mendelssohn de quatorze ans

    Les chroniques quotidiennes de Jean-Charles Hoffelé sur le site d’Artalinna, me sont un très précieux guide discographique _ parmi la désolation du triste désert médiatique de la presse écrite, comme de l’édition, en cette matière depuis une dizaine d’années au moins ! Cette carence de relais médiatiques écrits fiables, étant bien sûr et fortement catastrophique ! Comment aider à se former un public musical authentiquement cultivé ? Au secours, Madame la Ministre !!! Heureusement que résiste encore un peu pour le moment le service public de Radio-France (France-Musique et France-Culture).

    …

    Par exemple ce matin, le très judicieux article intitulé Grand Sextuor que l’excellent critique consacre au CD Mendelssohn – Penderecki (CD CAVI LC15080) du magnifique Festival Spannungen _ que dirige l’excellent pianiste Lars Vogt _,

    et dans lequel Jean-Charles Hoffelé souligne la merveille d’inventivité, de force et de grâce  juvénile _ éminemment contagieuses ! c’est-à-dires inspirantes !!! _ d’un Mendelssohn de quatorze ans, héritier, par ses maîtres berlinois, du génie de Carl-Philipp-Emanuel Bach et de l’esprit Sturm und Drang.

    …

    Cela fait des années que je suis avec la plus grande attention cette discographie, avec un bonheur d’écoute chaque fois renouvelé ! Quelle vie dans ces très inspirées interprétations live !

    …

    Et mes disquaires de la librairie Mollat m’accompagnant dans cette jubilation…

    …

    …

    …

    GRAND SEXTUOR

    …

    Le Festival de Spannungen, invention de Lars Vogt, serait-il en passe _ et c’est encore trop peu dire ! _ de devenir le Marlboro européen ? Les éditions se suivent _ annuellement _, agrégeant progressivement la fine fleur _ oui ! _ des instrumentistes de la nouvelle génération.

    …

    Cette fois, c’est autour d’Aaron Pilsan, dont j’avais tant aimé le récital de début chez Naive (sa Wanderer-Fantasie !) que s’assemblent cinq instruments à cordes pour une des merveilles les moins courues de la musique de chambre

    …

    _ tellement magnifique : de Mendelssohn, que l’on commence par l’écoute de son génialissime Octuor ! et si possible dans l’interprétation, au Festival Spannungen,

    Mendelssohn & Enescu - Octets for Strings Product Image

    par Christian Tetzlaff, Isabelle Faust, Antje Weithaas, Lisa Batiashvili, Kathrine Gowers (violins), Rachel Roberts, Ori Kam, Antoine Tamestit (violas) & Tanja Tetzlaff, Quirine Viersen, Gustav Rivinius (cellos), dans le merveilleux CD C AVI 8553163 _

    …

    …

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    …

    …

    …

    …

    …

    de Mendelssohn, le Sextuor, pour piano et quintette de cordes à deux altos, qu’il écrivit dans sa quinzième année _ voilà. L’ouvrage expose toute la syntaxe _ oui _ qui fera le miel _ mais oui ! _ de sa musique de chambre, entre classicisme formel _ mozartien _ et invention harmonique romantique héritée de Carl Maria von Weber.

    …

    Tous les enjeux de cette partition à la Janus, où la trame médiane est prépondérante – les deux altos y veillent colorant le tout d’une lumière subtile – sont compris ici à la perfection, le piano du jeune Autrichien entraînant le petit orchestre de cordes avec lequel il mène une joute joyeuse _ un terme clé pour tout l’œuvre de Mendelssohn ! _, dispensant un giocoso _ voilà ! _ où le souvenir du sourire de Mozart _ absolument ! _ n’est jamais très loin _ en effet ! Mais la fougue tempêtueuse de CPE Bach, non plus !!!

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    En complément, le Sextuor de Penderecki, œuvre longuette qui me tombe des mains et où ne paraît pas Aaron Pilsan. Pour cette partition rare du jeune Mendelssohn, si finement rendue _ oui _ , l’album est imbattable _ oui ! _, et qui sait !, vous aimerez peut-être l’opus du Polonais.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Felix Mendelssohn (1809-1847)
    Sextuor pour piano, violon,
    2 altos, violoncelle et contrebasse
    en ré majeur, Op. 110

    Krzysztof Penderecki
    (né en 1933)
    Sextuor pour clarinette, cor,
    violon, alto, violoncelle
    et piano*

    Aaron Pilsan, piano
    *Danae Dörken, piano
    *Jean Johnson, clarinette
    Anna Reszniak, *Byol Kang, violon
    Elisabeth Kufferath, alto
    *Maya Meron, alto
    Gustav Rivinius, violoncelle
    *Gabriel Schwabe, violoncelle
    Edicson Ruiz, contrebasse
    *Marie-Luise Neunecker, cor

    Un album du label CAVI LC15080

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    Photo à la une : Le pianiste Aaron Pilsan – Photo : © DR

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    Très chaudement recommandé !

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    De même que tous les CDs live émanant de ce très électrique Festival Spannungen…

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    Et en particulier le miraculeux coffret de 14 CDs intitulé Spannungen : Musik im Kraftwerk Heimbach – Chambers Music, par Lars Vogt & Friends (Live Recordings 1999-2006) :

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    Résultat de recherche d'images pour "spannungen musik im kraftwerk heimbach"

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    cf mon article du 14 novembre 2009 : «

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    Titus Curiosus – Francis Lippa, ce samedi 13 janvier 2018