Étiquette : Blog « En cherchant bien » de Francis Lippa

  • Leonardo Garcia Alarcon, Artiste ICMA 2025 : faire, construire, créer : un prix venant couronner un superbe parcours…

    « Leonardo Garcia Alarcon, Artiste ICMA 2025 : faire, construire, créer...« , tel est l’article –  sous forme d’un entretien très riche et passionnant de Luis Suñen avec le récipiendaire – que consacre ce mardi 24 juin 2025 la rédaction de ResMusica à cet artiste qui m’a si favorablement impressionné, que dis-je ? enthousiasmé, vendredi soir dernier, 29 juin, à l’Auditorium de Bordeaux pour sa flamboyante autant que clarissime stupéfiante et magnifique direction des « Indes galantes » de Jean-Philippe Rameau,

    ainsi qu’en a très modestement témoigné – sous forme de courriel de remerciement très ému à mon gendre Sébastien pour m’avoir donné sa place… – le lendemain mon article « « …

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    Voici donc cet article signé ICMA retrancrit par ResMusica :

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    a reçu le prix 2025 « Artiste de l’année ». Chef d’orchestre, expert du répertoire baroque, compositeur d’une Passion selon Jésus, fondateur de , chef du et responsable du théâtre La Cité Bleue à Genève, le maestro argentin s’est entretenu avec Luis Suñen du magazine Scherzo, membre du jury des .

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    : Que représente ce prix pour vous ?

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    : Face à un prix de cette importance, et à 48 ans, j’ai un peu de mal à regarder en arrière. Je suppose que c’est normal parce que je suis dans l’action, à faire, construire, créer. Au début, cela a été une très, très grande surprise, mais ensuite j’ai commencé à regarder autour de moi et à me sentir très reconnaissant pour tout ce que j’ai reçu de la part de tant de personnes tout au long de ma carrière – débutée en Argentine, son pays natal : il est né à La Plata le 5 août 1976. Cela m’a également permis d’évaluer le chemin parcouru entre l’Argentine et l’Europe, qui a été très difficile au début, même si je ne m’en rendais pas compte parce que je n’avais que 19 ans. Et de me permettre un flash-back : ce que j’ai pu réaliser dans ma relation avec le public, dans le domaine de l’enregistrement, dans la découverte d’œuvres anciennes et en tant que compositeur, de m’être lancé il y a deux ans avec ma Passion, inspirée de l’Evangile de Judas. Ce fut une surprise, mais aujourd’hui je la regarde avec plus de tranquillité et presque avec acceptation.

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    ICMA : Ce voyage de l’Argentine vers l’Europe a également été effectué par d’autres artistes spécialisés comme vous dans ce que nous appelons la musique ancienne (Manfredo Kremer, María Cristina Kiehr, Pedro Memelsdorff, Gabriel Garrido, Eduardo Egüez, Mariana Flores…) Un « casting » vraiment exceptionnel – en effet !

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    LGA : Je crois que si l’on écoute le folklore argentin, un folklore si nostalgique, également si mélancolique dirons-nous, on se rend compte que, d’une certaine manière, en Amérique latine, il n’y a jamais eu d’indépendance culturelle par rapport au baroque. Je veux dire qu’à l’époque où nos pays ont obtenu leur indépendance de l’Espagne, en Argentine entre 1810 et 1820, le baroque continuait d’exister – pleinement – à tous les stades de la composition : l’utilisation des instruments que les jésuites nous avaient laissés, les mélodies, le madrigal, les tons humains, les tonadas comme nous les appelons.

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    Tout cela a continué à se développer, et il n’y a pas vraiment eu de pause. Nous sommes nés avec le baroque inscrit dans notre folklore. Il y a des claves, il y a des harpes. Les plus grands virtuoses de la harpe sont au Paraguay ou dans le nord de l’Argentine tout simplement parce que ce sont des harpistes de l’époque qui ont évolué avec leurs techniques traditionnelles. Le charango est une ancienne vihuela espagnole. Ainsi, lorsque nous écoutons de la musique baroque en tant qu’enfants, nous la ressentons comme de la musique actuelle, comme de la musique composée au même moment. Ce n’est pas du tout de la musique ancienne – voilà ! La relation est donc directe, immédiate. Lorsque nous devons mettre en musique un madrigal de Gesualdo ou de Monteverdi, nous essayons de faire en sorte que cette mise en musique corresponde plus ou moins à ce que nous avons entendu depuis notre enfance. En d’autres termes, je n’ai pas seulement un amour fou pour l’ancien et pour les musées, mais j’imagine constamment comment c’était à l’époque.

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    ICMA : Et cela est-il bien compris par ceux qui doivent en juger ?

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    LGA : Quand je vois qu’il y a des critiques qui se mettent parfois en colère contre le mouvement – merveilleux : tout danse ! – que nous donnons à notre musique, je me souviens des réactions à la restauration de la chapelle Sixtine avec les couleurs d’origine. Et tant de critiques nostalgiques qui disaient que ce n’étaient pas les couleurs que nous connaissions. Bien sûr. Tout comme il y a des nostalgiques d’un baroque qui finalement était romantique – eh oui ! – dans les années 1970 ou 1980. Alors quand ils regardent à une autre vitesse, poussés par le texte, un Mariage d’Orphée et qu’ils estiment que c’est forcément une musique lente, presque religieuse, je me demande où ils ont vu un mariage comme ça. C’est ce qui me guide en quelque sorte, pour être capable de faire le mélange entre le sacré et le profane. Monteverdi, lorsqu’il faisait les Vêpres à l’église, composait – au même moment – l’Orfeo. Et lorsqu’il composait l’Orfeo, il jouait les Vêpres. Comment cela se fait-il ? Eh bien, avec les mêmes musiciens qu’il avait et avec la même technique. Et tout était mélangé dans le même univers.

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    ICMA : Si ces mêmes critiques et vous-même me le permettez, je dirais que votre Orfeo – cf le CD Alpha 720 paru en 2021 – a marqué un avant et un après.

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    LGA : Eh bien, merci beaucoup. Monteverdi se considère comme l’inventeur de la seconde pratique, qui consiste simplement à pouvoir utiliser la dissonance d’une manière différente, et dans l’Orfeo il en est très conscient. Aujourd’hui, cela ne nous touche pas tellement, car nous avons vécu avec le jazz ou la musique dodécaphonique. Mais, à son époque, cette seconde pratique, où il a décidé qu’un personnage pouvait attaquer une dissonance sans la préparer, lui a valu de nombreux ennemis. Et ce fut la grande révolution de l’histoire de la musique. Le pouvoir de déroger aux lois classiques du contrepoint par une émotion exacerbée : les noces, les lamentations des bergers, la douleur de la mort et la mort elle-même, le royaume des ténèbres, l’espoir. Voyez l’émotion, la douceur indicible de ces quatorze nymphes de Proserpine que Lully utilisera plus tard – en 1680. Et en même temps, Monteverdi est très rationnel, il y a toujours un nombre associé à une émotion. Et je devais aussi en tenir compte.

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    « La et le se complètent parfaitement »

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    ICMA : Qu’est-ce que la fondation de la et son installation à Namur ont apporté au traitement de votre répertoire ?

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    LGA : Le avait une grande expérience de la musique de la Renaissance. D’une certaine manière, j’ai senti – en la musique – ce que Michel-Ange – en son art – pouvait faire avec une figure de Raphaël. Raphaël est absolument apollinien, et Michel-Ange le transforme – le transcende. Avec les voix belges que j’ai toujours admirées dans les disques de Philippe Herreweghe, absolument exceptionnelles, expérimentées dans la polyphonie franco-flamande, et avec la Cappella Mediterranea, qui était plus proche du baroque italien, espagnol ou latino-américain, on pouvait obtenir la combinaison parfaite. Et je l’ai vu avec la première œuvre que nous avons faite – le CD est paru en 2011 – , El diluvio universale de Michelangelo Falvetti, de 1682, qui a été une révolution au Festival d’Ambronay et que nous avons jouée dans le monde entier. Ensuite, nous avons joué beaucoup de Haendel, beaucoup de Bach, beaucoup de Monteverdi, et beaucoup de polyphonie. Ainsi que d’aller à l’Opéra de Paris avec L’Eliogabalo de Cavalli avec Thomas Jolly à la mise en scène en 2016, puis en 2019 avec Les Indes galantes, où le chœur a non seulement chanté mais aussi dansé – et c’est absolument merveilleux !

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    ICMA : Vos deux derniers disques – je les possède – sont de véritables redécouvertes : Philippe d’Orléans et Giovanni Paolo Colonna. Commençons par Philippe d’Orléans.

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    LGA : Je dois dire la vérité. Plusieurs musicologues m’ont proposé de ressusciter des partitions du XIXe siècle et après les avoir lues pendant une demi-heure, j’ai dit : désolé, non. Au XIXe siècle, il y a beaucoup de musique qui ne m’inspire pas, et aussi, souvent, peu de génie. Je veux dire qu’au XVIe siècle, la technique est tellement extraordinaire qu’il est très difficile d’être un mauvais musicien – tiens, tiens ! Au XVIIe siècle, il y a plus de personnalisation, mais la musique est toujours bonne. Bien sûr, j’ai décidé de faire les grands motets ou Atys de Lully, Médée de Charpentier, les grandes œuvres de Rameau… Mais, parmi les inconnus, celui qui m’a impressionné, c’est cette Armide ou Jérusalem délivrée de Philippe d’Orléans – 1674 – 1723, le futur Régent. On le sait : un chrétien tombe amoureux de Clorinda, une Palestinienne, et se jette par terre en lui disant « je t’ouvre mon sein, j’oublie même qui est Jésus-Christ ». J’ai toujours admiré qu’un poète italien – Torquato Tasso – ait écrit quelque chose comme ça, parce que ça va au-delà de l’amour, de la politique et de la religion. Et je me suis dit qu’il fallait faire cette pièce où l’imagination des Français va si loin, qui est vraiment une grande fantaisie sur la Jérusalem libérée de Tasso, où les personnages ressuscitent, revivent, changent de sentiments. Je n’ai jamais vu cette imagination dans un livret français – tiens, tiens !

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    ICMA : Comment situer Philippe d’Orléans dans son époque ?…

    LGA : Quand j’ai commencé à lire sa musique, je me suis dit : quelle grande personnalité a cet homme, avec un style déjà très XVIIIe siècle, avec des prouesses harmoniques extraordinaires ! On a des moments funèbres de personnages avec deux violes de gambe, avec deux flûtes à bec comme dans la Cantate BWV 106 de Bach – Actus tragicus… C’est la même instrumentation, mais avec des harmonies encore plus éloignées de ce que Bach a proposé dans ses cantates. Il y a des couleurs d’orchestration que je n’ai pas retrouvées avant Rameau – voilà ! C’est un musicien qui a aussi traité la forme des récitatifs de manière très originale, qui a réformé la théorie de Lully. Il était doué pour presque tout, y compris comme peintre, comme poète, dans les arts de la guerre, en équitation.

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    ICMA : Et avec une vie privée – libertine ! – étonnante.

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    LGA : Impossible à décrire. Les dilettantes – épris du plaisir… – , comme on disait, avaient de nombreux talents, mais lorsqu’ils se consacraient à les cultiver, ils le faisaient à deux cents pour cent. Il est dommage que cet homme ne nous ait pas laissé un plus grand héritage musical. Lorsque les musiciens avec lesquels nous l’avons enregistré découvraient tout cela, je les ai vus pleurer, c’était ce miracle de la révélation d’une intelligence, d’un esprit qui nous touche presque épidermiquement, qui nous envahit. Nous l’avons ressenti, je l’ai ressenti dans cet album – Château de Versailles Spectacles CVS 125. C’est pour cela que je ne peux pas réécouter mes disques plusieurs fois par la suite, parce qu’il me reste l’émotion pure de ce que j’ai ressenti à un moment précis.

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    Il est clair que Colonna – Giovanni Paolo Colonna, 1637 – 1695- devait être placé à côté de Haendel, en l’occurrence la Missa concertata avec le Dixit Dominus. Cela doit être lié à sa passion de chercheur pour les bibliothèques européennes, comme il le dit à Jean-Marie Marchal dans son livre Leonardo García Alarcón. Une vie de musiques, publié aux Presses Universitaires de Louvain.

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    À La Plata, alors qu’il avait dix-sept ans, il avait lu une nécrologie de Haendel parue en 1769, dix ans après sa mort, qui parlait des influences, de la Gran Colonna et des partitions qu’il possédait. Quelque temps plus tard, je cherchais à la bibliothèque Leopoldina de Vienne le troisième acte du El Prometeo d’Antonio Draghi, un opéra en espagnol que j’ai enregistré – Alpha 582, paru en 2020 –  et que nous avons fait à l’Opéra de Dijon avec les idées de Gustavo Tambascio, décédé quatre mois auparavant. Eh bien, je n’ai jamais trouvé ce troisième acte, et je l’ai finalement composé moi-même dans le style de Draghi. Le fait est que, en cherchant, comme je le disais, soudain, par pur hasard, je suis tombé sur de la musique que je pensais être de Bach : des manuscrits, des motets, une messe… et il s’est avéré que c’était de Giovanni Paolo Colonna. Je n’ai cessé de penser à cette musique jusqu’à ce que je trouve cette Messe en mi mineur, qui commence presque exactement comme la Messe en si mineur de Bach, et qui a été écrite un an avant la naissance de Bach lui-même. Sébastien de Brossard qualifie Colonna de maître des maîtres.

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    ICMA : Il était donc normal de l’associer à Haendel ?

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    LGA : Haendel se rend à Rome en 1707 et veut montrer qu’il connaît le contrepoint et qu’il connaît aussi Colonna, il écrit donc le Dixit Dominus en s’inspirant de son extraordinaire virtuosité. Les réunir sur un même disque était tout à fait naturel – je possède bien sûr aussi ce CD, le CD Ricercar RIC 470, paru en 2025.

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    ICMA : Parlez-nous de I Grotteschi.

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    LGA : Il s’agit du développement d’une idée de Peter de Caluwe, directeur de La Monnaie, qui a décidé de réunir différentes œuvres d’un même compositeur en une seule représentation. Il l’a fait avec Verdi, avec Wagner, avec Donizetti et maintenant avec Monteverdi : Orfeo, Ritorno et Incoronazione. Je dois avouer que j’ai d’abord hésité à me lancer dans une telle entreprise, bien que j’aie déjà enregistré un disque dans ce sens, Monteverdi et Les Sept péchés capitaux  – soit le CD 249, paru en 2016. Le texte est très important pour Monteverdi, mais c’est aussi presque un prétexte pour transformer une émotion particulière en musique, pour montrer que c’est possible. Par exemple, il se croit l’inventeur, et il le dit en 1638, d’une colère qui n’existait pas en musique auparavant. Avec , nous démontrons qu’il existe des caractéristiques de personnages associées à chacun de ses opéras, tandis que tout au long des deux nuits, l’un de ces personnages en incarne d’autres, mais avec un nouveau nom. Et ce nouveau nom caractérise une personnalité presque freudienne. D’une certaine manière, nous entrons dans un univers analytique, presque psychanalytique dans ce cas.

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    ICMA : Et ils vous ont appelé.

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    LGA : En Argentine, pays le plus psychanalysé de tous – c’est vrai – , on dit que celui qui ne fait pas de thérapie est malade. Buenos Aires et New York sont les villes les plus psychanalysées de la planète. Alors… Oui, on m’a appelé… Il ne pouvait en être autrement. Il fallait que ce soit un Argentin, même si on n’a pas voulu me le dire.

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    ICMA : Que pensez-vous de la proposition de Villalobos, un metteur en scène qui suscite une certaine controverse en Espagne ?

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    LGA : D’une certaine manière, je suis attiré par ce type de projets, et je me sens très conservateur à leur égard. Lorsque j’analyse ces œuvres, je suis en quelque sorte un défenseur de la tradition, car je défends le compositeur Monteverdi, mais lorsque je vois comment I Grotteschi a été interprété avec beaucoup d’intelligence par , je constate qu’il y a une cohérence, une évidence dans ce qu’il propose. Monteverdi sourirait, je ne dis pas qu’il approuverait, mais il sourirait, il dirait « comme mes petits-enfants s’amusent à mes dépens ». C’est comme les grands-parents, ils les laissent faire. Mais c’est surtout un grand hommage. C’est pourquoi j’ai suggéré à Rafael que dans une pièce comme celle-ci il y ait des chœurs, des madrigaux, par exemple Hor che ‘l cielo e la terra de Pétrarque. Il ne faut pas oublier que nous voyageons dans le temps. La distance entre Pétrarque et Monteverdi dans le temps est presque la distance entre Monteverdi et nous. Je veux dire que l’on a toujours voyagé et réinterprété le passé. Si Pétrarque entendait le Hor che ‘l cielo de Monteverdi, il pourrait avoir un choc. Mais cette réinterprétation a toujours existé….

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    ICMA : Qu’en est-il de votre Passion ?

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    LGA : La Passione di Gesù est écrite à partir d’un évangile – selon Judas – trouvé en Égypte en 1978, dont l’histoire a été mouvementée jusqu’à aujourd’hui, avec des allers-retours depuis lors. Elle a été créée en 2022 et sera publiée sur disque en 2026. Elle est écrite pour solistes, double chœur et grand orchestre, et je commence déjà à être invité à diriger non seulement la Passion selon saint Matthieu de Bach, mais aussi la mienne. La vidéo qui l’accompagne a été enregistrée par la télévision française à Saint-Denis.

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    ICMA : Envisagez-vous d’aller plus loin dans votre répertoire de chef d’orchestre, comme l’ont fait d’autres maestros spécialisés ?

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    LGA : J’ai déjà fait du bel canto, du Donizetti. Je continue avec le Requiem allemand de Brahms, et en 2028 je dirigerai le Cinquième de Mahler. Je n’ai pas voulu faire ces répertoires auparavant parce que je suis très attaché à la Cappella Mediterranea. C’est pourquoi je préfère accepter des invitations de courte durée, et non, comme pour les opéras, pour de longues périodes, car pendant ce temps, mon ensemble n’a plus de travail.

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    Crédits photographiques :

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    Leonardo García Alarcón©Tashko Tasheff ;

    Leonardo Garcia Alarcon & Luis Sunen at the ICMA Gala 2025 © Susanne Diesner ;

    I Grotteschi © Matthias Baus / La Monnaie

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    Entretien publié en anglais sur le site des ICMA en avril 2025

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    Et en plus, Leonardo Garcia Alarcon est très sympathique !

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    Ce mardi 24 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel, à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel

    D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel.
     

    Au départ, au mois de mars 2019, à la lecture minutieuse de la première édition (au Promeneur) par Manuel Cornejo de la Correspondance integrale de Maurice Ravel – accessible désormais dans le coffret (très enrichi) de 2 volumes de la collection Tel Gallimard – ,

    c’est mon double attachement personnel à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et le pays basque, d’une part, et d’autre part à l’œuvre musical enchanteur de Maurice Ravel, qui m’a fait immédiatement relever minutieusement et exhaustivement tout ce qui, en cette Correspondance de Ravel – réunie par les soins infinis et inlassables de Manuel Cornejo – , concerne le pays basque, à l’occasion des diverses venues et séjours – 21 semble-t-il à partir de celui de 1901… – de Maurice Ravel, de ses rencontres avec des amis, tels que, au premier chef, les Gaudin, du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, ou bien des musiciens et artistes de sa connaissance…

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    Je me suis ensuite très vite intéressé aussi et surtout à la recherche des ancêtres cibouriens Delouart de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    ainsi sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), née de père inconnu ; sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), née elle aussi de père inconnu ; son arrière-grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) ; ainsi que les parents de cette dernière : Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845)… Gratien Delouart se révélant ainsi constituer le premier ancêtre masculin identifié en remontant cette généalogie Delouart de la branche maternelle de Maurice Ravel…
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    Ainsi qu’à la recherche de ce que j’ai très vite nommé, un peu plus tard, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, en redescendant cette fois, des sœurs et frères Delouart de son arrière-grand-mère Marie Delouart (1882 – 1855), aux successives générations des descendants, tant cibouriens que luziens, de ceux-ci :
    des cousinages auxquels nul jusqu’ici ne s’était – assez étonnamment pour moi ! – , avisé de poursuivre la moindre recherche, du fait probablement de cette a priori assez dissuasive généalogie marquée par plusieurs naissances d’enfants nés de père inconnu ; et m’étonnant aussi, un peu, de la sorte d’incuriosité de Maurice Ravel lui-même à l’égard de la parenté basque de sa mère, lors de ses divers séjours à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, séjours évidemment dominés par le goût de la plage et de la natation, ainsi que des virées en voiture, parfois de plusieurs jours, vers l’intérieur du pays basque, surtout, ou, et à d’assez rares exceptions, le souci ultra-exigeant et presque permanent chez lui de la composition et de sa perfection (!), comme pour le « Trio » et le début du « Tombeau de Couperin », réalisés à Saint-Jean-de-Luz l’été 1914, quand Ravel résidait rue Sopite, à la pension Ongi Ethori, comportant un piano…
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    Maurice Ravel ne cherchait donc pas à rencontrer les cousins basques de sa mère, même si il n’en ignorait pas l’existence ; ses liens affectifs – intenses et fidèles – étant réservés aux membres de la famille luzienne des Gaudin, au domicile desquels, et à diverses reprises, il a résidé, dès son enfance pour des vacances, où il rendait visite à sa chère grand-tante Gachucha Billac, leur domestique, en leur domicile du 41 rue Gambetta…
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    Effectuant alors des recherches généalogiques – notamment à la mairie de Ciboure où sont précieusement conservés les registres d’état-civil (naissances, mariages et décès) de la ville – , et les confrontant aux travaux sur les ascendants Delouart de Maurice Ravel réalisés par le chanoine Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Cambo, 16 août 1984) et le professeur de collège luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004),
    je me suis vite rendu compte que le chanoine Narbaitz s’intéressait surtout aux plus prestigieux des ancêtres Delouart des 16e, 17e et 18e siècles, riches capitaines de navires, et beaucoup moins aux branches secondaires pauvres des Delouart, aux XVIIIe et XIXe siècles, dont celle d’où est issu le simple marin qu’était Gratien Delouart (1748 – 1798), et à sa suite, sa descendance, via ses trois filles Marie Delouart et ses deux fils Jean Delouart…
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    Et j’ai aussi dû constater alors – ce fut le 7 avril 2019 : un tournant très précoce de mes recherches – que le très scrupuleux (et laïque) Jean-Noël Darrobers avait malencontreusement confondu les deux premières des trois filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, toutes les trois, il est vrai, prénommées Marie (ou Marie-Baptiste), nées respectivement en 1782, 1784 et 1786, à Ciboure – les archives d’avant 1789 étant il est vrai de lecture-déchiffrage assez malcommode – :
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    _ Marie Delouart n° 1, l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel : née à Ciboure le 29 juin 1782, et qui décèdera à Ciboure le 23 août 1855, mère à Ciboure le 11 mars 1809 de sa fille aînée Sabine Delouart (née de père inconnu), puis épouse, à Ciboure le 14 septembre 1814, du marin cibourien Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), et mère alors de 4 enfants Billac :
    Marie-Baptiste Billac (née à Ciboure le 17 novembre 1815, et qui décèdera à Ciboure le 18 août 1855) ; Engrace-Gachucha Billac (née à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de Luz le 17 décembre 1902, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta – de ces Gaudin luziens dont Gachucha Billac était la domestique-gouvernante des 7 enfants – ; Pierre-Jacques Billac (né à Ciboure le 25 juillet 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ) ; et Gracieuse Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 et qui décèdera à Ciboure le 24 décembre 1897 : celle qui assistera sa nièce Marie Delouart-Ravel en son accouchement en la maison Estebenia le 7 mars 1875, et qui sera la marraine du petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875 ;
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    _ Marie Delouart n° 2 : née à Ciboure le 17 juin 1784 et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 du marin Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé en mer, 15 novembre 1841), et mère d’une descendance luzienne (Etcheverry – Hiriart – Dargaignaratz, Gaudin…) demeurée méconnue de Jean-Noël Darrobers – je l’apprendrai le 29 mai 2019 à Maylen Gaudin-Lenoir qui ignorait ce cousinage effectif sien : via sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart-Gaudin, arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 – avec Maurice Ravel ; et elle en accusera aussitôt réception :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« … Et nous nous rencontrerons très amicalement à plusieurs reprises en son domicile à Saint-Jean-de-Luz… – ;
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    _ Marie Delouart n° 3 : née à Ciboure le 6 août 1786 et  qui décèdera à Ciboure le 15 décembre 1872, épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 12 novembre 1849), et mère de 3 enfants Goyenague : Simon Goyenague (né à Ciboure le 29 novembre 1829, et qui décèdera à Ciboure le 18 avril 1890 ; et c’est lui qui, aux côtés de Gracieuse Billac la marraine, a remplacé le parrain absent sur les fonts baptismaux lors de baptème du petit Maurice Ravel…) ; Jacques Goyenague (né à Ciboure le 16 octobre 1823) ; et Marie Goyenague (née à Ciboure le 28 juillet 1827, et qui épousera, à Ciboure le 17 juillet 1850, Martin Passicot (Ciboure, 24 octobre 1824 – Buenos-Aires, 22 octobre 1888) ;
    et quand dans sa lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 Maurice Ravel écrit « les Goyenague« , c’est au couple formé par les époux – à Ciboure le 20 août 1890 – en même temps que cousins Pierre-Paul Goyenague et Nicolasse Goyenague, résidant rue du Quai qu’il fait allusion : Pierre-Paul Goyenague (Ciboure, 19 mars 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) est fils de ce Simon Goyenague et son épouse Josèphe-Joachine Albistur (Fontarabie, 4 février 1828 – ?) ; et Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945) est fille de ce Jacques Goyenague et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832 – Ciboure, 9 décembre 1895).
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    Gracien Delouart et son épouse Sabine Laxague (1752 – 1845) ont aussi eu deux fils, tous deux prénommés Jean,
    nés respectivement en 1788 et 1790, à Ciboure :
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    _ Jean Delouart n° 1 : né à Ciboure le 26 août 1788 et qui décèdera à Ciboure le 21 septembre 1872, époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844), et père de 3 enfants Delouart : Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et qui épousera à Ciboure le 12 août 1852 Bernard Cerciat (Ciboure, 9 octobre 1824 – noyé en mer, le 9 mars 1863) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et qui épousera à Ciboure le 21 décembre 1853 Guilhen Etchepare (Ciboure, 5 février 1825 – Ciboure, 22 mai 1872) ; et Jean Delouart (né à Ciboure le 3 juin 1833, et qui épousera à Ciboure le 13 novembre 1861 Dominique Etchepare (Ciboure, 12 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1899) ;
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    _ Jean Delouart n°2 : né à Ciboure le 4 octobre 1790 ; sans descendance semble-t-il…
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    Pour les plus curieux soucieux d’un peu de recul de synthèse sur l’historique de ma recherche, 
    voici les références à six commodes récents articles récapitulatifs de mon blog « En cherchant bien » à propos de ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel :
     
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    La mère de Maurice Ravel (1875 – 1937), Marie Delouart (1840 – 1917), petite-fille et fille de deux filles-mères, Marie Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874), de condition très modeste, n’a jamais beaucoup insisté sur son ascendance familiale Delouart, et, quasi analphabète, elle a probablement eu un certain mal, après son installation et son mariage à Paris le 3 avril 1873 avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908 : né à Versoix, le 19 septembre 1832, celui-ci décèdera à Levallois-Perret le 13 octobre 1908), à maintenir des liens – épistolaires (!) ainsi que physiques, à l’occasion d’éventuels voyages depuis ses successifs domiciles parisiens – avec les quelques membres de sa famille du pays basque :
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    _ d’abord avec les membres de sa fratrie Billac – à l’exception, probable, cependant, de Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, auprès de laquelle, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, Maurice enfant s’est à plusieurs reprises rendu – des anecdotes transmises dans la famille Gaudin (l’assiette ébréchée, le jeu des sauts de chat du petit Maurice sur le piano) en témoignent – à diverses reprises, donc, et probablement par le moyen du train, et y a séjourné lors de vacances… ; ce lien entre Marie Delouart-Ravel, puis son fils Maurice Ravel, avec la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819 – 1902), étant probablement lié à l’amitié de Marie Delouart (1840 – 1917) avec Annette Bibal (1845 – 1936) – fille de Victoire Dupous (1822 – 1903) et Pierre Bibal (1806 – 1855) – , la future « Madame Gaudin » – épouse d’Edmond Gaudin (1844 – 1920), fils de Catherine Goyetche (1799 – 1875) et Martin Gaudin (1788 – 1864) – , que Marie Delouart avait au pied levé remplacée, en 1872, au moment de partir accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui, chaque année, allant à Madrid présenter sa nouvelle collection de chapeaux, faisait halte à Saint-Jean-de-Luz, et se faisait accompagner à Madrid, afin de se faire assister, par la luzienne Annette Bibal, encore célibataire ; ce qui avait ainsi permis la rencontre – peut-être surprise… – , là-bas en Espagne, de Marie Delouart avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908), son futur mari : à Paris le 30 avril 1873… – ,
    …
    _ et ensuite avec ses cousins luziens Hiriart et Dargaignaratz – la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1900, épouse, puis veuve de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Havre, 29 janvier 1865), était à son décès, en 1900, la directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz ; et leur fille Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860 et qui décèdera à Urrugne, Maison Elizartzea le 26 février 1943 : bonne pianiste, celle-ci possédait plusieurs très beaux pianos, m’a confié Maylen Gaudin-Lenoir, d’après les récits de son père Edmond Gaudin (1903 – 1988) et sa grand-mère Magdelaine Hiriart Gaudin (1875 – 1968) : la cousine Marie-Clotilde légua l’un d’entre eux à son cousin Edmond Gaudin, arrière-petit-fils de la première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846 de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), les parents de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) et grands-parents de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968)… – ,
    …
    _ de même qu’avec ses cousins cibouriens Goyenague – Marie Delouart les mentionne cependant oralement quand elle désire résider trois mois à Ciboure l’été 1911 : « nous préférerions que ce soit chez des parents », écrit, pour elle et sous sa dictée, son fils Maurice à la chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 1911, « Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… », en une lettre qui débute très significativement ainsi : « Ma chère Marie, D’abord, veuillez prier Madame Gaudin – née Annette Bibal ; et la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, héritée en 1903 de sa mère Victoire Dupous… – d’excuser maman. Tous les jours elle a l’intention d’écrire à votre mère pour la remercier de sa gentille lettre dont elle a été très touchée. Mais elle a la flemme. A son âge, c’est excusable » (pages 401-402 de la Correspondance de Maurice Ravel) ; Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1929) ayant, lui, fini sa carrière directeur général du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, et conseiller municipal – adjoint au maire de Ciboure, et propriétaire d’une des plus belles demeures du Quai… ;
    …
    _ et ses autres cousins cibouriens Delouart, Cerciat, Etchepare, Passicot…
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    Quant à Maurice Ravel lui-même, « pudique de nature, n’aimant guère parler de lui-même et se mettre en avant », sollicité par Henri Dubois, directeur artistique de la maison discographique AEolian, de rédiger une autobiographie (artistique, musicale) aux alentours du 10 octobre 1928, il demanda à Roland-Manuel de lui faire office de secrétaire, à Montfort-l’Amaury, pour rédiger une « Esquisse autobiographique » (pages 2169 à 2176 de la Correspondance) ; mais il faut tout de suite remarquer que cette esquisse d’autobiographie s’en tient exclusivement aux œuvres musicales du compositeur…
    Et Maurice Ravel reconnait aussi quelque part n’avoir jamais procédé à des recherches généalogiques, tout particulièrement au pays basque, du côté de sa mère…
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    …
     
    Et c’est à partir de ces recherches que j’ai menées menées depuis le mois de mars 2019, que j’ai pris l’habitude de venir les samedis de ma présence à Saint-Jean-de-Luz aux réunions de l’Association Jakintza, et d’en apprécier la très grande qualité des travaux…
    … 
    C’est donc ainsi qu’est né ce projet d’enquête-promenade (avec cartes et photographies à l’appui) sur les pas (et sur les traces) de la parenté basque – côté Delouart – de Maurice Ravel, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, avec le très efficace cibourien Guy Lalanne :
    avec notamment deux actives et très fécondes séances d’arpentage des rues de Ciboure (rue Pocalette et quartier de Bordagain), le jeudi 28 novembre 2024 – un grand moment de découvertes de terrain, pour moi ; avec notamment l’exploration, par Guy, des pierres tombales aux inscriptions à désenfouir et décrypter (!) du cimetière dit du Belvédère ! – , et de Saint-Jean-de-Luz (rue Gambetta, rue Saint-Jacques, Piace Ramiro Arrué), le vendredi 2 mai 2025 – avec en particulier la découverte-révélation (!) de l’adresse actuelle de l’ancienne maison des Gaudin, notée autrefois 41 rue Gambetta : là encore un extraordinaire moment de révélation…
    Et cela afin de repérer les demeures – ou emplacements des maisons pour celles qui ont été démolies et depuis reconstruites – des divers parents et cousins collatéraux de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, pour les photographier…
    …
    … 
    De même j’ai rencontré à diverses reprises en son domicile luzien Maylen Gaudin-Lenoir, à laquelle j’avais appris – le 29 mai 2019 ; nous nous sommes revus ensuite à diverses reprises et avons beaucoup échangé… – le cousinage parfaitement effectif – et pas seulement « affectif » – de sa grand-mère paternelle la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) et le cibourien Maurice Ravel (1875 – 1937), qui s’échangent des lettres de condoléances le 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine », signé « Maurice Ravel », à l’occasion du décès de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’époux de Magdeleine Hiriart-Gaudin, et père d’Edmond Gaudin, aux pages 373 – 374 de la Correspondance ; et le 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice », signé « Votre cousine Madeleine ») à l’occasion des terribles décès conjoints à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914, des frères Gaudin Pierre (1878 – 1914) et Pascal (1883 – 1914), les beaux-frères de Madeleine – auxquels Maurice Ravel dédie le très jubilatoire Rigaudon de son sublime « Tombeau de Couperin » – , aux pages 608 – 609…
    …
    Un cousinage étrangement consciemment dénié – j’ai abordé la question en mon blog « En cherchant bien » les 10 et 11 octobre 2021 – auprès de ses enfants Charles-Paul Gaudin et Maylen Gaudin-Lenoir, par leur père Edmond Gaudin (1903 – 1988)…
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    La recherche procède et avance nécessairement à partir de plus ou moins opportunes questions…
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    Ce dimanche 15 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • La Valse, de Ravel : par quel chef et par quel orchestre ? Klaus Mäkelä (à Paris en 2024) ? ou bien plutôt Francois-Xavier Roth (à Paris en 2019), Eduard van Beinum (à Amsterdam en 1958), Jean Martinon (à Chicago en 1967)…

    Vient de paraitre pour le label Decca le CD 487 0959 « Berlioz – Ravel – Klaus Mäkelä – Orchestre de Paris » comportant, outre la « Symphonie fantastique » Op. 14,, « La Valse » M. 72.

    Et c’est l’article intitulé « Fantastique » de Jean-Pierre Rousseau sur son blog qui m’a fait connaître la parution et la qualité de ce CD de Klaus Mäkelä, du moins pour ce qui concerne l’interprétation du chef d’œuvre éponyme de Berlioz :

    « Pour moi – concluait-il son article – le choix aujourd’hui est clair : la grande version moderne – rien moins ! – c’est Klaus Mäkelä, qui ne craint pas la confrontation avec ses glorieux aînés Charles Munch et Igor Markevitch« …

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    En revanche, et plutôt étonnamment, pas un mot ici sur l’interprétation par Klaus Mäkelä de « La Valse » de Ravel ; ce qui m’a mis la puce à l’oreille…

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    Or il se trouve que pour ma part, et à l’écoute très attentive de ce CD, je ne suis pas du tout séduit par cette ravélienne « Valse » de Klaus Mäkelä – enregistrée à la Philharmonie à Paris le 30 septembre 2024 – , pas assez fine, ni subtile, à mon goût.

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    Et surtout par comparaison avec l’interprétation que je porte au pinacle : celle, jubilatoirement fruitée – sur instruments de l’époque de la création, en 1920 : l’œuvre fut créée publiquement le 12 décembre 1920 par les Concerts Lamoureux dirigés par Camille Chevillard – , de François-Xavier Roth et les siècles – enregistrée elle aussi à la Philharmonie à Paris, au mois de novembre 2019 – , présente dans le CD Harmonia Mundi HMM 905282 « Maurice Ravel – La Valse – Mussorgsky orch. Ravel – Les Tableaux d’une exposition ».

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    Et pour celle-ci, absolument enthousiasmante (!), je renvoie volontiers au bel article de Stéphane Friédérich « Les Tableaux d’une exposition si français et la Valse de Ravel si viennoise » de ResMusica à la date du 28 avril 2020,

    dont je retiens ici cet entier paragraphe :

    « Toutes les qualités exploitées dans les Tableaux d’une exposition sont magnifiées – voilà ! – dans La Valse, enthousiasmante. La qualité de l’étagement des plans sonore ne contrarie pas la pulsation naturelle de la danse. La finesse de l’interprétation exploite la sensualité de cette « ultime » valse – ravélienne. Elle nous paraît infiniment viennoise et, plus exactement, mahlérienne. Le poison – sic – distillé dans les harmonies ravéliennes joue sur deux plans inconciliables : la noblesse de la danse et la trivialité des pas. Les instruments parfois à contre-emploi comme ces harpes “percussives”, ces bois qui “hurlent” jusqu’à donner une impression de chaos – voilà, voilà ! – , tout semble osciller entre l’ordre et la désinvolture, la caresse devenue une gifle. Maîtriser la laideur : tel est le prix de la beauté nous révèlent les interprètes – tout cela est justissime. De fait, voilà l’une des versions les plus intéressantes et personnelles au sein d’une immense discographie. Elle complète les legs « classiques » de (Sony), (Mercury), (Deutsche Grammophon), , (RCA), (Decca)… »…

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    Et j’ai aussi été très sensible à cet article très fouillé de Tristan Labouret « Pourquoi La Valse de Ravel est l’œuvre la plus jouée au monde« , sur bachtrack, le 5 jancvier 2023.

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    Et j’ai aussi ré-écouté, au sein du CD Decca Eloquence 482 5491 « Franck – Psyché – Variations symphoniques – Ravel – Bolero – La Valse- Rapsodie espagnole » d’Eduard van Beinum dirigeant l’orchestre du Concergebouw, cette somptuosissime « Valse« , que jauge excellemment, en son article du 29 juillet 2018 , »Valse mortelle« , le très bon Jean-Charles Hoffelé :

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    VALSE MORTELLE

    Il y a un tropisme français chez Eduard van Beinum, ses Debussy, ses Berlioz, ses Ravel dévoilent une poétique orchestrale qui aura modifié la nature sonore du Concertgebouw telle qu’il l’avait héritée de Willem Mengelberg.

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    Ce mélange détonant d’élégance et de cruauté – oui ! oui ! la formule est justissime ! – éclate dans une Valse vampirique, d’une suavité vénéneuse – voilà ! – , étrange course à l’abîme – oui – dont les envoûtements fascinent : cet orchestre si mobile, qui mord à la vitesse d’un aspic, sait être d’une seconde à l’autre sec puis voluptueux ; c’est celui de Ravel-même – voilà, voilà ! – , ce qu’illustre au même degré de perfection une Rapsodie espagnole moite, inquiétante, pleine de rumeurs et d’ombres dont les gitaneries n’auront jamais été aussi cante jondo. Mais le Boléro lui-même, somptueusement étouffant, participe de la même saturation de l’espace.

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    Ce triplé Ravel est faramineux, après lui (ou avant dans l’ordre du disque), les Franck distillent une toute autre lumière. Psyché rêvé, très tendrement composé dans les soieries d’un orchestre décidément faramineux, est cent coudées au-dessus de ce que tous les orchestre français pouvaient alors y faire et les Variations symphoniques, où le jeune Géza Anda dissipe le brouillard en phrasant tout, sont un modèle de style prenant le contrepied de l’estampe incarnée par Walter Gieseking et Landon Ronald, autre version majeure du 78 tours. Mais c’est à ce Ravel parfaitement délétère – sic – que vous irez d’abord.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Rapsodie espagnole, M. 54
    La Valse, M. 72
    Boléro, M. 81

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    César Franck (1822-1890)
    Psyché, FWV 47
    Variations symphoniques pour piano et orchestre, FWV 46

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    Géza Anda, piano
    Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam
    Eduard van Beinum, direction

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    Un album du label Decca 4825491 (Collection « Eloquence Australia »)

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    Photo à la une : © DR

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    Et je retiens aussi, toujours en ma discothèque personnelle, l’interprétation impeccable de Jean Martinon dirigeant le Chicago Symphony Orchestra, en le CD n°10 du coffret Martinon RCA 88843062752 – enregistrée à Chicago le 16 mai 1967 – ,

    sur laquelle voici un lien à mon article du moment du Covid, le 26 avril 2020 : « Musiques de joie : la frénésie rageuse de la Valse de Ravel, par Jean Martinon, Martha Arcgerich et Nelson Freire, et Beatrice Rana« …

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    Voilà quelques propositions de sentiers d’écoute pour savourer le plus jubilatoirement possible cet absolu chef d’œuvre – ravageur – de Ravel qu’est ce joyau, « La Valse« , préalablement intitulé « Wien » par Ravel…

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    Ce vendredi 13 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elargir-approfondir, à l’occasion, la connaissance-jouissance, du jeu de piano du magnifique Lukas Geniušas : ses CDs « Chopin – Mazurkas – Sonate n°3 » et « Debussy – Hahn – Stravinsky » avec le violon d’Aylen Pritchin : un immense pianiste…

    Le samedi 18 novembre 2023,

    mon article « Le son intensément profond de Lukas Genušias dans la version originale de la Sonate N°1, Op. 23, en 1907, de Sergei Rachmaninoff : une chaleur qui brule… » témoignait du choc de ma profondeur d’admiration pour le jeu de piano intensément marquant du jeune Lukas Geniušas (Moscou, 1er juillet 1990)…

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    Or, hier, chez mon disquaire préféré, et quasi par hasard – en jetant un rapide coup d’œil sur le stock renouvelé des CDs dépréciés – ,

    Kairos m’a donné l’opportunité de saisir 2 CDs de ce magnifique interprète publiés un peu auparavant, en 2020 et 2022 – et qui avaient donc à leur publication échappé à mon attention : je n’avais pas encore été touché par le marquant talent (ou le génie?) interprétatif  de ce pianiste… – ,

    les CDs Mirare MIR 508  « Lukas Geniušas – Chopin – Mazurkas – Sonate n°3 » – cf l’article « A demi » de Jean-Charles Hoffelé en date du 15 septembre 2020 –, et Mirare MIR 572 « Debussy – Hahn – Stravinsky – Aylen Pritchin violon – Lukas Geniušas – piano » – cf l’article « La Sonate du Faune » du même Jean-Charles Hoffelé en date du 28 octobre 2022…

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    Chopin comme Reynaldo Hahn me parlent…

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    Et le plaisir de ce jeu profond, à la fois intense et doux, de cet interprète infiniment sensible qu’est Lukas Geniušas, me séduit et me touche : j’aime décidément ce piano-là…

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    Ce mardi 20 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa