Étiquette : Blog « En cherchant bien » de Francis Lippa

  • Un déceptif et décevant double CD « Ravel – Complete Works for Solo Piano » de Jean-Efflam Bavouzet : froid à force de vouloir être raveliennement droit…

    Après son double CD MDG 604 1190 « Maurice Ravel – Complete Piano Works » – 2 – enregistré en janvier 2003 à Bad Arolsen : 3′ 10 ; écoutez-ici, c’est très bien ! disais-je, à propos de son « Rigaudon » du « Tombeau de Couperin » à la plage 4 du CD n°2 de ce double album pur MDG… – , 

    et à l’occasion de l’anniversaire des 150 ans de la naissance de Maurice Ravel le 7 mars 1875,

    …

    Jean-Efflam Bavouzet (Lannion, 17 octobre 1962) est revenu, cette fois pour le label Chandos – les enregistrements ont eu lieu aux Studios de Dunwich (Suffolk) du 4 au 6 setembre 2023, puis du 4 au 7 septembre 2024 – , à son chantier des œuvres pour Piano Seul de Maurice Ravel, pour un – nouveau – double CD Chandos CHAN 20287 « Ravel – Complete Works for Solo Piano« …

    …

    …

    Pour reprendre mon choix de l’œuvre-test que constitue au moins pour moi le sublimissime « Tombeau de Couperin« , et même, plus particulièrement son si luzien le sublimissime « Rigaudon« , dédié à ses deux presque frères Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front le 12 novembre 1914, à Oulches-Hurtebise,

    mon impression, très déçue, est qu’à force de vouloir respecter la droiture et pureté magnifiques de l’écriture musicale de Maurice Ravel, Jean-Efflam Bavouzet y manque l’essentiel : la joie et la tendresse…

    …

    …

    Pour les musiciens de l’époque de François Couperin (1668 – 1733) – à partir des sublimes exemples laissés par Johann-Jakob Froberger (1616 – 1668) et Louis Couperin (1626 – 1661, en leurs emblématiques sublimes « Tombeaux de Monsieur de Blancrocher« … – , un « Tombeau » n’a rien du tout d’affligé, ni a fortiori d’affligeant,

    c’est tout a contrario un sublime hommage – jubilatoire : sublimant la douleur de la perte du décès de l’ami – à la vie et à l’œuvre de l’ami qui vient de disparaître, mais dont le souvenir au moins (et de la vie et de l’œuvre) sublime par la joie de la musique composée en cet hommage la douleur ainsi contenue et transcendée de la perte…

    …

    …

    Aussi, trouvé-je tout à fait justifié – une fois encore, ici – le point de vue du très lucide Jean-Charles Hoffelé en son sobre article nuancé d’hier 16 mai, intitulé « Retour à Ravel« ,

    à propos de ce double CD Chandos de Jean-Efflam Bavouzet :

    …

    …

    RETOUR À RAVEL

    Jean-Efflam Bavouzet avait déjà livré – en 2003, pour MDG – « son » Ravel, jeu clair et objectif – voilà, voilà ! – , qui trouvaient chair et esprit dans un somptueux – oui ! –  Steinway américain de 1901. Pour l’année Ravel – 2025 – il y revient – les enregistrements pour Chandos ont eu lieu en septembre 2023 et septembre 2024 – , ajoutant le Menuet de 1904, La Valse, mais toujours pas Ma mère l’Oye, tenant à rester seul face à son clavier – il faut ajouter que Jean-Efflam Bavouzet a enregistré pour Chandos les deux Concertos pour piano et orchestre de Maurice Ravel en le CD Chandos CHSA 5084, avec le BBC Symphony Orchestra, sous la direction de Yan Pascal Tortelier, en avril 2010…

    …

    …

    Jeu droit, préférant le brio à l’émotion, affaire de pudeur – certes, certes : mais pas jusqu’à cette froideur ! cette absence sidérante de tendresse – , ce qui serait assez ravélien, quelque chose de Casadesus dans l’absence d’ombres jusqu’en Gaspard de la nuit, des Miroirs posés comme des manifestes, un Tombeau sans morts – ce n’est pas faux : mais il y faut aussi la sublimation et la joie sublimée de l’hommage ! – , la perfection partout qu’enlève toujours ce même geste preste qui dépouille le clavier de tout mystère – et poésie… –  : les couleurs de l’ancien Steinway, qui faisaient le prix de se première proposition, manquent ici, accentuant encore la constance de sa vision.

    …

    …

    Elle n’a pas changé, il joue Ravel en classique – oui, et il le faut, assurément, mais cela doit être avec poésie, et sans cette froideur – , il le joue comme on le regarde d’aujourd’hui, pour ainsi dire de plain-pied, mais tout une part de cet univers échappe, ce vertige – mais Ravel n’est jamais vertigineux… – que Samson François, Walter Gieseking, Vlado Perlemuter comblent en quelques mesures.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Maurice Ravel (1875-1937)

    …
    L’œuvre pour piano seul (Intégrale)

    …

    Jean-Efflam Bavouzet, piano

    …

    Un album de 2 CD du label Chandos CHAN20287
    …

    …

    Photo à la une : Jean-Efflam Bavouzet –
    Photo : © DR

    …

    …

     

    …

    …

    Ce samedi 17 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Par quels interprètes écouter au disque les Sonates de Schubert ? : retour à la question ; et, in fine, à la grâce sublimissime d’Ammiel Bushakevitz…

    A propos du merveilleux CD « Franz Schubert – Fantasies » de ce prodigieux et très simple – très pur ! – magicien qu’est Ammiel Bushkevitz

    – je reviens encore à lui.. cf mon article en date du 12 avril dernier : « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)… » …. –,

    …

    j’avais aussi évoqué mes endémiques difficultés à découvrir au disque des interprétations de Schubert qui vraiment me satisfassent

    – cf mon autre article, en date du 15 avril suivant : « De l’accès à l’interprétation à l’accès à l’œuvre même : mieux s’enquérir de plus récentes interprétations des Sonates pour piano de ce doux et délicat « Wanderer » qu’a été, sa vie durant, Franz Schubert…« … – ;

    …

    mais il se trouve que je viens de m’apercevoir et me ressouvenir qu’en 2019, le 25 septembre précisément, j’avais consacré un article, certes bref, mais très positif à un double CD « Schubert – Last Piano Sonatas » de Francesco Piemontesi, un interprète que j’apprécie :

    « Admirable Francesco Piemontesi dans les trois dernières sonates pour piano de Schubert« …

    …

    …

    A la réécoute ce jour de ce double CD Pentatone PTC 5186 742, enregistré par Francesco Piemontesi à La-Chaux-de Fonds, en février 2018 pour les Sonates D. 958 et D. 959, et dans la même salle, mais en live, le 14 février 2018, pour le Sonate D. 960,

    je me suis aussi souvenu d’avoir consacré en effet un article à ce double CD, en date du 25 septembre 2019 : « Admirable Francesco Piemontesi dans les trois dernières sonates pour piano de Schubert« …

    …

    …

    Toutefois,

    la grâce qu’y atteignait le maître tessinois Piemontesi n’est pas tout à fais à la hauteur tout simplement sublimissime (!!!)  de l’empyrée où  se situe le jeu pur absolument merveilleux et radieux (!!!), coulant de source, d’Ammiel Bushakevitz en son CD Hanssler classic HC 24025 « Franz Schubert – Fantasies » pour la Sonate D. 894 et la « Wanderer Fantasie » D. 760…

    …

    …

    Et maintenant j’attends ce que vont donner Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, autres de mes chouchous, dans le CD Schubert dont je viens d’apprendre avec impatience joyeuse la parution prochaine courant juin…

    …

    …

    La jeune génération des pianistes schubertiens n’est décidément pas mal du tout…

    …

    …

    Ce jeudi 14 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la recherche de l’emplacement des maisons où ont été domiciliés les cousins luziens de Maurice Ravel issus de son arrière-grand-tante, la seconde Marie Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842)…

    A la recherche de l’emplacement des maisons où ont été domiciliés les cousins luziens, cette fois, de Marie Delouart (1840-1917) et son fils Maurice Ravel (1875-1937),

    ces cousins luziens, et non plus cibouriens, issus de celle que je me suis permis de qualifier de « Marie Delouart n° 2 » (Ciboure, 17 juin 1784  – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) – sur ces 3 sœurs Marie Delouart nées respectivement en 1782, 1784 et 1786, issues du mariage à Ciboure le 28 janvier 1778 entre Gratien Delouart et Sabine Laxague, cf mon décisif article en date du 12 avril 2019 : « Les trois Marie Delouart : nouvelles précisions sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel au XIXème siècle« … – , et de son époux – à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1816 – le marin Jean Etcheverry (Ciboure, 6 août 1786 – en mer, 15 novembre 1841),

    soient deux cibouriens qui, quittant Ciboure, vont se marier à Saint-Jean-de-Luz, et s’y installer et demeurer, ainsi que toute leur descendance – jusque, aujourd’hui toujours luziens, les Gaudin et les Lenoir qui descendent en ligne directe de ce Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague… – sur l’autre rive de la Nivelle et du port ; autrement dit presqu’un autre monde… ;

    …
    …
    dans l’optique du travail à réaliser en vue du livre à construire avec Guy Lalanne et Jakintza, et pour ce qui concerne les domiciliations des parents cousins, tant luziens que cibouriens, de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel,
    il importe d’identifier bien sûr aussi les maisons de résidence des cousins Etcheverry, Hiriart – et Dargaignaratz – et Gaudin de Saint-Jean-de-Luz
    – ainsi que nous le faisons pour les maisons des divers cousins (Delouart, Goyenague, Etchepare, Dignargue, Larrea, Cerciat, Parisot, Anchochury, etc.) de Ciboure ; cf les bien intéressantes précisions données en mon article en date du 6 novembre 2024 « « , que voici :
    la Maison Bourbouillonbaita, dans le quartier de Pocalette : numérotée n° 163 pour le décès le 10 mars 1839 de Jacques Billac, âgé de 57 ans (1772-1839) – qui épousa le 14 septembre 1814 à Ciboure Marie Delouart n° 1 (1782-1855) – ; et n° 118 pour la naissance le 24 mars 1840 de Marie Delouart (1840-1917) – fille de Sabine Delouart (1809-1874), et mère de Maurice Ravel (1875-1937) – : c’est bien, ainsi, en cette maison Bourbouillonbaita du quartier de Pocalette que demeurait la famille de Jacques Billac et son épouse Marie Delouart n°1, dont font partie leurs filles Marie-Baptiste Billac (1815-1855), née à Ciboure le 17 novembre 1815, dans la maison n°118 rue Pocalette, Engrace-Gachucha Billac (1819-1902), née à Ciboure le 2 juin 1819, dans la maison n° 118 rue Poealette, Gracieuse Billac (1824-1897), née à Ciboure le 15 mai 1824, dans la maison n° 118 rue Pocalette, ainsi que leur fils Pierre-Jacques Billac (1821-après 1840), né à Ciboure le 25 juillet 1821, dans la maison n° 118 rue de Pocalette, alors que la sœur aînée de celles-ci, née de père inconnu, Sabine Delouart (1809-1874), est née à Ciboure le 11 mars 1809, dans la maison n° 17, quartier de Bordagain… –
    à partir des indications de domiciliation mentionnées noir sur blanc, et d’abord à la main, dans les actes d’état-civil de naissance et de décès de ces personnes apparentées par cousinages à Marie Delouart et son fils Maurice Ravel…
    …
    …
    Et, en plus des photos des emplacements actuels de ces maisons qui seront réalisées pour le livre à venir par l’équipe de Jakintza,
    il serait bon de disposer aussi, dans la mesure du possible – à l’impossible nul n’est bien sûr tenu !.. – de photographies anciennes de ces maisons, telles que ces maisons se présentaient encore du vivant de Marie Delouart (1840 – 1917) et son fils Maurice Ravel (1875 – 1937)…
    …
    Ce que Guy Lalanne réussit présentement à faire pour certaines maisons de Ciboure, telle par exemple – et cet exemple est emblématique ! – la maison Bourbouillonbaita, où a vécu – cf ici aussi le très important document  (que j’avais déniché en 2019) du recensement exhaustif des résidents de la rue Pocalette réalisé en 1806 (ou 1816 ?), accessible en mon article «  », un article de mon blog « En cherchant bien » en date du 14 avril 2019… – celle que j’ai qualifié de « Marie Delouart n° 1 » (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), et qui est :
    la mère de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),
    la grand-mère de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917)
    et l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)…
    …
    …
    Ainsi le cher – et très efficace – Guy Lalanne a-t-il réussi à trouver une photo de cette maison Bourbouillonbaita prise en 1921, avant sa destruction, puis sa reconstruction, telle que l’on peut la voir aujourd’hui…
    …
    …
    Or il se trouve que Guy Lalanne vient aussi tout récemment – le 4 avril dernier – de m’apprendre un changement de numérotation (vers 1930) des maisons de la rue Gambetta de Saint-Jean-de-Luz :
    …
    …

    Bonjour Francis

    J’ai enfin la confirmation de l’emplacement de la maison des Gaudin indiquée partout 41 rue Gambetta sur les fiches d’état civil.

    Avec le changement de numérotation vers 1930, le 41 correspond au 49 actuel à côté du magasin de chaussures Larralde (n° 39 en 1923, et n° 47 de nos jours). La maison Gaudin est la très belle maison labourdine aux volets verts dont le rez de chaussée est occupé par le magasin Adam, succursale de celui de la rue de la République.

    Guy

    …
    …
    Je me pose ainsi maintenant des questions sur les emplacements effectifs (ainsi que les numérotations actuelles) de ces diverses maisons où ont séjourné les divers membres de la famille Gaudin,
    dont, tout particulièrement, bien sûr !, cette demeure familiale des Gaudin, mentionnée sur divers actes d’état-civil de cette famille comme située au n° 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz,
    …
    où, par exemple, décéda, le 17 décembre 1902, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, Engrace-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902)
    – ce sont Charles et Pierre Gaudin, respectivement âgé de 27 et 24 ans, qui se rendirent à la mairie de Saint-Jean-de Luz déclarer le décès d’Engrace Billac, « domestique« , leur « voisine« , décédée précisément au 41 rue Gambetta, où elle demeurait, au domicile des Gaudin, ce 17 décembre 1902 : leur très chère nounou ; à un point d’ailleurs tel que leur sœur Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879, Grand Rue n° 41 – Saint Jean-de Luz, 8 décembre 1976, 14 rue du 17 pluviôse), a pu déclarer que son cher ami de toute sa vie Maurice Ravel (né le 7 mars 1875) était comme son « cinquième frère« , à côté de ses frères Charles (né le 19 novembre 1875, Grand Rue n° 41), Pierre (né le 7 février 1878, Grand Rue n° 41), Pascal (né le 31 janvier 1883, Grand Rue n° 41) et Louis Gaudin (né le 23 février 1886 au 41 rue Gambetta) ; sur ces modifications de nom de rues et numérotation des maisons à Saint-Jean-de-Luz, cf mon éclairant article en date du 2 novembre 2019 : « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz« … – ,
    …
    laquelle Engrace-Gachucha Billac, était la petite sœur de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) – qui est la mère de Marie Delouart, et la grand-mère de Maurice Ravel – :
    …
    la chère « Tante Gachuch » adorée de Maurice – à ne surtout pas confondre avec sa sœur Gracieuse Billac (1824-1897), qui avait été sa marraine le 13 mars 1875 sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, et qui avait été alors, à Ciboure, suite au décès à Ciboure le 22 décembre 1874, rue du Quai, Maison San Esteven, de sa grand-mère Sabine Delouart (1809-1874), comme sa grand-mère de remplacement au Pays basque – ; et, ainsi qu’en témoignent, à défaut de lettres conservées, les récits oraux transmis de génération en génération dans la famille Gaudin – et dont les détails pittoresques (le jeu de chat de l’enfant Ravel au piano, les assiettes ébréchées données à l’enfant…) ne mentent pas… – , Maurice Ravel se rendit à plusieurs reprises rendre visite à sa grand-tante Gachucha Billac, à la forte personnalité, chez les Gaudin, ses employeurs, à Saint-Jean-de-Luz, au 41 rue Gambetta, au cours de son enfance et son adolescence, et jusqu’au décès de celle-ci, à l’âge de 83 ans, survenu au 41 rue Gambetta le 17 décembre 1902… ;
    …
    cette belle maison du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz qui était la propriété d’Annette Bibal-Gaudin (née le 28 avril 1845, au n° 21 de la Grand Rue, et décédera le 21 novembre 1936, rue du Midi) ; et qui avait été avant elle, la propriété de la mère de celle-ci, Victoire Dupous-Bibal (née le 9 juin 1822 au n°4 de la rue Saint-Jean ; et décédée le 16 juin 1903, au n° 41 de la rue Gambetta) ;
    Victoire Dupous-Bibal qui était elle-même la fille de Jean-Baptiste Dupous (né à Béhobie-Urrugne le 26 juin 1800, et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 11 avril 1865, au n° 41 de la Grand Rue), boulanger, et de son épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1821 – Françoise Benoit (née à Saint-Jean-de-Luz le 2 octobre 1786, et décédée à l’âge de 69 ans le 13 septembre 1855 Grand Rue n° 21), fille du boulanger François Benoit (né à Saint-Jean-de-Luz en 1740, et décédé à l’âge de 82 ans à Saint-Jean-de-Luz le 16 avril 1822, Rue Montante n° 2).
    …
    …
    Mais, eu égard à ces changements de numérotation,  je ne puis manquer de me poser aussi des questions sur les emplacements des maisons qui furent les domiciles des ancêtres Hiriart de Maylen Gaudin-Lenoir, la petite-fille de Magdelaine Hiriart-Gaudin – Maylen Gaudin-Lenoir qui possède toujours la propriété de la belle maison de ses grands-parents Hiriart, sise rue Gambetta… – :
    …
    _ Jean-Baptiste Hiriart, né le 10 avril 1816 au n° 55 rue d’Angoulême – qui deviendra, après la chute des Bourbons, en 1830, la Grand-Rue – , et décédé le 24 septembre 1859, au n° 67 de la Grand Rue : il est le grand-père de Magdelaine Hiriart-Gaudin ;
    ….
    _ puis son fils Dominique, né le 28 janvier 1849, au n° 67 de la Grand Rue, et décédé le 20 décembre 1926 en son domicile (n° 30) de la rue Gambetta : il est le père de Magdelaine Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    Si la grand-mère – de Maylen Gaudin-Lenoir – Magdelaine Hiriart-Gaudin est née (le 10 mars 1875) au 45 rue Saint-Jacques – sa mère née Marie Dimatz (née le 28 octobre 1844) était née elle aussi rue Saint Jacques, mais au n° 23 : était-ce la même maison, la numérotation de la rue ayant  entretemps changé ? Ou bien s’agit)il d’une autre maison ?.. Je l’ignore… – ,
    …
    il s’avère, d’une part, que le père de Magdelaine, Dominique Hiriart, né le 28 janvier 1849 au n° 67 de la Grand Rue, est décédé, le 20 décembre 1926, en son domicile rue Gambetta (cette fois sans précision de numéro sur l’acte de décès : au 30 de la rue Gambetta où se situait de fait son domicile) ;
    …
    et, d’autre part, que l’épouse de celui-ci, Marie Dimatz, est décédée le 19 juillet 1932 à son domicile – cette fois c’est bien écrit noir sur blanc – du 30 de la rue Gambetta.
    …
    …
    Alors que Marie Hiriart (la sœur cadette de Magdelaine), née le 27 juillet 1877 au 30 Grand Rue, est décédée le 19 octobre 1945 au 37 rue Gambetta… Et je suppose – mais c’est à vérifier… – qu’il s’agit là soit d’une erreur d’inscription du numéro de la maison, soit d’un changement de numérotation des maisons de la rue Gambetta, plutôt que d’un changement de maison et domicile…
    …
    … 
    Voilà donc où j’en suis ce samedi 20 avril 2025 de mes recherches de ces maisons,
    afin d’identifier leur emplacement au fil des variations des noms de rue et de numéros des maisons…
    …
    …
     
    A suivre…
    …
    …
    Et si je reprends sur 8 générations la droite ligne de descendance qui relie Michel Delouart (Ciboure, 18 août 1718 – en mer, en 1768) à Maylen Gaudin-Lenoir,
    cela donne ceci :
    …
    …
    _ Michel Delouart (Ciboure, 18 août 1718 – en mer, 1748)
    qui épouse à Ciboure à une date inconnue
    Marguerite Mourgui (Ciboure, 17 août 1722 – Ciboure, ?)
    …
    …
    _ Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 22 août 1798)
    qui épouse à Ciboure le 28 janvier 1778
    Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845)
    …
    …
    Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 , rue Neuve n° 30)
    qui épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1816
    Jean Etcheverry (Ciboure, 6 août 1786 – en mer, 15 novembre 1841)
    …
    …
    Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 29 mai 1817, rue Serpente, n° 10 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, Grand Rue n° 67)
    qui épouse à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846 
    Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816, rue d’Angoulême, n° 55 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859, Grand Rue n° 67)
    …
    …
     
    _ Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849, Grand Rue n° 67 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926, à son domicile, au n° 30 rue Gambetta)
    qui épouse à Saint-Jean-de-Luz le 3 juin 1874
    Marianne Imatz (Saint-Jean-de-Luz, 28 octobre 1844, rue Saint-Jacques n° 23 – Saint-Jean-de-Luz,9 juillet 1932, à son domicile, rue Gambetta n° 30)

    …
    …
     
    _ Magdelaine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875, rue Saint-Jacques n° 45 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968, 2 rue Garat)
    qui épouse à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901
    Charles Gaudin (Saint–Jean-de-Luz, 19 novembre 1875, Grand Rue n° 41 – Bimbo, 13 septembre 1910)
    …
    …
     
    _ Edmond Gaudin (Saint–Jean-de-Luz, 30 mai 1903, rue Saint Jacques n°45 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988, Boulevard Thiers n° 64)
    qui épouse à Ciboure le 30 septembre 1935
    Angela Rossi (Trivia, 14 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999, Boulevard Thiers n° 64) 
    …
    …
     
    _ Marie Madeleine Françoise Gaudin (née le 4 avril 1942, rue Garat n°2)
    qui épouse à Saint-Jean-de-Luz le 28 juillet 1964
    Michel Maurice René Lenoir (Saint-Laurent-de-Céris, 29 mars 1935 – Bayonne, 10 janvier 2012).
    …
    …
     
    Ce dimanche de Pâques 20 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, des CDs : ainsi ce jour, le CD BIs 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture de l’article « Relu » de Jean-Charles Hoffelé. Ou comment servir au mieux au disque comme au concert le jubilatoire allant de l’ »Impromptu » noté, à la volée de l’improvisation, par son compositeur livré à l’inouï de son inspiration…

    Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, de CDs, et sans se contenter de la seule première écoute, toujours déstabilisée par rapport à nos souvenirs d’autres interprétations qui nous ont marqué :

    …

    ainsi, par exemple aujourd’hui mercredi 19 avril, le très beau CD BIS 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture, ce matin, de l’article « Relu » du toujours bien intéressant et en général très judicieux – à quelques rares exceptions près, selon mon appréciation… – Jean-Charles Hoffelé, sur son blog Discophilia ;

    et, qui plus est, pour un CD tout entier consacré à ces pièces notées à la volée lors d’improvisations, que sont, justement, les « Impromptus« 

    – et je remarque ici, au passage, que cette notice que Wikipedia consacre à l’ »Impromptu« , si elle commence par signaler ceci : « On peut aisément attribuer l’invention de l’impromptu à deux Tchèques : Václav Jan Tomášek (1774–1850) et son élève Hugo Voříšek« , ignore en son récapitulatif d’oeuvres intéressantes les superbes « Impromptus » de Jan Václav Hugo Voříšek ! dont deux d’entre eux, le n°4 en la majeur (écoutez-le ici) et le n°6 en si majeur (écoutez-le ici), extraits de ses « Six Impromptus » Op. 7, ouvrent, et en quelle beauté !, ce CD-ci de Can Çakmur. Jan Václav Voříšek (Vamberg, 11 mai 1791 – Vienne, 19 novembre 1825) étant un des initiateurs de ce qui allait devenir bientôt un genre, à l’instar de celui de la « Fantaisie« …

    …

    …

    Mais, que ce soit au concert comme à l’enregistrement du disque, toute interprétation sur le vif de quelque pièce notée que ce soit, et pas seulement les « Impromptus » ou les « Fantaisies » hors genres institués, doit avoi ce feu vif, jubilatoire et emballant-enthousiasmant, qui fut celui du compositeur lui-même qand il l’a joué-essayé, notamment au clavier,  et puis notée sur le papier, afin de pouvoir ensuite, lui-même ou un autre interprète après lui, la rejouer, et retrouver son feu même…

    …

    …

    Le mercredi 5 mars dernier, j’avais consacré en partie à ce CD BIS 2710 -SACD de Can Çakmur l’article suivant :

    « Découvrir le courageux talent de Can Çakmur dans les « Impromptus » D. 899 et D. 935 de Franz Schubert dans ses passionnants (et audacieux) CDs Bis 2680 et 2710 – SACD « Schubert + … » : un interprète désormais à suivre« …

    …

    …

    Et voici donc maintenant, avec quelques menues farcissures miennes, cet article intitulé « Relu » que vient de consacrer, à la date d’hier, à ce même très remarquable CD de Can Çakmur, le très fin Jean-Charles Hoffelé :

    …

    …

    RELU

    Le plus étonnant de la nouvelle étape schubertienne  – la 4e… – de Can Çakmur ? La Fantaisie-impromptu – Op. 66/WN 46 – de Chopin, dont il orne de libertés surprenantes la partie centrale ; c’est d’un artiste qui n’a pas froid aux yeux – certes -, et ose avec brio – oui ! – ajouter une dimension supplémentaire – et juste en son esprit ! – , rappelant que Chopin fut aussi un improvisateur fêté – en effet : Chopin adorait même improviser en ses concerts privés et intimes…

    Ecoutez-la ici (5′ 08)…

    …

    …

    D’ailleurs, l’improvisation est, en quelque sorte, la nature même – bien évidemment ! – de ce qu’entend fixer – à la volée sur le papier – l’impromptu, fil rouge de ce voyage commencé – en le programme de ce CD – par deux merveilles – absolument ! – signées Jan Václav Voříšek, que jadis Rudolf Firkušný défendit avec entêtement : celui en si majeur fut un temps l’un de ses bis favoris – écoutez-le ici interprété par Rudolf Firkušný ! Le pianiste turc aurait été bien inspiré de graver tout l’Opus 7 – oui, oui ! – , plutôt que de s’égarer un rien à la coda du disque  – je ne serai pas aussi sévère pour Can Çakmur ici, car Scriabine n’est pas de mes compositeurs le plus fréquenté : je le découvre peu à peu… – avec l’Impromptu en si bémol de Scriabine, si difficile à conduire.

    …

    …

    Ce sera le seul point d’achoppement de l’album, ailleurs ce pianisme vif – oui ! – , ces constructions parfaites pour le premier cahier des Impromptus de Schubert – une splendide réussite ! en effet… -, le délié, l’élégance et le feu – oui ! comme il se doit ! – des opus de Chopin, font un ensemble où son art rayonne – oui ! – produisant pour l’heure le plus beau jalon – probablement – de cette passionnante série menée grand train.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    Schubert+
    Volume 4

    …

    …

    Jan Václav Voříšek
    (1791-1825)

    …
    6 Impromptus, Op. 7 (2 extraits : No. 4 en la majeur ;
    No. 6 en si majeur)

    …

    …
    Franz Schubert (1797-1828)

    …
    4 Impromptus, Cahier 1,
    Op. 90, D. 899

    …

    …
    Frédéric Chopin (1810-1849)

    …
    Impromptu No. 1 en la bémol majeur, Op. 29
    Impromptu No. 2 en fa dièse majeur, Op. 36
    Impromptu No. 3 en sol bémol majeur, Op. 51
    Fantaisie-impromptu en ut dièse mineur, Op. 66

    …

    …
    Alexandre Scriabine (1872-1915)

    …
    2 Impromptus, Op. 12

    …

    …

    Can Çakmur, piano

    …

    …

    Un album du label BIS Records 2710
    …

    …

    Photo à la une : le pianiste Can Çakmur – Photo : © DR

    …

    …

    Oui, ce CD – tout d’ »Impromptus«  – de Can Çakmur est splendide

    et tout à fait réjouissant en ce jubilatoire allant tout ouvert qui le porte

    et nous transporte, à notre tour et à sa suite, à l’écouter ainsi merveilleusement jouer…

    …

    …
    Ce mercredi 19 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa