Étiquette : généalogie

  • Pour faire un point un peu clair sur ma présente recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    C’est la lecture de la passionnante Correspondance de Maurice Ravel
    _ homme éminemment discret et pudique, au delà du génial compositeur qu’il est d’abord pour nous, par la présence intense, sobre et noble de sa musique _
    telle que vient de la publier, superbement, Manuel Cornejo,
    qui m’a fait entreprendre des recherches sur les cousinages de Maurice Ravel à Ciboure ;
    …
    mais aussi à Saint-Jean-de-Luz,
    une fois que j’ai pris conscience du cousinage _ au troisième degré _ de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)
    avec la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et cela à partir des qualifificatifs de « cousine » et « cousin »
    que j’ai découvert employés dans leurs lettres respectives
    de 1910 _ à propos de condoléances de Maurice Ravel à Magdeleine Hiriart-Gaudin pour le décès de son mari Charles Gaudin, disparu le 13 septembre 1910 sur le fleuve Congo _
    et 1914 _ à propos de l’annonce par Magdeleine à Maurice du double décès (au front) de ses deux beaux-frères, frères de son mari Charles : Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1878 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914) et Pascal Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1883 – Oulches-Hurtebise, 12 novembre 1914).
    …
    …
    J’ai désiré comprendre sur quoi ces qualificatifs _ que j’ai pris au sérieux _ pouvaient bien se fonder….
    …
    …
    D’autant que j’avais commencé à établir la généalogie
    _ complexe, du fait de ses ombres et « trous«  ; et bien méconnue, même depuis les travaux pionniers de Jean-Noël Darrobers _
    de la famille cibourienne des Delouart,
    depuis Gratien Delouart (1748 – 1798) jusqu’à aujourd’hui.
    …
    Inutile de préciser que bien des données continuent de me manquer…
    …
    …
    Mais j’ai compris qu’avaient existé, né(e)s à Ciboure, trois Marie _ ou Marie-Baptiste, au moins pour les deux premières d’entre elles _ Delouart (plus un frère : Jean Delouart)
    issu(e)s du mariage (le 28 janvier 1778, à Ciboure) de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Laxague (c. 1758 – après 1823 _ sans plus de précision _) :
    les racines communes à ces divers cousins.
    …
    …
    La première de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), 
    est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel 
    et la mère, aussi, de Gachucha Billac (15 mai 1824 – avant 1916 _  sans plus de précision ; et j’ignore à ce jour la date de son décès _), la chère grand-tante (et marraine) du compositeur ;
    …
    la seconde de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), 
    est la mère des deux _ sœurs _ Marie Etcheverry :
    la première Marie Etcheverry (Saint- Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), couturière, épouse (à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846) de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), tonnelier ; 
    et la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 30 novembre 1900), modiste, épouse (à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851) de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Hâvre, 29 janvier 1862), maître au cabotage ;
    …
    ainsi qu’elle est _ cette seconde Marie Delouart-là _ l’arrière-grand-mère de la grand-mère paternelle de Maylen Gaudin-Lenoir : Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) ;
    …
    et aussi la grand-mère maternelle de la « tante Clotilde » Dargaignaratz-Zozaya (Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1860 – Urrugne, 26 février 1943) _ l’amatrice de piano et collectionneuse de pianos ; qui, à sa mort, prit soin de léguer l’un de ses pianos au petit-fils de son cousin Dominique Hiriart, Edmond Gaudin et son épouse Angela _,
    …
    qui était, elle, la cousine germaine de l’arrière-grand-père de Maylen Gaudin-Lenoir : Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – entre 1926 et 1929
    _ j’ignore jusqu’ici la date de son décès : entre avril 1925 (une médaille lui est alors décernée) et juillet 1932 (il est décédé lors du décès de son épouse-veuve, Marianne Imatz-Hiriart, le 9 juillet 1932, ou plus probablement, juillet 1929… ;
    je note aussi que lors de son mariage avec Marianne Imatz, le 3 juin 1874, à Saint-Jean-de-Luz, Dominique Hiriart est indiqué comme de profession « menuisier«  ;
    alors qu’au mariage, à Ciboure le 20 août 1890, de ses cousins Paul et Nicolasse Goyenague, pour lequel fait partie des quatre témoins, l’acte d’état civil le mentionne cette fois comme « commerçant« , à Saint-Jean-de-Luz ;
    plus tard, en 1925, quand lui est décernée une médaille d’or pour services rendus aux œuvres de prévoyance sociale, le Journal officiel de la République du 9 avril 1925 (page 3605), le mentionne comme « administrateur«  de la succursale à Saint-Jean-de-Luz de la Caisse d’Épargne de Bayonne ; et quatre ans auparavant (Journal officiel du 26 juillet 1921), lui avait été décernée une médaille de bronze pour services rendus à la mutualité, au titre de vice-président de la société de secours mutuel Saint-Jean, à Saint-Jean-de-Luz ;
    je note cependant qu’au mois de juillet 1929, aux cérémonies d’un mariage un peu mondain à Saint-Jean-de-Luz (celui de Mayi Elissague et Louis Lebrun), une « Madame Hiriart«  est citée par la Gazette locale comme figurant parmi l’assistance, sans un « Monsieur Hiriart«  qui l’aurait accompagnée : Marianne Imatz-Hiriart était-elle alors déjà veuve  ?.. Probablement… ;
    …
    je me permets de mettre ici l’accent sur la personne de Dominique Hiriart, car c’est bien lui qui, par son ascendance (les Delouart, via le mariage de sa mère la seconde Marie Delouart avec son père Jean Etcheverry) et sa descendance (les Gaudin, via le mariage de sa fille Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin), nous offre le maillon décisif (et non reconnu jusqu’ici par les rares auteurs qui se sont un peu intéressés aux liens familiaux de Maurice Ravel) permettant de justifier la parenté effective des actuels descendants Gaudin et Lenoir à Saint-Jean-de-Luz avec les ancêtres Delouart de Ciboure, dont descend aussi, et là c’est très clairement connu, Maurice Ravel... _) ;
    …
    et la troisième de ces trois Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – ? _ elle vivait encore en 1856 ; et est peut-être décédée en 1872 _), 
    est la mère de Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890), marin ;
    lequel est le presque parrain _ le 13 mars 1875, à l’église Saint-Vincent, de Ciboure _ de Maurice Ravel ;
    ainsi que la grand-mère paternelle de Paul Goyenague (Ciboure, le 19 août 1859 – Ciboure, le 8 mars 1929), capitaine au long cours, qui fut _ durablement : au moins du 10 mai 1908 au 17 mai 1925 _ conseiller municipal de Ciboure ; et qui fut aussi capitaine de port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure _ poste pour lequel il put faire valoir ses droits à la retraite le 1er décembre 1925 _ : une personnalité cibourienne _ que Maurice Ravel a pu rencontrer à Ciboure…
    …
    D’ailleurs, dans sa lettre _ un document singulièrement important pour nous ! _ à son amie Marie Gaudin, du 22 juin 1911 (à la page 266 de la Correspondance), Maurice Ravel songe, parmi les divers propriétaires de logements possibles, à Ciboure, c’est spécifié (et pas à Saint-Jean-de-Luz !), pour sa mère, son frère Edouard et lui-même, les trois mois d’été qui viennent, à choisir plutôt divers parents cibouriens siens, dont, précisément « les Goyenague«  (au pluriel) ;
    et cela pour des raisons de commodité, surtout pour sa cibourienne de mère… :
    « Nous préférerions _ voilà ! _ que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers.
    Cherchez donc pour commencer chez Sabadin _ Sabine _ Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta _ Etiennette _ Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) _ qui peuvent-elles donc être ?.. Le mystère résiste pour le moment…  _, chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague… _ voilà ! _ ou bien autre part« .
    Marie Delouart-Ravel n’oublie certes pas ses parents-cousins cibouriens…
    Au final, ce sera chez les Anchochoury, sur le Quai.
    …
    Quant au dernier né de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, 
    Jean Delouart (Ciboure, le 27 août 1788 – Ciboure, 1872), marin lui aussi,
    il eut de son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, le 18 décembre 1798 – Ciboure, le 30 septembre 1844) au moins trois enfants :
    Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825), épouse (à Ciboure, le 12 août 1852) de Bernard Cerciat (Ciboure, le 18 octobre 1824 – Ciboure, le 9 mars 1868) ;
    Marie Delouart (née à Ciboure, le 30 juin 1827), épouse (à Ciboure, le 21 décembre 1853) de Guilhen Etchepare (né à Ciboure le 8 juillet 1826) _ à ce jour j’ignore s’ils eurent une descendance, et, si oui, quelle elle est _  ;
    et Jean Delouart (né à Ciboure en 1833), époux (à Ciboure, le 13 novembre 1861) de Dominique Etchepare (née à Ciboure en 1831), et marin, lui encore _ à ce jour j’ignore également si ce couple eut une descendance, et, si oui, quelle elle est.
    …
    …
    Bien sûr, il est délicat de venir jeter ainsi un œil sur la généalogie d’une famille qui n’est pas la sienne.
    …
    Mon but est simplement de connaître et éclairer un peu mieux les cousinages (basques) de Maurice Ravel, 
    lui qui aimait tant les paysages de sa terre natale ; et dont j’aime tant la musique.
    …
    Découvrir un peu mieux l’ancrage familial
    _ même un peu lointain, pour lui, qui consacrait le plus clair de son temps, ici, à la musique (mais aussi à la baignade et à des promenades) _,
    d’un génie aussi singulier que Maurice Ravel,
    me paraît passionnant…
    …
    …
    Voilà.
    …
    …
    Ce mercredi 29 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Les trois Marie Delouart : nouvelles précisions sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel au XIXème siècle

    Voici une nouvelle suite au feuilleton de mes recherches sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel :
    …
    …
    …
    En fonction de la poursuite de mes recherches, et surtout de ce que je ne cesse d’y découvrir (!!),
     
    j’ai remanié mon quatrième article
    …
    sur la parenté cibourienne de Marie Delouart (1840-1917), la mère de Maurice Ravel ;
    et ses cousinages cibouriens (les Delouart, Billac, Goyenague, Larrea, Cerciat, Etchepare, etc.) _ sur lesquels ma recherche est en cours…
    …
    …
    Cette fois, je me suis penché plus précisément sur la grand-mère de Marie Delouart-Ravel, Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855),
    d’abord mère célibataire de Sabine Delouart, née le 11 mars 1809 à Ciboure ; puis épouse de Jacques Billac, marin (le mariage a lieu à Ciboure le 14 septembre 1814) ;
    …
    ainsi que sur sa _ seconde _ sœur cadette _ grand-tante de Marie Ravel-Delouart _, Marie Delouart (Ciboure, 17 août 1786 – Ciboure, après 1756 _ et peut-être en 1872 : à vérifier ; oui, elle est décédée à Ciboure le 15 décembre 1872, veuve de Michel Goyenague (décédé à Ciboure le 20 novembre 1849) : ajout du 9 juillet 2025 _), épouse de Michel Goyenague, marin (leur mariage a eu lieu à Ciboure, le 28 février 1821) _ soit la troisième de la fratrie des quatre enfants de Gratien Delouart et Sabine Laxague ; peut-être faut-il en adjoindre un cinquième, si l’on suit Jean-Noël Darrobers : Baptiste-Jean Delouart : né à Ciboure le 4 septembre 1790 (une précision ajoutée le 9 juillet 2025)…    

    ...
    …
    Mais voici maintenant que je viens de découvrir qu’existe aussi _ ou plutôt encore, et même surtout ! _ une troisième sœur Delouart nommée elle aussi Marie-Baptiste Delouart,
    fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, à Ciboure _ et la seconde dans l’ordre de naissance de ces trois sœurs _ ;
    …
    et que cette Marie-Baptiste Delouart-ci (la  seconde des trois, en fait) fut une épouse Etcheverry !!! :
    le mariage avec Jean Etcheverry, marin _ fils naturel, le 6 août 1786, de la cibourienne Gana Curutchet _, lui aussi, et également cibourien, eut lieu à Saint-Jean-de-Luz, et non pas à Ciboure _ alors que tous deux étaient cibouriens ! _ le 17 août 1814 _ pour quelles raisons Jean Etcheverry (qui résidait encore à Ciboure à la date de leur mariage) et son épouse Marie-Baptiste Delouart (qui résidait déjà à cette date à Saint-Jean-de-Luz !) furent-ils dorénavant domiciliés à Saint-Jean-de-Luz, et non plus Ciboure, je l’ignore. Mais ce fait constitue probablement la raison pour laquelle cette Marie-Baptiste Delouart-là (la seconde des trois) est restée à l’écart de l’attention des chercheurs (Jean-Noël Darrobers et ses suiveurs) qui se sont penchés sur les ancêtres Delouart de Maurice Ravel ; ainsi, aussi, que des flottements et confusions concernant les dates de naissance des diverses filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague, comme je l’ai constaté, sans en comprendre immédiatement les raisons, au début de mes propres recherches… 
    …
    Et quant au frère _ du moins le premier de deux _ de ces sœurs nommées toutes les trois Marie _ ou Marie-Baptiste _ Delouart, Jean Delouart (né à Ciboure le 27 août 1788, et décédé à Ciboure en 1872 _ sans plus de précision jusqu’ici : à rechercher ! Il est décédé à Ciboure le 23 septembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) _), marin, fils et petit-fils de marins,
    il a épousé, lui, Marguerite Larrea
    _ née à Ciboure le 18 décembre 1798, fille de Jean Larrea, marin, né à Ciboure le 6 octobre 1772 (lui-même fils de Jean Larrea, marin, et Marguerite Lafitte), et de Marie Mignagoren, née à Ciboure le 30 octobre 1767 (elle-même fille de Jean Mignagoren, marin, et de Marie Daguerre) ;
    j’ignore à ce jour quel est le lien de parenté de ce Jean Mignagoren (et de sa fille Marie Mignagoren), avec Bernard Mignagoren, décédé en 1796, l’époux de Marie-Baptiste Delouart (née à Ciboure en 1746 et décédée à Ciboure en 1825), la sœur aînée de Gratien Delouart _ mais oui ! _, et qui fut mère de quatre enfants Mignagoren, dont parle Jean-Noël Darrobers en son article de 1987… ; les quatre enfants Mignagoren (Jean-Noël Darrobers n’indiquait hélas pas leurs prénoms dans l’article ! _ Marie (1782 – 19 avril 1809), Gracieuse (28 août 1784 – 1786), Bertrand (1787 – 29 août 1855) et Marie (9 mai 1790 – ?), ajout du 18 octobre 2024) _ ) issus de cette Marie-Baptiste Delouart (1746-1825) et Bernard Mignagoren, étaient cousins germains des (quatre _ au moins _) enfants issus de Gratien Delouart (1748-1798) et Sabine Laxague… : la généalogie des Mignagoren au XVIIIème siècle demande elle aussi à être mieux établie ! _,
    à Ciboure, le 30 avril 1823.
    …
    …
    Mais, alors que pour Saint-Jean-de-Luz, sont accessibles à distance par le web, les actes civils de naissance, de mariage et de décès,
    pour Ciboure, sont pour le moment accessibles seulement les actes civils de mariage _ l’accès aux actes de naissance et décès à Ciboure est exclusivement par la consultation des archives d’état-civil matérielles conservées à la mairie de Ciboure.
    …
    …
    Dans les actes civils de mariage de deux des sœurs nommées Marie Delouart _ la seconde et la troisième _,
    celui du 17 août 1814 (à la mairie de Saint-Jean-de-Luz), avec Jean Etcheverry, marin,
    comme celui du 28 février 1821 (à la mairie de Ciboure), avec Michel Goyenague, marin,
    la mariée, nommée les deux fois Marie Delouart,
    est aussi indiquée les deux fois comme étant la fille de Gratien _ ou Gracien _ Delouart et Sabine Laxague…
    Mais c’est aussi le cas pour le mariage le 14 septembre 1814 (à la mairie de Ciboure) de la première Marie-Baptiste Delouart avec Jacques Billac.
    …
    …
    Telle est ma source décisive pour démontrer l’effective complète sororité de ces deux Marie Delouart-là _ ainsi qu’avec leur sœur aînée, l’ancêtre de Maurice Ravel.
    …
    …
    La Marie-Baptiste Delouart, épouse _ le 17 août 1814 à Saint-Jean-de-Luz _ puis  veuve _ le 15 novembre 1841 à Saint-Jean-de-Luz _ de Jean Etcheverry ;
    qui résidait à Saint-Jean-de-Luz _ rue Serpente au N° 10, lors des naissances de ses deux premiers enfants, Jean-Baptiste (le 15 juin 1815) et Marie (le 21 juin 1817) ; rue Serpente, mais au N° 7, lors des naissances de ses deux enfants suivants, Charles (le 12 août 1819) et Jean (le 22 février 1822) ; et enfin rue Neuve au N° 19, lors de la naissance de la seconde Marie (le 20 novembre 1824) _,
    et qui y décède _ au 30 rue Neuve _ le 3 janvier 1742 à l’âge de 57 ans
    _ sa naissance remontait à l‘année 1784, le 17 juin ; native de Ciboure, elle est, elle aussi, fille de Gratien Delouart et Sabine Laxague ;
    et devient mère, le 20 novembre 1824 à Saint-Jean-de-Luz, de Marie Etcheverry (laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 le luzien Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815, et fils de Martin Dargaignaratz, officier de marine) ; mais auparavant, le 21 juin 1817, lui était née, à Saint-Jean-de-Luz aussi, une première Marie Etcheverry (qui épousera à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart, né à Saint-Jean-de-Luz le 10 avril 1816, qui sera tonnelier ; et, via leur fils, Dominique Hiriart, né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849, il se trouve que Jean-Baptiste Hiriart et Marie Etcheverry sont les grands-parents paternels de Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875), la future épouse de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, au Congo français, 12 septembre 1910), l’aîné des sept enfants Gaudin-Bibal de la maison située au n° 41 de la Grand’Rue – rue Gambetta, à Saint-Jean-de Luz : cette Magdeleine Hiriart-Gaudin que Maurice Ravel nomme « ma chère cousine«  en sa lettre de condoléances du 8 octobre 1910 pour le décès de son mari… _,
    …
    n’est ni la Marie-Baptiste Delouart _ mère de Sabine Delouart, la grand-mère maternelle de Maurice Ravel _ qui épouse à Ciboure le 14 septembre 1814 Jacques Billac, marin ;
    ni, non plus, la Marie Delouart qui épouse à Ciboure le 28 février 1821 Michel Goyenague, marin.
    …
    …
    Je note que les deux mariages,
    Delouart-Billac (à Ciboure, le 14 septembre 1814)
    et Delouart-Etcheverry (à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814)
    eurent lieu à même pas un mois d’intervalle : 17 août et 14 septembre…
    …
    …
    Non seulement la vraisemblance implique qu’il s’agissait là, bien évidemment, de deux sœurs, et pas de la même personne ! 
    Mais nécessite aussi de l’admettre, l’indication que ces deux Marie-Baptiste Delouart sont, toutes deux _ nées à Ciboure, la première le 29 juin 1782, et la seconde le 17 juin 1784 _, semblablement filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague
    _ de même que la troisième sœur nommée elle aussi Marie Delouart, la mariée lors du mariage Delouart-Goyenague du 28 février 1821 à Ciboure ; née, elle, à Ciboure le 17 août 1786 ;
    et qu’est aussi fils de Gratien Delouart et Sabine Laxague, leur frère Jean Delouart, le marié lors du mariage Delouart-Larrea à Ciboure, le 30 août 1823 ; né, lui, à Ciboure le 27 août 1788.
    …
    …
    Et donc que celle qui épouse _ à Saint-Jean-de-Luz le cibourien _ Jean Etcheverry
    ne peut pas être la mère de Sabine Delouart, d’Engrace-Gachucha Billac, et de Gracieuse Billac.
    …
    …
    Marie Etcheverry,
    née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824 _ du mariage des cibouriens (mais désormais domiciliés à Saint-Jean-de-Luz, rue Serpente) Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, la seconde des filles ainsi prénommées au sein de la fratrie des quatre enfants Delouart (du moins ceux clairement répertoriés que j’ai pu repérer ; il faut aussi tenir compte de Baptiste-Jean Delouart, le benjamin de la fratrie) de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _,
    et épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851, de Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage,
    ne peut donc pas être la sœur ou la demi-sœur de Sabine Delouart _ née à Ciboure le 11 mars 1809 _ d’Engrace-Gachucha Billac _ sa date de naissance à Ciboure est encore incertaine : en 1819 ? Oui, le 2 juin 1819 _ et de Gracieuse Billac ;
    non plus que la sœur ou la demi-sœur des enfants Simon, Jacques et Marie Goyenague _ nés à Ciboure successivement les 21 novembre 1821, 16 octobre 1823 et 26 juillet 1827.
    Elle est seulement leur cousine germaine.
    …
    …
    De même qu’est aussi, forcément leur cousine germaine, la propre sœur de cette Marie Etcheverry-Dargaignaratz, nommée elle aussi Marie Etcheverry, qui épouse à Saint-Jean-de Luz, le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart (10 avril 1816 – 24 septembre 1859), tonnelier _ fils d’Etienne Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 13 mai 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 10 août 1823), cordonnier, et de Françoise Berduqueu (Bidart, 5 juillet 1789 – Saint-Jean-de-Luz, 12 mai 1864) ; et petit-fils de Michel Hiriart (1744 – 23 février 1814), également cordonnier, et de Marie Duhamel.
    …
    …
    Si les actes civils disponibles à distance par le web sont précis pour la naissance de la troisième des sœurs Delouart prénommée Marie, et épouse Goyenague : elle est née à Ciboure le 17 août 1786,
    ils le sont moins pour sa sœur aînée Marie (-Baptiste) _ voici cependant cet acte de naissance de l’aînée de ces troirs sœurs Delouart (ajout du 18 octobre 2024) _,
    d’abord mère célibataire de Sabine Delouart, à Ciboure le 11 mars 1809 ; puis épouse, à Ciboure, de Jacques Billac, marin, le 14 septembre 1814 ;
    et en cet acte de mariage, la mariée est dite âgée alors de 32 ans ; ce qui ferait remonter sa naissance à 1782 _ et de fait celle-ci est effectivement née le 29 juin 1782…
    Or dans mes notes, j’ai retrouvé que j’avais bien indiqué pour sa date de naissance cette date du 29 juin 1782.
    …
    …
    Ce qui donne pour les naissances, à Ciboure, des quatre enfants _ ceux clairement répertoriés, du moins _ de Gratien Delouart et Sabine Laxague,
    comme indiqué dans divers actes civils, dans chacun de leurs quatre cas ; et ce qui permet de les distinguer opportunément d’autres (cousins) Delouart de Ciboure, issus, eux, de la branche aînée de la famille, comme l’indique Jean-Noël Darrobers en ses articles de 1987 et 1997 :
    …
    _ le 29 juin 1782, pour Marie-Baptiste Delouart _ la sœur Marie Delouart n° 1  : la grand-mère, via sa fille Sabine Delouart, la mère de Maurice Ravel ; et qui est aussi, après son mariage avec Jacques Billac, la mère de Gracieuse Billac, la future marraine de Maurice Ravel ainsi que de la « chère tante Gachoucha », soit Engrace Billac, de Maurice Ravel) : et nous trouvons ici le lien basique du compositeur avec les Bibal-Gaudin de Saint-Jean-de-Luz, chez lesquels Engrace-Gachucha Billac était gouvernante des enfants Gaudin (ou « domestique« … ; revoici son acte de naissance (ajout du 18 octobre 2024) _ ;
    _ le 17 juin 1784, pour Marie Delouart, épouse Etcheverry _ la sœur Marie Delouart n°2 : la mère des deux luziennes Marie Etcheverry, la future épouse Hiriart et la future épouse Dargaignaratz ; les références à la seconde branche (Dargaignaratz, puis Zozaya) de ces descendantes des Delouart semblent absentes de la Correspondance de Ravel ; ce qui n’est bien sûr pas le cas pour la première (Hiriart), même si Maurice Ravel ne précise pas la nature et l’histoire de ce cousinage avec Magdeleine Hiriart-Gaudin… ; voici son acte de naissance (ajout du 18 octobre 2024) _ ;
    _ le 17 août 1786 pour Marie Delouart, épouse Goyenague _ la sœur Marie Delouart n°3 : la mère de Simon Goyenague, le futur « parrain », lui, de Maurice Ravel ; voici son acte de naissance (ajout du 18 octobre 2024) _ ;
    _ et le 27 août 1788, pour leur frère Jean Delouart _ guère de référence non plus de ce côté-là dans la Correspondance du compositeur, via ses enfants Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et épouse, à Ciboure, de Bernard Cerciat, le 12 août 1852) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et épouse de Guilhen Etchepare, à Ciboure, le 21 décembre 1853) ; et Jean Delouart (âgé de 28 ans le jour de son mariage, à Ciboure, le 13 novembre 1861, avec Dominique Etchepare, sœur de Guilhen Etchepare).
    …
    …
    Connaître leurs descendances respectives serait assurément fort intéressant !
    …
    …
    Et un arbre généalogique précis de la descendance _ issue de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ des Delouart de Ciboure du XIXème siècle
    serait précieux pour éclairer ces parentés cibouriennes _ peu visibles et méconnues jusqu’ici… _ de Maurice Ravel…
    ...
    …
    Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, est décédée le 28 août 1855, à Ciboure _ à l’âge de 72 ans, comme l’indique son acte de décès (ajout du 18 octobre 2024) _ ;
    Marie-Baptiste Delouart, veuve Etcheverry, est décédée le 3 janvier 1742, à Saint-Jean-de-Luz _ à l’âge de 57 ans, comme l’indique son acte de décès (ajout du 18 octobre 2024) _ ;
    Marie Delouart, veuve Goyenague, est décédée à Ciboure après le 23 avril 1856 (où elle assiste, à Ciboure, au mariage de son fils Jacques Goyenague, marin, avec Catherine Larrea _ fille du marin cibourien Martin Larrea, mort noyé en rade de Socoa, le 4 avril 1841, et de son épouse Silvestre Chourito _) _ en fait, cette Marie Delouart 3, veuve de Michel Goyenague, est décédée à Ciboure le 15 décembre 1872, à l’âge de 86 ans, comme l’indique son acte de décès (ajout du 18 octobre 2024) _ ;
    et Jean Delouart, époux de Marguerite Larrea _ née à Ciboure le 18 décembre 1798 et décédée à Ciboure le 30 septembre 1844 ; elle était la fille de Jean Larrea, marin (né à Ciboure le 6 octobre 1772, et décédé le 2 septembre 1807) et de Marie Mignagoren (née à Ciboure le 30 octobre 1767)… _, est décédé, lui, à Ciboure en 1872 _ sans plus de précision non plus jusqu’ici : à établir précisément ! En fait, c’est le 24 septembre 1872 que Jean Delouart est décédé (ajout du 18 octobre 2024) _, au domicile – rue Pocalette, au n° 39 ou 38… (ajout du 9 juillet 2025) – d’une des ses filles (laquelle ? Sabine, épouse Cerciat ? ou bien Marie, épouse Etchepare ? ou une autre ?), veuve et mère de quatre enfants
    _ Bernard Cerciat, l’époux (à Ciboure, le 12 août 1852) de Sabine Delouart (elle est née à Ciboure le 24 juin 1825 ; mais j’ignore la date et le lieu de son décès), est décédé le 9 mars 1868 : son épouse Sabine Delouart est donc alors veuve ;
    mais de leurs quatre éventuels enfants Cerciat, je n’en ai jusqu’ici identifiés que deux – non, quatre, à la date du 9 juillet 2025 : Jean-Baptiste Cerciat (1854-1914), Marie Cerciat (Ciboure, 28 février 1857 – ?), Jean Cerciat (1859 – Nouméa, après 1899), et Jeanne Cerciat (Ciboure, 20 février 1864 – Saint-Jean-de-Luz, 23 septembre 1947 ; épouse à Ciboure le 8 septembre 1908, de Mateo Acin (Villanua, province de Huesca, 4 juillet 2879 – ?) : ajout du 9 juillet 2025 :
    …
    Jean-Baptiste Cerciat, né à Ciboure le 20 septembre 1854 (et décédé à Ciboure le 26 novembre 1914 ; avec plusieurs descendants, dont Marianne, Jean-Vincent et Marie-Louise Cerciat) ;
    et Jean Cerciat (né à Ciboure le 19 avril 1859 ; avec lui aussi plusieurs descendants, dont Elina, Raymond et Andrée Cerciat, nés à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie…) ; j’ignore pour le moment qui sont les deux autres enfants de Sabine Delouart et Bernard Cerciat : Marie et Jeanne Merciat, donc… _ ;
    quant à Guilhen Etchepare, marin, l’époux (à Ciboure, le 21 décembre 1853) de Marie Delouart (elle est née à Ciboure le 30 juin 1827), il a péri en mer, et sa veuve a touché une pension de reversion : mais tout cela demeure à préciser… _ ;
    et décédée dans la misère, selon ce qu’en a écrit Jean-Noël Darrobers.
    …
    …
    Les Delouart, les Billac, les Goyenague, les Etcheverry, les Larrea, les Cerciat, les Etchepare, les Anchochury : soit le tout premier cercle des familles cibouriennes alliées aux Delouart et Mignagoren _ de la branche cadette des Delouart à Ciboure :
    Marie-Baptiste Delouart (1746-1825), la sœur aînée de Jean Delouart (1748 – 1798), avait  épousé un Bernard Mignagoren (décédé en 1796), dont elle eut 4 enfants, nous a aussi appris Jean-Noël Darrobers, en son bel article Marins et corsaires, les ancêtres de Maurice Ravel, dans le numéro 22 de la revue Ekaina, en 1987…
    …
    …
    Mais quid
    de Sabadin Quinior
    ou d’Eslonta Maicourné
    que Maurice Ravel évoque _ ces noms proviennent de ce que lui dit alors sa mère : phonétiquement… _ parmi ses cousinages cibouriens
    avec les Anchochury et les Goyenague,
    en sa lettre _ importante pour nous par là ! _ à Marie Gaudin du 22 juin 1911,
    à la page 266 de la Correspondance réunie par Manuel Cornejo ?
    …
    – et maintant pages 401-402 de la nouvelle édition Gallimard de la « Correspondance, écrits et entretiens« , collection Tel, n° 458.
    …
    …
    Je poursuis ma recherche.
    …
    …
    Ce vendredi 12 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel

    En poursuivant mes recherches – cf mes articles :  ;  ; et  – sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel – et alors même que je m’interrogeais sur les divers cousinages, existant là, du compositeur, sur lesquels je poursuis mes recherches… – , je me suis trouvé aussi face à des questions sur l’ascendance maternelle directe du compositeur, en les personnes de la grand-mère maternelle de sa mère, Marie Ravel-Delouart (1840-1917), je veux dire Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), et de sa sœur cadette – du moins la seconde des deux autres portant ce même prénom de Marie : j’allais le découvrir bientôt ! – , née Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – après le 23 avril 1853 – où celle-ci assiste au mariage de son fils Jacques Goyenague (1823-1886) avec Catherine Larrea (1832-1895) – , et peut-être 1872 – date donnée par Jean-Noël Darrobers ; en fait cette dernière est effectivement décédée à Ciboure le 15 décembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) – ).

    …
    Car la Marie Delouart, veuve Etcheverry qui décède le 3 janvier 1842, à Saint-Jean-de-Luz –  ainsi que l’indique explicitement l’acte d’état civil dressé lors du mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851 de sa fille Marie Etcheverry, avec Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage), si elle bien, elle aussi, et c’est à relever ! (et important pour notre recherche…), fille de Gratien Delouart, marin, et Sabine Laxague – est née à Ciboure le 17 juin 1784 ;
    alors que la Marie Delouart, épouse puis veuve de Michel Goyenague, fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, est née, elle, à Ciboure le 17 août 1786.
    …
    …
    Existent donc bien – au moins : je deviens plus prudent... – trois sœurs Marie Delouart – Marie- Baptiste (née en 1782), Marie-Baptiste (née en 1784) et Marie (née en 1786) Delouart ; et c’est bien là une découverte majeure, qui a complètement échappé à Jean-Noël Darrobers, puis à son lecteur très fidèle Etienne-Rousseau Plotto !.. – , filles des mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague :
    l’une (née en 1882, le 29 juin), épouse de Jacques Billac, marin – à Ciboure, le 14 septembre 1814 – ,
    la seconde (née en 1884, le 17 juin), épouse de Jean Etcheverry, mari – à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814 – ,
    et la troisième (née en 1886, le 17 août), épouse de Michel Goyenague, marin – à Ciboure, le 28 février 1821.
    …
    …
    Jusqu’ici – c’est-à-dire cette date du 7 avril 2019 – , je n’avais nulle part accédé à cette connaissance de l’existence de ces trois sœurs portant le même nom de Marie – ou Marie-Baptiste – Delouart.
    …
    Et leur frère, Jean Delouart, lui, est né à Ciboure le 27 août 1788, marin : il épousera Marguerite Larrea – à Ciboure, le 30 avril 1823.
    …
    …
    D’abord mère célibataire de sa fille aînée Sabine Delouart (née à Ciboure le 11 mars 1809, de père inconnu), Marie-Baptiste Delouart épousa cinq ans et six mois plus tard, le 14 septembre 1814, toujours à Ciboure, Jacques Billac (né à Ciboure le 5 septembre 1772 –  le jour de son mariage, le 14 septembre 1814, à Ciboure, le marié, alors âgé de 42 ans, affirmait être âgé de 40 ans – ; et il est décédé à Ciboure le 11 mars 1839) ; son épouse, puis veuve, décèdera à Ciboure le 28 août 1855 – elle est une des victimes, de même que sa fille Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 17 août 1855), de l’épidémie de choléra qui a sévi alors au pays basque ; toutes deux sont décédées en la Maison Lamacenia, n° 137, quartier de la Place… (ajout du 9 juillet 2025) – ;
    …
    de son mari Jacques Billac, Marie-Baptiste Delouart eut au moins quatre enfants :
    _ Engrace Billac (née le 2 juin 1919, et décédée le lendemain – non ! c’est là une grossière erreur ! Engrace-Gachucha Billac est décédée le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta, au domicile de ses employeurs Gaudin (ajout du 9 juillet 2025) – ),
    _ Pierre-Jacques Billac (peut-être né en 1821 – oui : le 25 juillet 1821 ! – ; à moins que ce ne soit le 29 mai 1818… _ mais peut-être s’agit-il là de deux frères portant le même prénom… _),
    _ Gracieuse Billac (la chère tante Gachuch de Maurice Ravel – non, ici j’avais confondu cette Gracieuse Billac avec son autre sœur Engrace Billac, celle que Maurice Ravel appelle « Tante Gachuch« , née elle à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 – ), née à Ciboure le 15 mai 1824,
    _ et aussi une autre sœur, Marie-Baptiste Billac – née à Ciboure le 17 novembre 1815, au n° 118 de la rue Pocalette – , décédée, célibataire, à Ciboure le 17 août 1855, onze jours avant sa mère Marie Delouart – toutes les deux, la fille et la mère, sont décédées au même domicile, Maison Lamacenia, n° 137, au quartier de la Place, à 6 jours de différence, lors de l’épidémie de choléra… : toutes ces données demandant à être étayées sur des sources objectives vérifiées ; mais elles le seront au fur et à mesure des avancées de la recherche !..
    …
    …
    Quant à Marie Delouart, la seconde des deux sœurs cadettes – et de ces trois sœurs Delouart – de Marie-Baptiste l’aînée, et future épouse Goyenague,
    certains documents d’état-civil la disent – en fait il s’agissait là d’une confusion de lecture avec la précédente de ses sœurs ! – avoir épousé à Ciboure le 17 août 1814 Jean Etcheverry (né à Ciboure le 6 août 1786 ; et marin – Jean, fils naturel de Jeanne Curutchet, et dit Jean Etcheverry, pour des raisons que j’ignore – ), dont elle aurait eu, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1824, une fille – mais pas seulement une seule fille : nous l’apprendrons bientôt… – : Marie Etcheverry – une précédente Marie Etcheverry étant née à Saint-Jean-de-Luz, aussi, le 21 juin 1817, et future épouse, le 10 novembre 1846, de Jean-Baptiste Hiriart… – ; laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage ; né, celui-ci, à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815 – un document explicitant cela, semble être demeuré inaperçu de la plupart des chercheurs qui se sont penchés sur la généalogie et les parentés cibouriennes de Maurice Ravel…
    Et les choses se compliquent, puisque, nous le verrons bientôt, de ce Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry, et de cette seconde Marie-Baptiste Delouart, est déjà née – voilà – , à Saint-Jean-de-Luz, une première Marie Etcheverry, le 21 juin 1817 ; ainsi, auparavant, qu’un premier fils, Jean-Baptiste Etcheverry, né le 15 juin 1815, mais décédé à l’âge de 5 ans, le 26 septembre 1819… La mortalité infantile faisait alors des ravages… Ce couple de Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, auront à Saint-Jean-de-Luz cinq enfants :
    Jean-Baptiste (1815 – 1819) ; Marie (née le 21 juin 1817 ; future épouse de Jean-Baptiste Hiriart le 10 novembre 1846 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850) ; Charles (né le 12 août 1819) ; Jean (né le 22 février 1822) ; et Marie (née le 20 novembre 1824 ; future épouse de Bernard Dargaignaratz le 27 août 1851 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900). Fin de l’incise.
    …
    …
    Mais une meilleure lecture des documents d’état civil indique que cette Marie Delouart-là – en fait la troisième des trois sœurs portant même nom, Delouart, et même prénom, Marie ; celle-ci était née à Ciboure le 6 août 1786 – épousa, à Ciboure le 28 février 1821, Michel Goyenague (fils de Simon Goyenague, marin, décédé à Ciboure le 12 novembre 1800, et de son épouse Catherine Dargaignaratz, décédée à Ciboure le 27 février 1814), marin, lui aussi, dont elle eut – au moins – trois enfants :
    _ Simon Goyenague (Ciboure, 21 novembre 1821 – Ciboure 18 avril 1890) – le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 ; et c’est bien sûr à remarquer ! – ,
    _ Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886),
    _ et Marie Goyenague (Ciboure, 26 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898 ; et future épouse de Martin Passicot).
    …
    …
    À Ciboure,
    Simon Goyenague épousa, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur – née à Fontarabie le 4 février 1828 – ;
    son frère Jacques épousa, le 23 avril 1856, Catherine Larrea – d’une vieille famille cibourienne – ;
    et leur sœur Marie épousa, le 17 juillet 1850, Martin Passicot – né à Urrugne, mais habitant Ciboure.
    …
    Michel Goyenague, leur père, né à Ciboure le 11 janvier 1790, était décédé à Ciboure le 20 novembre 1849.
    …
    Et parmi les témoins à ce mariage Delouart-Goyenague, à Ciboure le 28 février 1821,
    de Michel Goyenague et Marie Delouart,
    je note que figure un Jean Etcheverry, âgé de 24 ans selon ses dires, et forgeron – et non pas marin, lui…
    …
    Qu’en déduire ? Que le nom d’Etcheverry, assez répandu en pays basque, ne préjuge pas nécessairement de parentés…
    …
    Il nous revient donc de préciser de quels parents sont issus ces deux Jean Etcheverry, le marin (né à Ciboure le 6 août 1786), et le forgeron (né à Ciboure le 8 janvier 1797) :
    Jean Etcheverry le forgeron est fils de Betry Etcheverry et son épouse Jeanne Etcheverry, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec Jeanne Etchelouz, à la mairie de Ciboure le 25 novembre 1829 ;
    et Jean Etcheverry le marin, lui, est fils, sans père connu, de Gana Curutchet, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec notre Marie-Baptiste Delouart (née le 17 juin 1784), à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814… C’est dans un document (daté du 18 novembre 1842) d’attribution à sa veuve d’une pension (pour ses services de quartier maître de manœuvre, à 36 francs, que j’ai découvert la date de naissance (le 6 août 1786) de ce Jean (fils de Gana Curutchet), dit Jean Etcheverry… En remarquant, au passage, que cette Marie Delouart (n°2), veuve, venait elle aussi de décéder : le 3 janvier 1842 à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
    Et le pére de la seconde Marie Etcheverry – en fait de ces deux sœurs toutes deux nommées Marie Etcheverry, nées le 21 juin 1817 et le 20 novembre 1824 (ajout du 9 juillet 2025) –
    dont une des trois Marie Delouart – la seconde des trois sœurs filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague – est la mère, le 20 novembre 1824, à Saint-Jean-de-Luz,
    Jean Etcheverry, marin, lui – et non pas forgeron – ,
    est décédé, noyé, au large d’Hendaye, dans la nuit du 14 au 15 novembre 1841…
    …
    Un sort assez fréquent parmi les ascendants et cousins masculins cibouriens de Maurice Ravel…
    …
    …
    Voilà donc quelques questions – à propos de la généalogie maternelle cibourienne de Maurice Ravel – qui demeurent encore pendantes, de même que celles qui concernent la grand-tante du compositeur, Gracieuse Billac.
    …
    …
    Bien sûr,
    on comprend que ces données factuelles de l’histoire familiale de Maurice Ravel soient demeurées – y compris pour le compositeur lui-même, qui de son propre aveu ne cherchait pas du tout  à approfondir la connaissance de la généalogie de sa mère, Marie Delouart (1840 – 1917) – dans l’ombre – même pour le chercheur patient et scrupuleux qu’a été le professeur de collège luzien le cibourien Jean-Noël Darrobers – ;
    et d’abord parce que tout cela concerne – pour les mélomanes et les musicologues – d’assez loin – mais qui sait? tellement sont complexes et riches les arcanes de l’imageance créative… – l’idiosyncrasie de sa musique…
    …
    …
    Pour le reste, je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur… – à la relecture ce lundi 14 juillet 2025, l’écriture de cet article m’apparaît terriblement lourde ; mais j’en étais, ce 7 avril 2019, au stade de mes premiers tâtonnements de recherche ; même si je compris immédiatement que cette découverte d’une troisième sœur Delouart, demeurée inaperçue de Jean-Noël Darrobers, m’ouvrait un champ fécond de découvertes généalogiques au sein de la parenté basque de Maurice Ravel que je désirais éclaircir…
    …
    …
    Ce dimanche 7 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague…

    Poursuivant les réflexions et recherches de ma lecture exhaustive de la passionnante Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel,  j’en suis vite – immédiatement même, forcément ! – venu à m’interroger sur les parentés cibouriennes du compositeur.

    Et plus précisément ses cousinages _ via les diverses branches collatérales au rameau principal Delouart – par rameau principal Delouart, je veux dire celui qui est issu de la fille aînée de Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Laxague (1752-1845), Marie-Baptiste Delouart (1782-1855), dont descend la fille naturelle de celle-ci, Sabine Delouart (1809-1874), ainsi que ses sœurs, issues de son mariage à Ciboure le 14 septembre 1814 avec Jacques Billac (1772-1839), qui sont Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Gracieuse-Gachucha Billac (1819-1902) et Gracieuse Billac (1824-1897), ainsi que leur frère Pierre-Jacques-Billac (1821 – ?).

    De Sabine Delouart, fille naturelle, est née, elle aussi fille naturelle, Marie-Delouart-Ravel (1840-1917), la mère de Maurice Ravel (1875-1937) et son frère Edouard Ravel (1878- 1960), sans descendance.

    Quant à celles que j’appelle ici les branches collatérales Delouart, dont sont issus les divers cousins de Marie Delouart,  c’est d’abord celle qui, issue du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, de Marie-Baptiste Delouart n° 2 (1784-1842) et Jean Etcheverry (1777-1841), constitue ce que je nomme la branche luzienne de ces descendants ; puis, ensuite, celle qui est issue du mariage, à Ciboure le 28 février 1821, de Marie Delouart n° 3 (1786-1872) et Michel Goyenague (1790-1849), la seconde branche cibourienne ; et enfin, celle qui est issue du mariage, à Ciboure le 30 avril 1823,  de Jean Delouart (1788-1872) et Marguerite Larrea (1798-1844)…

    …

    Dans mon article précédent de dimanche dernier, 17 mars : « « ,  je me demandais pourquoi Maurice Ravel,  au sein de la famille luzienne de ses amis Gaudin – dont la domicile se situe, jusqu’en août 1923, au 41 de la rue Gambetta ; et ensuite, non loin de là, à la maison « Mirentchu« , 14 rue du Midi – , qualifiait, en sa lettre condoléances du 8 octobre 1910, de « chère cousine » Magdeleine Hiriart-Gaudin (11 mars 1875 – 15 juin 1968) – la veuve de Charles Gaudin (11 novembre 1875 – 13 septembre 1910), l’aîné de la fratrie des sept enfants Gaudin-Bibal – ; et pas ses proches amies (et correspondantes de toute sa vie !), Jane Courteault-Gaudin (16 octobre 1880 – 28 mars 1979), et Marie Gaudin (3 mars 1879 – 8 décembre 1976), les belle-sœurs de Magdeleine, la veuve – en septembre 1910 – de leur frère aîné Charles (19 novembre 1875 – 13 septembre 1910)…

    …

    …

    Était-ce donc entre les Hiriart et les Delouart – Delouart : le nom de sa mère Marie (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), de sa grand mère Sabine (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874),  de son arrière-grand-mère Marie-Baptiste (Ciboure, 17 juin 1784 – Ciboure, 28 août 1855) et de son aïeul à la quatrième générationé Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), tous natifs de Ciboure… ; Gratien Delouart : fils de Michel Delouart (Ciboure, avant 1718 – en mer, 1748), et petit-fils de Marsans Delouart (Ciboure, ca. 1685 – Ciboure, 1728) ; j’apprends cela aux pages 86, 92 et 93 de l’article Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, de 1987 de Jean-Noël Darrobers – qu’existait quelque _ même un peu lointaine _ parenté ?..

    Je l’ignore encore à cette date du 20 mars 2019 – mais je vais bientôt le découvrir…

    …

    …

    Je note cependant que, dans une lettre – décisive pour notre recherche ! – du 16 octobre 1902 à Jane Gaudin (page 82), Maurice Ravel écrit ceci :

    …

    « Donnez-moi bientôt de vos nouvelles, ma chère Jane, et en attendant, mes souvenirs affectueux à tous (comprenez dans ce tous la famille de votre tante et les Hiriart sans oublier Mme Bibal et ma chère tante Gachuch ».

    …

    De quelle tante (de Jane Gaudin) s’agit-il ici ? Et qui compose donc « la famille de votre tante » ? – s’agit-il d’une tante côté Bibal, telle Dorotea Iburuzqueta-Bibal, l’épouse – et peut-être déjà veuve : j’ignore encore alors la date du décès, précoce, de Pascal Bibal (1847 – 1898) : celui-ci est déjà décédé, le 2 avril 1898 à Bilbao ; et sa veuve vit alors, en 1902, à Bilbao… Ce n’est donc de la tante Dorotea Bibal, née Iburuzqueta, qu’il s’agit dans ce mot de Maurice Ravel à Jane Gaudin ; mais de la tante Louisa Gaudin, née Schlaegel, excellente pianiste par ailleurs… – de l’oncle Pascal Bibal (le frère cadet de sa mère Annette Bibal) ? ou d’une tante coté Gaudin, telle Louisa Schlaegel-Gaudin, l’épouse de Charles Gaudin (le frère aîné de son père Edmond Gaudin ; et déjà décédé, lui aussi, le 9 novembre 1897…) ?

    Pour ce qui concerne la tante Bernardine Bibal (sœurd’Annette Bibal-Gaudin, et la benjamine de la fratrie des 0 enfants Bibal de Victoire Dupous-Bibal, puisque née le 22 août 1855, et cela, nous l’apprendrons tardivement), nous ne découvrirons son existence (et son prénom) que plus tard, Maurice Ravel n’emploierait pas pour elle, demeurée toute sa vie célibataire, cette expression de « sa famille« …

    …

    Une tante vivant probablement parmi la maisonnée du 41 rue Gambetta… _ Louisa Schlaegel-Gaudin décèdera, elle, à la fin des années 20 : ses obsèques auront lieu à Hasparren le 19 août 1929 ; et elle et son mari Charles (décédé à Saint-Jean-de-Luz, au n° 4 de la rue Gambetta, le 9 novembre 1897-, ont eu six enfants entre 1875 et 1889…

    Quant à Dorotea Iburuzqueta-Bibal (née à Zarauz, Guipuzcoa, fille de Don Ignacio Iburuzqueta et son épouse Micaela Zabala), elle est âgée de 23 ans le jour de son mariage religieux, avec Pascal Bibal, à Zarauz, le 23 janvier 1877 ; et son fils aîné François-Ignace Bibal (1878- 1944) est né, lui, à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1878 ; le 16 octobre 1902, celui-ci, dit aussi « Paquito« , avait 24 ans : il deviendra un peintre remarquable, et bien connu…

    Peut-être Dorotea était-elle déjà veuve, oui !, à cette date du 16 octobre 1902, de son mari le peintre Pascal Bibal, décédé probablement à Bilbao : oui, le 2 avril 1898 ; Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta sont les parents de 6 enfants Bibal : François-Ignace, Marie, Elise, Grégoire, Jeanne et Philippe-Joseph…

    Ces divers indices font pencher pour l’hypothèse Iburuzqueta-Bibal ; mais non : la vérité est du côté de l’autre hypothèse envisagée : l’hypothèse Schlaegel-Gaudin (ajout du 14 juillet 2025)…

    …

    Et, encore, qui est, en 1902, cette « Madame Bibal« , qu’il ne faut pas non plus oublier ?.. Serait-ce la grand-mère _ née Victoire Dupous (née à Saint-Jean-de-Luz le 9 juin 1822, et dont j’ignore encore la date du décès : le 16 septembre 1903 à Saint-Jean-de-Luz), et veuve de Pierre Bibal (décédé, lui, à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855)… ; et, c’est à remarquer, Victoire Dupous, veuve Bibal, est la propriétaire en titre de la maison du 41 rue Gambetta, si elle vit encore ce mois d’octobre 1902… Elle aurait alors 80 ans… Et c’est tout à fait possible… _ de Jane ? Oui ! Et Victoire Dupous, veuve Bibal, est décédée en son domicile du 41 rue Gambetta le 16 juin 1903 (ajout du 14 juillet 2025)…

    …

    …

    Quant aux Hiriart, il s’agit là des parents _ j’apprendrai plus tard qu’il s’agit de Dominique Hiriart et son épouse Marianne Imatz ; mais n’anticipons pas ! _ et de la sœur _ son prénom est Marie _ de Magdeleine Gaudin-Hiriart (11 mars 1875 – 15 juin 1968), la belle sœur de Jane Gaudin (et épouse de son frère aîné Charles Gaudin : né le 19 novembre 1875 et qui se noiera dans le fleuve Oubangui, au Congo français, le 13 septembre 1910)…

    …

    …

    Mais je me suis aussi penché sur le cas des liens de parenté des Delouart-Ravel avec des cibouriens, et tout particulièrement, et d’abord, avec celle que le compositeur nomme ce 16 octobre 1902 sa « chère tante Gachuch » :

    Gracieuse (non : Engrace ! modification du 9 juillet 2025) Billac – dont je ne suis pas en mesure d’indiquer précisément les dates de sa naissance à Ciboure (depuis, si : le 15 mai 1824, et pas (mais si !) le 2 juin 1819, date de la naissance d’une sœur prénommée Engrace, et décédée, à l’âge d’un jour, le 3 juin… et c’est là une grave erreur ! Engrace-Gachucha Billac n’est pas du tout décédée à l’âge d’un jour, le 3 juin 1819 ! et c’est bien cette Engrace Billac, née le 2 juin 1819, qui sera la « chère tante Gachuch » de son petit-neveu Maurice Ravel, auprès de laquelle celui-ci, enfant et adolescent, viendra, à plusieurs reprises séjourner, au domicile des Gaudin chez lesquels elle était domestique, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! : modification et ajout du 9 juillet 2025) et de son décès (à Saint-Jean-de-Luz ?)… À continuer de rechercher : oui ; Gachucha Billac est bien décédée dans la maison Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 17 décembre 1902…

    …

    …

    À ce jour je ne peux me fier qu’aux faits que

    1°) c’est Gracieuse Billac _ ne sachant ni lire, ni écrire : une autre sœur de Sabine Delouart et Engrace-Gachucha Billac (ajout du 9 juillet 2025) _, qui, le lundi 8 mars 1875, à midi, est venue procéder à la déclaration à la mairie de Ciboure de la naissance, la veille, dimanche 7 mars, à dix heures du soir, chez elle _ en la maison Estebania, du quai ; maison où elle faisait, semble-t-il (à moins que ce fût sa demi-sœur Sabine Delouart, décédée le 22 décembre 1874), fonction de concierge, et où elle hébergeait sa nièce, devenue parisienne par son mariage, Marie Ravel-Delouart, venue à Ciboure assister aux derniers moments et aux obsèques de sa mère, Sabine Delouart (décédée à Ciboure le 22 décembre 1874), et qui venait d’y accoucher, donc, de Maurice Ravel le 7 mars 1875 _, de son petit-neveu Maurice Ravel, en indiquant qu’elle-même _ de profession « marchande de poissons« , déclara-t-elle _ avait 50 ans _ étant née en 1824 ou 25 _ le 15 mai 1824 ! _, à Ciboure, de Jacques Billac et Marie Delouart, déjà mère (célibataire alors, le 11 mars 1809) de Sabine Delouart _, mariés à Ciboure le 14 septembre 1814 _ lui déclarant ce jour-là qu’il avait 40 ans (en fait 42 : Jacques Billac est né à Ciboure le 5 septembre 1772) ; et elle, 32 ans (et, ici, c’est exact : Marie Delouart est née à Ciboure le 29 juin 1782)… _ ; en fait, Marie-Baptiste Delouart est bien née le 29 juin 1782 à Ciboure : de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (peut-être 1758 – après 1823 _ mais cela demeure à établir : Sabine Laxague est née à Ciboure le 24 novembre 1752 ; et y est décédée, m’a indiqué Philippe Hattat, le 27 février 1845… _) ;

    de même que  2°) c’est elle, Gracieuse Billac, qui, cinq jours plus tard, le samedi 13 mars 1875, fut la marraine du petit Joseph-Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure : Gracieuse Billac étant la tante maternelle _ la demi-sœur de Sabine Delouart (et la sœur d’Engrace-Gachucha Billac) _ de Marie Delouart-Ravel, qui venait d’accoucher ;

    …

    de même que  3°) c’est un autre parent de Marie Delouart-Ravel, la mère de Maurice Ravel, qui représenta le parrain officiel absent _  Joseph-Maurice Ravel… _, en la personne du cibourien, encore, Simon Goyenague (Ciboure, 29 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890), fils de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) et son épouse  …Marie Delouart _ la troisième sœur de ce nom : nous l’apprendrons bientôt : le 7 avril 2019 ! _, dont le mariage avait eu lieu à Ciboure le 28 février 1821 _ la date doit être remarquée.

    …

    Mais qui était au juste cette Marie Delouart-là, épouse de ce Michel Goyenague ?

    …

    _ était-ce la Marie-Baptiste Delouart _ celle née le 17 juin 1784 ? indique à tort pour ce qui concerne la date l’historien Jean-Noël Darrobers : car il la confond, en effet, avec sa première sœur cadette, née, elle, le 17 juin 1784 (dont je ne n’identifierai l’existence qu’en mon article du 7 avril 2019 « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« … : ajout du 9 juillet 2025) ; alors que cette Marie-Baptiste Delouart-ci est née, elle, deux ans plus tôt : le 29 juin 1782, à Ciboure _ déjà mère, le 11 mars 1809, et toujours à Ciboure, de Sabine Delouart, la future grand-mère de Maurice Ravel ?

    _ ou était-ce bien plutôt _ oui ! _ une Marie Delouart qui, née le 17 août 1786, à Ciboure _ et elle aussi de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _, serait rien moins que la seconde sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart ? _ en fait sœur cadette des deux précédentes Marie-Baptiste Delouart (nées le 29 juin 1782 et le 17 juin 1784) ! Et cela nous ne le découvrirons qu’un peu plus tard ; et c’est très important !..

    Tout en étant la future épouse, le 28 février 1821, de Michel Goyenague ;

    et la future mère

    _ de Jacques Goyenague, né à Ciboure le 16 octobre 1823 _ Jacques, qui serait témoin au mariage de sa cousine germaine Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825), le 12 août 1852, avec Bernard Cerciat, à Ciboure _, et marié à Ciboure avec Catherine Larrea, le 23 avril 1856, avant de décéder à Ciboure le 22 novembre 1886 ;

    _ ainsi que, le 26 juillet 1827, à Ciboure, de Marie Goyenague (future épouse, à Ciboure, le 17 juillet 1850, de Martin Passicot _ né à Urrugne le 24 octobre 1824, et décédé à Buenos Aires le 27 août 1888 _, et décédée à Buenos Aires après 1898…) ; 

    _ mais aussi, et d’abord, de Simon Goyenague : le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 à l’église Saint-Vincent de Ciboure.

    …

    …

    Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890) était en effet le fils aîné de ses parents, Michel Goyenague et Marie Delouart. De profession marin, il épousa à Ciboure, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur _ née à Fontarabie le 4 février 1828.

    Ce 15 novembre 1853, si la mère de Simon Goyenague, née Marie Delouart, était _ de même que sa tante Marie-Baptiste Delouart, épouse Billac, qui décèdera à Ciboure le 28 août 1855 _ toujours en vie _ en effet, Marie Delouart, veuve Goyenague, décèdera peut-être en 1872 _ à établir au vu des archives d’état-civil de Ciboure : oui, elle décèdera le 15 décembre 1872 ! _ ; du moins, le 23 avril 1856, lors du mariage, à Ciboure, de son fils Jacques Goyenague avec Catherine Larrea, la troisième et plus jeune des trois sœurs Marie Delouart était toujours en vie… _ ; en revanche, Michel Goyenague, le père de Simon, était, lui, déjà décédé (le 20 novembre 1849).

    …

    Ainsi qu’en témoigne en toutes lettres l’acte de mariage du 20 août 1890, à la mairie de Ciboure, entre son petit-fils – le fils de son fils Simon Goyenague et de son épouse Josèphe Joachine Albistur – Pierre Paul Bernard Goyenague _ capitaine de vaisseau _, né à Ciboure le 19 août 1854 et décédé à Ciboure le 8 mars 1829, et l’épouse (et cousine) de celui-ci, Nicolasse Goyenague, née à Ciboure le 11 juillet 1864 _ j’apprendrai plus tard la date de son décès : à Ciboure, le 1er juin 1945 _, fille de Jacques Goyenague _ né, lui, à Ciboure le 16 octobre 1823, et frère cadet de Simon _ et de son épouse Catherine Larrea _ née à Ciboure le 9 octobre 1832, fille de Martin Larrea (décédé, noyé, le 4 avril 1841) et son épouse Silvestre Chourita ; apparentée à Marguerite Larrea, l’épouse de Jean Delouart ?… Jean Delouart (Ciboure, 26 août 1890 – Ciboure, 1872 _ date encore à préciser : le 23 septembre 1872 _) : frère de Marie-Baptiste Delouart (épouse Billac), et Marie Delouart (épouse Goyenague) _, Simon Goyenague, lui _ le parrain effectif, sinon officiel, de Maurice Ravel _, est décédé à Ciboure le 18 avril 1890.

    …

    …

    En 1890 _ l’année du décès de Simon Goyenague, le presque parrain de Maurice Ravel _, Marie Ravel-Delouart avait 50 ans ; et Maurice Ravel, 15 ans.

    …

    J’ignore si la famille Ravel se rendait parfois _ par exemple pour quelque obligation ou pour quelques vacances… _ à Ciboure _ ou Saint-Jean-de-Luz _ ces années-là : la correspondance minutieusement recueillie et scrupuleusement éditée par Manuel Cornejo _ qui commence, page 65, par une lettre de Maurice Ravel à une amie le 11 juillet 1895 _ n’en dit rien _ mais existent des témoignages oraux qui confirment bien cette hypothèse, du moins pour le jeune Maurice Ravel ; et c’est très important. Maurice Ravel est venu à diverses reprises à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta, notamment pour rendre visite à sa grand-tante Gachucha Billac, qui décèdera au domicile des Gaudin, rue Gambetta, le 17 décembre 1902…

    Et toutes deux, Marie-Baptiste Delouart _ épouse Billac le 14 septembre 1814 _, et sa sœur Marie Delouart, épouse Goyenague _ le 28 février 1821 _, ayant aussi pour frère _ issu des deux mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague _, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 _ la date donnée par Jean-Noël Darrobers, en son article de 1997, est celle du 28 août 1790 : j’ignore pour quelles raisons : probablement du fait de la naissance en 1790 d’un autre petit frère, lui aussi prénommé Jean, et probablement décédé en bas-âge… _ ; et futur époux, le 30 avril 1823, à Ciboure, de Marguerite Larrea ; lesquels auront pour enfants une autre Sabine Delouart, née à Ciboure le 24 juin 1825 (et future épouse, toujours à Ciboure, le 12 août 1852, de Bernard Cerciat _ je viens de l’indiquer… _) ; ainsi qu’un autre Jean Delouart, âgé de 28 ans le 13 novembre 1861 _ il serait donc né en 1833 _, le jour de son mariage à Ciboure avec Dominique Etchepare, âgée de 30 ans)…

    Ce Jean Delouart, frère des deux Marie Delouart – je n’ai pas encore découvert, à cette date très précoce du 20 mars 2019, l’existence d’une troisième sœur Marie Delouart (!), née, elle, le 17 juin 1784, et future épouse d’un Jean Etcheverry ; et dont la descendance sera luzienne : (cette décisive découverte  n’apparaîtra qu’en mon article « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel » daté du 7 avril 2019 (ajout du 9 juillet 2025)… – , lui serait décédé à Ciboure en 1872 _ oui : le 23 septembre 1872 ; dans la misère, et au domicile d’une de ses filles _ j’ignore encore laquelle _, déjà veuve, et mère de plusieurs enfants, indique encore Jean Noël Darrobers en son article sur les ancêtre cibouriens de Maurice Ravel de 1987. L’information est très précieuse : ce Jean Delouart-là était l’oncle et de Sabine Delouart (née en 1809), et de Gracieuse Billac (née le 15 mai 1824) ; et le grand-oncle de Marie Delouart (née à Ciboure le 24 avril 1840), bientôt épouse de Joseph Ravel, à Paris, le 3 avril 1873…

    …

    …

    Il faut ajouter encore que la fratrie _ cibourienne _ des enfants Delouart de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ leur mariage avait eu lieu le 28 janvier 1778 à Ciboure _, constituée de Marie-Baptiste (née le 29 juin 1782), Marie (née le 7 août 1786) et Jean (né le 27 août 1788), comportait _ au moins ! _ un quatrième enfant _ j’ignorais encore à cette date du 20 mars 2019 qu’il s’agit d’une troisième sœur nommée elle aussi Marie-Baptiste Delouart : née le 17 juin 1784, et future épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, du cibourien Jean Etcheverry) _ : peut-être Pierre Delouart, né à Ciboure le 5 décembre 1778 _ celui-ci pourrait être le premier né (et décédé en bas âge) de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, mariés à Ciboure le 28 janvier 1778 ; ou bien appartiendrait-il à la branche aînée de Delouart ; et ne serait pas un fils de Gratien Delouart ! Et j‘ignore si ce Pierre Delouart a eu, ou pas, une descendance _ dans la seconde des éventualités, cela sortirait de la branche cadette des Delouart cibouriens, celle dont est issu, par sa mère Marie Delouart, Maurice Ravel… À moins qu’il ne s’agisse, encore, d’un autre enfant de Gratien Delouart et Sabine Laxague : le nommé Baptiste-Jean Delouart, époux d’une Gracieuse Casabon, dont parle Jean-Noël Darrobers en son article de 1997, page 147… Mais la chose demeure plutôt confuse pour le moment…

    …

    Je remarque cependant qu’en 1824, 1826 et 1828, Magdelaine, Gracieuse et Jeanne Delouart, qui ont épousé, à Ciboure, respectivement Pierre Dibarboure, Jean-Jacques Bernard et Bertrand Capdepont, étaient les filles d’un Jean Delouart, déjà décédé, et de son épouse Marie Ignarribehere _ mais il s’agit là d’un rejeton cibourien de la branche aînée des Delouart (issue de Miguel Delouart, né en 1681, et époux, en 1707, d’une Marie Hiriart) ;

    alors que Gratien Delouart (1748 – 1798) et sa descendance sont issus, eux _ voilà ! _ de la branche cadette des Delouart, celle née de Marsans Delouart (c. 1685 – mort noyé en 1728) et son épouse Marguerite d’Etchepare (leur mariage eut lieu à Ciboure le 26 janvier 1710) ; puis de leur fils Michel Delouart (non revenu d’une expédition en Amérique ; le bateau Le Cantabre, sur lequel il avait embarqué, était parti en janvier 1748) et son épouse Marguerite Mourguy (leur mariage avait eu lieu à Ciboure au mois de novembre 1744) : Michel Delouart, qui avait une fille, Marie-Baptiste (1746 – 1825), épouse de Bernard Mignagoren (décédé en 1796), dont elle eut 4 enfants, eut en effet un fils posthume, Gratien Delouart, né le 1er mai 1748, quatre mois après le départ sans retour de son père. C’est de lui, Gratien Delouart, et son épouse Sabine Laxague (1758 – 1821) que descend, via Marie-Baptiste Delouart (1784- 1855), puis Sabine Delouart (1709 – 1774), puis Marie Delouart (1840 – 1917), notre Maurice Ravel (1875 – 1937).

    …

    Il y a donc bien peu de chance _ et pour cause ! _ que ce Jean Delouart, déjà décédé le 23 février 1824 lors du mariage de sa fille Magdelaine avec Pierre Dibarboure, soit le même que le Jean Delouart, né le 26 août 1790 _ et décédé, lui, en 1872 : le 23 septembre ! _, et fils de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, qui, « âgé de 35 ans« , venait d’épouser à Ciboure le 30 avril 1823 Marguerite Larrea ; et _ surtout ! _ qui était toujours en vie le 12 août 1852 (âgé de « 59 ans, marin« ), le 21 décembre 1853 (âgé de « 67 ans, marin« ), et encore (« ici présent et consentant » _ huit ans plus tard _) le 13 novembre 1861, lors des mariages, toujours à Ciboure, de ses filles Sabine Delouart (avec Bernard Cerciat) et Marie Delouart (avec Guilhen Etchepare), et de son fils Jean Delouart (avec Dominique Etchepare). Il décèdera, donc, à Ciboure, le 23 septembre 1872…

    …

    Le Jean Delouart déjà décédé à la date du 23 février 1824, et époux de Marie Ignarribehere, était lui, sinon un frère _ Gratien Delouart (1748 -1798) fut en effet, ainsi que nous l’apprend Jean-Noël Darrobers, le fils unique de son père Michel, disparu, lui, en mer en 1748, alors qu’il n’avait pas trente ans ; et Gratien Delouart n’avait qu’une sœur aînée, prénommée Marie-Baptiste, née en 1746, qui épousa Bernard Mignagoren, et en eut quatre enfants ; celle-ci, veuve depuis 1796, décéda en 1825 _, du moins un lointain cousin _ issu, donc, de la branche aînée des Delouart _ de Gratien Delouart, l’aïeul au quatrième degré de Maurice Ravel…

    …

    …

    Mais jusqu’ici, je n’ai pas encore trouvé de généalogie claire et complète des descendants de Gratien Delouart (1748 – 1798) et Sabine Laxague (1758 – après 1823), qui simplifierait bien la tâche de préciser ces parentés cibouriennes, par sa mère, Marie Delouart, de Maurice Ravel…

    …

    …

    Cependant Manuel Cornejo, auquel je viens d’adresser mes deux articles à propos de son si remarquable travail, me signale très opportunément les travaux du regretté Jean-Noël Darrobers :

    …

    Darrobers, Jean Noël, Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, Ekaina. Revue d’Études Basques[Saint-Jean-de-Luz], n°22, 1987, p. 78-94.

    Darrobers, Jean Noël, Libres réflexions sur un mariage (presque) secret, Ekaina. Revue d’Études Basques [Saint-Jean-de-Luz], 1997, p. 304-315.

    Darrobers, Jean Noël, Les ancêtres maternels de Maurice Ravel, Cahiers de l’I.R.H.M.E.S. Mélanges savoisiens de l’Opera Seria à Maurice Ravel [Genève, Éditions Slatkine], n°4, 1997, p. 139-159.

    …

    Je tâcherai de les consulter, et d’en apprendre davantage _ ce que j’ai bien sûr fait depuis le premier jet de cet article, réalisé le 20 mars ; et en y apportant les ajouts et correcrions adéquates…

    …

    …

    Encore un dernier élément à ce dossier des parentés cibouriennes de Maurice Ravel :

    …

    Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, avait aussi, semble-t-il, un demi-frère, et toujours hors mariage de sa mère, Sabine Delouart (1809 – 1874) :

    un nommé Pierre Casabon, qui serait né, lui, en 1838.

    …

    Mais dont je n’ai trouvé nulle mention _ ni même une quelconque allusion _ dans le copieux volume de cette Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de (et à propos de) Maurice Ravel.

    A nul moment je n’ai eu la plus petite intuition que Maurice Ravel disposait d’un oncle (ou de cousins) à Ciboure, ou Saint-Jean-de-Luz…

    …

    …

    En cherchant un peu,

    j’ai trouvé qu’avait existé là un autre Pierre Casabon (1871 – 1932) _ dont l’épouse était Josèphe Antoine Zubillaga (1874 – 1932) _,

    père d’un Michel Casabon (1907 – 1992) _ dont l’épouse, à Ciboure, le 25 novembre 1932, était Antoinette Etchechury (1907 – 1996), fille de Jean Etchechury (1866 – 1949) et Marie-Dominique Hiriart (Urrugne, 13 août 1873 – Ciboure, 1949), fille de Jean Hiriart (Urrugne, 1830 – Urrugne, 1er mars 1903), lui-même fils de Jean Hiriart (Urrugne, 12 juin 1786 – Urrugne, ca 1861) : j’ignore à ce jour si existe ou pas une parenté de ces Hiriart d’Urrugne avec l’épouse de Charles Gaudin, Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – 15 juin 1968) : fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – entre 1926 et 1929) et de Marie Dimatz (Saint-Jean-de Luz, 28 octobre 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932), petite-fille de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 18 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859) et de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille d’Etienne Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 13 mai 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 10 août 1823) et de Françoise Berduqueu (Bidart, 5 juin 1789 – Saint-Jean-de-Luz, 12 mai 1864), puis de Michel Hiriart (1744 – 23 février 1814) et de Marie Duhamel… _,

    lui-même père d’une Marthe Casabon, épouse d’un André Laurent.

    …

    …

    Si la correspondance à ce jour connue de Maurice Ravel _ mais de nombreuses lettres demeurent encore inconnues, ou même auraient été détruites ! _ ne mentionne aucun Casabon, ni oncle, ni cousin, à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure,

    il est assez peu probable que Maurice Ravel n’ait jamais eu, par sa mère, ou par sa chère tante Gachuch, la moindre connaissance un peu effective de l’existence d’un membre de cette famille de cousins Casabon à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure…

    Sauf que Maurice Ravel avait bien d’autres occupations quand il séjournait à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure…

    …

    …

    En tout cas, a existé tout au long de la vie du compositeur, et au moins via sa « chère tante Gachuch » _ avant qu’elle ne décède le 17 décembre 1902 _, un discret réseau de liens familiaux cibouriens : sont apparentés aussi aux Delouart des Billac, des Hiriart, des Larrea, des Etchepare, des Passicot, des Cerciat, des Anchochury… _ page 267, en une lettre du 19 juillet 1911 à Ida Godebska, Maurice Ravel, lui annonçant qu’il loge en la pension des sœurs (en fait belle-sœurs !) Isabelle et Marie-Dominique Anchochoury, 28 rue du Quai, à Ciboure, qualifie Dominica Anchochoury (sic) de « la vieille amie de ma mère« …

    …

    …

    Car Gracieuse Billac _ la marraine de Maurice Ravel _ (née le 15 mai 1824, à Ciboure) était bien la tante de Marie Delouart (née le 24 mars 1840 à Ciboure), la mère du compositeur, en tant que la demi-sœur de Sabine Delouart (née le 11 mars 1809 à Ciboure), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel.

    …

    Et c’était en la loge (de concierge) que Gracieuse Billac occupait _ à moins que fut sa sœur même… : soit Sabine Delouart, la mère de Marie Delouart ; tout cela demeure encore embrouillé ! _ à la Maison Estebania, sur le quai, à Ciboure, que Marie Delouart, désormais épouse Ravel, et nièce de Gracieuse Billac, avait accouché de son premier enfant, ainsi cibourien

    _ Marie Delouart-Ravel, alors enceinte de sept mois, s’était en effet rendue à Ciboure à la fin de l’année 1874 afin d’assister sinon aux derniers instants, du moins aux obsèques de sa mère Sabine Delouart, qui est décédée à Ciboure le 22 décembre 1874. En cet état assez avancé de grossesse, Marie Delouart-Ravel avait choisi de demeurer à Ciboure (plutôt que de rentrer chez elle à Paris) jusqu’à son accouchement ; qui adviendra au rez-de-chaussée de la (belle) Maison Estebania, le dimanche 7 mars 1875 ; où résidait Gracieuse Billac, à moins que ce ne fût, plutôt, sa sœur Sabine Delouart ! Laquelle des deux faisait fonction de concierge de la maison Estebania ? Sabine ? Gracieuse ?

    …

    …

    Maurice Ravel demeura toute sa vie très attaché à son « pays natal« , où il aimait tant venir se ressourcer…

    …

    De même qu’il est resté lié à sa « chère tante Gachuch« , le seul vrai lien effectif _ et affectif _ et vraiment _ clairement _ avéré par lui en sa correspondance _ du moins celle qui nous est disponible _ qu’il eut avec la famille cibourienne de sa mère – probablement du fait de la correspondance qui existait avec la famille Gaudin…

    …

    Même si le compositeur, extrêmement discret et pudique, ne se répandait pas en confidences sur lui-même en tant que personne privée, en sa correspondance _ du moins celle qui nous demeure… Qui (et pour quelles raisons) conserve les lettres qu’il a reçues ?..

    …

    …

    Mais Simon Goyenague _ le presque parrain du petit Maurice : ce n’est tout de même pas rien ! Même si les Ravel étaient loin d’être dévots. Pas d’obsèques religieuses ni pour Marie, sa mère, ni pour Maurice lui-même… : Maurice Ravel était athée ! _ étant donc lui aussi parent, et de Gracieuse Billac, et des Delouart _ il était cousin germain de Sabine Delouart, la grand-mère maternelle du compositeur, et de la demi-sœur de celle-ci, Gracieuse : Simon Goyenague et Gachucha Billac formaient donc le premier cercle de ce qui restait de famille à Ciboure (et Saint-Jean-de-Luz) à Marie Delouart-Ravel… _, cette généalogie familiale des Delouart aurait besoin d’être précisée…

    …

    …

    Découvrir les travaux de Jean-Noël Darrobers sur Les Ancêtres maternels de Maurice Ravel, me sera donc précieux…

    …

    …

    Ce mercredi 20 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa