C’est un véritable éblouissement enchanteur que nous offre le décidément formidable – cf mon précédent article de découverte époustouflée de Georg Nigl : « L’intelligence exploratrice et créatrice féconde d’un passionnant chanteur singulier, le baryton viennois Georg Nigl : une assez étonnante et rare connivence d’approche de la musique en son cœur le plus intime, entre un musicien-interprète et un simple mélomane surtout discophile…« , en date du 26 août 2025, à propos de son extraordinaire et déjà magnifique CD Alpha 1142 « Mozart’s Clavichord – Arias, Lieder and Keyboard Pieces« , avec Alexander Gergelyfi, alors au clavicorde… – baryton-comédien Georg Nigl – né à Vienne le 2 mai 1972 – chantant-déclamant « Die Schöne Müllerin » de Schubert, avec Alexander Gergelyfi – né à Linz le 15 décembre 1987 – , cette fois au tafelklavier – un extraordinaire piano carré fabriqué vers 1810 par Carl Withum à Baden-Baden, d’une grande élégance… – , en le double CD Alpha 1252 « Schubert – Die Schöne Müllerin » – enregistré à Vienne au mois d’octobre 2025… – :
un véritable choc en tornade dans l’interprétation des Lieder de Schubert – avec aussi les 5 poèmes du recueil (de 25) de Wilhelm Müller (Dessau, 7 octobre 1794 – Dessau, 30 septembre 1827) que Franz Schubert (Lichtental, 31 janvier 1797 – Vienne, 19 novembre 1828) n’a pas retenu pour les mettre, eux aussi, en musique, et que récite-déclame donc ici Georg Nigl… – , ainsi que le présentent et le précisent les deux textes « La Belle Meunière » et « À propos de l’interprétation » de Georg Nigl aux pages 18-19 et 20 du livret de ce double CD, dans lesquels celui-ci nous fait découvrir, et c’est absolument passionnant, la pratique des chanteurs de Lieder au temps de Schubert, ainsi qu’après lui, au XIXe siècle : par Johann Michael Vogl (Ennsdorf, 10 août 1768 – Vienne, 19 novembre 1840), Wilhelm Ehlers (Hanovre, 1774 – Mayence, 29 novembre 1845), Julius Stockhausen (Paris, 22 juillet 1826 – Francfort, 22 septembre 1906)…
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Écoutez déjà ici le Lied « Der Müller und der Bach » (5′ 21) :
c’est bien une splendide révélation, par Georg Nigl et Alexander Gergelyfi, de l’infinie délicatesse du cercle intime de Franz Schubert…
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Une splendeur !
et une formidable révélation !
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Sur l’art vraiment extraordinaire de Georg Nigl,
lire en priorité mon propre article « L’intelligence exploratrice et créatrice féconde d’un passionnant chanteur singulier, le baryton viennois Georg Nigl : une assez étonnante et rare connivence d’approche de la musique en son cœur le plus intime, entre un musicien-interprète et un simple mélomane surtout discophile… » en date du 26 août 2025, qui comporte un lumineux entretien, très fouillé, de ce baryton-comédien avec Dominique Adrian « Georg Nigl du clavicorde à Dusapin : les multiples univers d’un interprète créateur » – paru sur le site de ResMusica la veille, le 25 août 2025 – , qui nous révèle le principal de la singularité de la carrière et surtout de l’art, si marquant, de ce génial Georg Nigl ; un entretien au final duquel Georg Nigl livrait en confidence ceci : « Nous envisageons aussi d’enregistrer La Belle Meunière, si possible avec un piano carré sur lequel Schubert lui-même a composé, mais il a besoin d’une restauration« …
Ce qui fut donc réalisé à Vienne assez peu de temps après, au mois d’octobre suivant, en 2025.
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Et de fait les 26 et 27 août 2025, avec mes articles « L’intelligence exploratrice et créatrice féconde d’un passionnant chanteur singulier, le baryton viennois Georg Nigl : une assez étonnante et rare connivence d’approche de la musique en son cœur le plus intime, entre un musicien-interprète et un simple mélomane surtout discophile… » et « L’art du lied : les viennois Georg Nigl (Vienne, 1972) et Julius Patzak (Vienne, 1898 – Rottach-Egern, 1974) nous faisant entendre rien moins que l’âme même du compositeur, Schubert, Mozart, qu’ils savent en toute simplicité et délicatesse si purement chanter : dans la stupeur enchantée et encore brute de ce qui maintenant se découvre…« ,
puis, du 7 au 12 septembre 2025, avec mes articles « L’immense défi de vraiment saisir le génie si naturel et si libre de Mozart pour ses interprètes : le Mozart pre-schubertien de Georg Nigl et le Mozart révele à lui- même par l’Empfindsamkeit de CPE Bach de Yeol Eum Son…« , « L’admirable chant tout en murmures de Georg Nigl dans Schubert…« , « Dans l’intelligence la plus sensible et juste du chant intime, Georg Nigl en son CD Alpha 934 « Echo » (de 2022) : sur sa découverte du Lied de Schubert « Viola » D. 786, qui lui a ouvert « l’univers des conteurs d’histoires »… » et « Une parlante écoute comparée des Lieder de Schubert « Viola » D. 786 et « Wandrers Nachtlied » D. 768, par Georg Nigl, baryton, en ses CDs Alpha 934 « Echo » et Alpha 646 « Vanitas » (les deux avec la pianiste Olga Pashchenko), et Sandrine Piau, soprano, en le CD Alpha 1157 « Schubert – Quintette imaginaire » (avec le Quatuor Psophos) ; ou ce qu’est saisir et donner à partager la magie la plus pure de l’!ntime…« ,
c’est rien moins que 6 articles que j’ai déjà consacrés à ma découverte stupéfiée-enchantée de l’art incomparable – une vraie révolution ! et qui en dérange pas mal en leurs habitudes, tant parmi ses collègues chanteurs, de chanter, que parmi les mélomanes, d’écouter et apprécier… – de chanter le lied de Georg Nigl, afin de la partager…
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Cet art du retour aux sources de l’art du lied – chez Mozart, chez Schubert pour le moment – que Georg Nigl s’emploie de si lumineusement, et avec tant de délicatesse et d’évidence naturelle, ressusciter à nos oreilles de mélomanes, il appartient donc à chacun, à son tour, de le découvrir, l’approcher, s’y immerger, s’y enchanter : le faire sien…
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Ce mardi 28 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

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