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  • Un juste hommage rendu au superbe CD « Wunderkammer – Johann-Sebastian Bach – Harpsichord Works » du toujours excellent Bertrand Cuiller…

    Comme en confirmation de l’hommage que j’ai rendu le 17 septembre dernier _ comme le temps passe… _ en mon article rapide « Retrouver toujours avec plaisir Bertrand Cuiller, pour un beau programme Bach, en un CD intitulé « Wunderkammer », comportant entre autres bijoux le Concerto italien et la Fantaisie chromatique et Fugue, pour le label Ramée…« ,

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    c’est maintenant Jean-Charles Hoffelé qui ne se fait pas non plus prier pour saluer bien bas cette très belle réalisation discographique du CD Ramée 1402 « Wunderkammer – Johann-Sebastian Bach – Harpsichord Works » du toujours excellent Bertrand Cuiller _ en ce CD enregistré à Bolland, en Belgique, du 16 au 20 mai 2022… _ en un article tout simplement intitulé « La Chambre aux miracles« …

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    LA CHAMBRE AUX MIRACLES

    Sur un sonore Humeau d’après une belle caisse de Johann Heinrich Gräbner, Bertrand Cuiller arpente le versant latin _ italien, mais aussi français _ de l’univers Bach.

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    D’emblée, un Concerto Italien très dit donne le ton : le geste sera solaire, les phrasés impérieux, une vaste lumière définira presque crument les polyphonies, ce qui emportera une lecture assez fabuleuse de la Fantaisie chromatique et Fugue : la virtuosité n’en efface pas les humeurs, tout comme pour le Caprice sur le départ de son frère bien-aimé dont les états psychologiques sont exposés avec une science expressive certaine.

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    Une Italie quasi scarlattienne fouette le Concerto en sol mineur d’après Vivaldi, alors qu’un vaste geste fait chanter l’entrée majestueuse de la 3e Suite anglaise, Bertrand Cuiller faisant son miel des danses si françaises _ voilà ! _ où Bach semble se souvenir de Couperin, manière de rappeler ce prochain volume de l’intégrale du grand François selon ce claveciniste si imaginatif qui se fait un peu trop attendre _ et c’est en effet très juste…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Wunderkammer

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750)

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    Concerto Italien en fa majeur,
    BWV 971

    Fantaisie chromatique et Fugue, BWV 903
    Concerto en sol mineur, BWV 975
    Capriccio en si bémol majeur sopra la lontananza del fratello dilettissimo, BWV 992
    Suite anglaise No. 3 en sol mineur, BWV 808
    Prélude et Fugue en ut dièse mineur, BWV 849

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    Bertrand Cuiller, clavecin

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    Un album du label Ramée RAM2402
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    Photo à la une : le claveciniste Bertrand Cuiller –
    Photo : © Igor Studio

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    Une excellente réalisation musicale d’un programme excellemment composé !

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    Ce vendredi 6 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Après mon récapitulatif en 6 articles des chapitre 5, 7, 8, 9, 10 et 11 du tragico-désopilant méditatif « Et la mère pond vite un dernier œuf » d’Hélène Cixous, début du passage en lecture-commentaire des 5 chapitres restants : 1, 2, 3, 4 et 6…

    Après mon récapitulatif en 6 articles des chapitres _ c’est moi qui me permets de les numéroter ici : le choix même de leur ordre choisi d’apparition-succession dans le livre qui les recueille-ajointe-juxtapose, pouvant et devant faire question…  _

    5 « Je veux être aussi criminelle que possible » (pp. 39 à 50 = 12pages),

    7 « Pour un Prologue » (pp. 60 à 62 = 3 pages),

    8 « La Fugitive » (pp. 63 à 76 = 14 pages),

    9 « Le legs empoisonné _ laissons les livres » (pp. 77 à 93 = 17 pages),

    10 « Max und Moritz, et ma mère » (pp. 94 à 112 = 19 pages),

    et 11 « Le chat et le château » (pp. 113 à 137 = 25 pages),

    du délicieux tragico-désopilant méditatif  » Et la mère pond vite un dernier œuf » d’Hélène Cixous en mon article «  » en date du 21 novembre dernier,

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    j’annonce entâmer ce mardi 26 novembre un passage en revue de lecture-commentaire des 5 autres chapitres restants de ce décisif opus-recueil-trésor donné cixoussien : les chapitres

    1 « L’an 2021 nuit » (pp. 11-12 = 2 pages),

    2 « La vie est une chasse » (pp. 13 à 15 = 3 pages),

    3 « Je n’ai pas été c, c. » (pp. 16 à 29 = 14 pages),

    4 « Sans nom » (pp. 30 à 38 = 9 pages),

    et 6 « Cérémonies » (pp. 51 à 59 = 9 pages) ;

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    soient des articles un peu négligemment _ « distraitement, oui, à  l’étourdie bonne volonté« , prononce quelque part (c’est page 18) Hélène, quand elle s’insurge : « Pourquoi un seul nom pour innommer l’innommable ? Soudain tous les noms se sont _ indistinctement et dans la confusion _ appelés Shoah, ou Holocauste, ou catastrophe. Je n’en revenais pas. C’est comme si l’on avait, distraitement, oui, à l’étourdie bonne volonté, incinéré les cendres » mêlées-confondues indistinctement (« Sans nom » est le titre d’un des chapitres de ce recueil) de chacun des disparus uns à uns assassinés ; nul chapitre ici (non plus que nulle page, et pas même un seul mot : tous, et sans nulle exception, ayant chacun leur absolue égale sacrée raison d’être !), nul chapitre, donc, donné-légué en ce recueil-trésor-ci (peut-être « vite un dernier œuf » pondu ?, et de cela bien évidemment je m’inquiète-affole-tremble, et pose la question…) ne doit être distraitement, « à l’étourdie« , négligé, survolé, délaissé, oublié, une fois encore incinéré, en étant livré au silence abyssal définitivement sans écho (comme si à la fin c’était la mort pliant le match qui gagnait !) d’une possible un poil trop inattentive lecture de notre part à nous de lecteurs (« ils croyaient lire et que c’était un livre, (…) ils sautaient des pages, croyaient-ils, ils sautaient des fosses funèbres, ils ne le savaient pas « , sommes-nous pourtant bien, même si c’est indirectement, prévenus, page 34, à propos alors du livre « de sang » laissé-légué à notre trop souvent élusive attention étourdie abrutie, par l’ami notre compatriote de Lemberg-Lvow-Lvov-Lviv Piotr Rawicz), accordée à ce nouveau trésor-legs de livre d’Hélène, pourtant lancé-confié, par l’attention toute spéciale aussi de l’éditeur (page 9), à notre espérée-rêvée pas trop inattentive attention de lecteur un peu scrupuleux de ce nouvel opus, bourré aussi de fantaisie jubilatoire et profonde, que vient nous offir tout spécialement de sa main et de sa plume si amicalement la chère Hélène… _ passés par-dessus bord, par ma faute, et tout particulièrement le sublimissime si substantiel chapitre 3, « Je n’ai pas été en c. c. » _ probablement l’acmé-sommet de ce livre-recueil-trésor ! _, aux pages 16 à 29,

    puisque je ne m’étais décidé à prendre ma plume de lecture-commentaire qu’à partir, seulement _et  pourqoi donc pas plus tôt ? _ du très marquant lui aussi _ frontalement provocateur, lui _ chapitre 5 « Je veux être aussi criminelle que possible« , aux pages 39 à 50… 

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    Lectures donc à venir ces jours qui suivent…

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    Ce mardi 26 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • La merveille Huw Montague Randall, baryton, en un CD « Contemplation » essentiel de cette année 2024 (Suite)…

    Un nouvel article, cette fois sur le site de Crescendo et sous la signature de Bénédicte Palaux-Simonnet, « Huw Montague Randall, baryton céleste« , vient très heureusement à son tour amplifier si besoin en était, en plus d’un évidentissime bouche-à-oreilles,

    la reconnaissance médiatique parfaitement justifiée que mon article « « , en date, lui, du 26 octobre dernier, et citant aussi déjà l’excellente reconnaissance compétentissime de Jean-Charles Hoffelé en son article « Chant pur » sur son site Discophilia, en date, lui, du 26 septembre précédent _ mais le CD n’était pas encore parvenu sur la table de mon disquaire préféré, il m’avait fallu patienter tout ce temps-là pour en éprouver la jouissance émerveillée de l’écoute : un véritable événement ! _, ne pouvait aussi que remarquer et célébrer, déjà ;

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    une reconnaissace que mérite à un point assez incroyable (!) le chanteur, à l’écoute enchantée de ce merveilleux et enthousiasmant CD Erato 5021732363787 « Huw Montague Rendall Contemplation«  _ enregistré à l’Opéra de Rouen du 20 au 24 novembre 2023 : écoutez-le ici ! C’est absolument splendide ! _ :

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    sans conteste un des disques essentiels de cette année 2024…

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    Voici donc ce nouvel article,

    très précis en ses appréciations des pièces si magnifiquement interprétées ici,

    de l’excellent magazine Crescendo :

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    Huw Montague Rendall : baryton céleste

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    LE 24 NOVEMBRE 2024 par Bénédicte Palaux-Simonnet
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    Contemplation.
    Airs de Ambroise Thomas (1811-1896), Charles Gounod (1818-1893),Erich Wolfgang Korngold (1897-1957), Gustav Mahler (1860-1911), Benjamin Britten (1913-1976), Henri Duparc (1848-1933), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Richard Rodgers (1902-1979).

    Huw Montague Rendall, baryton ; Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie, direction : Ben Glassberg. 2024.

    Livret en anglais, français, allemand- 75’30’’. Erato 5021732363787

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    Le baryton gallois Huw Montague Rendall a choisi d’intituler son premier récital au disque, « Contemplation ». Il s’en explique dans la présentation, invitant l’auditeur à le suivre parmi les chemins d’introspection qu’il a lui-même explorés sur scène et en récital. Déjà, chaque apparition de ce chanteur âgé seulement de trente ans a, en effet, créé l’événement _ on le comprend ! _, qu’il chante Mozart, Ambroise Thomas ou Benjamin Britten.

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    Sa réserve _ sa maîtrise naturelle _ témoigne d’une intelligence et d’une maturité _ oui _ d’autant plus remarquables qu’il aurait pu se contenter de grandir dans le sérail. Fils d’ interprètes lyriques de haut vol -la mezzo-soprano Diana Montague et le ténor David Randall- _ mais oui ! excellents tous deux… _, il est au contraire parvenu à développer une personnalité originale pleine de charme _ et à quel degré ! _, de doutes _ de retenue : dénuée de la moindre grandiloquence narcissique _ et de vigueur _ quand le rôle le nécessite : tout cela est parfaitement juste _ tout en s’inscrivant dans une tradition exigeante _ mais oui, tant du chant lui-même que de l’incarnation dramatique des rôles interprétés.

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    Ce programme longuement mûri _ oui _ est également porté par des moyens vocaux _ splendides ! _ impeccablement maîtrisés _ oui, et à un point rare. Le timbre est émouvant, naturel _ oui, oui : sans jamais rien d’artificiel, maniéré ou forcé… _, riche en harmoniques feutrés _ voilà, d’une incroyable variété et douceur de nuances, et justesse, chaque fois ! _ et la conduite du phrasé quasi instrumentale _ absolument : quelle musicalité, quel art ! C’est magiquement enchanteur !

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    Enfin, la réussite de ce coup d’essai ne serait pas complète sans la fusion des sensibilités musicales, celle du soliste comme celle de l’orchestre _ et c’est aussi très juste. Car c’est bien une véritable « conversation en musique » qui se tisse entre voix et pupitres (avec des cuivres splendides) sous la direction vivifiante de Ben Glassberg _ oui ; et c’est très juste aussi.

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    Tout semble fluide _ oui, et même admirablement !.. _ et changeant _ avec une incroyable justesse _, passant de la tendresse d’Hamlet (Ambroise Thomas) aux couleurs viennoises de Korngold, du duo voix et piccolo de Britten (Billy Budd), aux Lieder de Mahler (Lieder eines fahrenden Gesellen) d’une bouleversante beauté _ mais oui : à un point sidérant. En guise de conclusion, un stratosphérique _ oui ! _ Ich bin der Welt abhangengekommen, extrait des Ruckert Lieder, semble suspendre le cours du temps.

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    Aussi électrisant chez Mozart _ oui, oui _, l’interprète explore une infinité de nuances _ tout à fait _ et de contradictions _ des personnages complexes incarnés. Il se montre capable de passer en un éclair de la férocité (Hai già vinta la causa ! ) à la douceur ronronnante… irrésistiblement câline ; de telle sorte que -dans le même geste- la caresse se fait outrage et consolation (Deh, vieni alla finestra).

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    « Au jardin où les fleurs sont écloses », l’innocence retrouvée propose un contraste savoureux. Ce rare extrait de Monsieur Beaucaire (André Messager) le montre tour à tour rêveur ou sentimental ; puis fougueux et précis lorsqu’il se métamorphose en oiseleur (Papageno, Zauberflöte), rôle qu’il chérit particulièrement.

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    Aux antipodes, l’air de Gounod Mab, la reine des mensonges  (Mercutio) laisse entrevoir des abîmes de cynisme qui font écho à la douloureuse introspection d’Hamlet (Ambroise Thomas) placée en tête du programme. Avec l’aisance d’un caméléon _ oui, quel art, quel art ! _, il devient démonstratif voire consensuel lorsque le genre l’exige, ainsi de la comédie musicale américaine Carousel (Richard Rodgers).

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    Inutile de souligner la perfection de la diction _ et c’est aussi un des traits frappants de cet artiste impeccable en même temps qu’ extrêmemennt émouvant, chaque fois, et sans jamais rien forcer… _ dans toutes les langues chantées _ oui, oui, oui. Récemment Pelléas à Rouen, Huw Montague Rendall fait ainsi miroiter ici les plus subtiles _ oui ! _ modulations de la Chanson triste d’Henri Duparc ; choisissant dans l’ensemble des tempi qui ne cèdent jamais à la précipitation _ c’est très juste aussi : quelle maîtrise…

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    Si le chanteur gallois confie avoir méthodiquement écouté les barytons les plus illustres…  au jeu des portraits, il ne ressemble à personne _ en effet. Un _ incontestable et rayonnant _  coup de maître !

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    Son 10 – Livret 10 – Répertoire 10 – Interprétation 10

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    Bénédicte Palaux Simonnet

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    Un admirable interprète se découvre ainsi à nous _ en ce récital extraordinairement parfait _ ;

    qui le suivrons à coup sûr avec la plus grande attention…

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    Quel artiste ! Quel art !

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    Ce lundi 25 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Retour enchanté à mon article du 26 août 2010 sur les miroirs inversés des vies et créations symétriques de Paul Valéry (1871 – 1945) et Lucien Durosoir (1878 – 1955), en un échange de courriels avec l’ami Pascal Chabot…

    En réponse au courriel de l’ami bruxellois Pascal Chabot,

    nous avons merveilleusement déjeuné de somptueux ris de veau (!) à la Brasserie bordelaise mercredi dernier 20 novembre, lors de la venue de Pascal à Bordeaux aux Tribunes de la Presse qui l’avaient invité…  :
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    « Quel fantastique écrit, ton texte sur Valéry !
    J’y aime tout, il a nourri ma matinée.
    Merci Francis !
    Pascal« 
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    voici ma bien trop longue réponse à Pascal ce dimanche au petit matin ;
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    Pour éclairer le parallèle qu’en cet article « Vie de Paul Valéry : Idéal d’Art et économie du quotidien _ un exemple » du 26 août 2010, j’ai mené entre Paul Valéry (Sète, 30 octobre 1871 – Paris, 20 juillet 1945) et Lucien Durosoir (Boulogne-sur-Seine, 5 décembre 1878 – Bélus, 4 décembre 1955),
    et bien sûr si tu disposes du temps de suivre le vagabondage de mes bien trop longues phrases, 

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    voici les textes complets de mes deux contributions, le 21 février 2011, au Palazzetto Bru-Zane à Venise, au colloque « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » :
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    C’est la singularité de l’idiosyncrasie des créateurs, ici Paul Valéry comme Lucien Durosoir en miroirs inversés de leurs parcours de vie, dans les processus mêmes des aventures improbables et fondamentalement ouvertes de leurs aventureuses poïétiques personnelles,
    qu’il m’a alors passionné de suivre et discerner, pas à pas, afin de les décrypter-éclairer, en toute modeste humilité : presque uniquement pour moi-même ;
    qui d’autre cela, cet article du 26 août 2010, pouvait-il bien intéresser ?.. Pas grand monde en tout cas.
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    Mais bien toi, Pascal, maintenant, chez toi à Bruxelles !
    Les bouteilles lancées à la mer finissent merveilleusement par trouver leurs effectifs destinataires…
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    Luc et Georgie Durosoir, le fils et la bru de Lucien Durosoir, sont des amis très chers ;
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    cf, par exemple, mon article du 19 mai 2024, il y a à peine 6 mois :
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    Luc Durosoir, doté d’une formidable sur-humaine énergie (filiale !), survit à force d’une ténacité de fer à un AVC qui a manqué l’abattre en 2021…
    Et c’est lui, aidé de sa patiente et archi-compétente épouse Georgie, magnifique musicologue, qui a obtenu de réaliser, CD après CD, l’intégralité des enregistrements discographiques de l’œuvre si puissante, extraordinaire, de son père, Lucien, ainsi que l’édition exhautive des partitions de celui-ci, demeurées inédites…
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    Mis à part mon déjà significatif article programmatique du 3 juillet 2008 «  »,
    il se trouve que l’article qui a très effectivement ouvert mon blog « En cherchant bien », le 4 juillet 2008, «  », 
    a été consacré au choc d’émerveillement ressenti à l’écoute du CD (Alpha 125) des 3 Quatuors à cordes (de 1920, 1922 et 1934) de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima ;
    avec, ajoutés en appendice à l’article, les très intéressants courriels échangés entre Georgie et moi-même peu avant, 
    et cela via notre ami commun Jean-Paul Combet le créateur génial des CDs Alpha (et de l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille, près de Dieppe), 
    avec Georgie Durosoir, titulaire alors de la chaire de musicologie à la Sorbonne…
    Une amitié formidable était née.
     
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    Et pardon, une fois encore, cher Pascal, d’être si prolixe et bavard :
    je suis un amateur acharné et hélas indécrottable de la précision…
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    Aussi bon dimanche que possible, pour toi et les tiens,
    y compris le chien Tomi, que tu sortiras faire son tour de quartier, à Bruxelles,
     
    Francis
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    Oui,
    les bouteilles lancées à la mer traversent bien les océans de mystère, et finissent par atteindre, même très loin, leurs effectifs destinataires ! Il n’y faut que de la patience, du temps, et un zest aussi, bien sûr, de chance…
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    Ce dimanche 24 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa