Catégorie : Musiques

  • Ce 25 juin, 250e anniversaire de la mort de Georg Philipp Telemann : un compositeur magnifiquement généreux

    Ce matin, je découvre sur le site de Res Musica, cet article-ci d’hommage ô combien mérité à cet immense musicien que fut Georg Philipp Telemann,

    un compositeur que j’apprécie énormement _ sa musique met en joie !!! _ pour son infinie curiosité et sa merveilleuse ouverture musicale, jointe à une immense et fort sympathique générosité de souci de partage et diffusion de la musique, pour le bonheur de nos oreilles.

    …

    Je ne trouve donc qu’un seul petit défaut à cet article : l’emploi assez anachronique du terme « marketing« . Car le souci de diffusion et de partage des œuvres manifesté, en effet, et tout au long de sa vie, par Telemann, n’impliquait pas une visée de profit financier, et a fortiori sur un marché concurrentiel… Et Telemann, non plus, ne surfe pas paresseusement sur la vague de ses succès : sans cesse il se renouvelle et ose toujours chercher et encore expérimenter !

    …

    L’occasion de cet anniversaire, que savent très opportunément _ la mise à profit d’une date demandant peu d’imagination _ utiliser les diverses maisons de disques, nous vaut au moins, à nous mélomanes, quelques heureuses réalisations discographiques, permettant pour une fois, et bien sûr selon la curiosité, pour cette occasion-ci encouragée, des divers ensembles de musiciens fréquentant dans leurs propres recherches les partitions de Telemann, de découvrir davantage bien des œuvres si diverses et variées _ ne serait-ce qu’en combinaisons instrumentales _ de ce compositeur inépuisable, et demeurées jusqu’ici inédites au disque… Ainsi que la joie qui les porte.

    …

    …

    GEORG PHILIPP TELEMANN, GÉNIE DU MARKETING MUSICAL

    2Il y a 250 ans, le 25 juin 1767, disparaissait à Hambourg , l’un des plus fameux compositeurs de son temps.

    Né le 14 mars 1681 d’un père pasteur et d’une mère fille de pasteur, le jeune Georg Philipp se révèle un surdoué _ oui !_ de la musique, apprenant à partir de 10 ans toutes sortes d’instruments _ qu’il saura faire sonner _ en autodidacte, et composant à 12 ans son premier opéra. Malgré les efforts de sa mère pour le détourner d’une carrière de musicien (son père Heinrich était mort dès 1685), il ne cesse pendant ses études d’apprendre la musique et de composer, fréquentant les églises aussi bien que les cours princières (Hanovre et Brunswick) et s’imprégnant des diverses influences musicales qui traversaient alors l’Allemagne.

    Sa carrière le mène à Leipzig, où d’étudiant en droit il devient directeur d’opéra puis directeur de la musique à la Neuekirche. En 1704, il devient Kappellmeister du comte de Promnitz à Sorau _ et c’est là une étape décisive pour l’imagination du compositeur ! _, puis il entre au service du duc de Saxe-Eisenach, avant de s’établir à Francfort-sur-le-Main en 1712, et enfin à Hambourg en 1721, après avoir refusé la charge de Cantor de Saint-Thomas de Leipzig. Il ne quitte plus la ville hanséatique, où il est Cantor de la Johanneum Lateinschule et directeur de la musique des cinq principales églises, hormis pour de courts voyages en Allemagne et pour un séjour _ important ! _ de huit mois à Paris en 1737-1738.

    Acquérant à chaque étape une position plus importante et une renommée grandissante, Telemann enrichit également sa connaissance de la musique et sa palette de compositeur _ voilà les éléments importants pour sa création. Comme il le relate dans sa deuxième autobiographie en 1729, il ajoute à un style marqué par la tradition allemande et polonaise (Sorau, aujourd’hui Żary en Pologne), les influences française puis italienne. En se forgeant son style personnel dans les années 1710-1720 _ et on le reconnaît, ensuite ! _, il contribue fortement à l’émergence de ce style allemand du XVIIIe siècle né d’influences extérieures digérées et mêlées à un substrat local. Poussé par sa curiosité et sa force de travail extraordinaire, Telemann y a joué un rôle décisif, autant par l’ampleur et la variété que par la qualité de son œuvre _ voilà ce qu’il faut souligner..

    Une œuvre abondante et protéiforme

    La multiplicité des fonctions exercées par Telemann, y compris dans la même ville, la profondeur de son imagination, sa rapidité d’écriture, et bien sûr aussi sa longévité exceptionnelle (bien que son rythme de composition semble s’être ralenti à partir des années 1740) expliquent l’abondance et la variété _ prodigieuse _ de son œuvre. Du côté de la musique instrumentale, sa maîtrise personnelle d’un grand nombre d’instruments n’est sans doute pas étrangère à l’extraordinaire variété de combinaisons que l’on trouve, par exemple dans ses concertos _ ainsi que dans ses suites !

    Le décompte de ses œuvres donne le vertige : plus de 4 000, voire plus de 6 000 en tout, dont 3 600 répertoriées. Parmi elles, on compte 1 400 ou 1 700 cantates selon les sources, 15 messes, 6 oratorios, plus de 40 passions. Il aurait composé plus de 50 opéras, mais 35 « seulement » peuvent être établis, parmi lesquels 9 sont conservés entièrement. Et n’oublions pas les dizaines et les dizaines de concertos, ouvertures (c’est-à-dire suites pour orchestre _ son genre musical le plus heureusement fécond, il faut le souligner _), quatuors, sonates, fantaisies, suites, chansons, odes, intermezzi…

    Si l’on compare la qualité des compositions de avec celles de son homologue et ami , comme on a pu se risquer à le faire, le premier sort en général perdant. Mais quel compositeur peut raisonnablement soutenir la comparaison avec le Bach de Leipzig ? Si l’on examine l’œuvre de Telemann pour elle et non par rapport à un étalon forcément supérieur, on se rend compte que, bien que d’un style reconnaissable _ oui ! _, ses compositions ne sont à peu près jamais marquées par la facilité _ en effet. La qualité de la mélodie, l’inventivité des procédés d’écriture, les ruptures si baroques destinées à surprendre l’auditeur, mais aussi l’humour et la facétie, sont des caractéristiques qui, si elles sont bien mises en valeur par les interprètes _ c’est en effet induspensable _, confèrent à la musique de Telemann une force et une variété à même de captiver _ et enchanter !!! _ l’auditeur. On se rend compte également que ses œuvres religieuses peuvent être d’une ferveur et d’une profondeur remarquables, cantates comme passions.

    Célèbre à son époque, plus que , Telemann est aussi un génie du « marketing » _ le terme est cependant anachronique _, publiant certaines de ses œuvres, notamment à partir de 1728 dans son périodique musical, Der Getreue Music-Meister, et lançant de fructueuses souscriptions publiques pour sa Musique de table (1733) et ses Nouveaux quatuors (1738, à Paris). Il organise également des concerts publics dans lesquels il fait jouer ses œuvres, y compris celles écrites originellement pour un public privilégié. Il joue ainsi un rôle important dans l’affirmation de l’artiste et la reconnaissance de la propriété de ses œuvres, qui marquent le XVIIIe siècle en Europe.

    Pourtant, si elle est encore jouée jusqu’à la fin du siècle, notamment à Hambourg sous l’égide de son filleul et successeur, , la musique de Telemann décline rapidement et connaît une longue éclipse au XIXe siècle. Une bonne partie de ses manuscrits échoient à sa mort à son petit-fils Georg Michael (1748-1831), qui les conserve précieusement, et finissent par entrer dans les collections de la Staatsbibliothek de Berlin. Le reste est vendu aux enchères en 1769 ; une bonne partie en est aujourd’hui perdue.

    Écouter et jouer Telemann aujourd’hui

    Redécouvert progressivement au XXe siècle, Telemann bénéficie à partir de 1950 de la réédition grand public de ses partitions, et d’enregistrements de plus en plus nombreux et de plus en plus enthousiasmants. Aujourd’hui, il est reconnu comme une des principales figures du baroque, et est devenu un passage obligé pour tout ensemble ou orchestre baroque. Les amateurs de cuivres anciens seraient même sûrement bien malheureux sans les concertos que Telemann écrivit pour leurs instruments, de même que les flûtistes à bec, qui tirent de ses sonates, concertos et fantaisies le meilleur de leur répertoire.

    Le succès actuel de Telemann vient aussi sans nul doute de son adéquation parfaite aux exigences des musiciens amateurs. Et ce n’est pas étonnant, car sa musique, instrumentale en particulier, est souvent écrite de sorte à pouvoir être jouée en dehors du cénacle du commanditaire, et répond souvent à un souci pédagogique qu’il a exprimé dans ses préfaces ou annotations à ses éditions. C’est même ce qui assura son succès commercial. Les difficultés techniques extrêmes sont ainsi généralement évitées, ce qui fait qu’on peut aborder Telemann tôt dans le cursus musical. Pour autant, l’amateur d’un certain niveau trouve à y exercer ses talents, et n’a jamais l’impression d’avoir vraiment fait le tour des possibilités expressives d’une œuvre de Telemann. Aussi écoutera-t-il avec intérêt ce que le professionnel arrive à en tirer de plus que lui. Car Telemann a maintes fois réussi ce tour de force de composer une musique à la fois abordable et d’une richesse certaine. Une caractéristique enfin explique sa fortune auprès des amateurs d’aujourd’hui, par comparaison avec Haendel par exemple : la variété des combinaisons instrumentales qu’il a expérimentées. On arrive ainsi toujours à trouver une œuvre de Telemann écrite, et bien écrite, pour les instruments que l’on a à sa disposition.

    Le génie marketing de Telemann continue ainsi, un quart de millénaire plus tard, à produire ses effets. À une réserve de taille près tout de même : la musique vocale, cantates, passions et opéras notamment, reste encore largement à explorer.

    Crédits photographiques : Portrait 1 de Georg Philipp Telemann (1681-1767) © akg-images – Portraits 2 © Gallica/Bibliothèque nationale de France

    …

    Titus Curiosus, ce dimanche 25 juin 2017

  • Deux merveilleux entretiens avec Nicolas Joly et avec Stéphane Guégan, à l’Auditorium de la Cité du Vin, à Bordeaux, par Francis Lippa

    Pour compléter la liste d’écoute de mes 31 entretiens (enregistrés, à ce jour) à la librairie Mollat

    _ les liens à tous ces podcasts sont disponibles en l’article Nouvelle actualisation du listing des entretiens avec Francis Lippa à la librairie Mollat à la date du 10 avril 2017 » … _,

    …

    voici maintenant de quoi écouter mes 2 entretiens (enregistrés) à ce jour

    _ le tout premier, avec Isabelle Rozenbaum, le 16 juin 2016,

    peu après le vernissage de sa superbe exposition de photographies consacrées au chantier de construction de la Cité du Vin (cf mon article du 17 juin 2016 « La pénétrante puissance et la force de poésie d’Isabelle Rozenbaum en l’aventure de sa campagne de 30 mois de photographie du chantier de la Cité du Vin, de Bordeaux),

    ne l’ayant, hélas, pas été, pour des raisons techniques _

    à l’Auditorium de la Cité du Vin, à Bordeaux :

    …

    _ le premier entretien (de 94′), le mardi 17 janvier 2017,

    avec l’extraordinaire Nicolas Joly, le « Nature assistant » du merveilleux vin de la Coulée de Serrant,

    et à propos de son magnifique livre d’entretiens, avec Gilles Berdin, La Biodynamie (aux Éditions Elytis)

    _ cf aussi, là-dessus, mon article du 28 janvier 2017 : « Séance de dégustation de rattrapage (de la Coulée de Serrant) à la Cité du Vin : un entretien avec Nicolas Joly sur la biodynamie… :

    …

     

    …

    et le second entretien (de 96′), le mardi 28 mars 2017,

    avec le passionnant Stéphane Guégan, historien d’art, Conservateur au Musée d’Orsay, et commissaire de l’exposition Bistrot ! de Baudelaire à Picasso,

    sur le sujet de « La vie de café : entre désirs et bohème« ,

    permettant un magnifique survol, nourri d’une grande richesse de précisions_ et sur un ton très heureusement enjoué _, de cette richissime exposition, qui achève de faire de la Cité du Vin, à Bordeaux, un rendez-vous désormais incontournable des amateurs d’expositions de très grande classe… :

    …

    …

    Excellentes écoutes !

    …

    …

    Francis Lippa, ce jeudi 27 avril 2017

    …

    Avec un grand merci à Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la Culture à la Cité du Vin, pour son si beau travail,

    ainsi qu’à toute l’équipe de l’organisation de l’exposition…

  • Une éclatante arrière-saison discographique : l’automne 2016 d’Outhere

    Cet automne 2016 qui vient de s’achever, a connu une splendide moisson de CDs magnifiques, notamment chez Outhere.

    Et cela à un moment où se développe et s’enfle le discours sur la fin du CD, qui ne correspondrait plus à la demande présente des consommateurs mélomanes _ serait-ce donc là un oxymore ?… Serait-ce même là la raison de base d’une si belle offre _  sans guère de ratés… _ de la part des maisons de disques ?

    …

    Si je passe en revue les sorties Outhere depuis la fin de l’été jusqu’à cette Noël 2016,

    que dois-je donc constater ?

    …

     

    …

    Titus Curiosus, ce 31 décembre 2016

  • Un sublimissime « Mandarin merveilleux » de Bela Bartok par le génial Esa-Pekka Salonen : un prodigieusement décoiffant CD Signum Classics

    Avant l’article que je me promets sur la très belle (et très riche) rentrée d’automne d’Outhere Music,

    …

    voici un sublimissime (!!!) « Mandarin merveilleux » du merveilleux Béla Bartók dirigé par le toujours grandissime Esa-Pekka Salonen dirigeant le Philharmonia Orchestra _ un décoiffantissime CD Signum Classics (SIGCD466).

    …

    En ayant rencontré, presque par hasard, un unique malheureux tout petit exemplaire posé comme négligemment sur l’étagère Nouveautés de mon rayon « Musique » de la librairie Mollat,

    je ne l’ai, bien sûr, pas laissé s’échapper,

    au milieu d’autres très beaux CDs, bien exposés ceux-là _ et en plusieurs exemplaires, ceux-là _, ce jour-là de la semaine dernière :

    …

    un parfait « Cello Concertos » de CPE Bach par l’excellent _ à suivre _ violoncelliste Nicolas Altstaedt (CD Hyperion CDA68112),

    un très réussi _ vraiment ! _ « Don Quixote and other Suites & Concertos » de Telemann, par un très bon Apollo’s Fire dirigé par Jeannette Sorrell (CD Avie AV2353),

    un superbe « Breathtaking _ a cornetto and a voice entwined » (avec des pièces de Cazzati, Corradini, D’India, Palestrina, Sances, Marini, Merula, Carissimi, Tsoupaki, Bassani, et Alessandro Scarlatti) par Hana Blazikova, soprano, et Bruce Dickey, cornetto (CD Passacaille 1020),

    et un concert live « Verdi – Dvorák String Quartets« , par Christian Tetzlaff & Florian Donderer, Hartmut Rohde et Maximilian Hornung, pour Verdi ; et Yura Lee & Katharine Gowers, Florian Donderer et Frans Helmerson, pour Dvorák, dans la superbe collection _ que je suis depuis plusieurs années, et ne manquerais pour rien au monde ! _ du magnifique Spannungen Chamber Music Festival (CD Avi-Music 8553358).

    …

    Or voici que ce matin, je découvre sur le site de Jean-Charles Hoffelé que je consulte chaque jour, un excellent article _ http://www.artalinna.com/?p=6278#more-6278 _, intitulé « Meurtre« , que je m’empresse bien volontiers _ et sans commentaire ! _ de reproduire ici :

    …

    …

    MEURTRE

    …
    26 OCTOBRE 2016 JEAN-CHARLES HOFFELÉ

    …
    Salonen dirige son Bartók en compositeur : textures tranchantes, harmonies ébarbées, rythmes inflexibles, une grammaire plutôt qu’une action me disais-je entendant le vacarme de l’Intrada où Bartók aura retranscrit son affolement devant les bruits de New York : cauchemar de mégapole que le chef finlandais éclaire au néon.

    …

    Avant, on vous faisait Le Mandarin merveilleux « en suite », pour la soirée d’orchestre. Je crois bien ne l’avoir jamais entendu in extenso à Paris avant de le découvrir réglé par Boulez à Londres, retournant à la BBC. Mais avant lui, ce n’était que concert, plus du tout action. Le meurtre même, son gore, le sang, le sexe paraissaient à peine, dévorés à la va-vite dans une coda qui brillait trop pour un agonisant ou même pour un orgasme.

    …

    János Ferencsik le premier aura rétabli au disque le ballet intégral – même Peter Bartók n’osa pas demander à Tibor Serly la pantomime en entier, hélas ! –, puis Pierre Boulez l’imposa, chorégraphie plus sensuelle que morbide et de toute façon le massacre commencé, perdue dans un diagramme de sons, une abstraction lyrique, blanchie de chœurs.

    …

    Si Salonen commence façon concert, quasi factuel, il plante pourtant le décor : glaçant. Tout ce qui suit de la pantomime de séduction est feutré, bergien, c’est Lulu et le Mandarin, feulé par un orchestre qui s’abandonne dans une battue très libre où la partition de Bartók semble se lover. Fascinant. Mais lorsque les assassins paraissent, alors le génie du chef-compositeur éclate ; la proclamation des couteaux, la course poursuite haletante, le massacre, la grande phrase au contrepoint de trombone et de tuba ici déclamée comme jamais, ça vous atomise Le Sacre du printemps, vous le fait décoratif.
    La timbale et la grosse caisse tonnent, la petite harmonie déploie sa phrase qui saigne, les chœurs des spectres paraissent, le sang coule, inexorable. Salonen dirige tout ce qui suit comme un rite, musique affreuse, dont les cordes pleurent littéralement. Un supplice.

    …

    Difficile après cela de s’engager dans la fantaisie de couleurs et de rythmes de la Suite de danses, aussi précisément détaillée que la rende Salonen. Je suis encore dans ce sordide et sublime Mandarin, mais j’entends tout de même le ton âpre, les rythmes ritualisés qu’y mettait jadis György Lehel : comme il sait faire sonner son Philharmonia « hongrois » !

    …

    Le disque offre aussi, en fil-up, des Contrastes splendides, imaginatifs, insolents, où le piano de Yefim Bronfman se cabre devant la percutante clarinette de Mark van de Wiel, personnage incroyable qui démêle ses arabesques mordantes avec le violon de violoneux parfait de Zsolt-Tihamér Visontay.

    …
    Sacré disque !

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    cover-salonen-bartok-imslpBéla Bartók (1881-1945)
    Le Mandarin merveilleux,
    Op. 19, Sz. 73 (ballet intégral)
    Suite de danses, Sz. 77
    Contrastes, Sz. 111

    …

    Yefim Bronfman, piano
    Zsolt-Tihamér Visontay, violon
    Mark van de Wiel, clarinette
    Philharmonia Voices
    Philharmonia Orchestra
    Esa-Pekka Salonen, direction

    …

    Un album du label Signum Records SIGCD466

    …

     

    …

    Un CD admirable !

    …
    …
    Titus Curiosus, ce mercredi 26 octobre 2016