Étiquette : Blog « En cherchant bien » de Francis Lippa

  • Objectif : présenter un historique clair et simple de mon enquête débutée au mois de mars 2019, et avec ses étapes marquantes, à propos de l’effort de connaissance-découverte des cousinages basques (cibouro-luziens), jusqu’ici très méconnus, de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel…

    C’est à partir de l’article de visée panoramique intitulé « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022, de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… » rédigé le 18 octobre 2024,

    à un moment où Guy Lalanne m’avait proposé de l’accompagner, le 24 octobre suivant, à une rencontre organisée par la mairie de Saint-Jean-de-Luz, au Centre Peyuco Duhart, et rassemblant les diverses associations locales, afin de mettre au point, pour l’ »année Ravel 2025« , de quoi constituer un hommage honorable au compositeur, pour le 150e anniversaire de sa naissance,

    que je me suis mis à l’effort de récapituler les étapes marquantes de ma recherche d’élucidation des parentés basques de Maurice Ravel, via les divers cousins de sa mère, la cibourienne Marie Delouart (1840 – 1917)…

    …

    …

    Pour l’heure, je me contente de renvoyer ici à cet article-florilège du 18 octobre 2024 « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022, de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…« , avec son recueil-documentaire consultable – pour courageux ! – de 11 autres articles marquants

    – des 13 mai 2019 «  » ;

    26 mai 2019 «  » ; 28 mai 2019 «  » ;

    19 août 2019 «  » ;

    31 août 2019 «  » ;

    2 septembre 2020 «  ;

    4 octobre 2020 «  » ;

    7 octobre 2021 «  » ;

    11 octobre 2021 «  » ;

    17 août 2022 «  » ;

    et 18 août 2022 « « … – ,

    tous à éventuellement parcourir comme autant d’avancées de cette patiente recherche, avec ses étapes et ses tournants marquants…

    …

    …

    Tel est donc l’intérêt que je me proposais de fournir avec un tel article récapitulatif, ce 7 juillet dernier…

    … 

    …

    Ce lundi 7 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’excellent chef Jakob Hrůša nommé pour diriger à Prague l’Orchestre Philharmonique tchèque pour 5 ans à partir de la saison 2028-2029 ; ou un tropisme tchèque…

    Ce soir,

    Resmusica nous apprend la nomination à Prague pour 5 ans, à partir de la saison 2028-2029, de l’excellent chef – tchèque – Jakob Hrůša – né le 23 juin 1981 à Brno, en Moravie – , pour diriger, à Prague, l’Orchestre de la Philharmonie tchèque :

    une superbe nouvelle !..

    …

    …

    Jakob Hrůša est en effet un chef dont j’ai pu admirer au disque l’excellence des prestations, comme en témoignent au moins 5 de mes articles, aux dates du

    …

    _ 5 mars 2020 : « Le jeu infiniment poétique d’Ivo Kohanek dans des Concertos pour piano d’Antonin Dvorak« , pour un coffret indispensable ! ;

    …

    _ 29 janvier 2023 : « Le violon plus que parfait de Frank-Peter Zimmermann   » ;

    _

    _ 9 novembre 2023 : « Découvrir un chef d’oeuvre (de 1925) d’Erwin Schulhoff  » ;

    …

    _ 14 janvier 2024 : « La merveille discographique des deux Rhapsodies pour violon et orchestre de Bela Bartok, idéalement endiablées par le violon magique de Frank-Peter Zimmermann et le parfait orchestre symphonique (presque pragois) de Bamberg sous la direction idoine du chef tchèque Jakub Hrusa…  » ;

    …

    _ 9 avril 2024 : « Et à nouveau Bohuslav Martinu de mieux en mieux célébré : son « écriture échevelée », son « orchestre solaire », à toujours mieux redécouvrir, savourer et saluer… » .

    …

    …

    Actuellement, Jakob Hrusa est en poste à Bamberg, en Bavière, où il dirige – jusqu’à cette même saison 2028-2029 – les Bamberger Symphoniker, une très bonne formation qui comporte beaucoup de musiciens tchèques…

    …

    …

    Ce lundi 30 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Année Ravel 2025 : et maintenant la fête – miraculeuse ? – d’éblouissants justissimes Concertos de Ravel par le piano de l’idoinement ravelienne Yeol Eum Son, et le Residentie Orkest The Hague sous la direction elle aussi idoine et parfaite d’Anja Bihlmaier…

    Cette année « Ravel 2025 » vient décidément combler discographiquement, mois après mois de cette grande année 2025 – et nous n’en sommes qu’en juin : l’année n’est pas finie – , les fervents raveliens que nous sommes…

    …

    Car voici que ce mois de juin 2025 le label Naïve vient nous offrir un assez stupéfiant – une merveilleuse et rafraîchissante surprise ! qui renouvèle complètement la discographie ! rien moins… – éblouissant CD Naïve V 8447 « Ravel – Concertos – Bach/Wittgenstein« , par une pianiste – Yeol Eum Son , née le 2 mai 1986 à Wonju (Corée du Sud) – qui avait déjà attiré – en juin 2024 – notre attention – mais pour d’autres compositeurs que Ravel, et principalement Korngold… – ,

    comme en témoignait notre article «  » en date du 20 juin 2024, il y a tout juste un an, à propos de l’émouvant et plein de charme CD Naïve V 8122 « Wien nur du allein« , viennois :

    …

    …

    Le délicieux moment de charme pur d’Erich Wolfgang Korngold, dans le CD « Love Music » des magnifiques Yeol Eum Son et Svetlin Roussev…

    …

    …

    Ecrit le jeudi 20 juin 2025 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.

    …

    …

    C’est le double vif intérêt que je porte et au compositeur Erich-Wolgang Korngold (Brünn, 29 mai 1897 – Hollywood, 29 novembre 1957)  _ ma discothèque personnelle compte à ce jout 27 CDs Korngold ; et cf mes articles« « , «  « , « « , « « , des 23 février 2020, 8 juin 2020, 13 août 2022, 14 août 2022, par exemple _ et au violoniste Svetlin Roussev ( Ruse-Bulgarie, 5 avril 1976) _ je l’ai découvert (et beaucoup apprécié !) récemment, à l’écoute du passionnant CD « Ravel à Gaveau«  ; cf mon article du 7 juin dernier « « … _, ajouté à la publication hier mercredi 19 juin sur son site Discophilia de l’article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Wien nur du allein« , qui m’a fait d’abord découvrir, ensuite chercher à me procurer, le CD Naïve v 8122 « Love Music » de la pianiste Yeol Eum Son et du violoniste Svetlin Roussev _ un CD enregistré à Hanovre du 13 au 15 avril 2022…

    …

    …

    Écoutez par exemple ceci (d’une durée de 7′ 01).

    Ou cela (d’une durée de 5′ 14).

    …

    …

    WIEN NUR DU ALLEIN

    …

    …

    Bonne pioche : Svetlin Roussev dégotta un jour une copie manuscrite d’une œuvre inédite de Franz Waxman. Cette fois, le compositeur d’Hollywood n’avait pas jeté son dévolu sur Carmen, mais sur Tristan et Isolde. Si Jascha Heifetz avait vu la partition, il l’aurait faite sienne comme la Fantaisie sur « Carmen ». Le charme fou _ oui ! _ qu’infuse Waxman à l’érotisme de Wagner _ oui ! _ est l’amorce d’un _ bien _ beau programme où l’archet savoureux de Svetlin Roussev fait une halte à Vienne _ voilà ! _, dans l’accompagnement si musical, si inventif de Yeol Eum Son dont j’avais tant goûté les Sonates de Mozart (voir ici).

    …

    …

    C’est merveille pour les trois Alt-Wiener Tanzweisen de Kreisler, où il infuse plus de nostalgie que d’autres, préférant chanter (et même murmurer) plutôt que briller _ oui _, merveille toujours _ et surtout, pour ma part… _ pour les Korngold, Lied de Marietta _ de « Die Tote Stadt » _ tenu, gourmé, si senti, pièces tirées de Beaucoup de bruit pour riendélicieusement descriptives, assaisonnées d’une pincée d’ironie _ en effet _, si bien vues (et quel mariage archet-clavier !).

    ……

    Puis soudain le feu, l’élan, l’appassionato absolu avec une lecture transcendante de la Sonate de Strauss, son grand opus de jeunesse, pas entendu aussi détaillé et aussi emporté à la fois, si chanté, depuis la gravure de Wolfgang Schneiderhahn. Coda à la limite du silence où l’archet semble dire les mots de Träume _ de Wagner _, finement transcrits par Leopold Auer.

    …

    …

    Disque précieux _ absolument délicieux ! _ d’un violoniste trop rare _ mais oui ! _ qui a trouvé sa partenaire.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Love Music

    …

    Franz Waxman (1906-1967)

    …
    Tristan and Isolde: Love Music

    …
    Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)

    …
    Mariettas Lied zur Laute (extrait de « Die tote Stadt »)
    4 Pièces pour « Much Ado About Nothing » de Shakespeare

    …
    Fritz Kreisler (1875-1962)

    …
    Alt-Wiener Tanzweisen (No. 1. Liebesfreud – No. 2. Liebesleid –
    No. 3. Schön Rosmarin)

    …
    Richard Strauss (1864-1949)

    …
    Sonate pour violon et piano en mi bémol majeur, Op. 18, TrV 151

    …
    Richard Wagner (1813-1883)

    …
    Träume (No. 5, extrait des « Wesendonck-Lieder » ; version pour violon et piano : Leopold Auer)

    …

    …

    Svetlin Roussev, violon
    Yeol Eum Son, piano

    …

    …

    Un album du label naïve V8122
    …

    …

    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son et le violoniste Svetlin Roussev – Photo : © Young Hun O 

    …

    …

    On pourra comparer l’interprétation des 4 pièces de « Much Ado About Nothing« , Suite Op. 11 (de 1918-19), d’Erich-Wolfgang Kornold par Svetlin Roussev et Yeol Eum Son, enregistrées en avril 2022 à Hanovre, aux plages 3 à 6 de ce CD « Love Music » Naïve V 8122, avec celle de Gil Shaham et André Previn, en leur CD Deutsche Grammophon 439886-2 « Barber – Korngold« , enregistrées en juin 1993 à Londres _ écoutez-ici (d’une durée de 5′ 35)…

    …

    …

    Ce CD « Love Music » de Yeol Eum Son et Svetlin Roussev :

    un programme de charme pur et une interprétation absolument délicieux…

    …

    …

    Ce jeudi 20 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Et voici que ce mois de juin 2025-ci, c’est avec Ravel que vient nous emballer, et même  nous stupéfier d’admiration !, Yeol Eum Son, et cette fois avec le parfaitement ravelien aussi – mais oui ! – Residentie Orkest The Hague, sous la direction idoinement ravelienne (!) elle aussi – chapeau bien bas… – d’Anja Bihlmaier – née le 11 octobre 1978, à Schwäbisch Gmünd, en Allemagne.

    …

    …

    Cf ici le justissime article « Ravel compris » – un titre qui déjà dit beaucoup ! – que Jean-Charles Hoffelé consacre ce 28 juin même à ce stupéfiant éblouissant – miraculeux ? – CD Ravel de la magnifique pianiste coréeenne :

    …

    …

    RAVEL COMPRIS

    On l’oublie parfois, mais les abimes du Concerto « à une patte », selon la formule – même – de Ravel, ont « précédé » de peu – et même bien plus que cela, tant les compositions lentes (et perfectionnistes) de ces deux Concertos par Ravel complètement s’entremêlent ! – les ébrouements solaires, les fantaisies « jazz » du Concerto en sol.

    …

    …

    Dans son beau texte – passionnant ! – , qui poursuit le lacis des correspondances entre ces deux œuvres dissemblables seulement par l’apparence, Yeol Eum Son éclaire une part du propos de son disque

    – elle y met aussi l’accent sur l’irréfragable césure-fracture qu’a causé à la composition de Ravel l’effroyable Grande-Guerre ; et elle indique ainsi au passage que Ravel n’a plus jamais rien composé pour le piano seul après son sublimissime « Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), qui ouvre d’ailleurs selon elle la « seconde période » de Ravel… ; d’où la renonciation de Yeol Eum Son d’adjoindre en ce CD aux deux Concertos des pièces pour piano seul de Maurice Ravel, et son choix final de quatre pièces de Bach dans des transpositions pourla main gauche du commanditaire du Concerto pour la main gauche Paul Wittgenstein…

    …

    …

    La vigueur – splendide et naturelle, sans surtout jamais rien forcer – de son Concerto en sol montre sa grande sonorité, c’est toujours admirablement mené jusque dans le rêche voulu par l’orchestre de La Haye, cette vigueur rythmique sans dureté – toute en douceur rayonnante de la force… – ne fait pas traîner les deux Allegros, on s’en doute, et dans son soleil même le premier mouvement a plus d’ombres qu’attendu – en effet : la subtilité ravélienne est très justement rendue tant par la pianiste que par l’orchestre : le dialogue-osmose entre les deux est parfait. La cadence est assez fabuleuse, manière de préparer un des plus beaux Adagio assaique j’ai entendus, pesée parfaite, temps suspendu, une pincée de nostalgie, l’élégance un peu désabusée, quelque chose d’unique – et d’idoinement ravelien, faut-il y insister ? Non… Finale trépidant, un petit côté Ensor à l’orchestre, diablement attachant – oui ! – tout cela.

    …

    …

    Et le Concerto en ré ? Livre d’abîmes certes, cette main gauche gourmande de tout le clavier a quelque chose de diabolique – oui ! – , assez Samson, mais dans le grand épisode central, Yeol Eum Son ose la diversité kaléidoscopique, les télescopages, une sorte de fantaisie débridée – oui : à la Ravel… – qui s’apaisent lors des cadences, parenthèses de songes d’un noir d’encre, où semble se lover le souvenir – oui – de Scarbo.

    …

    …

    Complément pris chez – Paul – Wittgenstein, rares, éclairants, ajouts bienvenus – mais oui ! et très au-delà des rapports plus que difficiles de Ravel avec son commanditaire viennois… – à un nouveau – très – beau disque des Concertos de Ravel qui décidément ont de la chance, mais puisqu’elle a si bien commencé ici, Yeol Eum Son ferait bien d’oser – oui, oui – le face à face avec le piano seul.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Maurice Ravel (1875-1937)

    …
    Concerto pour piano et
    orchestre en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre
    en ré majeur, M. 82

    …

    …
    Johann Sebastian Bach(1685-1750) / arr. Paul Wittgenstein (1887–1961)

    …
    Prélude en ut majeur,
    BWV 846/1 (No. 1, extrait de “Das wohltemperierte Klavier I”)

    Prélude en ut mineur, BWV 999
    Partita No. 1 en si bémol majeur, BWV 825 (extrait : VII. Gigue)
    Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031
    (extrait : II. Siciliano)

    ..;

    …

    Yeol Eum Son, piano
    Residentie Orkest The Hague
    Anja Bihlmaier, direction

    ..;

    …

    Un album du label naïve V8447
    …

    …

    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son – Photo : © Marco BorggreveMais aujourd’hui  

    …

    …

    Oui,

    ce Ravel-ci de Yeol Eum Son, Anja Bihlmaier et le Residentie Orkest The Hague – aucun d’entre ces magnifiques musiciens n’est français : c’est dire là combien Ravel est désormais idéalement saisi et compris en toute sa profondeur et ses délicatissimes nuances de par le monde entier… – , est bien un « Ravel » formidablement – miraculeusement ? – « compris« ,

    ainsi que viennent superbement le renforcer les très lucides analyses détaillées de la pianiste elle-même, en son précieux « A propos de cet enregistrement« , aux pages 9 à 12 du livret du CD, dans lequel non seulement Yeol Eum Son compare très précisément avec infiniment de finesse ces deux « Concertos » à la fois jumeaux – et parallèles – et dissemblables de Maurice Ravel, mais aussi distingue deux grandes périodes de composition de Maurice Ravel, fracturées par la tragédie effroyable de la Grande Guerre – et il faut ajouter aussi qu’après les décès de Claude Debussy (en 1917) et Gabriel Fauré (en 1924), Maurice Ravel devient le grand compositeur français, dont on va s’arracher les prestations, tant en tant que pianiste, que comme chef d’orchestre, de par le monde entier !.. – ;

    je la cite :

    …

     

     » « Quelle doit être la dernière pièce de ce puzzle ? » – qu’allait être le programme de ce CD Ravel… Je me suis posé cette question dès que j’ai commencé à élaborer ce projet en septembre 2022 – 20 septembre 2022 : date du tout premier enregistrement de ce CD Ravel, à La Haye. Pendant presque deux ans, je ne pouvais me décider. Le compléter avec des pages pour piano seul de Ravel paraissait évident – elle aurait pu choisir « Le Tombeau de Couperin » M. 68 (1914-1917), ou bien la version originale, composé à Lapras, en Ardèche, de « La Valse » pour piano seul M. 72b (1919-1920), qui font bien partie de ce que Yeol Eum Son qualifie de la « seconde période de création de Maurice Ravel« , mais alors ont désormais cessé les publications de partitions de ses œuvres pour piano seul… – , et pourtant cette idée ne me convenait pas. J’ai compris finalement la raison : le Ravel d’avant 1914 – celui de l’essentiel des pièces pour piano seul publiées comme telles par Ravel  : il n’en publiera donc plus après 1918 – m’a toujours paru éloigné de celui de l’après 1918 – soit le Ravel des deux « Concertos » : ses deux dernières très grandes œuvres (composées en 1929-1930 et 1929-1931)… Des compositeurs différents auraient pu signer la « Sonatine » (1903 – 1905) et « Le Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), comme le « Trio pour piano » (1914) et la « Deuxième Sonate pour violon » (1923 – 1927), ou encore « Daphnis et Chloé »  (1909 – 1912) et le « Bolero » (1928), en dépit du matériau naturellement « commun »  à toutes ces compositions. (…)

    Il m’a semblé que les quatre pièces de J. S. Bach formaient un bon complément. Je les joue dans les arrangements pour la main gauche réalisés par Paul Wittgenstein, le commanditaire du « Concerto pour la main gauche », ce qui les relie indirectement aux œuvres de Ravel « …

    …

    …

    Et ce CD est rien moins qu’une splendide éblouissante fête qui nous est ainsi offerte comme miraculeusement à partager !!!

    …

    …

    Un CD absolument marquant !

    …

    …

    Ce samedi 28 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’excellence toujours renouvelée d’Angela Hewitt : la merveille idoinement mozartienne – intime, légère, élégante, naturelle – de son troisième volet discographique des Sonates de Mozart, sur son piano Fazioli…

    Angela Hewitt (Ottawa, 28 juillet 1958) est une formidable pianiste :

    …

    à preuve la merveille subjuguante du troisième volet, le double CD Hyperion CDA 68431/2, de son intégrale des Sonates pour Piano de Mozart, sur un piano Fazioli, le CD « Mozart – Piano Sonatas – K457 – K533 – K545 – K570 – K576 » – enregistré à Marienmünster du 26 novembre au 3 décembre 2023 – qu’ouvre en supérieure beauté, à la plage 1 du CD n°1, la magique « Fantaisie en ut mineur » K476 – à écouter ici (13’08)…

    …

    …

    C’est tout à fait par hasard qu’en fouillant dans la rangée de récents CDs non directement exposés sur la table des nouveautés de mon disquaire préféré que je suis tombé  sur l’image un peu kitch – une rose rose… – de ce CD d’Angela Hewitt, une pianiste que j’estime beaucoup – notamment pour ses fulgurants admirables CDs Bach des « Partitas » et des « Goldberg« , qui m’avaient beaucoup marqué ; cf mes articles «  » du 3 août 2018 et «  » du 15 décembre 2019… – , et je me suis laissé tenter…

    …

    Grand bien m’en a pris : c’est superbe, et surtout parfaitement mozartien – du moins à mon oreille : l’oiseau Mozart est si difficile à vraiment bien saisir et attraper.

    …

    …

    Bien sûr, je suis déjà parfaitement mieux que comblé par le coffret de l’intégrale de ces « Sonates pour Piano » de Mozart sous les doigts idéalement idoines du grand Robert Levin, et sur le propre magique pianoforte de Mozart, à Salzbourg, en cette merveille lumineuse – un pur enchantement ! Cf mon article «  » en date du 22 septembre 2022 – du coffret ECM new Series ECM 2710-16 « First complete recordings of Mozart’s piano sonates on his own pianoforte from c. 1782« , paru en 2022…

    …

    …

    Et c’est ainsi en parfaite inconscience-ignorance que  j’avais laissé passer les deux premiers volets (Hyperion CDA 68411/2 « Piano Sonatas K279-284 & 309 » et Hyperion CDA 68421/2 « Piano Sonatas K310-311 & 330-333« ) de cette intégrale des Sonates pour Piano de Mozart d’Angela Hewitt – parus en 2022 et 2023 – , qui vient donc ici de s’achever.

    …

    …

    Mais en cherchant bien un peu,

    voici que, sur le site de Crescendo Magazine, je retrouve à l’instant ce très intéressant – et significatif surtout ! – article de Jean Lacroix, paru à la date du 4 décembre 2023 : « Toute en légèreté, Angela Hewitt poursuit son exploration des sonates pour piano de Mozart« …

    …

    Que je m’empresse de partager ici avec tout juste un an et demi de retard :

    …

    …

    Toute en légèreté, Angela Hewitt poursuit son exploration des sonates pour piano de Mozart

    …

    …
    LE 4 DÉCEMBRE 2023 par Jean Lacroix
    …
    …

    …

    …

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonates K. 310 et 311 ; Fantaisies K. 396 et 397 ; Sonates K. 330 à 333. Angela Hewitt, piano. 2022. Notice en anglais, en français et en allemand. 155’ 55’’. Un album de deux CD Hyperion CDA68421.

    …

    …

    Voici le deuxième double album que la Canadienne Angela Hewitt (°1958) consacre aux sonates pour piano de Mozart, après la parution, chez le même éditeur l’an dernier – en 2022 – , des sonates K. 279 à 284, auxquelles venait s’ajouter la K. 309. Cette artiste, qui a aussi gravé pour Hyperion plusieurs concertos de Wolfgang Amadeus, avait, dans la première livraison, imprimé à ces partitions composées à Salzbourg, à Munich et sans doute à Mannheim en ce qui concerne la K. 309, un ton qui leur convenait à merveille, à la fois simple et intime – voilà – , avec des couleurs mesurées et un toucher qui alliait la virtuosité à la fraîcheur – comme il le faut. Le nouvel éventail, qui semble annoncer une intégrale – en effet – , se présente lui aussi comme un vrai moment de bonheur pianistique – c’est dit.

    …

    …

    Pour rappel, cette originaire d’Ottawa, qui a été une enfant prodige et se produisait dès l’âge de neuf ans, a étudié le piano au Conservatoire de Toronto avec le Français Jean-Paul Sevilla (°1934), mais aussi le violon et l’art de la danse, avant de poursuivre sa formation à Aix-en-Provence et de s’établir en France en 1980. Spécialiste de Bach (elle a remporté le Concours de Toronto qui porte son nom en 1985), elle a gravé des versions de référence de son œuvre, mais s’est aussi attachée à la musique française (Debussy, Ravel, Messiaen…), avec un succès salué par la critique. Avant d’aborder sa vision des Sonates de Mozart ici rassemblées, arrêtons-nous un instant sur les deux compléments au programme. Selon une pratique devenue habituelle chez elle, Angela Hewitt signe de copieux – et très riches – commentaires, y compris au niveau des dates de composition, d’après des recherches récentes. Elle propose les deux Fantaisies, en ut mineur K. 396 (inachevée et complétée par l’abbé Maximilian Stadler), et en ré mineur K. 397, des pages qu’elle a jouées dès son enfance, en particulier la seconde nommée qui était incluse dans son tout premier récital donné à Toronto lorsqu’elle avait neuf ans. Elle y voit un Mozart presque en microcosme, pour apprendre la dynamique, le sens du rythme, les gestes dramatiques, les harmonies expressives, le style improvisé, comment utiliser un son chantant. En appliquant à son interprétation ces caractéristiques énumérées, la pianiste insère ces deux fantaisies à la fin du premier CD- de ce second volet, donc –  , comme un hommage fervent à leurs accents méditatifs mais aussi dramatiques.

    …

    …

    Le programme a proposé avant cela les K. 311 en ré majeur (1777) et K. 310 en la mineur (1778), ainsi que la K. 330 en ut majeur, publiée en 1784, ce qui peut la faire dater des mois qui ont suivi le mariage avec Constance Weber en août 1782. Angela Hewitt aborde la première sonate, écrite à Mannheim, en évitant la tentation de la virtuosité facile que cette partition autorise, pour en souligner le contenu émotionnel, avec élégance et légèreté – voilà – , deux adjectifs que nous attribuerons globalement au toucher de la virtuose – et c’est bien sûr à souligner. La K. 310, dans l’ombre du décès de la mère de Mozart à Paris en juillet 1778, partage des instants de révolte (dans l’Allegro maestoso) avec la mobilité lyrique de l’Andante et l’inspiration mouvante du Presto final, plein d’agitation et d’anxiété, ajoute Angela Hewitt. Dans la K. 330, il y a du rayonnement, de l’insouciance même, avec cet Andante cantabile qui, pour la pianiste, évoque le futur Mendelssohn – remarque tout à fait intéressante – , et une expressivité qui sait se faire gracieuse et même, tout à la fin, frôler l’humour. Ce premier disque de l’album, qui s’achève donc par les deux Fantaisies, est parcouru par des couleurs qui sont à la fois discrètes et intenses – voilà – , vécues par Angela Hewitt avec un appel au partage et au rêve.

    …

    …

    On aborde le second disque avec l’impatience de découvrir la fameuse K. 331 en la majeur, avec la célèbre Alla turca. Après la série de six variations, que la pianiste développe avec un sens très sûr de l’ornementation, la chaleur que développe son Fazioli – et c’est aussi à souligner – creuse la redécouverte d’un manuscrit de cette sonate en 2014 à Budapest, (explications à la clef, dans la notice), avant cet Allegretto si attendu d’inspiration turque. Le choix assumé de ne pas jouer trop vite ce mouvement lui apporte son poids d’originalité. Quelle finesse – voilà, voilà ! – est ici étalée dans le contrôle du dynamisme ! Avec la Sonate K. 332 en fa majeur, on peut apprécier d’autres commentaires interprétatifs d’Angela Hewitt, qui montre à quel point une notice intelligente peut se révéler un outil pédagogique des plus indispensables – mais oui !.. On est emporté par l’élan imprimé au chant de l’Allegro, par le cantabile de l’Adagio et par l’équilibre de l’Allegro assai. On est définitivement conquis (mais on l’est depuis le début !) par la Sonate K. 333 en si bémol majeur, dont la pianiste affirme qu’elle a toujours été l’une de ses préférées. Elle la situe, selon des recherches récentes, à Linz ou à Vienne en novembre 1783, et lui accorde, en guise de bouquet final à son album, toute la poétique joyeuse qui traverse la presque totalité de l’Allegro, avant un Andante cantabile racé et un Allegretto grazioso final des plus brillants.

    …

    …

    Ce sera sans doute à l’aune de la totalité de l’intégrale en chantier, dont on attend le troisième volet avec avidité, que l’on pourra mesurer la remarquable vision – voilà – qu’Angela Hewitt a des sonates de Wolfgang Amadeus. Ce deuxième volume confirme en tout cas toutes les promesses du premier déjà paru, et place cette artiste au rang le plus convaincant des interprètes actuels de Mozart – oui, oui – , dont elle distille la richesse avec un art et un goût très sûrs – et c’est excellemment dit.

    …

    …

    Son : 10  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

    …

    …

    Jean Lacroix

     

    …

    …

    Pas d’article repéré à ce jour à propos de ce troisième volet des Sonates pour Piano de Mozart par Angela Hewitt ;

    mais la performance parfaitement mozartienne d’Angela Hewitt sur son piano Fazioli, est tout à fait à saluer !

    …

    …

    Bravissimo Madame !

    …

    …

    Et écouter ainsi de tels parfaits Mozart fait toujours un bien fou !!!

    …

    …

    Ce jeudi 26 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa