Catégorie : Villes et paysages

  • Sur « pouvoir prendre du temps » : échange avec un ami à distance, à propos du temps nécessaire d’écoute de la vidéo de mon entretien avec Manuel Cornejo sur son édition complétée (coll. Tel, Gallimard) de la Correspondance de Maurice Ravel, appréhendée ici sous l’angle de l’ancrage basque (tant existentiel que musical) de Maurice Ravel, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    Voici donc cet échange marquant de courriels des 8 et 9 mai derniers
    entre l’ami Eric Rouyer et moi-même, Titus Curiosus :
    …
    …
    Cher Eric,
    …
    la question du temps dont chacun dispose (dans des conditions très très diverses socialement, économiquement, culturellement…) en recevant le cadeau de la vie – qui est bien évidemment mortelle, et pas perpétuelle (ne pas confondre avec la dimension d’éternité qu’affirme superbement en son « Ethique » le cher Spinoza : « Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels » : par exemple en l’expérience profonde et sublime de la musique à son plus haut et intense, justement !!… –
    est absolument fondamentale, 
    et est au cœur à la fois de mon souci philosophique – 42 ans, durant j’ai adoré enseigner mes élèves à philosopher, et la philosophie est une formidable clé d’intelligence du réel ; cf aussi mes entretiens avec ces philosophes éminents que sont Bernard Sève (vidéo), François Noudelmann (vidéo), Pascal Chabot (vidéo), Marie-José Mondzain (vidéo), etc. – et de ma pratique existentielle, échafaudée au long des années…
    …
    …
    Avoir du temps, et en disposer à sa guise – quel luxe jouissif ! – , est tout simplement, et pour chacun d’entre nous, crucialissime – versus perdre son temps…
    …
    …
    Et la musique est bien évidemment un art du temps : elle en a besoin pour, d’abord, avoir de quoi se déployer – même brève, elle n’est jamais instantanée – ,
    comme aussi, ensuite, pouvoir être écoutée, et surtout être « vraiment écoutée », pas superficiellement, à la va-vite, comme font la plupart du temps beaucoup de gens, qui, en la croisant ainsi superficiellement, lui passent ainsi – sans vraiment en avoir conscience – tout simplement à côté,
    l’ayant seulement furtivement vaguement croisée au passage, sans l’avoir réellement ni perçue ni reçue – Kairos, croisé toujours à l’improviste, n’a pas été saisi (aux cheveux) au passage, cueilli, ni encore moins accueilli ; et apprendre à cueillir et accueillir est humainement essentiel, fondamental même…
    Tout est alors hélas superficiel – en l’ère du nihilisme déferlant et noyant, où tout finissant par s’équivaloir, tout finit par ne plus rien valoir du tout : tel est le nihilisme qui fait déluge et noie tout, tout, tout, dans le rien…
    …
    …
    Et il en va ainsi de tout – personnes comme choses, ainsi que paysages… – ,
    à commencer, et c’est très important, pour porter une vraie attention (et à quoi, et à qui, que ce soit : une réalité, une personne, un spectacle, un concert, un disque, etc.)
    et appréhender « vraiment » ce à quoi (ou à qui) on a à faire – ou affaire – , et porte un minimum d’intérêt ou de curiosité, ou, mieux encore, de possible passion – mais beaucoup craignent et redoutent la passion (qui polarise et accapare), et ils la fuient…
    …
    …
    Et plus encore en une époque où « Time is money » et « Money is time », convertibles quantitativement : et là est bien la fonction première de l’argent – équivalent général des marchandises…
    …
    …
    Mais la valeur vraie d’une œuvre – d’art, ou pas – n’est pas, qualitativement du moins, convertible en monnaie, en un quelconque prix d’échange (de vente et d’achat) :
    car cette valeur-là n’est tout simplement pas convertible, pas échangeable, en – ni contre – quoi que ce soit : elle est plus que rare, elle est singulière et unique – cf aussi, en plus, l’important distinguo entre « valeur d’usage  » et « valeur d’échange« …
    …
    …
    Une œuvre – et en cette occurrence-ci une œuvre musicale, telle qu’elle est interprétée et enregistrée, et disponible ensuite au disque – peut seulement être proposée (et donnée ainsi) à partager, par simple évocation langagière, tel un article donné à lire, par qui, le lecteur, à son tour, lui prêtera le temps (qui est son temps propre, et unique) de lecture et réception, puis d’écoute nécessaire à accueillir et recevoir « vraiment », ou pas, cette œuvre devenue accessible – et tant qu’elle est, aussi : ce n’est pas non plus perpétuel (il y a aussi obsolescence…), à portée de main : d’où mon propre attachement personnel au disque (CD) matériel… – sous forme de disque enregistré, et à portée de sa main.
    …
    …
    La question de la qualité de notre attention (et du temps que nous lui accordons) est ainsi tout à fait décisive ; même si elle comporte aussi bien des degrés – nous ne sommes pas tout à fait, non plus, ici, dans l’ordre du tout ou rien…
    …
    …
     
    Tout cela pour vous dire, cher Eric, que l’entretien que j’ai eu le bonheur d’avoir une heure et quart avec Manuel Cornejo, en une salle exprès vide de public (la Station Ausone de la librairie Mollat, jeudi 17 avril à 10h), à propos de la nouvelle édition (coll. Tel Gallimard, en 2 volumes) de la Correspondance de Maurice Ravel, par les soins – magnifiques ! – de Manuel Cornejo,
    est une merveille,
    dont l’écoute de la vidéo
    (d’une durée de 73’ 36) demande tout ce temps-là d’écoute attentive…
    …
    …
    Mon angle de questionnement – et je prends presque trop le temps de l’expliquer en introduction à l’entretien, ainsi qu’un ami m’en a gentiment fait la remarque ; mais je l’assume ! Car c’est sous cet angle-là que, depuis le mois de mars 2019, je mène mon propre travail de recherche (à partir de ma lecture hyper-attentive et fouillée, méthodique, du travail de Manuel Cornejo) sur ce que j’ai très vite nommé les « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel : une réalité de généalogie basquaise à laquelle jusqu’ici nul ne s’était intéressé : on n’entrevoyait même pas l’existence de cousins basques de Maurice Ravel… – porte très précisément sur l’ancrage basque – familial d’abord, mais aussi amical… – , à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de Maurice Ravel (1875 – 1937) et sa mère Marie Delouart (1840 – 1917)
    – sur cet ancrage familial de Maurice Ravel d’abord à Ciboure, cf par exemple la très significative, et même décisive, lettre de Maurice Ravel à son amie luzienne (et presque-cousine…) Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 401 du Tome I de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo, quand Maurice se fait l’écho du désir de sa mère Marie Delouart, dont il exprime le vif désir de séjourner 3 mois à Ciboure l’été 1911 de préférence chez des parents à elle : « Nous préférerions que ce soit chez des parents » ; et Maurice Ravel de citer, sur la dictée phonétique de sa mère, « Sabadin Quinior » (qui est-ce ?), « Eslonta Maicourné » (qui est-ce ?), « Marie-Dominique Anchochury » (c’est chez elle qu’ils logeront), « les Goyenague » (Pierre-Paul et Nicolasse Goyenague, le fils et la belle-fille et nièce de son propre parrain Simon Goyenague (1821 – 1890).. : des cousins, donc, chez lesquels désire expressément séjourner Marie Delouart, en sa Ciboure natale ; et que Maurice Ravel charge Marie Gaudin, qui réside sur place, de trouver pareil logement chez des « parents » de sa mère Marie Delouart-Ravel…) – ,
    via, aussi, les chers amis Gaudin, et la grand-tante Gachucha Billac (1824 – 1902), la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin – nés entre le 19 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis…
    …
    …
    C’est ainsi que j’ai appris, le 29 mai 2019, à Maylen Lenoir-Gaudin (née en 1942) – la petite-fille de Charles Gaudin (1875 – 1910) et son épouse Magdelaine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) – qu’elle était très effectivement cousine – par sa grand-mère Magdelaine Hiriart : cousine au troisième degré de Maurice Ravel… – avec Maurice Ravel,
    alors que le niait – un déni assez stupéfiant, et encore aujourd’hui inexpliqué !.. – son père Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de Charles Gaudin (1875 – 1910) et Magdelaine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) :
    une Magdelaine et un Maurice, qui s’écrivaient pourtant « ma chère cousine », « mon cher cousin » : lire les lettres échangées entre eux le 8 octobre 1910 – à la page 373 du Tome I de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo – et le 24 novembre 1914 – à la page 608 du Tome I de cette Correspondance…
    …
    …
    De même,
    Guy Lalanne et moi-même, joignant nos connaissances – et cela dans le but de photographier les maisons (ou, à défaut, les emplacements des maisons disparues et remplacées par de nouvelles) de ces parents basques de Maurice Ravel, pour notre livre à paraître en septembre prochain aux Editions Jakintza – venons de découvrir sur le terrain même, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 2 mai dernier, c’est donc tout récent – et il pleuvait… – , que la maison des Gaudin du 41 rue Gambetta – et qui fut celle de leurs ancêtres Dupous en 1847 – , et où a séjourné de nombreuses fois, et cela depuis son enfance, Maurice Ravel, 
    a désormais une autre adresse, située un peu plus loin – 50, 100 mètres – , rue Gambetta !
    …
    …
    Une erreur issue des récits pas tout à fait assez rigoureux – et c’est tout de même un peu étrange ; à moins que ce soit l’interlocuteur recevant ses récits qui ait, lui, fait erreur… – de Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006), le frère aîné de Maylen,
    et amplement diffusée (photo erronée à l’appui hélas – trop efficace « choc des photos » versus « poids des mots« … – par le « Ravel – Portraits basques » d’Etienne Rousseau-Plotto,
    qui ne se donne pas la peine de chercher à vérifier systématiquement ce que d’autres lui disent, ou/et ont écrit avant lui…
    …
    …
    Voilà !
    …
    …
    Vous apprendrez donc, cher Eric, beaucoup beaucoup de choses – et très fines – sur Ravel dans ce que dit d’expert ultra-compétent – et nul n’atteint maintenant seulement à sa cheville, en matière de compétence ravelienne vraiment sérieuse… – en cet entretien du 17 avril dernier enregistré à la Station Ausone, l’ami Manuel Cornejo,
    dont le travail formidablement patient de recherche – puis analyse infiniment rigoureuse, « scientifique« , des documents dénichés – , mené de par toute la planète, sur la correspondance de Ravel,
    fait de lui la personne qui aujourd’hui au monde en sait le plus et le mieux – voilà ! – sur Maurice Ravel :
    qu’on se le dise un peu largement – dans tout le Landerneau à prétention un peu culturelle !..
    …
    …
    Je ne crois donc pas, cher Eric, que vous perdrez complètement le temps – d’une heure et quart (73′ 36) – que vous accorderez – consacrerez, oserais-je même dire – à la vision-écoute de cette très très riche vidéo de notre entretien – Manuel Cornejo et votre serviteur – du 17 avril dernier – enregistré à la Station Ausone, à Bordeaux – , sur un compositeur aussi merveilleux – mais cela, vous le savez bien mieux que moi – que Maurice Ravel…
     …
    …
    Merci de tout cela, cher Eric,
    vous m’êtes un interlocuteur assurément très important : vos remarques comptent énormément pour moi,
    …
    …
    Francis
    …
    …

    Le 9 mai 2025 à 18:21, Eric Rouyer a écrit :
    …
    …
    Cher Francis, 
    …
    Pour être sincère, je n’ai pas osé ouvrir vos mails précédents, sachant leur mise en demeure bienveillante d’y accorder – voilà – une attention soutenue !
    …
    …
    Vous pardonnerez mes renoncements peu argumentés mais sincèrement impliqués auxquels je pourrai remédier en fin de semaine, notamment avec ce Dossier Ravel.
    …
    Sincères pensées
    …
    Eric
    …
    …
    Et, de fait, échanger ainsi est forcément très nourrissant…
    …
    …
    Ce dimanche 11 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La permanence de la propriété par les Hiriart au moins depuis 1813 jusqu’à aujourd’hui de la même maison située rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz…

    La dame en noir sur la photo qui se tient debout devant la boutique de meubles et menuiserie au nom de « D. Hiriart« , est bien Marianne Dimatz (28 octobre 1844 – 19 juillet 1932), l’épouse de Dominique Hiriart (28 janvier 1849 – 20 décembre 1926),
    qui s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 3 juin 1874,
    et qui sont les parents de Magdeleine Hiriart (10 mars 1875 – 19 juin 1968), la grand- mère de Maylen Gaudin-Lenoir, avec laquelle je suis en amicale correspondance, à propos du cousinage effectif de Magdelaine Hiriart-Gaudin et Maurice Ravel (7 mars 1875 – 28 décembre 1937) – cousins au 3e degré : « mon cher cousin », « ma chère cousine« …

    …

    …

    Cette photo, devant le magasin de ce qui était alors le 30 de la rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz,
    se trouve à la page 138 du très riche en documents très variés – avec de très nombreuses photos anciennes – « Saint-Jean-de-Luz – la vie quotidienne de Napoléon III à Charles de Gaulle » , de Claude Louvigné et Guy Lalanne, paru aux Éditions Jakintza en 2017…

    …

    …
    Et il s’avère donc que le n• 30 de la rue Gambetta d’alors – photographié ici probablement entre le décès, advenu en son domicile, cette maison, de Dominique Hiriart, le 20 décembre 1926, et le décès de sa veuve Marianne Dimatz-Hiriart, qui adviendra en cette même maison, le 19 juillet 1932 – est maintenant le n• 34 de la rue Gambetta d’aujourd’hui.

    …

    …

    Et il s’avère aussi que cette maison est la propriété-domicile de la famille Hiriart depuis au moins 1814 :

    …
    – le 23 février 1814 y est en effet décédé en son domicile Michel Hiriart, Grand-Rue, n°61

    …
    – le 10 avril 1816 y est né, rue d’Angoulême, n° 55, son petit-fils Jean-Baptiste Hiriart, futur père de Dominique Hiriart – né en cette maison, Grand-Rue n° 67, le 28 janvier 1849 – , le futur père de Magdeleine Hiriart-Gaudin et futur arrière-grand-père de Maylen Gaudin-Lenoir

    …
    – le 10 août 1823 y est décédé en son domicile, Grand-Rue n° 61, Étienne Hiriart, fils de ce Michel Hiriart et père de ce Jean-Baptiste Hiriart.

    …

    …

    Et sur le Plan d’alignement de la traverse de Saint-Jean-de-Luz passé par l’Ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées Isidore Daguenet (Saint-Jean-Pied-de-Port, 15 mai 1818 – Bayonne, 4 janvier 1882), cette maison Hiriart est située sur la parcelle n° 533…

    …
    …
    1813 – 2025 : cela fait déjà 212 ans !

    …

    …

    C’est pas à pas, avec constance et patience, que la recherche avance…

    …

    …

    Ce mercredi 7 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Petit aperçu historique luzien sur la maison Dupous, 21 Grand-Rue en 1846, et 41 rue Gambetta en 1903, et encore en 1924…

    Sur les changements de nom de la Grand-Rue ainsi que de numérotation des maisons,

    et à propos de la maison Dupous,

    on pourra lire avec un peu de profit mon assez détaillé article du 2 novembre 2019 « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin… » :
    …
    Dont voici le lien :
    …
    …
    On y découvre que c’est la même maison qui est successivement indiquée située
    « 21 Grand-Rue »
    « 41 Grand Rue »
    puis « 41 rue Gambetta »…
    …
    …
    Annette Bibal (fille de Victoire Dupous) naît dans cette maison le 21 novembre 1846
    – un an avant le Plan d’alignement de la traverse de St-Jean-de-Luz dessiné par l’Ingénieur Isidore Daguenet,
    qui attribue la parcelle 400 de cette rue au propriétaire Dupous ; cette parcelle comporte aussi sur le plan en rouge l’inscription n° 21 !
    …
    Françoise Benoît, épouse de Baptiste Dupous, boulanger (et fille du boulanger luzien François Benoît 1746 – 1828), et grand-mère maternelle d’Annette, y meurt le 13 septembre 1855 ;
    …
    et son mari Baptiste Dupous (né à Béhobie le 26 juin 1800) y mourra le 11 avril 1865) ;
    …
    et Pierre Bibal, époux de leur fille Victoire Dupous (et qui est aussi le père d’Annette Bibal), était mort lui aussi – peut-être d’une épidémie… – en cette même maison la veille de ce décès, le 13, de Françoise Benoît, le 12 septembre 1855.
    …
    …
    Cette maison fut donc bien une propriété Dupous depuis au moins 1846, et cela jusqu’au décès de Victoire Dupous, veuve Bibal, advenu le 16 juin 1903.
    …
    Et c’est alors sa fille Annette Bibal-Gaudin qui en hérite, suite au décès de sa mère Victoire ;
    puis, devenue veuve d’Edmond Gaudin le 28 décembre 1920, Annette Bibal-Gaudin décide de la vendre, l’été 1924, pour s’installer, pas très loin de là, à la Villa Mirentxu, rue du Midi… 
    …
    …
    Et mon article du 2 novembre 2019 a l’intérêt de passer en revue les diverses naissances et les divers décès qui advinrent en cette famille Dupous-Bibal-Gaudin – et même la domestique Gachoucha Billac, le 17 décembre 1902 –  en cette maison Dupous de la Grand-Rue, devenue dès avril 1884 la rue Gambetta…
    …
    …
    A suivre…
    …
    …
    Ce lundi 5 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Et maintenant photographier les maisons des cousins luziens Hiriart et Gaudin de Maurice Ravel…

    Quelqu’un pourrait-il aider à identifier la personne qui se trouve entre Maurice Ravel et Léon Leyritz sur cette photo (que m’a communiquée Manuel Cornejo, à fin d’identification…) ? Cette personne non encore identifiée sur cette photo prise à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1935, ne serait-elle pas Edmond Gaudin ?
    Au mois d’août 1935, celui-ci avait 32 ans (puisqu’il est né le 30 mai 1903)…  
     
    1935 semble être aussi l’année de son mariage avec Angela Rossi…
    Mais j’ignore jusqu’ici la date précise (jour, mois, et même année : 1935 ?) et le lieu (probablement à Saint-Jean-de-Luz) de ce mariage d’Edmond Gaudin et Angela Rossi…
     
    …
    …
     
    RAVEL_1935_08_DETAIL_amr.jpg
    …
    …
    En ce moment je me pose des questions sur les emplacements (et numérotations actuelles) des diverses maisons de Saint-Jean-de-Luz où furent domiciliés les Gaudin et les Hiriart cousins de Ravel,
    eu égard à des changements de numérotation des maisons, ainsi que de changements de noms de rues (« vers 1930 »…),
    dont m’a fait part récemment Guy Lalanne…
    …
    …
    J’aimerais précisément identifier les maisons luziennes (notamment celles de la rue Gambetta) qui ont été celles de la famille issue du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, entre celle que j’ai nommée « Marie Delouart n°2 » (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) et Jean Etcheverry (Ciboure, 6 août 1786 – en mer, 15 novembre 1841), tous deux cibouriens de naissance :
     
    tant du côté des cousins Hiriart,
    que du côté des cousins Gaudin (en particulier la maison indiquée « n° 41, rue Gambetta« , mais aussi la Villa Mirentxu, rue du Midi ; ainsi que plusieurs autres encore…),
    dans la perspective du livre que Guy Lalanne et moi-même sommes en train de réaliser pour Jakintza, à paraître cet automne.
    …
    …
    En effet, une campagne de photographies a commencé d’être réalisée par Jakintza à Ciboure
    pour les demeures que j’ai identifiées, grâce aux archives d’état-civil (de Ciboure), concernant les maisons où ont ont demeuré divers membres des familles Delouart, Goyenague, Etchepare, Cerciat, Parisot, etc., qui font partie des cousins cibouriens de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel…
    …
    …
    Mais je désire maintenant faire compléter cette recension photographique des demeures des cousins basques de Marie Delouart et Maurice Ravel par la réalisation, par Jakintza, de photos (actuelles, mais aussi – si c’est possible qu’on en retrouve ! – anciennes : de telles photos constituant de précieux documents historiques… – des maisons des cousins luziens, cette fois, de Maurice Ravel :
    je veux dire les cousins Hiriart et les cousins Gaudin issus du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, de la seconde Marie Delouart (Ciboure,1784 – Saint-Jean-de-Luz, 1842, rue Neuve, n° 30) et son mari Jean Etcheverry (Ciboure, 6 août 1786 – en mer, 15 novembre 1841) :
    …
    la fille aînée de ceux-ci, Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 29 mai 1817, rue Serpente, n° 10 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, Grand Rue, n° 67), ayant épousé le 10 novembre 1846 à Saint-Jean-de-Luz, Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816, rue d’Angoulême, n° 55 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859, Grand Rue, n° 67)…
    –  et Marie Etcheverry et Jean-Baptiste Hiriart étant les grands-parents paternels de Magdelaine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875, rue Saint-Jacques n° 45 – Saint-Jean-de-Luz, 19 huin 1968, 2 rue Garat), qui est la fille aînée de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849, Grand Rue, n° 67 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926, Rue Gambetta, n° 30), et la grand-mère paternelle de Maylen Gaudin-Lenoir, avec laquelle je corresponds régulièrement et que je rencontre aussi à quelques reprises à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
     
    Sur ces diverses demeures luziennes des cousins Etcheverry, Hiriart et Gaudin de Maurice Ravel,
    cf les détails que j’ai recensés et donnés en mes deux articles récents en date des 20 et 21 avril derniers :
     
    …
    …
     
    Jeudi dernier 17 avril, j’ai passé la journée à Bordeaux et Pessac avec Manuel Cornejo – l’après-midi au cinéma Jean-Eustache à Pessac, pour une très remarquable conférence sur Ravel à partir du film « Bolero » ;
    et auparavant, le matin, j’ai enregistré un entretien avec lui à la Station Ausone de la librairie Mollat, portant sur sa nouvelle – passionnante ! – édition enrichie (en 2 volumes, Gallimard collection Tel) de la « Correspondance de Maurice Ravel » ;
    la vidéo de cet entretien (d’environ une heure) n’a pas encore été mise en ligne jusqu’ici, ce vendredi 25 avril, sur le site de la librairie Mollat, mais bien sûr je donnerai accès sur ce blog « En cherchant bien » à cette vidéo dès que cette mise en ligne de la vidéo de cet entretien avec Manuel Cornejo sera effectuée par la librairie Mollat.
     
    …
    …
     
    Le patient travail de recherche que j’ai entamé au mois de mars 2019, porte ainsi maintenant pleinement ses fruits ;
    et le livre sur ce que j’ai très vite, presque immédiatement, dès l’origine de mes recherches, nommé « les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel »,
    viendra, de ses éclairages complètement inédits (!), ponctuer, j’espère en beauté à Saint-Jean-de-Luz, cette marquante « Année Maurice Ravel 2025 »…
    …
    …
    Une conférence avec Guy Lalanne aura en effet lieu à Saint-Jean-de-Luz à ce moment de la parution de notre livre par les bons soins de Jakintza ;
    …
    à l’occasion de laquelle conférence j’espère aussi pouvoir enfin faire venir à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure l’ami – lillois – Manuel Cornejo, le meilleur connaisseur maintenant – et de loin ! – de très nombreuses circonstances de la vie de Maurice Ravel…
     
    …
    …
     
    Ce vendredi 25 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa