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  • Un entretien entre Marie-José Mondzain, Jacques Rancière et Emmanuel Burdeau, le 13 juin 2014 : Pourquoi éduquer à l’image

     

     

    Mondzain-Rancière : pourquoi éduquer à l’image.

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    En cliquant sur ce lien ci-dessus,

    nous obtenons les 7 vidéos de cet entretien du 13 juin 2014 entre Marie-José Mondzain, Jacques Rancière, et Emmanuel Burdeau, faisant office de modérateur.

    Les titres de ces 7 vidéos apparaissent un peu plus bas ci-dessous…

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    11 AOÛT 2014 PAR EMMANUEL BURDEAU BLOG : LE BLOG D’ EMMANUEL BURDEAU

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    J’ai assuré _ c’est Emmanuel Burdeau qui parle _ vendredi 13 juin dernier _ 2014 _ la modération d’un débat organisé par Périphérie, association dédiée à la pratique et à la transmission du cinéma documentaire, et se tenant dans le cadre de la 23e édition du Festival Côté Court à Pantin. Intitulé « Education à l’image : pourquoi faire ? », celui-ci réunissait deux philosophes, Marie-José Mondzain et Jacques Rancière.
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    Directrice de recherche au CNRS,

    Marie-José Mondzain a consacré plusieurs ouvrages aux origines et à l’histoire de l’image. Dans un livre paru en 2008, Qu’est-ce que tu vois ? (Gallimard Jeunesse), elle relate son expérience de vision et de partage des images avec des élèves et des classes rencontrés dans toute la France.

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    Professeur émérite à l’Université de Paris VIII,

    Jacques Rancière est – notamment – l’auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma, ainsi que de Le Maître ignorant – Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, paru en 1987 et consacré à l’enseignement de Joseph Jacotot, mais dont l’influence n’a cessé de croître avec les années.

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    Le débat (dont l’essentiel peut être regardé dans les vidéos ci-dessous _ ci-dessus, en fait, ici _) eut plusieurs temps.

    Mondzain et Rancière ont d’abord raconté comment eut lieu leur propre éducation à l’image en général et au cinéma en particulier.

    Ils ont ensuite évoqué leur expérience respective d’« éducateurs ».

    Puis la conversation a roulé sur la place de l’image aujourd’hui,

    sur le statut du mot « éducation » dans l’expression « éducation à l’image »

    et sur la nécessité d’en trouver un autre, fût-ce simplement parce que l’image étant quelque chose que chacun connaît voire pratique, vouloir y éduquer pourrait tenir du contre-sens, ou de l’erreur de méthode.

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    Plusieurs extraits de films ont été projetés au cours de l’après-midi.

    Les premières minutes de L’Esprit de la ruche (1973) de Victor Erice, où l’on voit un cinéma ambulant arriver dans un village espagnol pour une projection du Frankenstein (1931) de James Whale, ont ouvert le débat.

    A cause de leur admiration pour le film, de la place qu’y tient le cinéma – y compris comme mauvais objet, objet dangereux… – et du scénario d’ensemble, où l’émancipation a sa place, Mondzain et Rancière se sont souvent référés, par la suite, au chef d’œuvre d’Erice.

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    Riches, les échanges se sont clos par des questions venues de la salle.

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    Un grand merci à Béatrice Guyot, Julien Pornet et Philippe Troyon pour la préparation du débat et la captation de ces vidéos.

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    1- Introduction

    (1/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart
    2- Philosophie et image

    (2/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart
    3- L’émancipation

    (3/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart
    4- Dire ce qu’on voit

    (4/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart
    5- Le renversement

    (5/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart
    6- Voir et croire

    (6/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart

     

    Vidéo de
    7- Extraits des questions de la salle

    (7/7) Marie-José Mondzain et Jacques Rancière : Education à l’image, pour quoi faire ? © Mediapart

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    https://blogs.mediapart.fr/emmanuel-burdeau/blog/110814/mondzain-ranciere-pourquoi-eduquer-limage
    https://www.babelio.com/auteur/Jacques-Ranciere/2029

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    Voilà.

    Ceci est une contribution aux 3 Débats publics de cette saison 2017-2018 au Théâtre-du-Port-de-la-Lune, autour de la question : « Vous savez, le peuple manque« …

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    Ce jeudi 11 janvier 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Avec le rappel de la vidéo de mon entretien du 7 novembre dernier avec Marie-José Mondzain,

    au Théâtre du Port-de-la-Lune (Salle Vitez) :
    https://www.youtube.com/watch?v=12MADK3oRfE

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    Vidéo de

  • Ré-écouter la voix d’Aharon Appelfeld : à Bordeaux le 19 mars 2008

    En hommage à l’immense écrivain israëlien Aharon Appelfeld décédé ce jeudi 4 janvier 2018 de (16-2-1932 – 4-1-2018),

    la librairie Mollat a eu la magnifique idée de re-mettre ce jour en ligne sur son site

    le podcast de la présentation par Aharon Appelfeld, dans les salons Albert Mollat, le 19 mars 2008, de son roman La Chambre de Mariana,  en dialogue avec sa traductrice Valérie Zenatti.

    Une merveilleuse initiative !

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    Quelle surprise et quelle joie de ré-écouter cette voix parfaitement pausée et profonde, et si juste :

    celle de l’écrivain qui, de tous ceux que j’ai pu écouter, m’a le plus profondément marqué et ému !

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    Quelle qualité de présence ! Quel retentissement d’émotion !

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    J’en ai parlé cette fin de matinée avec Véronique Marro, puis avec Sylvie, lors de mon petit tour à la librairie, afin de me procurer quelques titres d’Aharon Appelfeld que je n’avais pas encore dans ma bibliothèque personnelle : il me fallait réparer cette négligence !

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    Et je me souvenais aussi que j’en avais témoigné lors d’un précédent article de mon blog ;

    dont je viens de retrouver _ grâce à ce merveilleux aide-mémoire qu’est mon cher blog En cherchant bien _ la date :

    c’était le 28 mai 2009,

    à l’occasion de la publication dans Le Monde d’un chat avec Aharon Appelfeld :

    «  .

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    Revoici donc, in extenso, ce précédent article :

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    « Sans la vérité, la vie serait sale » : un propos (de « chat ») de Aharon Appelfeld

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    — Ecrit le jeudi 28 mai 2009 dans la rubrique “Histoire, Littératures”.
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    Qui a entendu une fois la parole de vive voix d’Aharon Appelfeld, comme ce fut le cas dans les salons Albert Mollat, ainsi qu’au Centre Yavné _ c’était le 19 mars 2008 _,

    n’oubliera, de sa vie, sa formidable puissance de vérité…
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    Aussi, dois-je m’empresser de diffuser plus largement encore que sur le site du Monde ;

    et en commentant (un peu) de quelques impressions très « reconnaissantes« 

    les mots (de lumière !) qu’Aharon Appelfeld sait trouver

    pour éclairer (si bien) les interrogations de quelques uns qui ont la chance _ désormais (hors des cachettes des forêts d’Ukraine, où il est, très difficilement, parvenu à survivre, entre 1941 et 1944)  _ de le rencontrer…

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    Dans un chat « Sans la vérité, notre vie est sale«  au Monde.fr

     

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    LEMONDE.FR | 20.05.09 | 10h57  •  Mis à jour le 27.05.09 | 17h05 ,

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    Aharon Appelfeld se penche sur « le pouvoir de la mémoire qui donne un sens à notre vie« , dit-il.

    Il revient aussi sur « la place du mal » et « la falsification des faits«  _ qui est« le propre des politiques, pas de gens honnêtes« , poursuit-il.

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    Donateli :

    Comment en êtes-vous venu à penser puis écrire que la lâcheté de l’homme était indispensable à la construction de la société ?

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    Aharon Appelfeld :

    J’estime que la lâcheté n’est pas centrale dans mes écrits. Je parle plutôt de la « faiblesse«  _ un distinguo crucial ! Car l’homme est un être faible. C’est plus par rapport aux « faiblesses » de l’homme que je parle. Nous sommes faits de chair et d’os, et c’est cela qui nous rend faibles. Mais en même temps, il faut avoir un certain respect par rapport à cette faiblesse _ et « vulnérabilité« , « fragilité« … _,inhérente à l’homme _ et à son « humanité« , toujours à conquérir, défendre, reconstituer : jamais simplement et pour jamais acquise, possédée… Mais cela n’a rien à voir avec la lâcheté _ en effet !..

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    Denis_de_Montgolfier (Lyon) :

    Quel est votre rapport au bégaiement, puisque vos livres y font allusion ?

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    Aharon Appelfeld : 

    Lorsque j’étais enfant, pendant la guerre, je me suis retrouvé à travailler pour un groupe qui avait des activités criminelles. Il s’agissait d’Ukrainiens, qui ne savaient pas que j’étais juif _ cf l’admirable « Histoire d’une vie«, récit autobiographique d’Aharon Appelfeld…. J’ai été parmi eux _ davantage qu’« avec eux« …_ pendant un an et demi, et pour me protéger _ voilà : le silence, voire le mutisme, comme« protection«  vitale !.. _, je parlais le moins possible, je ne parlais pas. Lorsque la guerre a pris fin dans cette région-là, en 1944, car la zone a été reprise par l’armée russe, parce que je n’avais pas parlé pendant un an et demi, ou quasiment pas, lorsque je me suis remis à parler, je bégayais. Le bégaiement, pour moi, c’est quelque chose qui est venu plus tard _ que dans la première enfance, comme chez la plupart _ dans ma vie, mais je le vois en même temps comme une qualité, une vertu. Car le bégaiement, pour moi, fait ressortir davantage _ l’expression est importante ; et davantage qu’une parole non bégayée, donc... _ les sentiments, les sensations, et mêmes les idées.

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    Il permet de faire émerger _ voilà _ toutes ces choses _ qui demeureraient immergées, donc, sinon… _, car c’est une sorte de friction _ au dynamisme éminemment fécond _ entre pensée et sentiment _ champ magnétique magnifique à explorer par l’écrivain véritable. Pour les personnes qui parlent vite, elles sont recouvertes _ au point de s’y noyer, pour filer la métaphore… _ de paroles, alors qu’avec le bégaiment, il y a un effort pour permettre _ le surgissement de _ la parole _ à son plus vrai… Cela peut paraître étrange, mais pour moi, il est positif dans le sens où cela fait partie de la création _ ainsi que l’analyserait un Noam Chomsky : la création de la « générativité » du discours par la parole… _, cet effort pour faire sortir _ du magma du non-dit _ la parole _ en un mouvement de « aufhebung« , dirait Hegel…

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    cerrumios :

    Qu’est-ce qui est le plus dangereux : l’oubli du passé, le manque d’intérêt des nouvelles générations à l’histoire, le déni de faits réels, les maladies dégénératives dues au vieillissement… ?

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    Aharon Appelfeld :

    Tout est dangereux. Les maladies de la vieillesse ne me paraissent pas très importantes. Dans un sens, l’oubli du passé est une maladie _ pour le dynamisme fécond de la personne ; pour qu’elle devienne vraiment « sujet » d’elle-même (et pas enkystée et plombée en « objet » _ pour d’autres qu’elle). Car notre âme _ oui ! _ et la construction _ oui ! _ de ce que nous sommes _ et avons à devenir _ sont une composition _ en partie de notre responsabilité personnelle _ du passé, du présent et du futur. En ce qui concerne le manque d’intérêt chez les jeunes pour l’histoire, je n’en suis pas persuadé. J’ai été moi-même professeur d’université et j’avais beaucoup d’étudiants qui voulaient apprendre, savoir ce qui était arrivé aux générations de leurs pères et grands-pères.

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    Cela fait partie de la normalité chez l’homme de s’intéresser au passé. En ce qui concerne le déni des faits _ un phénomène crucial ! _, pour moi, c’est un agissement _ d’abord _ des politiques. Ce sont des personnes qui cherchent _ par intérêt partisan (= « idéologique« ) personnel, ou de leur clan ! _ à nous cacher les faits, à falsifier les faits _ d’où le devoir (le plus) sacré (qui soit) de les « établir«  et « avérer« … _, à détourner l’attention _ soient des tactiques crapuleuses décisives ; cf « Le Prince » de Machiavel…Un homme honnête _ droit ! _ ne fait pas ça, ne va pas nier les faits. C’est comme en politique, pour moi.

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    Romano :

    Le Prix Nobel de littérature Ohran Pamuk est l’objet _ ce fut en octobre 2005 ; depuis, elles ont été abandonnées : le 22 janvier 2006 _ de poursuites judiciaires dans son pays, la Turquie, pour avoir « revisité » dans son dernier roman _ le dernier roman d’Ohran Pamuk, « Masumiyet Müzesi« , est paru à Istamboul en 2008 ; en fait, ce fut pour une interview donnée à un journal suisse début 2005 _ la mémoire à trous de la Turquie (génocide des Arméniens et question kurde). Peut-on mourir pour sauver la mémoire ?

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    Aharon Appelfeld :

    La vérité et le passé ne font qu’un pour moi _ expression à creuser… Nier ce qui s’est passé, c’est nier la vérité. Les efforts de cet écrivain turc pour retrouver _ par le travail de la pensée, tant celui de la connaissance de l’historien, que celui de l’œuvre vraie du véritable écrivain : lire à ce propos tout l’œuvre (magnifique !) d’Imre Kertész, et pas seulement ses réflexions les plus « théoriques«  (pour des « discours«  publics ou des « articles«  brefs) sur les rapports entre mémoire, fiction et Histoire : cf « L’Holocauste comme culture« , sur lequel je dois (et vais) écrire sur ce blog même un article !  _ le passé et la vérité sont importants _ et c’est un euphémisme _, car sans la vérité notre vie est sale _ la formule, magnifique de vérité, donne très fortement (et avec grandeur ! plus encore !) à penser…

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    David Miodownick :

    Ne craignez-vous pas d’encourager malgré vous une « concurrence des mémoires » ?

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    Aharon Appelfeld :

    Je n’écris pas sur le passé _ avec la moindre mélancolie ou nostalgie que ce soit… Je parle d’individus _ particuliers, voire singuliers _ à un certain moment. Je ne parle pas par abstractions, mais d’individus ; et de leur temps _ c’est capital (face aux discours généralisateurs idéologiques dont nous sommes plus que copieusement abreuvés par les médias, tous azimuts)… J’écris sur les juifs, j’écris sur les non-juifs. D’ailleurs, j’ai plus écrit _ si l’on veut se mettre à « compter« … _ sur les non-juifs que sur les juifs. J’essaie _ et c’est l’effort poétique de la littérature vraie qu’une telle « vision« !.. _ de voir le monde à travers les individus, à travers leurs désirs, leur besoin _ ou plutôt « désir« , ou « quête » ; et assez désespérée, souvent… ; une « demande«  !.. _  d’amour, à travers leur solitude, à travers leur recherche de réponses à des questions métaphysiques _ oui ! là où se joue le sens des vies « humaines » (« non-inhumaines« , ainsi que le formule si justement mon ami Bernard Stiegler _ qui vient de publier « Pour en finir avec la mécroissance« … Je n’écris donc pas sur le passé _ qui serait mort ; et pèserait, fossilisé, de tout son « poids mort« … Chaque individu a droit à son passé _ singulier (et non pas « idéologique« , ou plutôt« idéologisé«  en une « mémoire » d’emprunt ; « fourguée« …) ; et activé par l’effort tout en souplesse (et hoquets) de sa « mémoire«  toute personnelle ! pour s’appuyer sur le sol fécond (et toujours « vivant« ) de son « expérience » ainsi « travaillée«  : lire ici l’extraordinaire chapitre « De l’expérience« , en conclusion magnifique et testamentaire des « Essais«  du merveilleux et irremplaçable Montaigne… Et moi, je suis pour le pluralisme dans tous les sens du terme. Je ne suis pas _ ni obsessionnellement, non plus ! _ collé _ « scotché« … _ à une histoire _ particulière, et partisane, contre d’autres « histoires«  : tout aussi particulières et partisanes ; soient « idéologiques » seulement : hélas !..

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    Lefevre :

    Que pensez-vous du livre « Les Bienveillantes« , de Jonathan Litell ?

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    Aharon Appelfeld :

    Ce qui m’a étonné, c’est à quel point un homme _ écrivant _pouvait s’identifier avec le mal _ quelle singulière (= malsaine) perspective d’enquête, en effet ! Et la question que je me pose, c’est quel est le but de cela. Quel est le but de son livre _ en effet ! Est-ce d’apprendre à s’identifier avec le mal ? Est-ce que c’est essayer de comprendre le mal depuis l’intérieur de nous-mêmes ? Je me demande quel est le but de ce livre. Moi, mon impression, c’est que le résultat est une démonisation de soi _ ce qui est dangereux et morbide… L’expression « démonisation de soi » est à retenir !
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    Comme vous le savez _ cf l’admirable « Histoire d’une vie« , récit autobiographique d’Aharon Appelfeld… _, j’étais dans un camp, brièvement _ en Transnistrie, à l’est de sa Bukhovine natale _, avant de m’échapper _ c’était en 1941, il avait neuf ans. Mais j’ai eu le temps de voir toute la perversion des meurtres des juifs. Il ne s’agissait pas seulement de tuer les juifs, il s’agissait également de les humilier avant de les massacrer. Par exemple, de les obliger à jouer de la musique classique avant de les assassiner. Donc il ne s’agissait pas seulement de tuer, mais d’une perversion des meurtres.

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    Et dans les quarante livres que j’ai pu écrire, je ne parle jamais des assassins.Ils n’existent pas dans mon âme. Ils existent dans le sens socio-historique _ de ce qu’ils ont commis : forcément ! _, mais ils n’ont pas de place dans mon âme. Il n’y a pas que l’intelligentsia juive qui a critiqué le livre. Tout le monde devrait critiquer ce livre _ je le pense aussi. M. Littell, l’écrivain, est un homme très intelligent, de grand talent. Et cela rend son livre d’autant plus dangereux _ par cette attention « démonologique »  perverse ; pour analyser « cela« , lire plutôt les analyses fouillées (à bien démêler la complexité) des historiens Christopher Browning : « Des Hommes ordinaires _ le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne«  et Harald Welzer : « Les Exécuteurs _ des hommes normaux aux meutriers de masse« …

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    Aaron :

    Quel avenir pour la mémoire dans la mondialisation, ce rouleau compresseur qui uniformise la pensée et avale le temps et la mémoire au nom de l’utilitarisme ?

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    Aharon Appelfeld :

    Il m’est difficile de parler de l’avenir, car je n’aime pas parler en termes généraux. Pour moi _ c’est-à-dire « tout personnellement«, existentiellement…_, c’est le passé qui compte _ par le poids (existentiel et personnel) de ses effets _, car cela donne du sens à la vie _ quand il est humainement « affronté«  et « compris«  : voilà l’enjeu ! au lieu d’être esquivé, escamoté, ou trafiqué et falsifié !!! Même un passé horrible, c’est quelque chose qui donne de l’ampleur _ quel beau mot ! de quel souffle !!! _ à notre vie _ personnelle, donc, quand ce « passé horrible«  est « surmonté«  : là-dessus, lire, outre Aharon Appelfeld, Imre Kertész : par exemple, en contr’exemple d’« Être sans destin » et du « Refus » (ou du sublime « Le Chercheur de traces« ), le non moins sublime « Liquidation » : un des chefs d’œuvre sur le siècle qui vient de s’achever (le livre est paru à Budapest en 2003)… Si nous souhaitons une vie riche _ qualitativement _, avec du sens _ voilà !!! _, qui ne soit pas superficielle _ ni bling-bling… _, il faut nous rattacher _ oui ! par la « plasticité«  du souffle et l’« ampleur » de l’ »inspiration« –« respiration«  de notre « vivre« … _ à notre mémoire _ activée ! Pas tous nos souvenirs _ en nous défaisant des « clichés«  « réactifs«  plombants du ressentiment ; il y a aussi une joyeuse « vertu d’oubli« , nous apprend Nietzsche… _, mais tout ce qui a du sens _ = le plus « essentiel » !.. La vie _ subie _ peut être un enfer. Je l’ai connu, cet enfer _ en Bukhovine, en Transnistrie et en Ukraine, entre 1941 et 1944… Mais la vie est aussi une chose très précieuse, qui porte _ potentiellement _ beaucoup de sens _ à constituer « plastiquement«  par nous, en partie « essentielle«  ; et selon une exigence transcendante de vérité ! _, et il faut faire en sorte _ c’est un apprentissage personnel ; et l’« écrire« , et l’Art, y a, certes, sa part… _ que notre vie soit remplie _ dynamiquement _de sens _ au lieu, statiquement, d’absurde et de vide : que répandent les divers nihilismes…

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    cerrumios :

    Comment peut-on être sûr qu’une personne détient la vérité si elle est contredite par un groupe ?

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    Aharon Appelfeld :

    Mais nous sommes tout le temps contredits par d’autres _ et pas seulement « négativement« , non plus, qui plus est ; la démocratie authentique, c’est le débat éclairé !.. Le mal est une contradiction constante _ qui veut nuire et détruire : c’est sa définition ! Les individus sont souvent tentés _ de mentir, de trahir, de porter tort, de nuire (= blesser, mutiler et tuer ; anéantir) _, leur moralité subit des tentations qui viennent de groupes ou d’autres individus _ un peu _ charismatiques _ sur les estrades politiques, avec micros et haut-parleurs ; et sous le feu (avec projecteurs) des caméras, tout particulièrement. Mais nous devons apprendre _ c’est une école _ à résister, à défendre notre réalité _ singulière propre : elle est « à construire«  ; n’étant jamais simplement « donnée« , ni « héritée« … _, qui a un sens pour nous.

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    Oulala :

    Quelle est votre position sur le débat entre histoire et mémoire ? La littérature ne peut-elle pas servir de « casque bleu » entre les deux ?

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    Aharon Appelfeld :

    La bonne _ et seule « vraie« … _ littérature devrait rester modeste _ à échelle de la personne ; et sans généraliser : non « idéologique« , forcément ! Et devrait comprendre que son pouvoir est limité _ pauvre, humble : la lecture est elle aussi un acte silencieux et de solitude.La littérature, par nature _ non instrumentalisante qu’elle est, fondamentalement _, ne peut pas changer les hommes, ne peut pas changer la société _ en effet : ses effets ne sont pas « mécaniques » ; ni instrumentalisables… Mais elle est comme la bonne musique : cela fait germer _ oui : avec générosité illimitée ; joyeusement : la joie est spacieuse, comme le signifie l’essai La Joie spacieuse de Jean-Louis Chrétien… _ en nous quelque chose d’essentiel _ oui ! _, cela purifie _ de miasmes délétères _ notre vie, cela donne un parfum _ ouvrant !.. _ à notre vie et nous donne de la lumière _ on ne saurait mieux le dire… Donc la littérature, on ne connaît pas exactement son effet _ non « mécanique« … _, mais elle porte le germe _ dynamique et dynamisant _ de quelque chose qui préserve _ et peut miraculeusement perpétuer _ notre humanité _ toujours menacée d’« inhumanité« …

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    Voilà pour ces morceaux de « conversation » (« chat » !) offerts

    sous le titre « Sans la vérité, notre vie est sale »

    sur le site du Monde : ils sont assurément infiniment précieux !..
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    Entre tous nos contemporains,

    Aharon Appelfeld est un « humain » « non-inhumain » « essentiel« …

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    Titus Curiosus, le 28 mai 2009

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    Voilà donc ce qu’était cet article de commentaire, en mai 2009 :
    aujourd’hui, je me suis contenté de mettre en rouge les paroles d’Aharon Appelfeld qui portent le plus de sens pour moi…
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    De plus, il se trouve que si je conserve, bien sûr, ce souvenir _ de cette rencontre et de cette voix, le 19 mars 2008 _ qui m’a si fort marqué,
    j’avais oublié le fait que c’était à l’occasion de la sortie française de La Chambre de Mariana que Aharon Appelfeld avait fait ce déplacement de Bordeaux.
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    Aussi n’est-ce pas sans surprise que j’ai aussi reconnu ma propre voix _ issue de ce passé de presque dix ans (2008 – 2018) dont je me souvenais en gros, mais pas en son plus précis détail ! d’où l’imhortance de traces qui demeurent ! _ comme celle du premier intervenant (à 36′ 33″) parmi le public à lui poser une question !
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    Car il me semblait que c’était à l’occasion de la publication en français de son Histoire d’une vie, que j’avais rencontré Aharon Appelfeld, et avais pu m’entretenir (un peu) avec lui.
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    Au sortir de cette présentation dans les salons Albert Mollat, une seconde présentation était organisée au Centre Yavné, rue Poquelin-Molière ;
    et là encore j’ai pu poser une question à Aharon Appelfeld :
    cette fois je lui demandais ce qu’il pensait d’un autre écrivain de Czernowicz,
    non pas Paul Celan (23-11-1920 – 20-4-1970),
    mais l’auteur _ non juif, lui _ du très beau Neiges d’antan, Gregor von Rezzori (13-5-1914 – 23-4-1998).
    …
    Mais Aharon Appelfeld n’appréciait pas du tout celui qui était aussi l’auteur, même si le titre n’est pas à prendre à la lettre, des Mémoires d’un antisémite. Il avait même été furieux du rappel de ce monsieur…
    …
    …
    Ma question à Aharon Appelfeld était la suivante :
    …
    « Merci d’être présent.
    Je voudrais vous demander ce que vous apporte votre écriture, en particulier romanesque, par rapport à ce que vons avez vécu ;
    puisque La Chambre de Mariana reprend ce que vous avez raconté dans Histoire d’une vie.
    Alors je voudrais vous demander ce que vous apporte cette écriture de type romanesque, qui n’est pas de l’ordre du divertissement, par rapport au sens de votre vie.« 
    …
    La réponse d’Aharon Appelfeld, et sa traduction par Valérie Zenatti (jusqu’à 40′ 45), est la suivante :
    …
    « La différence entre un roman, entre l’écriture romanesque et l’écriture de mémoire, par exemple,
    c’est que l’écriture du roman mobilise toute la personne, mobilise ses sens, sa sensibilité, son imagination et sa mémoire.
    Si on se contente d’écrire ou de raconter ses mémoires, son autobiographie, on s’intéresse à, et on part surtout de, la dimension chronologique de l’être ; on se cantonne à ça.
    Si on n’écrit qu’à partir des sens, on fait de la littérature pornographique.
    Si on n’écrit qu’à partir du sentiment, c’est de la littérature sentimentale.
    Si on écrit uniquement à partir de l’intellect, c’est de la philosophie, et ce n’est plus de la littérature.
    Et si on n’écrit qu’à partir de son imagination, c’est de la science-fiction.
    Le roman, lui, fait la synthèse, et mobilise tout mon être« . 
    …
    J’ai répondu : « Merci !« .
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    Il me semble retrouver là ce qui vient d’animer ma lecture du merveilleux Enfance, dernier chapitre, de René de Ceccatty,
    d’après ce que lui apporte, à lui, auteur, ce que je nomme le transport de la semblance, via ce que je nomme aussi le travail de son imageance d’auteur _ en référence aux concepts de Marie-José Mondzain et de Michel Deguy _, dans son effort d’écrivant pour comprendre un peu mieux ce qui fut jadis vécu par lui, infans, et forcément fragmentairement _ René de Ceccatty utilise, lui, l’image de « la courtepointe«  (page 36 de ce si beau livre) pour caractèriser ce « tableau composite fait de fragments hétéroclites empruntés à de multiples expériences qui se sont intercalées entre le passé et moi » qu’est, in fine, le livre, l’œuvre, réalisé(e)… _ pour ce qui en concernait le sens, qui demeurait encore _ et demeurera toujours, car ce travail est en vérité infini _ à découvrir, par ce double travail de remémoration, mais aussi d’imageance d’auteur ayant bien avancé, cahin-caha, en sa vie d’adulte, comme en sa vie d’auteur, et ayant un peu appris et expérimenté, en un horizon, toujours, d’exigence de justesse : en sa vie comme en son œuvre.
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    Mon blog manifeste ainsi sa cohérence dans le temps…
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    Ce jeudi 4 janvier 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Nouvelle actualisation du listing des entretiens avec Francis Lippa à la librairie Mollat à la date du 10 avril 2017

    Voici une nouvelle actualisation

    de la liste de mes entretiens dans les salons Mollat, ainsi qu’à la Station et au Studio Ausone,

    enregistrés depuis le 13 octobre 2009,

    disponibles _ et accessibles à l’écoute ! _ par podcasts sur les sites de la librairie Mollat

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    reprenant et complétant les listes de mes articles

    du 22 octobre 2015 6 ans d’ entretiens d’un curieux, Francis Lippa, à la librairie Mollat _ et comment accéder à leur écoute

    et

    du 11 février 2016 Actualisation du listing des entretiens de Francis Lippa à la librairie Mollat, à la date du 11 février 2016 :

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    1)  Yves Michaud, Qu’est-ce que le mérite ? (52′) le 13-10-2009

    2)  Jean-Paul Michel, Je ne voudrais rien qui mente dans un livre (62′) le 15-6-2010

    3)  Mathias Enard, Parle-leur de rois, de batailles et d’éléphants (57′) le 8-9-2010

    4)  Emmanuelle Picard, La Fabrique scolaire de l’histoire (61′) le 25-3-2010

    5)  Fabienne Brugère, Philosophie de l’art (45′) le 23-11-2010

    6)  Baldine Saint-Girons, Le Pouvoir esthétique (64′) le 25-1-2011

    7)  Jean Clair, Dialogue avec les morts & L’Hiver de la culture (57′) le 20-5-2011

    8)  Danièle Sallenave, La Vie éclaircie _ Réponses à Madeleine Gobeil (55′) le 23-5-2011

    9)  Marie-José Mondzain, Images (à suivre) _ de la poursuite au cinéma et ailleurs (60′) le 16-5-2012

    10) François Azouvi, Le Mythe du grand silence (64′) le 20-11-2012

    11) Denis Kambouchner, L’École, question philosophique (58′) le 18-9-2013

    12) Isabelle Rozenbaum, Les Corps culinaires (54′) le 3-12-2013

    13) Julien Hervier, Ernst Jünger _ dans les tempêtes du siècle (58′) le 30-1-2014

    14) Bernard Plossu, L’Abstraction invisible (54′) le 31-1-2014

    15) Régine Robin, Le Mal de Paris (50′) le 10-3-2014

    16) François Jullien, Vivre de paysage _ ou l’impensé de la raison (68′) le 18-3-2014

    17) Jean-André Pommiès, Le Corps-franc Pommiès _ une armée dans la Résistance (45′) le 14-1-2015

    18) François Broche, Dictionnaire de la collaboration _ collaborations, compromissions, contradictions (58′) le 15-1-2015

    19) Corine Pelluchon, Les Nourritures _ philosophie du corps politique (71′) le 18-3-2015

    20) Catherine Coquio, La Littérature en suspens _ les écritures de la Shoah : le témoignage et les œuvres & Le Mal de vérité, ou l’utopie de la mémoire (67′) le 9-9-2015

    21) Frédéric Joly, Robert Musil _ tout réinventer (58′) le 6-10-2015

    22) Ferrante Ferranti, Méditerranées & Itinerrances (65′) le 12-10-2015

    23) Bénédicte Vergez-Chaignon, Les Secrets de Vichy (59′) le 13-10-2015

    24) Frédéric Martin, Vie ? ou Théâtre ? de Charlotte Salomon (61’) le 25-11-2015

    25) Marcel Pérès, Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet (64’) le 12-12-2015

    26) Yves Michaud, Contre la bienveillance (64′) le 7-6-2016

    27) Karol Beffa et Francis Wolff, Comment parler de musique ? & Pourquoi la musique ? (32′) le 11-10-2016

    28) Etienne Bimbenet, L’Invention du réalisme (65′) le 6-12-2016

    29) Olivier Wieviorka, Une Histoire des Résistances en Europe occidentale 1940-1945 (54′) le 8-3-2017

    30) Michel Deguy, La Vie subite _ Poèmes, biographies, théorèmes (75′) le 9-3-2017

    31) Frédéric Gros, Possédées (58′) le 6-4-2017

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    À suivre…

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    Titus Curiosus, ce 10 avril 2017

  • L’Hémorragie de Vénitiens quittant la Venise insulaire _ actualisation chiffrée, ce mois de décembre 2016

    Ce jour, en parcourant la presse internationale sur le web,

    voici que je découvre dans El Mundo, un article (de Monica Bernabé), Los venecianos huyen de Venecia , sur la désertification de Venise de la part de ses Vénitiens,

    au profit de la touristification toujours plus massive et invasive de la cité lagunaire.
    …

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    Cf la série de mes précédents articles à propos d’ »Arpenter Venise« , du 26 août au 30 décembre 2012,

    dans lesquels apparaissaient certains des auteurs que la journaliste aujourd’hui, à son tour, cite ou convoque :

    …

    Ré-arpenter Venise : le défi du labyrinthe (involutif) infini de la belle cité lagunaire , le 26 août 2012 ;

    La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise , le 4 septembre 2012 ;

    Le désir de jouir du tourisme : les voyageurs français de Venise , le 31 octobre 2012 ;

    Arpenter (plus ou moins) Venise : les hédonismes (plus ou moins) chics _ le cas du « Grand Guide de Venise » d’Alain Vircondelet, homme de lettres , le 23 décembre 2012 ;

    Arpenter Venise : le mérite (de vraie curiosité à l’altérité !) du « Dictionnaire insolite de Venise » de Lucien d’Azay , le 30 décembre 2012.

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    Ré-arpenter Venise : le défi du labyrinthe (involutif) infini de la belle cité lagunaire

    La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise

    Le désir de jouir du tourisme : les voyageurs français de Venise

    Arpenter (plus ou moins) Venise : les hédonismes (plus ou moins) chics _ le cas du « Grand Guide de Venise » d’Alain Vircondelet, homme de lettres

    Arpenter Venise : le mérite (de vraie curiosité à l’altérité !) du « Dictionnaire insolite de Venise » de Lucien d’Azay

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    Et regarder aussi de plus près ce que j’écrivais à propos du très judicieux Panorama du voyage (1880 – 1920) de l’excellent Sylvain Venayre,

    dans le troisième article de cette série sur Arpenter Venise, en 2012 : Le désir de jouir du tourisme : les voyageurs français de Venise …

     

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    Voici donc cet article-témoin, en quelque sorte, de Monica Bernabé, dans l’édition du 9 décembre de El Mundo

    _ avec en vert quelques farcissures de ma part _ :

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    TURISMO
    Los venecianos huyen de Venecia

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    Un cartel _ Venexodus _ colgado del puente del Rialto denuncia la imposibilidad de vivir en Venecia. REUTERS

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    La ciudad de los canales pierde población al mismo ritmo que durante la peste de 1630. La nueva pandemia es la masificación turística. ¡En Venecia no hay quien viva!
    MÒNICA BERNABÉ Enviada especial Venecia@monicabernabe1 09/12/2016 03:05

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    « Sólo en una ocasión Venecia ha sufrido un descenso de población comparable al actual : fue durante la peste bubónica de 1630 _ tiens donc ! _, tras la cual necesitó más de un siglo para recuperar el número de habitantes que tenía antes », dice el arqueólogo e historiador de arte italiano Salvatore Settis en su _ passionnant : je l’ai lu ! _ libro Si Venecia muere _  Si Venise meurt (paru le 30 septembre 2015 aux Éditions Hazan). El problema ahora es que es difícil saber si habrá _ cette fois _ una nueva recuperación como sucedió entonces. En la farmacia Morelli, situada en el Campo de San Bartolomeo _ a cuatro pasos del célebre puente de Rialto, tan visitado por los turistas ; et où, tout près de là, se trouve le meilleur (et extraordinaire) disquaire de Venise : Il Templo della musica di Simone Gabbia (dans la venelle du Ramo del Fontego dei Tedeschi, 5368, 30124 San Marco : tout de suite à gauche en redescendant du Rialto)… _, han colocado un contador en el escaparate que indica el número de habitantes que vive en el centro histórico de Venecia _ quelle judicieuse initiative ! Actualizan los datos cada semana, y siempre, irremediablemente, tienden a la baja. Hace dos semanas el contador marcaba 54.926. Ése es el número de vecinos que vive actualmente en la mítica ciudad de los canales _ non compris, bien sûr, les résidents de la Venise dite « de Terre ferme »  : Mestre, Marguera, etc. Nada que ver con la población que tenía hace poco más de seis décadas, en 1951, cuando llegaba a 174.808 habitantes _ quelle hémorragie !!!! la Venise insulaire a ainsi perdu 120 000 habitants ! Soit plus des 2/3 de sa population d’il y a 65 ans… Algunos lógicamente fallecieron, pero muchos otros cogieron sus bártulos y se fueron _ tel est l’exode ! _, porque cada vez son más quienes piensan que en Venecia no hay quien viva. Venecia recibe cada año 10 millones de turistas que pernoctan en la ciudad una media de dos o tres días. A ese número, hay que añadir aquéllos que visitan la localidad durante una única jornada _ sans même y passer une nuit _ y que suman unos quince millones más al año, según datos del consistorio. El resultado es que Venecia está siempre hasta los topes de turistas, con las consecuencias que eso comporta. «Cierran una ferretería y te abren una tienda de máscaras», se queja Matteo Secchi, del grupo de ciudadanos Venessia.com , que batalla para evitar la despoblación de la ciudad. « ¡ El problema es que ya hay centenares de comercios de máscaras, no necesitamos más ! », añade. Lo mismo ocurre con las panaderías. Para encontrar una, hay que recorrer casi media ciudad. Eso sí, en el camino hallas todo tipo de restaurantes y bares. «Los niños no pueden jugar a pelota en las plazas porque están ocupadas por las terrazas de los bares», lamenta Michela Scibilia, de otro colectivo, We are here Venice, que también considera que « una Venecia sin habitantes _ intégralement muséifiée _ no tendrá sentido ni tan siquiera para los turistas ». Hasta los jóvenes venecianos se están poniendo las pilas porque creen que se ha llegado a una situación límite. En junio, crearon la organización Generación 90 para que la avalancha de turistas no sepulte Venecia. « Aquí a las once de la noche ya está todo cerrado, a pesar de que Venecia es una ciudad universitaria. Sólo se piensa en el turismo », critica el portavoz de la asociación, Marco Caberlotto _ et c’étaient là les raisons du vigoureux cri d’alarme Contre Venise poussé, en septembre 1995, par cet amoureux éperdu de la Venise vivante, qu’est Régis Debray (cf les 5 articles de ma série sur « Arpenter Venise » en 2012) ; et quoiqu’en pense, à tort, Philippe Sollers, peu sensible, lui, à la touristification.

    Et cela, pour la bonne et simple raison que, s’il vient, lui, Philippe Sollers, passer ses deux fois quinze jours annuels (à la mi-juin et à la mi-septembre) à Venise, dans sa belle chambre d’hôtel (avec vue) donnant par ses trois fenêtres sur les Zattere, c’est seulement pour pouvoir y écrire au calme, dans le simple luxe et volupté du décor (sublime) des allées et venues des paquebots de croisière géants se pavanant sur le canal de la Giudecca, juste là sous ses yeux ; puis, afin de se distraire un moment de sa tâche d’écriture, l’écrivant s’en va une heure ou deux revenir jeter quelques coups d’œil jouissifs à ses chefs d’œuvre préférés de peinture, en deux ou trois musées (dont la très proche Accademia) ou églises, toujours les mêmes ; sans guère de curiosité pour ce qu’il pourrait découvrir vraiment et rencontrer à se perdre si peu que ce soit dans Venise, lui, Philippe Sollers.

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    Vecinos de Venecia protestan el pasado mes de noviembre por la masificación turística. AFP

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    En lo que adultos y jóvenes coinciden es en denunciar que encontrar un lugar para vivir _ c’est-à-dire habiter, le jour comme la nuit, et résider au quotidien _ en Venecia, se ha convertido en misión imposible. Antonio Guderzo, de la agencia inmobiliaria Grimaldi, en el centro histórico de la ciudad, explica que cuentan con ochenta apartamentos para alquilar a turistas por días o semanas. Cuando se le pregunta si disponen de algún piso de arrendamiento de larga duración, se queda pensativo y al final responde : « Tenemos dos apartamentos. Uno de una habitación _ une seule chambre, donc _, cuyo alquiler es de 1.000 euros al mes. Y otro, de dos habitaciones _ deux chambres _, por 1.200 ». Pero aclara: « Vaya a la agencia inmobiliaria que vaya, encontrará la misma situación en todas partes » _ et c’est ce devenir-là qui menace, à plus ou moins rapide échéance, toutes les belles villes dont les propriétaires-bailleurs misent exclusivement sur ce tourisme de très bref passage ! Matteo Secchi confirma que ése el gran drama _ voilà ! _ de la ciudad. « El propietario de una casa paga los mismos impuestos si la alquila a un veneciano que a un turista », explica. « Lógicamente todo el mundo prefiere _ pour des raisons exclusivement financières _ alquilar la casa a un turista porque así gana tres veces más ». Eso sin contar los centenares de pisos turísticos que existen sin ningún tipo de control. Reset Venezia , otro grupo ciudadano _ colectivos de defensa de la ciudad no faltan _, ha contabilizado que la plataforma AirBnB ofrecía en octubre hasta 4.076 alquileres turísticos en el centro histórico de Venecia, cosa que supone un aumento del 35% respecto a hace catorce meses _ le rythme d’évolution est significatif. « Muchos de esos apartamentos los gestionan sociedades, que tienen a su cargo hasta ochenta casas », asegura Emanuele Dal Carlo, de Reset Venezia , que cree que todo se trata de pura especulación _ voilà ! Muchas viviendas pertenecen a venecianos, pero otras se encuentran en manos extranjeras. A eso se debe añadir la infinidad de hoteles que hay en la ciudad. Todo está por las nubes porque la demanda turística parece no tener fin. El representante de Venessia.com relata que él tenía un hotel en el centro histórico hasta hace un año : « Pagaba diez mil euros de alquiler al mes por doce habitaciones, hasta que el propietario del inmueble incrementó el precio a doce mil euros », detalla. « No me quedó más remedio que cerrar, porque ese alquiler resultaba inasumible », admite. Ahora Secchi se gana la vida trabajando por las noches como portero en un hotel. No es el único caso. Giuliana Longo tiene una tienda de sombreros a pocos metros de la turística plaza de San Marcos, que su bisabuelo abrió allí en 1901. Cuatro generaciones de su familia trabajaron en esas cuatro paredes. « Cada vez que me han renovado el contrato de alquiler, me aumentaron el precio un 100% », declara. « Si lo vuelven a hacer, no podré continuar », confiesa. El presidente de la Asociación Veneciana de Hoteleros , Claudio Scarpa _ a-t-il quelque rapport de parenté avec l’auteur de l’excellent Venise est un poisson : Tiziano Scarpa ? _, expone que la manutención de un inmueble en el centro histórico de Venecia es mucho más cara que la de uno en tierra firme. Pone un ejemplo: ¡« Cada inmueble debe tener su propia fosa séptica, y los vecinos se tienen que encargar de vaciarla », precisa. « La administración debería ofrecer descuentos fiscales, ayudas para reparaciones e incentivos si alquilas a los residentes », opina. De hecho, según Scarpa, la gran culpa de lo que está ocurriendo en Venecia es del propio Gobierno italiano. « Debería existir una legislación especial para Venecia porque es única en el mundo », afirma. Única lo es, aunque réplicas _ si l’on veut… _ han surgido por todas partes. Sin ir más lejos, hay 27 _ pas moins ! _ Venecias en Estados Unidos, según el historiador del arte Salvatore Settis. La primera se construyó en California en 1905. « Era una especie de ciudad-parque de diversión, y fue el precedente de Disneylandia, que se fundó en 1955 », destaca el experto.

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    Un grupo de turistas pasea en góndola por los canales de Venecia. MÒNICA BERNABÉ

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    La exclusividad de la ciudad italiana se hace pagar al turista. Un paseo de media hora en góndola cuesta la friolera de 80 euros. Y el trayecto en vaporetto _ las barcas a modo de autobús que recorren el Gran Canal _, siete. Para los venecianos, sólo vale un euro y medio. « El Ayuntamiento ni tan siquiera dispone de un elenco de apartamentos turísticos », admite la vicealcaldesa de Venecia, Luciana Colle, que asegura que su formación _ una lista cívica de centro derecha _ está intentando hacer todo lo que puede _ heum, heum… _ para evitar los abusos en la ciudad, desde que llegó al consistorio en junio del año pasado. « Ya hemos verificado 200 apartamentos, y ninguno respetaba la normativa. Nuestro objetivo es revisar hasta 1.300 », afirma. Pero la vicealcaldesa recuerda que los propios venecianos son quienes están contribuyendo a esta situación, porque, destaca, ellos son quienes destinan las viviendas al turismo. « Es un pez que se muerde la cola », insiste. El Ayuntamiento de Venecia arrastra una deuda de 800 millones de euros, heredada del anterior gobierno municipal. La vicealcaldesa reconoce que esa losa tampoco ayuda a encontrar soluciones. En el centro histórico existen centenares de inmuebles públicos vacíos. Se podrían restaurar, pero se necesitan fondos.

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    A méditer,

    y compris à Bordeaux.

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    Titus Curiosus, ce vendredi 9 décembre 2016

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    P. s. :

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    pour qui veut jouir vraiment du dédale involutif des calli de Venise,

    le livre à recommander en priorité demeure le merveilleux Petit guide sentimental de Venise _ Venezia, la citta ritrovata, publiée le 1er janvier 1998 aux Éditions Marsilio, avec ce sous-titre : L’idea di città in una nuova guida sentimentale _, de Paolo Barbaro, paru aux Éditions du Seuil en Mai 2003, et toujours disponible en librairie.

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    En voici le texte de Quatrième de couverture :

    Qui n’a pas rêvé d’avoir pour compagnon de voyage à Venise un vrai connaisseur qui le guide dans le labyrinthe ? Parce qu’il aime sa ville plus que tout au monde. Paolo Barbaro a écrit ce « petit guide sentimental » à l’usage des visiteurs qui ne se satisfont pas d’un week-end hâtif dans la cité des doges. Ce sont les Vénitiens de souche qui apparaissent dans ces pages, avec leur tracas et leurs bonheurs, leurs émerveillements qu’ils partagent avec nous, leurs protestations contre la dégradation de leur ville. Grâce à quelques cartes précieuses, un glossaire, un index, nous voici parés pour nous aventurer _ le temps qu’il faudra _ le long des canaux dérobés, dans les ruelles qui échappent au flux des touristes. Et nous écoutons la voix d’un grand écrivain qui accepte de livrer ses secrets pour nous faire mieux connaître et aimer sa ville, pour nous convaincre d’y revenir et, qui sait, d’y vivre.

    …

    Ennio Gallo, qui publiait ses (très beaux) livres sous le nom de Paolo Barbaro, était né à Mestrino en 1922 ; et est décédé à Venise le 27 juin 2014.

    Il habitait tout près du rio del Gaffaro, Calle della Cereria, à la jointure des Sestieri Dorsoduro et Santa Croce ;

    et à proximité immédiate de l’Hôtel Al Sole (un ancien Palazzo Marcello), où je résidai en février 2011, pour le colloque « Un Compositeur moderne né romantique : Lucien Durosoir (1878-1955)« , qui se tenait au Palazzetto Bru-Zane, à la lisière, lui, des Sestieri San Polo et Santa Croce ;

    j’aurai pu, sinon lui rendre visite, au moins, peut-être, croiser ce merveilleux Vénitien de 89 ans alors…