Catégorie : Musiques

  • Le CD accompli de Fanny Robilliard et Paloma Kouider autour des « Mythes » de Karol Szymanowski

    Ce lundi matin, 5 février, au réveil,

    voici que je découvre sur le site de ResMusica cet article très juste _ de Jean-Christophe Le Toquin _ sur le CD parfaitement accompli de Fanny Robilliard et Paloma Kouider (le CD Evidence EVCD039), bâti autour des splendides Mythes opus 30 de Karol Szymanowski (1882-1937), un compositeur que j’apprécie tout particulièrement : pour la magie des irisations infiniment chavirantes de sa sensualité.

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    FANNY ROBILLIARD ET PALOMA KOUIDER, UN RÉCITAL AUTOUR DE SZYMANOWSKI

    CD, Musique de chambre et récital
    ……Claude Debussy (1862-1918) : Sonate pour violon et piano. Karol Szymanowski (1882-1937) : Mythes op. 30. Reynaldo Hahn (1874-1947) : Nocturne en mi bémol majeur. Maurice Ravel (1875-1937) : Sonate pour violon et piano n° 2. Fanny Robilliard, violon ; Paloma Kouider, piano. 1 CD Evidence. Enregistré en mars 2017 à Flaine. Durée : 55’58

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    kouider_robilliard_szymanowski et signent un album sensible et inspiré, où des connexions subtiles relient la musique éminemment française de Debussy, Ravel et Hahn aux Mythes de  _ en un rapport assez voisin (et obsédant !) de celui qui unit, à mon oreille, l’œuvre chère à mon coeur de Lucien Durosoir (1878-1955) aux musiques que celui-ci a pu fréquenter, avant 1914, en Europe centrale et orientale (Vienne, Dresde, Prague, Moscou) ; comme à celles qui ont suivi 1918, en cette même zone (celle que le poète Czeslaw Milosz nomma Une Autre Europe) de notre Europe… Cf mes deux contributions au colloque du Palazzetto Bru-Zane, à Venise, le 19 février 2011 : Une Poétique musique au tamis de la guerre : le sas de 1019 _ la singularité Durosoir et La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Parnassiens, Symbolistes, Modernes…

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    Comme le suggère le visuel du disque où le nom du compositeur polonais se détache en rouge, les Mythes du jeune Szymanowski sont le cœur _ en effet ! _ de ce programme de musique du premier quart du XXe siècle, qui s’ouvre et se ferme par les deux sonates de Debussy et Ravel. Ces dernières ont coûté bien des efforts à leurs auteurs. était terriblement souffrant lorsqu’il acheva sa sonate, sa dernière œuvre marquante, un an avant sa mort. mit cinq ans à achever la sienne, car il estimait les deux instruments « essentiellement incompatibles » ; et quand il y parvint en 1927, sa vie bascula dans la maladie qui allait l’emporter dix ans plus tard. Pour Szymanowski en revanche, les Mythes sont en 1915 une œuvre d’avenir d’un jeune compositeur de 33 ans qui s’ouvre aux sortilèges de l’orient _ voilà ! _ au travers de l’éternité _ en effet _ des thèmes antiques (Narcisse, Pan…). Pour y parvenir, il invente une nouvelle façon de jouer, sur les conseils de son ami violoniste Paweł Kochański. Les effets d’harmoniques, de glissandi, de tremolando, de violon s’envolant dans le suraigu, confèrent à cette musique une sensation de liberté, entre extase et onirisme _ oui _, qui la rend fascinante _ absolument ! Aux touches d’exotismes de Mythes font écho les influences tziganes de la sonate de Debussy _ oui _ et de blues de celle de Ravel _ c’est très juste _, liant ainsi le programme dans des teintes immédiatement séduisantes _ et nous y succombons ! Le rare Nocturne de , placé après les Mythes, poursuit la rêverie _ oui _ et offre une transition _ très heureuse et évidente _ vers la précision ravélienne.

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    Les deux jeunes musiciennes, qui jouent déjà ensemble au sein du Trio Karénine, font rayonner une complicité heureuse (qui ne veut pas dire béate, ni facile). Leur délicatesse _ oui _ respire large _ c’est très important _, et elles font ressortir la saveur _ parfaitement ressentie _ des accents extra-européens _ oui _ qui colorent _ en effet _ ces partitions pour mieux nous emporter _ oui, oui. L’effet de poésie et de légèreté presque narcotique _ c’est cela _ qui se dégage de leur interprétation ne s’estompe pas _ en effet _ au fil des écoutes.

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    Un très juste article pour un excellent CD de merveilleuses musiques !!!

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    Ce lundi 5 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une flamboyante année Debussy : à partager…

    L’année-anniversaire des cent ans de la mort de Debussy _ décédé à Paris le 25 mars 1918 _ s’avère flamboyante !

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    Avec ce début discographique merveilleux qu’est le fabuleux et confondant CD Images, L’isle joyeuse, Estampes, Masques, Children’s Corner, D’un cahier d’esquisses, que nous offre l’hyper-transportant Steven Osborne, au remarquable catalogue Hyperion (CDA68161)

    _ qui nous promet aussi (un CD Hyperion CDA67267) à venir ces jours-ci sur un quasi semblable programme Debussy (Estampes,  Images, Children’s Corner, La plus que lente, L’Isle joyeuse) un autre magnifique pianiste britannique, Stephen Hough…

    Sans compter le CD Debussy, très récemment paru, ce mois de décembre-ci, de Seong-Jin Cho chez Deutsche Grammophon, sur un programme aussi très voisin : Children’s Corner, Images, L’Isle joyeuse, Suite bergamasque.

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    Voir ici l’excellent article que consacre sur son site l’excellent Jean-Charles Hoffelé à ce CD proprement magique de Steven Osborne :

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    MAINTENANT DEBUSSY

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    Auteur d’une des plus parfaites intégrales _ oui ! _ du piano de Ravel, Steven Osborne est vraiment chez lui chez nous _ absolument ! Déjà en 2005, ses Préludes de Debussy, voluptueux et solaires, marquaient sa différence _ et sa justesse ! _ dans une discographie pléthorique ; plus de dix ans après, le voici qui nous offre un disque dont le sujet est, au fond, même s’il manque Pour le piano, la série de triptyques où Debussy radicalise _ voilà ! _, au début du XXe siècle, sa langue et sa syntaxe _ sur cet important (et trop souvent mésusé) terme « radicaliser« , cf le passionnant podcast de mon entretien avec Marie-José Mondzain, magnifique !, le 7 novembre dernier au Théâtre du Port-de-la-Lune, à Bordeaux ; et mes articles des 15 et 18 mars 2017 sur son très important Confiscation _ des mots, des images et du temps : pour une autre radicalité, d’abord celui du 15 mars : Le superbe « Nettoyer une expression » de Marie José Mondzain en son « Confiscation des mots, des images et du temps » ; et puis, en abordant aussi les merveilleuses analyses, à propos de leur concept partagé de semblance, de Michel Deguy (en son La Vie subite, ainsi qu’en notre époustouflant entretien du 9 mars 2017 à la Station Ausone), celui du 18 mars : A propos du « nominalisme radical » de Michel Deguy et de la « confiscation » du mot « radical » selon Marie-José Mondzain… _, bien plus que dans les Préludes qui cherchaient le sujet et en déduisaient le vocabulaire, avec un renversement pour le Deuxième Livre qui revenait à l’absolutisme sensuel des Images.

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    Le magicien Osborne joue ses Images larges, en timbres pleins _ oui ! _, avec ce clavier si profus _ oui ! _ qui nous donnerait demain s’il voulait une Iberia d’anthologie. De la sensualité partout _ oui ! _, que couronne le grand rire qui gifle _ oui _ la fin de L’Isle joyeuse, emblème du disque. Masques ondoie et mord, fabuleux _ on ne saurait mieux dire ! _, puis l’estompe de D’un cahier d’esquisses paraît, et l’espace harmonique se creuse, sinistre soudain. Car dans ces voluptés, rode toujours _ oui _ l’ombre _ sarcastique _ de la mort : écoutez seulement comment il phrase dans l’harmonie ce tombeau _ voilà _ qu’est l’Hommage à Rameau.

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    Ailleurs le Faune reprend sa flûte, fait du piano un orchestre, et un orchestre qui jouerait son Debussy sensuel _ voilà, voilà _ à la façon d’Ingelbrecht ou Cluytens, les timbres et les couleurs à fleur de lèvres _ oui _, mêmes les Estampes soudain sont plus fauves _ oui, oui _ que japonaises. Et Children’s Corner n’est vraiment pas pour les enfants, quasi érotique _ oui _ de phrasés, d’accents, d’humour de corps de garde, c’est que Debussy sait persifler même dans la tendresse _ absolument.

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    Et ces moyens ! jouer du piano comme cela, ce n’est _ probablement _ pas permis _ avec pareille audace rayonnante et triomphante. Steven Osborne nous fera un jour les Etudes, je crains qu’après les siennes, on puisse jeter toutes les autres. Bon prince, Hypérion annonce pour l’an nouveau quasi le même programme avec … Stephen Hough !

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    LE DISQUE DU JOUR

    Claude Debussy (1862-1918)
    Masques, L. 105
    D’un cahier d’esquisses, L. 99
    L’isle joyeuse, L. 106
    Images, Livre I, L. 110
    Images, Livre II, L. 111
    Estampes, L. 100
    Children’s Corner, L.113

    Steven Osborne, piano

    Un album du label Hypérion CDA68161

    Photo à la une : © DR

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    Titus Curiosus – Francis Lippa, ce mardi 23 janvier 2018

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    P. s. :

    Voici tout d’abord l’article de présentation par le même Jean-Charles Hoffelé de ce merveilleux CD Debussy de Steven Osborne :

    Debussy Piano Music _ Steven Osborne :

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    DEBUSSY Piano Music – Steven Osborne

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    Author:
    Patrick Rucker
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    CDA68161. DEBUSSY Piano Music - Steven OsborneDEBUSSY Piano Music – Steven Osborne
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    DEBUSSY Piano Music – Steven Osborne

    • Masques
    • D’un cahier d’esquisses (Equisse)
    • (L’) Isle joyeuse
    • (6) Images
    • (3) Estampes
    • Children’s Corner

    French music is indispensable _ sure ! _ to any pianist’s training. Nearly all professionals maintain, at the very least, a few ‘speciality’ pieces in their active repertories, and appropriately so. Since the 16th century, the French have contributed decisively _ of course ! _ to the history of keyboard music – as composers, performers and, no less significantly, instrument makers (think Blanchet, Érard, Cavaillé-Coll). Yet at any given moment, pianists born outside France who are convincingly identified with this very specific repertory are relatively few. Steven Osborne, from the outset of his career, has been among them _ yes indeed.

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    The latest demonstration of Osborne’s way with the French is this splendid _ yes ! _ new Hyperion release, presenting a bouquet of mature Debussy works. A viscerally exciting _ yes ! yes ! _ Masques combines with a subtly understated … d’un cahier d’esquisses to create an overture to L’isle joyeuse, in a performance that is both bracingly original and scrupulously adherent _ yes indeed _ to Debussy’s score. Protean, fleet, sparse of pedal and drawing on a seemingly infinite arsenal of touch and dynamics, it conjures an isle where irresistible pleasures border on delirium.

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    The classical restraint and chaste proportions of the two books of Images come as an almost startling contrast. Whether in the gentle chimes and gongs of ‘Et la lune descend sur le temple qui fut’ or the spinning kinetic exuberance of ‘Mouvement’, the darting about of ‘Poissons d’or’ observed by a scientific eye or the oracular reverence of ‘Hommage à Rameau’, each piece is strikingly apt and fairly bursts with evocative detail. Osborne shapes the six Images, composed over several years, into a cohesive entity that satisfies both emotionally and intellectually.

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    No less remarkable are the three Estampes. At the outset of their centrepiece, ‘La soirée dans Grenade’, an ancient muezzin’s call to prayer is heard before disparate rhythmic and harmonic elements coalesce into the throbbing habanera. It is typical of the ease and clarity with which Osborne teases musical allusion from Debussy’s richly layered textures. Even the forthright simplicity of Children’s Corner cannot disguise its vivid imagery. An exquisitely magical atmosphere is created by ‘Snow is Dancing’, while in ‘Golliwogg’s Cakewalk’ we counter some real high steppin’ when the white folks aren’t around.

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    Osborne traverses this well-known repertory with obvious relish, relying on immense musical and technical resources to reveal fresh, unexpected perspectives on music we all thought we knew. Intimacies of disarming candour are whispered into the ear by conjuring dozens of pianissimos from the instrument that leave you marvelling at their quality and variety, and admiring the Hyperion engineers who captured them so adroitly. This is music-making of great subtlety and finesse which neither lovers of Debussy and French music nor those who value piano-playing on the highest artistic level will want to miss.

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    Voici ensuite l’article de présentation par Jean-Charles Hoffelé, sur son site, du CD Debussy à paraître imminemment _ et qui attise mon impatience debussyste… _ chez Hyperion de Steven Hough, Mystère Debussy :

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    MYSTÈRE DEBUSSY

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    Voici peu, Hypérion offrait à Steven Osborne quasi le même programme (voir ici), disque opulent où le pianiste anglais osait un Debussy fils des Fauvistes plutôt que des Impressionnistes.

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    À son envers total, Stephen Hough, de son clavier ductile, nous fait son Debussy sur les pointes des timbres, danseur subtil qui dans les Images, dans les magiques Estampes suggère, ne souligne rien, laisse émaner ces mystères sonores avec une grâce, une élégance, quelque chose d’absolument mélancolique qui culmine en un Children’s Corner désarmant de pudeur, si légèrement effleuré qu’il n’est que rêve : écoutez seulement comment la neige danse sous ses doigts.

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    À force d’entendre le piano de Debussy comme un manifeste du modernisme, on en aura aiguisé les angles, et épaissi les couleurs, tout ici retrouve le secret de cette langue qui se souvient plus de Couperin que de Rameau (même dans l’Hommage au dernier) : l’art de la suggestion. Si bien que le disque refermé (par une Isle joyeusequi capture les vibrations d’un soleil marin), je me prends à rêver de ce que ce piano impondérable ferait des Préludes.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Claude Debussy(1862-1918)
    Estampes, L. 108
    Images – Livre I, L. 105
    Images – Livre II, L. 120
    Children’s Corner, L. 119
    La plus que lente, L. 128
    L’Isle joyeuse, L. 109

    Stephen Hough, piano

    Un album du label Hypérion CDA68139

    Photo à la une : © Sim Canetty-Clarke

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    Et voici enfin l’article Debussy Piano Music (Hough ; Cho) que le magazine Gramophone vient de consacrer à ces nouveaux CDs Debussy de Stephen Hough et Seong-Jin Cho :

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    DEBUSSY Piano Music (Hough; Cho)

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    Author:
    Harriet Smith
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    CDA68139. DEBUSSY Piano Music (Hough)DEBUSSY Piano Music (Hough)
    479 8308GH. DEBUSSY Children’s Corner. Images. L’isle joyeuse. Suite bergamasqueDEBUSSY Children’s Corner. Images. L’isle joyeuse. Suite bergamasque
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    DEBUSSY Piano Music (Hough)

    • (3) Estampes
    • (6) Images
    • Children’s Corner
    • (La) Plus que lente
    • (L’) Isle joyeuse
    • Children’s Corner
    • (6) Images
    • (L’) Isle joyeuse
    • Suite bergamasque

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    Hyperion has been keeping Roger Nichols particularly busy of late, writing the notes for Steven Osborne’s Debussy recital (enthusiastically reviewed by Patrick Rucker – 10/17) and again for this recital from Stephen Hough. The overlap is quite considerable (both books of Images, Children’s Corner and L’isle joyeuse) and it was a bold move to release the discs so close together. They make for fascinating comparison, as does a new disc from the 23-year-old South Korean pianist Seong Jin Cho, who won the 2015 Chopin Competition. His programme is nearly identical to Hough’s, presenting the Suite bergamasque instead of the Estampes.

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    Where to start? Children’s Corner is always revealing. Stephen Hough’s ‘Doctor Gradus’ is full of sensitive phrasing and favours a relatively hazy sound world, compared to which Seong-Jin Cho has a degree more clarity and a striking sense of intimacy. How to pace ‘Jimbo’ ? Cho is a little slow, which can turn his lullaby into a dirge; no risk of that with Hough, who is positively flighty. Nelson Freire (Decca, 4/09) seems especially attuned to this particular elephant, to charmingly naive effect. The eponymous doll in the following Serenade is a knowing creature in Hough’s reading, while in ‘The snow is dancing’ he conjures a veiled landscape, whereas Cho opts for more clear-cut semiquavers at the outset. But turn to Osborne and be astounded by the way he finds as many shadings as there are Inuit words for snow. In the final number, the ‘Golliwog’s Cakewalk’, Cho goes at it with a will, finding plenty of charm too, but Hough really does seem to misjudge things here – it sounds arch and curiously under-energised. Turn to the wondrously colourful Freire or the anarchically punchy Osborne for the full effect.

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    Suite bergamasque suits Cho’s delicate pianism particularly well, and he brings charm to the ‘Prélude’ and a piquant exuberance to the ‘Menuet’, his upward-rushing scales suitably crystalline. He makes ‘Clair de lune’ individual without recourse to exaggeration and the final ‘Passepied’ wraps things up with a winsome delicacy.

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    Hough begins his disc with the Estampes, a vivid reminder that Debussy loved art as much as music, and Hough similarly paints as well as plays. His ‘Pagodes’ sets the scene with just the right degree of blurring of the lines, motifs emerging and then receding once more, all combining to ethereal effect. In the closing ‘Jardins’ his pacing is spot-on and we get hints of the obsessive qualities that prefigure the Études, which give it a pleasing edginess. But I was less convinced by ‘La soirée dans Grenade’, which, though beautifully finished, sounds just too languorous, lacking a certain earthiness that Bavouzet conveys so effortlessly.

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    And so to the Images. Hough seems to me most successful in the slower numbers – the opening ‘Reflets dans l’eau’ is coloured with great subtlety and refinement. In the last of Book 1, ‘Mouvement’, Hough is pristine but a little slow for my taste, especially compared to Bavouzet, who finds tremendous clarity but also fullness at the climax around the minute mark. Cho here is a little on the hazy side though I much like his gradations of softness as he ascends to the top of the keyboard at the close of the piece. ‘Cloches à travers les feuilles’ is another interesting point of comparison: the interplay of the lines is limpid in Cho’s hands, Hough opting for a more haloed effect – preference will be down to personal taste. But then sample Osborne and you find more risk-taking in the quietness, an unmistakable sense of dolour that pierces the heart. In the following ‘Et la lune’, again it’s Osborne who really gets to the heart of the matter, leaving the readings by Hough and Cho seeming slightly workaday.

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    I have reservations when it comes to ‘Poissons d’or’ too. Here Cho and Hough seem too slow: the inspiration may have been a Japanese lacquer plaque hanging on the composer’s wall but these are sluggish, slightly dull golden fishes, where they should glisten. By comparison, Osborne brings them to life, glinting and wriggling; so does Bavouzet, to gleeful effect.

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    Finally to L’isle joyeuse. Again I find Hough a little bit steady – every phrase has clearly been considered but it doesn’t propel you forwards as Cho does and both are relatively pale affairs compared to the exultant reading of Bavouzet _ wonderful, I agree… _, who brings to it a Lisztian brilliance filtered through a French lens.

     

  • le Festival Spannungen : le Marlboro européen, et le génie du Mendelssohn de quatorze ans

    Les chroniques quotidiennes de Jean-Charles Hoffelé sur le site d’Artalinna, me sont un très précieux guide discographique _ parmi la désolation du triste désert médiatique de la presse écrite, comme de l’édition, en cette matière depuis une dizaine d’années au moins ! Cette carence de relais médiatiques écrits fiables, étant bien sûr et fortement catastrophique ! Comment aider à se former un public musical authentiquement cultivé ? Au secours, Madame la Ministre !!! Heureusement que résiste encore un peu pour le moment le service public de Radio-France (France-Musique et France-Culture).

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    Par exemple ce matin, le très judicieux article intitulé Grand Sextuor que l’excellent critique consacre au CD Mendelssohn – Penderecki (CD CAVI LC15080) du magnifique Festival Spannungen _ que dirige l’excellent pianiste Lars Vogt _,

    et dans lequel Jean-Charles Hoffelé souligne la merveille d’inventivité, de force et de grâce  juvénile _ éminemment contagieuses ! c’est-à-dires inspirantes !!! _ d’un Mendelssohn de quatorze ans, héritier, par ses maîtres berlinois, du génie de Carl-Philipp-Emanuel Bach et de l’esprit Sturm und Drang.

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    Cela fait des années que je suis avec la plus grande attention cette discographie, avec un bonheur d’écoute chaque fois renouvelé ! Quelle vie dans ces très inspirées interprétations live !

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    Et mes disquaires de la librairie Mollat m’accompagnant dans cette jubilation…

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    GRAND SEXTUOR

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    Le Festival de Spannungen, invention de Lars Vogt, serait-il en passe _ et c’est encore trop peu dire ! _ de devenir le Marlboro européen ? Les éditions se suivent _ annuellement _, agrégeant progressivement la fine fleur _ oui ! _ des instrumentistes de la nouvelle génération.

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    Cette fois, c’est autour d’Aaron Pilsan, dont j’avais tant aimé le récital de début chez Naive (sa Wanderer-Fantasie !) que s’assemblent cinq instruments à cordes pour une des merveilles les moins courues de la musique de chambre

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    _ tellement magnifique : de Mendelssohn, que l’on commence par l’écoute de son génialissime Octuor ! et si possible dans l’interprétation, au Festival Spannungen,

    Mendelssohn & Enescu - Octets for Strings Product Image

    par Christian Tetzlaff, Isabelle Faust, Antje Weithaas, Lisa Batiashvili, Kathrine Gowers (violins), Rachel Roberts, Ori Kam, Antoine Tamestit (violas) & Tanja Tetzlaff, Quirine Viersen, Gustav Rivinius (cellos), dans le merveilleux CD C AVI 8553163 _

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    de Mendelssohn, le Sextuor, pour piano et quintette de cordes à deux altos, qu’il écrivit dans sa quinzième année _ voilà. L’ouvrage expose toute la syntaxe _ oui _ qui fera le miel _ mais oui ! _ de sa musique de chambre, entre classicisme formel _ mozartien _ et invention harmonique romantique héritée de Carl Maria von Weber.

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    Tous les enjeux de cette partition à la Janus, où la trame médiane est prépondérante – les deux altos y veillent colorant le tout d’une lumière subtile – sont compris ici à la perfection, le piano du jeune Autrichien entraînant le petit orchestre de cordes avec lequel il mène une joute joyeuse _ un terme clé pour tout l’œuvre de Mendelssohn ! _, dispensant un giocoso _ voilà ! _ où le souvenir du sourire de Mozart _ absolument ! _ n’est jamais très loin _ en effet ! Mais la fougue tempêtueuse de CPE Bach, non plus !!!

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    En complément, le Sextuor de Penderecki, œuvre longuette qui me tombe des mains et où ne paraît pas Aaron Pilsan. Pour cette partition rare du jeune Mendelssohn, si finement rendue _ oui _ , l’album est imbattable _ oui ! _, et qui sait !, vous aimerez peut-être l’opus du Polonais.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Felix Mendelssohn (1809-1847)
    Sextuor pour piano, violon,
    2 altos, violoncelle et contrebasse
    en ré majeur, Op. 110

    Krzysztof Penderecki
    (né en 1933)
    Sextuor pour clarinette, cor,
    violon, alto, violoncelle
    et piano*

    Aaron Pilsan, piano
    *Danae Dörken, piano
    *Jean Johnson, clarinette
    Anna Reszniak, *Byol Kang, violon
    Elisabeth Kufferath, alto
    *Maya Meron, alto
    Gustav Rivinius, violoncelle
    *Gabriel Schwabe, violoncelle
    Edicson Ruiz, contrebasse
    *Marie-Luise Neunecker, cor

    Un album du label CAVI LC15080

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    Photo à la une : Le pianiste Aaron Pilsan – Photo : © DR

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    Très chaudement recommandé !

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    De même que tous les CDs live émanant de ce très électrique Festival Spannungen…

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    Et en particulier le miraculeux coffret de 14 CDs intitulé Spannungen : Musik im Kraftwerk Heimbach – Chambers Music, par Lars Vogt & Friends (Live Recordings 1999-2006) :

    …

    Résultat de recherche d'images pour "spannungen musik im kraftwerk heimbach"

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    cf mon article du 14 novembre 2009 : «

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    Titus Curiosus – Francis Lippa, ce samedi 13 janvier 2018

  • La probité essentielle de la pianiste Cathy Krier dans un très tonique programme Debussy-Szymanowski

    Ce jour, je désire faire l’éloge de la pianiste Cathy Krier, en un très beau, très tonique et très pur CD Debussy-Szymanovski (CD CAvi-music 8553379),

    en un superbe programme Debussy – Szymanowski :

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    de Claude Debussy (1862 – 1918),

    les livres I (Reflets dans l’eau, Hommage à Rameau & Mouvement _ de 1904/05 _)

    et II (Cloches à travers les feuilles, Et la lune descend sur le temple qui fut & Poissons d’or _ de 1907 _) des Images,

    ainsi que Masques _ de 1904 _ ;

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    de Karol Szymanowski (1882 – 1937),

    Masques, opus 34 (Shéhérazade, Tantris le Bouffon & Sérénade de Don Juan _ de 1915/16 _).

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    Une pianiste qui va droit au but, sans pathos romantisant, ni symboliste ; pour des musiques d’avenir.

    Fondamentalement probe.

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    J’avais beaucoup aimé, déjà, son double CD Janacek : le piano, avec Cathy Krier (CAvi-Music 8553290) paru en 2013,

    et semblablement dénué de pathos :

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    il comportait les Variations pour Zdenka (1880), les Danses Moraves (1888-1889) et l’ Album pour Kamila Stösslová (1927-1928) ; ainsi que la Sonate 1. X. 1905, les suites Sur un sentier broussailleux (1901/08/11) et Dans les brumes (1912), de Leos Janacek (1856 – 1928).

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    Cathy Krier : une magnifique artiste musicienne, qui doit être suivie de près…

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    Ce mercredi 10 janvier 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa