Catégorie : Villes et paysages

  • Féconde virée hier et ce matin à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz dans la perspective du bouclage prochain de notre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel »…

    Très bonnes journées, et très fécondes, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz toute la journée d’hier vendredi 4 et de ce matin samedi 5 juillet dans la perspective exaltante du bouclage prochain de notre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel« , avec ce cher Guy Lalanne, pour Jakintza…
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    Ainsi ai-je pu compléter très concrètement, sur place, pas mal de blancs qui demeuraient dans mon repérage – maniaque ! – des domiciles de certains des cousins basques de Maurice Ravel nés et décédés au XXe siècle, en l’état d’absence – actuelle du moins, et bien dommageable… – d’accès par Internet à des actes d’état-civil (naissances, mariages, décès) postérieurs à l’année 1900 :
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    j’ai enfin pu obtenir – des dames qui me les ont aimablement recherchés et indiqués tant à la mairie de Saint-Jean-de-Luz qu’à celle de Ciboure vendredi après-midi  – la localisation des maisons où sont nés ou décédés après l’année 1900 bien des cousins cibouriens et luziens de Maurice Ravel – pas tous, cependant : pas ceux, et forcément !, qui sont vraisemblablement décédés ailleurs que dans ces deux localités, et à des dates que j’ignore aussi, bien sûr, encore pour le moment… – , soient des éléments de repérage géographique qui me manquaient jusqu’ici…
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    Je suis aussi content, sur une intuition qui m’est venue en marchant rue Gambetta, d’avoir découvert et pu explorer la ruelle – dépourvue de nom – qui sa cache derrière la maison qui fut celle des Dupous-Bibal-Gaudin du 49 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-là même où à diverses reprises, et dès son enfance, a séjourné Maurice Ravel – au domicile de Victoire Dupous-Bibal, puis sa fille Annette Bibal-Gaudin, à partir de juin 1903, les deux maîtresses successives de cette maison – , où Maurice Ravel, enfant puis adolescent, avait pu rendre plusieurs fois visite à la tante de sa mère, Engrace-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1818 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), qui était à demeure au moins depuis 1862 – au moment du décès, à Ciboure, le 2 décembre 1862, de son fils naturel Romain Billac, Engrace-Gachucha Billac était déclarée résider alors à Saint-Jean-de-Luz, quand son fils résidait, lui, à Ciboure ; et probablement dès 1855, suite au décès le 12 septembre 1855 de l’époux de Victoire Dupous, son mari Pierre Bibal, qui la laissait veuve à charge de leurs nombreux enfants vivants : la toute dernière, la petite Bernardire Bibal (dite plus tard par Maurice Ravel en ses lettres à Marie Gaudin, « Tante Bibi » : Ciboure, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luzn, 28 février 1843), venant tout juste de naître, le 22 août 1855 : et Victoire Dupous Bibal fut éternellement reconnaissante à Gachucha Billac de son indispensable et très efficace aide à la tenue de la maison… – la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin – après avoir été la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal en cette même demeure du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta, depuis 1855… – et cela jusqu’au mois de juillet 1924, c’est-dire au moment où Annette Bibal-Gaudin – qui a hérité de sa mère cette vaste maison de la rue Gambetta au décès, le 16 juin 1903, de Victoire Dupous-Bibal, en juin 1903 – vende cette belle maison, pour déménager, au mois de juillet, entre le 21 juin (lettre à Annie Courteault) et le 5 août 1924 (lettre à Marie Gaudin) à la Villa Mirentchu, rue du Midi…
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    J’ai ainsi pu mesurer l’épaisseur-profondeur de cette vaste demeure, entre la façade de la rue Gambetta et l’arrière de la demeure, donnant sur l’impasse-pare-feu de derrière, une maison bien plus profonde que celle de la belle maison, aussi, de l’actuel 41 rue Gambetta, au coin de la rue Bègue…
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    J’ai pu repasser aussi au coin de la rue Sopite et de la rue de la Corderie – c’est bien rue Corderie que se trouve l’inscription « Ongui Ethorri » qui demeure, et pas rue Sopite où je l’avais recherchée en vain la veille (en 1914, l’adresse mentionnéec par Ravel en sa Correspondance indique « 23 rue Sopite« ), même si la maison aujourd’hui n’abrite plus une pension… – afin de situer avec exactitude – j’en ressens toujours l’impérieux besoin ! – cette Pension Ongui Ethorri, où à  plusieurs reprises aussi, a séjourné Maurice Ravel, et où il a composé sur le piano dont il disposait là son merveilleux « Trio » – achevé de composer le 30 août 1914 – ainsi que les toutes premières pièces de son sublime « Tombeau de Couperin« , dont la « Forlane » sera dédiée au peintre luzien le lieutenant Gabriel Deluc, mort au combat le 15 septembre 1916 à Souain-Perthes-lès-Hurlus ; et le « Rigaudon » à ses quasi-frères Pierre et Pascal Gaudin, décédés à Oulches-Heurtebise le jour même de leur arrivée au  front, le 12 novembre 1914, tués ensemble par le même obus.
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    En une lettre à Roland-Manuel du 26 septembre 1914, rédigée en cette Pension Ongi Ethori, Ravel avait écrit : « Je vais me mettre à une suite de pièces pour piano« , satisfaisant ainsi un vœu qu’il savait cher à son éditeur Jacques Durand
    (cf sa significative lettre à Jacques Durand en date du 2 août 1914 : « C’est du devoir de reconnaissance qui me lie étroitement à vous que je veux parler. Il est le seul qui m’ordonne de m’incliner devant votre décision, quelle qu’elle soit : vous n’avez qu’un mot à m’envoyer ; j’abandonnerai aussitôt mon Trio – qui sera achevé un mois plus tard, le 30 août 1914 – , et les autres choses, et vous confectionnerai tant de morceaux de piano que vous désiriez. J’y mettrai assez de conscience, ou à défaut assez d’habileté pour que mon éditeur et ami ne soit pas trop mécontent » – voilà l’origine première de ce « Tombeau de Couperin« , destiné à l’éditeur de Ravel Jacques Durand… –) ;
    et en une autre lettre à Roland-Manuel, cette fois du 1er octobre 1914, Ravel précisait : « Je commence 2 séries de morceaux de piano : 1°, une suite française (…), et il y aura une forlane, une gigue…« .
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    Enfin, le 2 janvier 1915, en une lettre au pianiste et compositeur hongrois Theodor Szanto, rédigée à Paris au 4 Avenue Carnot, Ravel, donne un titre à cette « suite française » pour piano : « J’ai terminé mon Trio à Saint-Jean-de-Luz et voudrais achever Le Tombeau de Couperin avant mon départ » – qu’il espère toujours pour la guerre… ; le « Tombeau de Couperin » ne sera achevé à Lyons-la-Forêt que fin septembre 1917, et créé le 11 avril 1919, en même temps que le « Trio« …
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    Enfin – toute autre chose – ,
    j’ai pu rencontrer – et longuement échanger avec – la très compétente – et très sympathique – prochaine correctice de l’épreuve finale de notre livre à paraître cet automne – ce fut hier matin, en compagnie de Guy Lalanne – ;
    ainsi qu’échanger – ce fut ce matin à 10 heures – avec quelques uns des sympathiques membres de Jakintza, dont j’ai une nouvelle fois pu apprécier et la vraie culture – notamment musicale, ravelienne… – et la vraie curiosité !
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    Ce samedi 5 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un point rapide sur les 21 séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz entre 1901 et 1935, d’après sa Correspondance : une brève commode recension…

    Un point rapide sur les 21 séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz entre 1901 et 1935 – identifiés grâce à sa correspondance connue à ce jour…

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    Grâce à l’édition ultra-pointue de la Correspondance connue jusqu’ici de Maurice Ravel par les soins inlassables de Manuel Cornejo (Editions Gallimard, collection Tel, 2 volumes),
    et en s’aidant par exemple de la chronologie précise et méticuleuse que celui-ci en propose, aux pages 37 à 118 du tome 1,
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    il est possible de dresser une liste des séjours – au vraissemblable nombre de 21… – que Maurice Ravel 1875 – 1937 effectua à Saint-Jean-de-Luz, à partir de 1901 et jusqu’en 1935…
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     1) 1901 (page 46) : « A partir de la fin février, probable séjour en famille à Saint-Jean-de-Luz  »
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     2) 1902 (page 47) : « Eté jusqu’à début octobre : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta  »
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     3) 1911 (page 60) : « 15 juillet – 15 octobre : séjour à Ciboure, à la pension Anchochury, 28 Quai de la Nivelle »
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     4) 1912 (page 62) : « Mi-juillet – mi-octobre : séjour de trois mois à Saint-Jean-de-Luz, 8 rue Tourasse  »
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     5) 1913 (page 63) : « Mi-juillet – mi-octobre : séjour de trois mois à Saint-Jean-de-Luz, à, la pension Ongi Ethorri, 23 rue Sopite  »
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     6) 1914 (page 64) : « Mi-février – avril :  séjour à Saint-Jean-de-Luz 41 rue Gambetta (chez les Gaudin), entrecoupé par un voyage à Lyon et Genève fin-mars – début avril  »
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     7) 1914 (page 55) : « 1er juin – 1er novembre : séjour prolongé à Saint-Jean-de-Luz à la pension Ongi Ethorri, 23 rue Sopite  »
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     8) 1921 (page 77) : « Septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta »
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     9) 1923 (page 81) : «Fin février – 3 mars : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta  »
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    10) 1923 (page 83) : « Première moitié de septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta  »
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    11) 1824 (page 85) : « 8 – 15 mai : séjour d’une semaine à Saint-Jean-de-Luz chez lzs Gaudin , 41 rue Gambetta  »
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    12) 1925 (page 88) : « Juillet : possible séjour à Saint-Jean-de-Luz attesté par 2 cllchés aux côtés de Paul Kochanski et Arthur Rubinstein  »
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    13) 1927 (page 93) : « 1er août – 26 septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz »
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    14) 1928 (page 96) : « Fin juin – début juillet : voyage en voiture avec Joaquin Non jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse  »
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    15) 1928 (page 98) : « 29 novembre : bref arrêt à Saint-Jean-de-Luz en train Sud-Express pour Paris »
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    16) 1928 (page 98) : « Après le 18 décembre: séjour à Saint-Jean-de-Luz  »
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    17) 1929 (page 101) : « Juillet : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse  »
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    18) 1929 (page 101) : « 8 septembre – ca 20 octobre : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse  »
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    19) 1930 (page 103) : « Dernière semaine d’août : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse »
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    20) 1932 (page 109) : « Deuxème quinzaine d’avril : incident du danger de noyade »
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    21) 1935 (page 114) : « Eté : Séjour à Saint-Jean-de-Luz avec Léon Leyritz »
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    Voilà pour cette brève – commode – recension.
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    Ce lundi 9 juin 2025; Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Bref récapitulatif de facheuses erreurs et confusions biographiques concernant la généalogie et les cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart et Maurice Ravel, les Billac cibouriens, les Dupous-Bibal et les Gaudin-Goyenetche luziens, etc.

    En relisant les 76 premières pages du « Ravel – Portraits basques » d’E. R.-P. (2de édition de 2016),

    je recense diverses erreurs faute de vérifications suffisantes de ce que son auteur avait pu lire et transmettre à son tour dans les articles du chanoine Narbaitz 1910 – 1984 et de Jean-Noël Darrobers 1910 – 2004,
    et pu entendre des récits oraux de Charles-Paul Gaudin 1938 – 2006 ou Pierre Courteault 1910 – 2006, concernant les parents et les amis de Marie Delouart-Ravel  et son fils Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz.
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    Non seulement E. R.-P. confond les 3 sœurs Marie Delouart (nées en 1782, 1784 et 1786)
    et ignore qu’il y a eu 2 Jean Delouart (nés en 1788 et 1790) ;
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    mais il confond aussi les 2 sœurs Billac aux prénoms quasi similaires : Engrace, née en 1819 (= « Tante Gachuch »), et Gracieuse (la marraine de Maurice Ravel), née en 1824.
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    Et si il note bien l’existence de leur frère Pierre-Jacques Billac, né en 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ,
    il ignore l’existence de leur autre sœur Marie-Baptiste Billac, née le 17 novembre 1815, et décédée le 18 août 1855.
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    Sabine Delouart (née en 1809 de père inconnu) a donc bien eu 3 sœurs et 1 frère Billac…
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    Si une des tantes Billac de Marie Delouart a pu accompagner à Paris sa nièce Marie Delouart-Ravel à son retour – après son accouchement du petit Maurice Ravel le 7 mars 1875 à Ciboure – à son domicile à Paris au mois de juin 1875
    – cf E. R.-P. page 40 : « Elle était accompagnée de sa fameuse tante chargée de l’aider… » – ,
    ce fut bien la cibourienne Gracieuse Billac,
    et pas – sa sœur au quasi similaire prénom – Engrace « Gachucha » Billac, qui demeurait, elle, au service des Dupous-Bibal-Gaudin au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz…
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    Ensuite E. R.-P. s’emmêle à nouveau les pinceaux dans la généalogie des Bibal-Gaudin,
    et confond les parents d’Annette Bibal 1845 – 1936, que sont Victoire Dupous 1822 – 1903 et son mari – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843 – Pierre Bibal 1806 – 1855,
    avec les parents de son mari Edmond Gaudin 1844 – 1920, que sont Catherine Goyetche 1799 – 1875 et son mari – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 – Martin Gaudin 1788 – 1864…
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    Or, ce fut Victoire Dupous veuve Bibal, à la suite de son veuvage en 1855, avec la charge de ses 6 enfants en bas âge à élever – et pas les Gaudin-Goyetche – , qui fut le premier employeur luzien de la cibourienne Engrace Gachucha Billac ; et probablement à partir du décès le 12 septembre 1855 de Pierre Bibal,
    juste après la naissance le 22 août 1855 du 9ème enfant du couple de Pierre Bibal et Victoire Dupous, Bernardine Bibal 1855 – 1943, laquelle Bernardine Bibal est la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à son amie Marie-Bernardine Gaudin 1879 – 1976.
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    Et il me semble assez révélateur que le nom de Victoire Dupous, Madame veuve Bibal, la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta jusqu’à son décès le 16 juin 1903, soit absent du livre d’E. R.-P. …
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    Ensuite, la maîtresse de cette maison du 41 rue Gambetta devient la fille aînée de Victoire Dupous-Bibal, Annette Bibal-Gaudin, Madame Gaudin.
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    Et le lien de Marie Delouart et de Maurice Ravel avec les Gaudin du 41 rue Gambetta, découle très vraisemblablement du puissant lien familial noué entre Marie Delouart et sa propre tante Gachucha Billac, la gouvernante d’abord des enfants Bibal, ensuite des enfants Gaudin…
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    Et cela avant même le 2 décembre 1862 – et peut-être dès 1855, au décès de Pierre Bibal… – , au moment du décès à Ciboure, en 1862 donc, du fils naturel de Gachucha : Romain Billac 1844-1862 ; sur l’acte d’état-civil de ce décès de Romain Billac, sa mère Engrace Billac est déclarée domiciliée alors à Saint-Jean-de-Luz…
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    Peut-être ce lien de Maurice Ravel avec les Gaudin du 41 rue Gambetta tient-il au fait que c’est grâce à Annette Bibal, alors fiancée à Edmond Gaudin, que Marie Delouart a remplacé – probablement en 1871 – Annette pour accompagner la modiste parisienne Madame Félix à Madrid, où celle-ci allait présenter sa collection annuelle de chapeaux ; ce qui fut l’occasion de la rencontre de Marie Delouart 1840 – 1917 et son bientôt mari – le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre – Joseph-Pierre Ravel 1832 – 1908…
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    En tout cas, Maurice Ravel était davantage affectivement lié aux luziens Gaudin, qu’à aucun de ses  cousins cibouriens, dont il se désintéresse assez ouvertement – même les cousins Goyenague, dont il connaît, ne serait-ce que par sa mère, l’existence à Ciboure.
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    Et pas même, semble-t-il, avec sa cousine luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin 1875 – 1968,
    avec laquelle nous ne connaissons aujourd’hui que deux lettres (de condoléances) échangées, en 1910 et 1914 : Magdeleine et son cousin Maurice se sont-ils beaucoup fréquentés lors des voyages et séjours successifs de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz ? Nulle correspondance accessible jusqu’ici du moins n’en témoigne… Et alors qu’Edmond Gaudin 1903-1988 servait régulièrement de chauffeur à son cousin Maurice Ravel lors des séjours de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz à la fin des années 20 et début des années 30, pour des virées en voiture de par tout le Pays Basque ; et que Maurice a invité à plusieurs reprises à Paris assister avec lui à des concerts…
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    Ce qui ne résout toujours pas l’étrange déni de cousinage – bien réel ! – avec Maurice Ravel du fils unique de Charles Gaudin 1875 – 1910 et Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin 1903 – 1988, « un véritable ami de Maurice, malgré la différence d’âge« , écrit pourtant E. R.-P. à la page 56 de son « Ravel – Portraits basques »…
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    Et demeure aussi l’énigme persistante de certains des parents cibouriens chez lesquels Marie-Delouart-Ravel désire loger à Ciboure l’été 1911, comme en témoignent les noms de parents cibouriens qui ont sa préférence, tels qu’ils sont mentionnés dans la lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911, au moment où Marie Delouart veuve Ravel désire résider à Ciboure les trois mois été, et de préférence au domocile de parents (Correspondance tome 1, pages 401-402) : « Sabadin Quinior, Eslonta Maicourné, Marie-Dominique Anchochury, les Goyenague »…
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    C’est donc elle, la cibourienne Marie Delouart, qui se souvient de ses vieux cousins cibouriens, et désire loger préférablement chez l’un d’eux ; et pas Maurice Ravel, qui, lui, est attaché aux Gaudin luziens…
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    Et ne perdons pas de vue non plus que Marie Delouart-Ravel – qui ne sait vraiment pas bien écrire… – n’écrit jamais de lettre : elle charge son fils de le faire pour elle…
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    Voilà pour ce point de précisions et rectifications de quelques erreurs de précédents biographes de Maurice Ravel…
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    Ce dimanche 8 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Pour repérer les adresses actuelles rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz des maisons où ont résidé certains des membres de la famille Hiriart : Raphaël Dimats (à son décès en 1869) et son épouse Magdelaine Harispe (à son décès en 1883) – leur petite-fille Magdelaine Hiriart (à sa naissance en 1844) et leur arrière-petit-fils Edmond Gaudin (à sa naissance en 1903)…

    Pour repérer les adresses actuelles rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz des maisons où ont résidé – où sont nés, ou bien sont décédés – certains des membres de la famille Hiriart :

    Raphaël Dimats (à son décès en 1869) et son épouse Magdelaine Harispe (à son décès en 1883) ; leur petite-fille Magdelaine Hiriart (à sa naissance en 1844) ; et leur arrière-petit-fils Edmond Gaudin (à sa naissance en 1903)… 

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    Marie (ou Marianne) Dimats (ou Dimatz),

    fille de l’urrugnard Raphaël Dimats (Urrugne, 17 août 1897 – Saint-Jean-de-Luz, 20 janvier 1869) et la luzienne (Acotz) Magdelaine Harispe (Acotz, 10 mars 1802 – 28 février 1883)

    – mariés à Saint-Jean-de-Luz le 6 février 1839, lui, charpentier de marine, est déjà domicilié à cette date à Saint-Jean-de-Luz -,

    est née le 28 octobre 1844 au n° 23 de la rue Saint-Jacques.
    Et c’est le 2 juin 1874 qu’elle épousera Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849, Grand Rue n° 67 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1826, en son domicile – le même – de la rue Gambette n° 30) : aujourdhui le n° 34 de la rue Gambetta.
    Marie Dimatz-Hiriart, devenue veuve en 1826, décèdera le 9 juillet 1932 dans cette maison Hiriart du 30 rue Gambetta :
    c’est elle, veuve, qui apparait toute vêtue de noir sur la photo devant le magasin Hiriart…
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    Son père Raphaël Dimats est décédé le 20 janvier 1869, lui, au n° 45 de la rue Saint-Jacques
    et la veuve de celui-ci, Magdelaine Harispe, est décédée le 28 février 1883 au n° 6, (avec une virgule sur l’acte de décès) de la rue Saint-Jacques.
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    Magdelaine Hiriart, la fille aînée de Raphaël Dimats et Magdelaine Harispe,
    est née le 10 mars 1875 au n°45 de la rue Saint-Jacques.
    Alors que sa sœur cadette, Marie Hiriart, est née le 28 décembre 1877, elle, au n°30 de la Grand Rue, l’actuel n° 34 de la rue Gambetta (au rez-de-chaussée se trouve la boutique des Bijoux Rodon), 
    dans l’immeuble qui appartient toujours à Maylen Lenoir-Gaudin, qui l’a hérité de sa grand-mère Magdelaine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968, Maison Gaudin, 2 rue Garat)…
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    Et Edmond Gaudin, le fils de Magdelaine Hiriart et Charles Gaudin, ainsi que père de Maylen Gaudin-Lenoir),
    est né lui aussi, le 30 mai 1903, au n° 45 de la rue Saint-Jacques,
    dans cette maison qui s’avère avoir été détruite peu après, en 1910, pour élargir ce qui devenait le Boulevard Thiers en direction du Boulevard Victor Hugo – d’après les propres dires d’Edmond Gaudin à sa fille Maylen Gaudin-Lenoir, comme elle-même me l’a narré… 
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    Par conséquent, plus de maison à cet endroit,
    mais à sa place aujourd’hui le petit square devant le café qui a remplacé la banque Lloyds…
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    Reste à localiser les adresses présentes, dans la rue Saint-Jacques d’aujourd’hui, des maisons situées au n° 23 de la rue Saint-Jacques en 1844, où est née Marie Dimats le 28 octobre 1844,
    et au n° 6 de la rue Saint-Jacques en 1883, où est décédée Magdelaine Harispe, veuve Dimats, le 28 février 1883… 
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    Ce mercredi 28 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa