Étiquette : interprétation

  • De tout simplement merveilleuses Sonates pour piano de Mendelssohn (Fanny…), par Gaia Sokoli : une découverte éblouissante de poésie !

    Une splendide découverte discographique : le CD « Piano Sonatas » de Fanny Mendelssohn (1805 – 1947),

    par la pianiste _ italo-albanaise : née en Italie, elle vit à Milan _ Gaia Sokoli _ le CD Piano Classics PCL 10187.

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    Une interprétation tout simplement merveilleuse _ un coup de cœur de Vincent, le plus-que-parfait disquaire de Mollat-Musique…

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    Soit l’évidence même de la plus parfaite justesse de compréhension de cette musique si raffinée et fine en sa délicatesse, de Fanny Mendelssohn…

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    Et pour des Sonates composées de 1822
    _ Fanny a alors dix-sept ans _ à 1843.

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    Et c’est sans surprise que le livret de ce CD nous apprend que l’interprète, idoine, parfaite, a pour producteur _ pour Musicafelix… _ le magnifique Roberto Prosseda _ dont je collectionne passionnément les splendides interprétations discographiques mendelssohniennes ; cf mon enthousiaste article du 28 octobre 2018 :  ; après celui du 3 mars 2018 : … _ :

    le meilleur des interprètes _ voilà, rien moins que cela ! _ des œuvres pour piano de Felix Mendelssohn (1809 – 1847), le frère cadet de Fanny…

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     Ce jeudi 27 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Se réenchanter à des chefs d’oeuvre réinterprétés de frais : le Quintette à cordes avec 2 violoncelles D. 956 de Schubert, par Christian Tetzlaff, Florian Donderer, Rachel Roberts, Tanja Tetzlaff et Marie-Elisabeth Eckert (CD Alpha 748) _ ou la sublime transparence invisible rendue idéalement sensible…

    Il y a maintenant longtemps que j’apprécie le jeu vivantissime, direct et justissime du violoniste Christian Teztlaff _ et tout spécialement  dans ses interprétations de musique de chambre, comme à l’annuel Festival Spannungen (im Kraftwerk Heimbach).

    Ainsi, et simplement pour commencer, peut-on se reporter à l’indispensable coffret Avi-music 8553100 de 14 CDs de Concerts-live, là, de 1999 à 2006 ; cf là-dessus mon article du 14 novembre 2010 : …

    Mais bien d’autres CDs d’enregistrements avec Christian Tetzlaff à ce Festival Spannungen, ont suivi.

    Et je ne dis rien ici des divers CDs enregistrés plus récemment par Christian Tetzlaff, en soliste aussi, pour l’excellent label finnois Ondine…

    Voici donc ces liens-ci à d’autres articles, à propos de bien des très remarquables CDs enregistrés Live au Festival Spannungen au fil des années,

    en date des 17 octobre 2009 (),

    13 janvier 2018 (),

    2 novembre 2018 (),

    3 novembre 2018 (),

    3 septembre 2019 ()

    et 31 octobre 2019 ()…

     

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    Or voici qu’au mois d’octobre 2021 dernier,

    est paru un stupéfiant double CD (Alpha 748) consacré à quelques œuvres ultimes de Franz Schubert :

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    d’une part, pour un premier CD, les Lieder réunis posthumément sous le titre de « Schwanengesang« , interprétés ici par le ténor Julian Prégardien et le pianiste Martin Helmchen ;

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    et, d’autre part, pour le second CD, le sublimissime Quintette à cordes avec deux violoncelles D. 956, interprété ici par les violonistes Christian Tetzlaff et Florian Donderen, l’altiste Rachel Roberts, et les violoncellistes Tanja Tetzlaff et Marie-Elisabeth Hecker…

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    En une interprétation splendide et nette, bouleversante en son a-romantisme parfaitement bienvenu ;

    qui renouvelle complètement l’écoute de ce singulier sublime chef d’œuvre

    ainsi lumineusement dépoussiéré…

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    Voici ce qu’en dit excellemment Matthieu Roc, en sa chronique de ResMusica de ce dimanche 16 janvier 2022.

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    L’article est intitulé « Chant du Cygne et Quintette à cordes : un Schubert ultime et étonnamment proche« .

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    Réunir dans le même album Schubert _ le double CD Alpha 748 _ un cycle de Lieder et le Quintette à cordes en ut peut paraitre étrange, commercialement parlant. Mais de fait, le projet se justifie assez bien _ cf la présention qu’en propose, aux pages 8 à 10, et sous le titre de « La Virgule fantôme« , le regretté Jacques Drillon (décédé le 25 décembre 2021)... _, et de deux manières.

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    D’abord, il s’agit d’écritures parmi les toutes dernières de Franz Schubert, son chant du cygne personnel en quelque sorte _ voilà _ : le Quintette en ut a été composé deux mois avant sa mort _ le 19 novembre 1828, à Vienne _, et les Lieder du recueil Schwanengesang ont été rassemblés par son éditeur _ Tobias Haslinger _ quelques mois après _ en 1829. On nous le présente ici redéployé en deux cycles plus petits mais plus cohérents : un cycle pour les poèmes de Ludwig Relistab, un autre sur ceux de Heinrich Heine, encore prolongé par une délicieux Lied de Fanny Mendelssohn, lui aussi sur un texte de Heine.

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    Le deuxième élément d’unité du programme réside dans l’interprétation de ces deux œuvres, qui présente une identité de vue commune _ oui _, à la fois étonnante et tout à fait convaincante. Aussi bien le Schwanengesang que le Quintette en ut nous sont livrés dans une lecture d’une précision aiguë _ oui _, avec une urgence de vivre envers et contre tout _ oui _, et en même temps, dans une sorte de distanciation _ a-romantique, donc… _ vis-à-vis des émotions. On peut donc enfin écouter ces pièces sublimissimes sans avoir ni la larme à l’œil ni le ventre noué, et pourtant, on est entièrement absorbé par le déroulement des états d’âme du mythique « Wanderer », par leur vérité criante, ou par les éclairages et nuages du Quintette. Cette subversion de l’émotion _ musicalement transcendée _ est pour le moins inhabituelle. Elle nous fait rencontrer un Schubert qui aurait dépassé son propre romantisme _ voilà _, et qui aurait entendu Olivier Greif et Thomas Adès. Un Schubert de notre temps, plus lucide et plus fraternel _ plus proche, donc, en un sens _, mais aussi plus exigeant que jamais _ oui…

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    Julian Prégardien a une voix qui n’est ni excessivement belle ni excessivement puissante, mais il dispose de tous les talents pour être un prodigieux chanteur de Lieder, et il le montre. Sa palette de couleur est assez restreinte, plutôt mate, mais il en joue pleinement, avec tact, et avec une intelligence des textes remarquable _ voilà. Il a une façon de tendre ses lignes, d’ombrer sa voix, de jouer des nuances qui lui permet de dépeindre les paysages et les climats, aussi justement que les émotions les plus subtiles _ voilà. Dans In der Ferne, il arrive à exprimer une déréliction inouïe. Rien que ce lied-là, chanté de la sorte, met en abyme toute la Belle meunière et le Voyage d’hiver réunis. Le Ständchen qui suit se positionne au-delà de toutes les antinomies crucifiantes (espoir/désespoir, joie/tristesse, éros/thanatos…) et, comme le Leiermann, ouvre des horizons métaphysiques. Le lied Am Meer (un autre exemple… mais tous seraient à décrire) est une merveille : les espaces d’eau et d’air deviennent si immenses qu’on se sent physiquement seul et dénudé. Die Stadt, fascinant d’obscurité lumineuse, prend une proximité troublante avec Pfizner et Berg _ oui. Ce deuxième mini-cycle sur les textes de Heine est particulièrement pertinent dans sa modernité, borné d’abord par le Lied _ intitulé « Schwanengesang« … _ D. 744 de Schubert et en fin, par le Schwanenlied de Fanny Mendelssohn. Ce concentré de poésie et d’analyse du désespoir culmine avec un Doppelgänger presque schumannien, mais qui dépasse la tentation de la schizophrénie en la dissolvant dans l’hyper-lucidité. C’est peu dire que Martin Helmchen soutient parfaitement son ténor. L’identité de vue des deux artistes est totale _ oui _, jusqu’à pouvoir échanger les fonctions : l’un pleure ou crie quand l’autre décrit, l’un colore quand l’autre détimbre, etc., et alternativement. Un ravissant Lied ohne Worte _ de Felix Mendelssohn _ pour piano seul démontre, s’il en était besoin, la sensibilité et la délicatesse extrêmes _ oui _ de Martin Helmchen. Après six écoutes consciencieuses et une ré-écoute des géants du XXᵉ siècle (Hotter, Andres, Raucheisen…), il faut bien lâcher le mot : nous sommes devant une interprétation géniale, et en même temps, une reconstruction adroite du Schwanengesang de Schubert.

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    Cette publication – à ne manquer sous aucun prétexte – est encore enrichie par une version du Quintette en ut qui est au même niveau d’excellence. Là aussi, pas d’hédonisme sonore, et pas de complaisance _ non plus. Là aussi, une rigueur et une précision extrêmes _ voilà _, dans le geste comme dans la recherche de sens. Là aussi, une finesse de ligne proche de la rupture _ oui _ et une transparence de son à la limite de l’invisible _ oui, oui… Christian et Tanja Tetzlaff entraînent leurs collègues Florian Donderer, Rachel Roberts et Marie-Elisabeth Hecker dans leur fougue _ a-romantique _ et leur cohésion d’ensemble _ oui. L’Allegro impose le choix de la lecture : exigence et transparence. L’Adagio, si propice aux écartèlements émotifs, s’en détourne et nous emmène dans la sérénité, comme un merveilleux nocturne doucement trans-illuminé. Le Scherzo retentit comme une manifestation de joie, ou du moins comme une réconciliation, qui devient le plus naturellement du monde une danse dans l’Allegretto. Un Schubert renouvelé, essentiel, et indispensable _ c’est cela.

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    Franz Schubert (1797-1828) :

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    Schwanengesang D. 744 ;

    13 Lieder parmi les 14 du Schwanengesang D. 957 ;

    Quintette à cordes D. 956.

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    Félix Mendelssohn (1809-1847) :

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    Lied ohne Worte op. 30 n° 1.

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    Fanny Mendelssohn (1805-1847) :

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    Schwanenlied.

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    Julian Prégardien, tenor ; Martin Helmchen, piano ;

    Christian Tetzlaff, violon ; Florian Donderer, violon ; Rachel Roberts, alto ; Tanja Tetzlaff, violoncelle ; Marie-Elisabeth Hecker, violoncelle.

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    2 CD Alpha.

    Enregistrés en juin et octobre 2020 dans la Sendesaal à Brême, Allemagne.

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    Présentation (de Jacques Drillon) et textes en allemand, français et anglais.

    Durée totale des 2 CDs : 113:14

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    Un double album incontournable !!!

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    Ce dimanche 16 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le brillant et sensible album « Mirrors » de Jeanine De Bique, chroniqué sur le site Discophilia

    L’album « Mirrors » de Jeanine De Bique

    _ cf mon article du dimanche 5 décembre dernier : … _

    est chroniqué ce mercredi 22 décembre, sous le titre « Début Recital« , par Jean-Charles Hoffelé, sur son site Discophilia.

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    DÉBUT RECITAL

    Une nouvelle Diva Haendel ? Si Jeanine De Bique n’en était pas déjà à l’Agathe du Freischütz, je dirais oui, mais la nacre de la voix, le legato instrumental, et simplement la couleur un peu sombre disent que son royaume est Mozart, jusque dans l’autorité des mots, l’art de dire les textes. Ce voyage chez Haendel est donc comme à rebours de l’évolution naturelle d’une soprano que la fréquentation de l’opéra baroque _ voilà _ aura préservée et embellie, le diapason plus bas ne l’exposant pas.

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    D’ailleurs, Cleopatra, Rodelinda, Alcina auront attiré dans leurs charmes nostalgiques des mozartiennes, et de son soprano ambré, faussement fragile, Jeanine De Bique n’oublie de faire transparaître, derrière la splendeur liquide de l’instrument, leurs âmes d’abord _ et c’est bien l’essentiel. Ecoutez simplement le Se pieta di me non senti de la Reine d’Egypte. Impossible de ne pas fondre.

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    Apport majeur de ce récital composé à quatre mains avec Luca Quintavalle, les pages tirées d’opéras des « rivaux » de Haendel, Vinci, Manna, Telemann, Graun évidemment (sa géniale Rodelinda), le plus beau étant gardé pour la fin. Ecoutez le lamento de Morganatiré de L’isola d’Alcina de Riccardo Broschi.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Mirrors

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    Carl Heinrich Graun
    (1704-1759)

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    Cesare e Cleopatra, GraunWV B:I:7 (extrait, Acte 1 : « Tra le procelle assorto »)
    Rodelinda regina de’ Longobardi, GraunWV B:I:6 (extrait, Acte 1 : « L’empio rigor del fato »)

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    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Giulio Cesare, HWV 17 (extrait, Acte 2 : « Che sento? Oh Dio! … Se pieta di me »)
    Agrippina, HWV 6 (extrait, Acte 1 : « L’alma mia fra le tempeste »)
    Partenope, HWV 27 (extrait : Ouverture)
    Rodelinda, HWV 19 (extrait, Acte 2 : « Ritorna, oh caro e dolce mio tesoro »)
    Deidamia, HWV 42 (extrait, Acte 3 : « M’hai resa infelice »)
    Alcina, HWV 34 (extrait, Acte 3 : « Mi restano le lagrime »)

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    Georg Philipp Telemann (1681-1767)

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    Germanicus (extrait, Acte 1 : « Rimembranza crudel »)

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    Gennaro Manna (1715-1779)

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    Achille in Sciro (extrait, Acte 3 : « Chi può dir che rea son io »)

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    Leonardo Vinci (1690-1730)

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    Partenope (extrait : Ouverture)

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    Riccardo Broschi (1698-1756)

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    L’isola d’Alcina (extrait, Acte 3 : « Mi restano le lagrime »)

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    Jeanine De Bique, soprano
    Concerto Köln
    Luca Quintavalle, direction

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    Un album du label Berlin Classics 0302017BC
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    Photo à la une : la soprano Jeanine De Bique – Photo : © DR

     

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    Ce mercredi 22 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment devons-nous prendre la question « Michael Spyres : baryton ou ténor ? » du magazine ResMusica ?..

    Voilà que hier 14 décembre,

    je découvre sur le site de ResMusica, et sous la plume de Patrice Imbaud, avec le titre punchy « Michael Spyres : baryton ou ténor ?« ,

    cette malicieuse question posée à la revendication de Michael Spyres de « barytenor » ;

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    cf mes précédents articles sur le sujet ; par exemple celui du 23 octobre dernier : …

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    Voici donc le questionnement quasi inquisiteur de cet article bien détaillé de ResMusica :

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    Michael Spyres : baryton ou ténor ?

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    Avec ce nouvel enregistrement « Baryténor » Michael Spyres n’en finit pas nous étonner par son exceptionnelle facilité vocale lui permettant d’assumer indifféremment tous les emplois de ténor ou de baryton, de Mozart à Korngold.

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    Particularité vocale rare, mais non exceptionnelle comme nous le rappelle Michael Spyres dans une notice où sont évoqués nombre de « baryténors » qui ont marqué l’histoire du chant, de l’opéra baroque à nos jours…. Il s’agit en fait de voix centrale, anciennement appelée « taille », dotée d’un grave profond (« basse taille » ou baryton) et d’aigus lumineux (« haute taille » ou ténor), bénéficiant d’un large ambitus (3 octaves pour Michael Spyres) dont on peut rapprocher les barytons Verdi et les barytons Martin, dotés également d’aigus faciles, plus ou moins puissants. Mais ce large ambitus autorise-t-il autant d’aisance dans les deux tessitures ? Ce florilège d’airs d’opéra, avec lequel il a donné un concert en novembre à Strasbourg, nous fournit une esquisse de réponse.

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    Si l’on est d’emblée séduit par le timbre, la technique, la puissance, la diction et la souplesse de la ligne _ en effet ! _, il faut bien reconnaitre que la voix ne semble pas aussi épanouie et homogène _ tiens donc… _  dans les deux tessitures. Dans les airs de ténor : « Fuor del mar » (Idomeneo), « ô Dieux ! Ecoutez ma prière » (Ariodant), « Qu’ai-je vu ? » (La Vestale), « Mes amis, écoutez l’histoire » (Le Postillon de Longjumeau), « Ah ! mes amis, quel jour de fête » (La Fille du régiment), le chant parfois se tend dans le haut du registre, les aigus se serrent, tandis qu’apparait un léger vibrato serré mal contenu. A l’inverse les airs de baryton rayonnent de facilité, de legato, d’aigus filés nous paraissant en général plus convaincants qu’il s’agisse de l’air du Comte Almaviva : « Hai gia vinta la causa » des Noces, de la sérénade de Don Giovanni : « Deh, vieni alla fenestra », ou de celui du Comte de Luna du Trouvère : « Il balen del suo sorriso ». Pagliacci de Leoncavallo, La Veuve joyeuse de Lehár ou Carmina Burana de Orff confirment largement cette préférence.

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    Cet excellent enregistrement, admirablement soutenu par Marko Letonja à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, permettra à chacun de se faire une opinion…

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    Airs de

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Idomeneo ; Le Nozze di Figaro ; Don Giovanni.

    Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817) : Ariodant.

    Gaspare Spontini (1774-1851) : La Vestale.

    Gioachino Rossini (1792-1868) : Il Barbiere di Siviglia ; Otello.

    Adolphe Adam (1803-1856) : Le Postillon de Longjumeau.

    Gaetano Donizetti (1797-1848) : La Fille du regiment.

    Giuseppe Verdi (1813-1901) : Il Trovatore.

    Ambroise Thomas (1811-1896) : Hamlet.

    Jacques Offenbach (1819-1880) : Les Contes d’Hoffmann.

    Richard Wagner (1813-1883) : Lohengrin.

    Ruggero Leoncavallo (1857-1919) : Pagliacci.

    Franz Lehar (1870-1948) : Die lustige Witwe.

    Maurice Ravel (1875-1937) : L’Heure espagnole.

    Carl Orff (1895-1982) : Carmina Burana.

    Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) : Die tote Stadt.

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    Michael Spyres, baryténor ; Chœur de l’Opéra National du Rhin ; Orchestre Philharmonique de Strasbourg, direction : Marko Letonja.

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    1 CD Erato.

    Enregistré du 25 au 29 aout et du 14 au 15 octobre 2020 au Palais de la Musique de Strasbourg. Notice trilingue : anglais-français-allemand. Durée : 84:30

     

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    Chacun pourra juger en bonne connaissance de cause…

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    Mais nous connaissons bien aussi l’histoire du parcours de la voix de Michael Spyres, baryton,

    qui n’a certes en rien ménagé ses efforts afin de devenir aussi à l’aise dans le registre de la voix de ténor que dans le registre qui était d’abord le sien, de la voix de baryton…

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    Et il faut être rudement inquisiteur pour dénicher, à l’écoute, ce qui peut distinguer l’aisance d’interprétation de sa voix, et de ses efforts, dans sa tenue, à la scène comme au disque, de chacun de ces registres de voix… 

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    Lui faisant tout pour rendre le moins perceptible possible par l’auditeur de son art d’interprétation des rôles, ce passage de l’un à l’autre de ces deux registres ;

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    cf par exemple mon article du 22 octobre dernier :  ;

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    ou bien, aussi, mon article du 25 octobre suivant, qui reprenait quelques articles bien antérieurs : 

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    Admirable Michael Spyres !

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    Chanter est un art qui s’apprend et se cultive sans cesse…

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    Ce mercredi 15 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa