Catégorie : Musiques

  • Un fabuleux récital de Svjatoslav Richter à Schwetzingen le 15 mai 1994

    Hier, une très belle découverte discographique :

    un récital Grieg – Franck – Ravel de Sviatoslav Richter, en 1994, au festival de Schwetzingen,

    avec des Miroirs de Ravel à se damner !

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    Existent des interprètes géniaux _ au moins le temps d’un concert…

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    Ce CD SWR Classic (SWR19409CD) propos en son programme

    _ 4 Lyrische Stücke, d’Edvard Grieg (Dank op. 62,2 ; Scherzo op. 54,5 ; Kobold op. 71,3 ; et Waldersstille op. 71,4) ;

    _ le Prélude, choral et fugue M 21, de César Franck ;

    _ les Valses nobles et sentimentales, de Maurice Ravel ;

    et _ Miroirs, de Maurice Ravel.

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    On comprend la vénération de nombre de pairs

    de cet immense musicien-pianiste (Jitomir, 20-3-1915 – Moscou, 1-8-1997),

    qui faisaient des kilomètres pour venir lui tourner les pages des partitions,

    tel, par exemple, Pierre Hantaï,

    à la Grange de Meslay, ou au Grand Jardin, à Joinville (Haute-Marne)…

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    « Chapeau bas, Messieurs : un génie !« 

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    Ce dimanche 7 janvier 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

     

  • La lucidité époustouflante d’une merveilleuse musicienne : Shani Diluka

    Ecouter parler si bien de sa vie et de son art de musicienne _ mais pas seulement _ Shani Diluka, est assez époustouflant. Quelle lucidité ! Quelle qualité d’intelligence !

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    Et c’est cela _ un merveilleux cadeau ! _ que nous offrent ces deux heures de l’émission Les Grands Entretiens _ avec Elsa Boublil _ de ce début d’année 2018, en 4 podcasts :

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    podcast 1

    podcast 2

    podcast 3

    podcast 4

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    https://www.francemusique.fr/emissions/les-grands-entretiens/shani-diluka-pianiste-1-4-54678

    https://www.francemusique.fr/emissions/les-grands-entretiens/shani-diluka-pianiste-2-4-54699

    https://www.francemusique.fr/emissions/les-grands-entretiens/shani-diluka-pianiste-3-4-54719

    https://www.francemusique.fr/emissions/les-grands-entretiens/shani-diluka-pianiste-4-4-54739

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    Débutez en musique, et à ce degré de finesse d’intelligence et de richesse de culture, cette année qui s’ouvre…

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    Titus Curiosus – Francis Lippa, ce vendredi 5 janvier 2018

  • « Sérénade », de Thomas Hampson : un récital parfait d’un admirable interprète (CD Pentatone)

    Voici une parfaite recension de l’admirable récital, intitulé « Sérénade », de Thomas Hampson (CD Pentatone PTC 5186 681),
    sur le site de Res Musica ce dimanche 24 septembre :

    Thomas Hampson dans un récital de mélodies françaises

    Et qui illustre parfaitement mon audition de ce CD, que je me suis empressé d’acheter hier samedi 23, dès que je l’ai aperçu sur le présentoir des nouveautés du rayon Musique de ma chère librairie Mollat.

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    Thomas Hampson est un récitaliste merveilleux _ j’ai eu la chance de l’écouter, voir et grandement apprécier plusieurs fois au Grand-Théâtre _, et son français est parfait _ de naturel, comme il se doit d’être.

    Quel voluptueux timbre de voix.

    Et quel art de parfaite sobriété !

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    Titus Curiosus, ce dimanche 24 septembre 2017

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    THOMAS HAMPSON DANS UN RÉCITAL DE MÉLODIES FRANÇAISES
    Le 24 septembre 2017 par Maciej Chiżyński

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    PentaTone Classics

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    « Sérénade », récital de mélodies françaises.

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    Charles Gounod (1818-1893) : Sérénade ; Ô ma belle rebelle ; La Chanson du pêcheur.

    Georges Bizet (1838-1875) : Pastorale ; La Coccinelle ; La Chanson du fou.

    Giacomo Meyerbeer (1791-1864) : Sicilienne.

    Emmanuel Chabrier (1841-1894) : La Villanelle des petits canards.

    Ernest Chausson (1855-1899) : Chevalier malheur ; Cantique à l’épouse ; Le Temps des lilas.

    Jules Massenet (1842-1912) : Les Yeux clos ; Heure vécue.

    Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Le Pas d’armes du Roi Jean ; Danse macabre ; Si vous n’avez rien à me dire.

    Albéric Magnard (1865-1914) : Les Roses de l’amour.

     

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    Thomas Hampson, baryton ; Maciej Pikulski, piano.

    1 Hybrid SACD Pentatone.

    Enregistré à Siemens Villa & Teldex Studios Berlin en Allemagne en septembre et octobre 2015.

    Textes de présentation en anglais, français et allemand.

    Durée : 57′36’’

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    Le baryton américain Thomas Hampson signe son premier disque pour le label néerlandais Pentatone, en nous proposant une incursion dans l’univers de la mélodie romantique française, et il réussit merveilleusement bien à dépeindre l’ambiance nostalgique, tout autant que le côté ludique de ces pages.

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    Rappelons qu’au cours de sa carrière, Thomas Hampson ne ne s’est aventuré dans le domaine de la musique française que relativement rarement, manifestant une préférence pour le répertoire allemand ou italien. Le présent enregistrement, bien qu’il apparaisse comme l’exploration d’une terre inconnue, s’avère une excellente leçon de chant. Déjà dans les trois mélodies de Charles Gounod qui ouvrent ce disque, le soliste montre l’extraordinaire force évocatrice de sa voix voluptueuse et brûlante. En effet, l’émotion qui accompagne ces mélodies est prenante, par exemple dans La Chanson du pêcheur, l’une des plus belles déclarations d’amour qu’ait vues naître le XIXe siècle, dont l’atmosphère envahie par la mélancolie et le désespoir nous renvoient à la littérature purement « romantique » (les paroles de Théophile Gautier, commençant par « Ma belle amie est morte », n’en sont pas moins touchantes que l’interprétation elle-même).

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    Profond, tout autant que doux comme du velours dans toute son étendue, le baryton de Thomas Hampson brille de mille feux, également dans des mélodies plus légères, comme La Coccinelle de Georges Bizet ou La Villanelle des petits canards d’Emmanuel Chabrier, pour lesquelles l’artiste émerveille non seulement par le timbre de sa voix, mais aussi par sa prononciation, l’articulation, ainsi que les nuances ; celles-ci, bien que sans aucun doute bien travaillées, paraissent pourtant si naturelles.

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    La Danse macabre de Saint-Saëns, telle une fantasmagorie où l’oreille se plonge dans des harmonies radieuses fusionnant avec des rythmes violents et farouches, est à son tour pleine d’inquiétude et de nervosité mais également d’humour noir.

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    Ajoutons que la formidable prise de son permet d’apprécier la beauté et la richesse des couleurs de la voix de Hampson, ainsi que le toucher délicat et chatoyant du pianiste Maciej Pikulski qui, d’une part, épouse parfaitement la musicalité de l’interprète, et d’autre part, semble donner à ces partitions un nouveau relief.

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    Voici l’une des meilleures, si non la meilleure des productions vocales sorties ces derniers mois. Une parution qui ne devrait pas tarder à enrichir nos discothèques _ c’est fait depuis hier, pour ce qui me concerne…

  • Ce 25 juin, 250e anniversaire de la mort de Georg Philipp Telemann : un compositeur magnifiquement généreux

    Ce matin, je découvre sur le site de Res Musica, cet article-ci d’hommage ô combien mérité à cet immense musicien que fut Georg Philipp Telemann,

    un compositeur que j’apprécie énormement _ sa musique met en joie !!! _ pour son infinie curiosité et sa merveilleuse ouverture musicale, jointe à une immense et fort sympathique générosité de souci de partage et diffusion de la musique, pour le bonheur de nos oreilles.

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    Je ne trouve donc qu’un seul petit défaut à cet article : l’emploi assez anachronique du terme « marketing« . Car le souci de diffusion et de partage des œuvres manifesté, en effet, et tout au long de sa vie, par Telemann, n’impliquait pas une visée de profit financier, et a fortiori sur un marché concurrentiel… Et Telemann, non plus, ne surfe pas paresseusement sur la vague de ses succès : sans cesse il se renouvelle et ose toujours chercher et encore expérimenter !

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    L’occasion de cet anniversaire, que savent très opportunément _ la mise à profit d’une date demandant peu d’imagination _ utiliser les diverses maisons de disques, nous vaut au moins, à nous mélomanes, quelques heureuses réalisations discographiques, permettant pour une fois, et bien sûr selon la curiosité, pour cette occasion-ci encouragée, des divers ensembles de musiciens fréquentant dans leurs propres recherches les partitions de Telemann, de découvrir davantage bien des œuvres si diverses et variées _ ne serait-ce qu’en combinaisons instrumentales _ de ce compositeur inépuisable, et demeurées jusqu’ici inédites au disque… Ainsi que la joie qui les porte.

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    GEORG PHILIPP TELEMANN, GÉNIE DU MARKETING MUSICAL

    2Il y a 250 ans, le 25 juin 1767, disparaissait à Hambourg , l’un des plus fameux compositeurs de son temps.

    Né le 14 mars 1681 d’un père pasteur et d’une mère fille de pasteur, le jeune Georg Philipp se révèle un surdoué _ oui !_ de la musique, apprenant à partir de 10 ans toutes sortes d’instruments _ qu’il saura faire sonner _ en autodidacte, et composant à 12 ans son premier opéra. Malgré les efforts de sa mère pour le détourner d’une carrière de musicien (son père Heinrich était mort dès 1685), il ne cesse pendant ses études d’apprendre la musique et de composer, fréquentant les églises aussi bien que les cours princières (Hanovre et Brunswick) et s’imprégnant des diverses influences musicales qui traversaient alors l’Allemagne.

    Sa carrière le mène à Leipzig, où d’étudiant en droit il devient directeur d’opéra puis directeur de la musique à la Neuekirche. En 1704, il devient Kappellmeister du comte de Promnitz à Sorau _ et c’est là une étape décisive pour l’imagination du compositeur ! _, puis il entre au service du duc de Saxe-Eisenach, avant de s’établir à Francfort-sur-le-Main en 1712, et enfin à Hambourg en 1721, après avoir refusé la charge de Cantor de Saint-Thomas de Leipzig. Il ne quitte plus la ville hanséatique, où il est Cantor de la Johanneum Lateinschule et directeur de la musique des cinq principales églises, hormis pour de courts voyages en Allemagne et pour un séjour _ important ! _ de huit mois à Paris en 1737-1738.

    Acquérant à chaque étape une position plus importante et une renommée grandissante, Telemann enrichit également sa connaissance de la musique et sa palette de compositeur _ voilà les éléments importants pour sa création. Comme il le relate dans sa deuxième autobiographie en 1729, il ajoute à un style marqué par la tradition allemande et polonaise (Sorau, aujourd’hui Żary en Pologne), les influences française puis italienne. En se forgeant son style personnel dans les années 1710-1720 _ et on le reconnaît, ensuite ! _, il contribue fortement à l’émergence de ce style allemand du XVIIIe siècle né d’influences extérieures digérées et mêlées à un substrat local. Poussé par sa curiosité et sa force de travail extraordinaire, Telemann y a joué un rôle décisif, autant par l’ampleur et la variété que par la qualité de son œuvre _ voilà ce qu’il faut souligner..

    Une œuvre abondante et protéiforme

    La multiplicité des fonctions exercées par Telemann, y compris dans la même ville, la profondeur de son imagination, sa rapidité d’écriture, et bien sûr aussi sa longévité exceptionnelle (bien que son rythme de composition semble s’être ralenti à partir des années 1740) expliquent l’abondance et la variété _ prodigieuse _ de son œuvre. Du côté de la musique instrumentale, sa maîtrise personnelle d’un grand nombre d’instruments n’est sans doute pas étrangère à l’extraordinaire variété de combinaisons que l’on trouve, par exemple dans ses concertos _ ainsi que dans ses suites !

    Le décompte de ses œuvres donne le vertige : plus de 4 000, voire plus de 6 000 en tout, dont 3 600 répertoriées. Parmi elles, on compte 1 400 ou 1 700 cantates selon les sources, 15 messes, 6 oratorios, plus de 40 passions. Il aurait composé plus de 50 opéras, mais 35 « seulement » peuvent être établis, parmi lesquels 9 sont conservés entièrement. Et n’oublions pas les dizaines et les dizaines de concertos, ouvertures (c’est-à-dire suites pour orchestre _ son genre musical le plus heureusement fécond, il faut le souligner _), quatuors, sonates, fantaisies, suites, chansons, odes, intermezzi…

    Si l’on compare la qualité des compositions de avec celles de son homologue et ami , comme on a pu se risquer à le faire, le premier sort en général perdant. Mais quel compositeur peut raisonnablement soutenir la comparaison avec le Bach de Leipzig ? Si l’on examine l’œuvre de Telemann pour elle et non par rapport à un étalon forcément supérieur, on se rend compte que, bien que d’un style reconnaissable _ oui ! _, ses compositions ne sont à peu près jamais marquées par la facilité _ en effet. La qualité de la mélodie, l’inventivité des procédés d’écriture, les ruptures si baroques destinées à surprendre l’auditeur, mais aussi l’humour et la facétie, sont des caractéristiques qui, si elles sont bien mises en valeur par les interprètes _ c’est en effet induspensable _, confèrent à la musique de Telemann une force et une variété à même de captiver _ et enchanter !!! _ l’auditeur. On se rend compte également que ses œuvres religieuses peuvent être d’une ferveur et d’une profondeur remarquables, cantates comme passions.

    Célèbre à son époque, plus que , Telemann est aussi un génie du « marketing » _ le terme est cependant anachronique _, publiant certaines de ses œuvres, notamment à partir de 1728 dans son périodique musical, Der Getreue Music-Meister, et lançant de fructueuses souscriptions publiques pour sa Musique de table (1733) et ses Nouveaux quatuors (1738, à Paris). Il organise également des concerts publics dans lesquels il fait jouer ses œuvres, y compris celles écrites originellement pour un public privilégié. Il joue ainsi un rôle important dans l’affirmation de l’artiste et la reconnaissance de la propriété de ses œuvres, qui marquent le XVIIIe siècle en Europe.

    Pourtant, si elle est encore jouée jusqu’à la fin du siècle, notamment à Hambourg sous l’égide de son filleul et successeur, , la musique de Telemann décline rapidement et connaît une longue éclipse au XIXe siècle. Une bonne partie de ses manuscrits échoient à sa mort à son petit-fils Georg Michael (1748-1831), qui les conserve précieusement, et finissent par entrer dans les collections de la Staatsbibliothek de Berlin. Le reste est vendu aux enchères en 1769 ; une bonne partie en est aujourd’hui perdue.

    Écouter et jouer Telemann aujourd’hui

    Redécouvert progressivement au XXe siècle, Telemann bénéficie à partir de 1950 de la réédition grand public de ses partitions, et d’enregistrements de plus en plus nombreux et de plus en plus enthousiasmants. Aujourd’hui, il est reconnu comme une des principales figures du baroque, et est devenu un passage obligé pour tout ensemble ou orchestre baroque. Les amateurs de cuivres anciens seraient même sûrement bien malheureux sans les concertos que Telemann écrivit pour leurs instruments, de même que les flûtistes à bec, qui tirent de ses sonates, concertos et fantaisies le meilleur de leur répertoire.

    Le succès actuel de Telemann vient aussi sans nul doute de son adéquation parfaite aux exigences des musiciens amateurs. Et ce n’est pas étonnant, car sa musique, instrumentale en particulier, est souvent écrite de sorte à pouvoir être jouée en dehors du cénacle du commanditaire, et répond souvent à un souci pédagogique qu’il a exprimé dans ses préfaces ou annotations à ses éditions. C’est même ce qui assura son succès commercial. Les difficultés techniques extrêmes sont ainsi généralement évitées, ce qui fait qu’on peut aborder Telemann tôt dans le cursus musical. Pour autant, l’amateur d’un certain niveau trouve à y exercer ses talents, et n’a jamais l’impression d’avoir vraiment fait le tour des possibilités expressives d’une œuvre de Telemann. Aussi écoutera-t-il avec intérêt ce que le professionnel arrive à en tirer de plus que lui. Car Telemann a maintes fois réussi ce tour de force de composer une musique à la fois abordable et d’une richesse certaine. Une caractéristique enfin explique sa fortune auprès des amateurs d’aujourd’hui, par comparaison avec Haendel par exemple : la variété des combinaisons instrumentales qu’il a expérimentées. On arrive ainsi toujours à trouver une œuvre de Telemann écrite, et bien écrite, pour les instruments que l’on a à sa disposition.

    Le génie marketing de Telemann continue ainsi, un quart de millénaire plus tard, à produire ses effets. À une réserve de taille près tout de même : la musique vocale, cantates, passions et opéras notamment, reste encore largement à explorer.

    Crédits photographiques : Portrait 1 de Georg Philipp Telemann (1681-1767) © akg-images – Portraits 2 © Gallica/Bibliothèque nationale de France

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    Titus Curiosus, ce dimanche 25 juin 2017