Étiquette : interprétation

  • Combien de volumes (et combien de CDs) comportera, in fine, « The Complete Works for Keyboard » de Johann-Sebastian Bach, par Benjamin Award, pour le label Harmonia Mundi ?..

    Avec le volume 5 (constitué de 3 CDs) de la collection de « The Complete Works for Keyboard » de Johann-Sebastian Bach, par Benjamin Award, pour le label Harmonia Mundi,

    16 CDs sont désormais parus, en cette fin 2021.

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    Et les 3 CDs de ce volume 5, intitulé « « Toccatas » – Weimar (1708 – 1717)« ,

    sont accompagnés, en ce coffret, par un CD Bonus,

    constitué de « quelques morceaux choisis par l’interprète de L’INTÉGRALE DE L’ŒUVRE POUR CLAVIER, extraits des volumes déjà parus (1 à 5) ou à paraître prochainement (6 & 7 en 2022), BENJAMIN ALARD _ orgue, clavecin, claviorganum, clavicorde« .

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    Pour ce qui concerne les pièces choisies extraites des volumes 6 & 7 à paraître début 2022 et fin 2022, pour ce CD Bonus,

    celles-ci sont tirées du « Clavier bien tempéré, livre I » et du « Petit Livre d’Orgue« …

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    Bien sûr, cette « INTÉGRALE DE L’ŒUVRE POUR CLAVIER » sera loin d’être achevée avec la parution de ces seuls volumes 6 & 7…

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    Je me demande donc combien comportera, finalement, cette « INTÉGRALE DE L’ŒUVRE POUR CLAVIER » (orgue, clavecin, claviorganum, clavicorde) de Johann-Sebastian Bach par ce merveilleux claviériste, en effet, qu’est Benjamin Alard…

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    Étant entendu que manquent bien évidemment encore les œuvres pour clavier de Bach postérieures à la période de Weimar (1708 – 1719)…

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    Et je ne sais même pas si le nombre final de pièces à enregistrer en cette collection « intégrale » de CDs,

    comportant plus que probablement diverses versions d’une même œuvre, parfois en fonction des instruments choisis pour l’interprétation _ que ce soit, à l’origine, par Bach lui-même ; ou bien, maintenant, par Benjamin Alard, et en fonction de divers critères… _,

    est dès à présent complètement déterminé ;

    ou bien comporte encore quelques incertitudes, selon une certaine marge de liberté de l’interprète ;

    voire selon de nouvelles découvertes récentes de la recherche musicologique ;

    ou même de découvertes à venir prochainement bientôt _ je pense ici, par exemple, aux surprises que nous ont déjà réservées l’ouverture (récente) d’archives de l’ancienne URSS…

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    Bref,

    bien des merveilles sont à venir

    en cette réalisation discographique magnifique, sous les doigts inspirés et inventifs de Benjamin Alard…

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    À suivre, donc…

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    Ce dimanche 12 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter le volume 5 de « The Complete Works for Keyboard » de Johann-Sebastian Bach par Benjamin Alard…

    De ce vendredi 10 décembre 2021,

    je consacre une bonne partie à l’écoute attentive, pièce par pièce, des 3h 05′ 04″ des 3 CDs de ce cinquième coffret de « The Complete Works for Keyboard » de Johann-Sebastian Bach par Benjamin Alard (Harmonia Mundi 902463.65)…

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    Je dois commencer par dire que j’avais choisi de débuter mon écoute, dès mon achat, par le second de ces CDs, celui interprété au clavecin :

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    un clavecin à pédales de Philippe Humeau (Barbaste 1993), d’après Carl-Conrad Fleischer (Hambourg, 1720) / Quentin Blumenrœder (Haguenau, 2017).

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    Et que m’avait alors manqué l’effet de surprise, ou de sidération, que j’espérais ;

    tels ceux éprouvés, avec intensité, à mon écoute des trois premiers coffrets de cette intégrale _ je dois dire aussi que j’avais trouvé que le quatrième coffret, « Alla Veneziana – Concerti italiani« , avait à mes oreilles manqué un peu d’italianité…

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    Et que je n’avais, donc, pas tout de suite écouté les deux autres CDs (à l’orgue et au clavicorde) de ce coffret !..

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    Alors, désormais, la sidération de l’écoute est ici retrouvée,

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    grâce, aussi, à ces deux superbes instruments que sont l’orgue Quentin Blumenrœder (2009) du Temple du Foyer de l’Âme, à Paris, et le Clavicorde d’Émile Jobin (1998), d’après Christian-Gottfried-Friederici Gera (1773),

    que Benjamin Alard fait merveilleusement sonner,

    pour chacune des pièces qu’il égrène et distille ici…

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    Ce vendredi 10 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos du répertoire de l’opéra baroque français, de Lully à Rameau et quelques autres : quelques beaux florilèges de scènes et d’airs dans la présente production discographique…

    Ce vendredi 19 novembre 2021,

    à mon réveil, où je passe en revue les divers sites de medias d’actualité qui m’intéressent,

     

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    voici que je découvre cet intéressant article-ci, Autour des voix baroques de Lully et Rameau pour Alpha, de Charlotte Saulneron, sur le site de ResMusica,

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    qui me permet de faire un retour sur mes propres articles les plus récents à propos de quelques interprétations (discographiques) de ce répertoire baroque français que j’aime tant :

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    des articles _ plus ou moins développés _ en date des

    9 septembre : 

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    17 septembre 2021 : 

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    18 octobre 2021 : 

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    ainsi que celui, en forme d’amorce de discussion avec l’ami Patrick Florentin, en date du

    20 octobre 2021 : 

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    Voici donc cet article d’aujourd’hui, Autour des voix baroques de Lully et Rameau pour Alpha, de Charlotte Saulneron :

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    Autour des voix baroques de Lully et Rameau pour Alpha

    Après avoir mis en lumière Dumesny, haute-contre de Lully, Reinoud van Mechelen, à la fois interprète et directeur de l’ensemble A Nocte Temporis, propose Jéliote. De son côté, Véronique Gens revient au sein du répertoire baroque qui l’a fait connaître après son triptyque autour de la musique française du XIXᵉ siècle.

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    On pourrait se dire qu’en mettant face à face le nouvel enregistrement « Passion » de Véronique Gens accompagné de l’ensemble Les Surprises, et celui de Reinoud van Mechelenet son ensemble A Nocte Temporis, intitulé « Jéliote, haute-contre de Rameau », on perpétue l’éternelle querelle des Lullystes et des Ramistes, avec la tragédie lyrique au centre de cette controverse esthétique qui démarra à la première moitié du XVIIIᵉ siècle.

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    Reconnaissons-le, le genre _ de la tragédie lyrique _ est naturellement une composante essentielle de ces deux propositions discographiques du Centre de musique baroque de Versailles : qu’il s’agisse d’un « opéra imaginaire » pour la soprano, élaboré par Louis-Noël Bestion de Camboulas autour d’extraits de tragédies lyriques de Lully et de ces compositeurs qui se firent connaître après sa mort, soit Pascal Collasse (1649-1709), Henry Desmarets (1661-1741) et Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) ; ou d’un parcours artistique retracé autour d’un interprète comme Reinoud van Mechelen le propose avec le chanteur lyrique Pierre Jéliote (1713-1797), qui inspira Rameau, mais aussi François Rebel (1701-1775), François Francœur (1698-1787), Jean-Marie Leclair (1697-1764) ou encore Pierre-Montan Berton (1727-1780) – un air composé par le chanteur Pierre Jélyotte est également présenté dans ce disque.

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    Mais finalement, et tel que le retrace Benoît Dratwicki (directeur artistique du CMBV), auteur des notices de présentation de ces deux disques, le programme pour Véronique Gens tourne autour de deux interprètes majeures de leur époque : « la » Saint Christophe, qui enchaîna les grands rôles de reines, de mères, de magiciennes et de divinités à l’Opéra entre 1675 et 1682 ; et « la » Le Rochois, qui lui succéda et enchaîna les triomphes à partir de 1683. Ce n’est donc pas des programmes autour de compositeurs, mais bien la volonté de faire entendre à l’auditeur des scènes emblématiques _ voilà ! _ tirées du répertoire de trois chanteurs phares _ oui… _ de la période baroque _ pour lesquelles scènes et pour lesquels chanteurs il s’agit de trouver des interprètes le plus idéalement adéquats possible aujourd’hui…

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    Pour ce faire, Alpha a naturellement choisi le fleuron du chant baroque français de la scène lyrique actuelle. Véronique Gens et Reinoud van Mechelen partagent un amour du verbe _ oui, et c’est capital : hic Rhodus, hic saltus… _ qui semble incommensurable au regard de la qualité – superbe – de la prosodie de la soprano, et de la clarté – idéale – d’émission du haute-contre _ voilà qui est dit. Pour ce dernier, le défi est double puisqu’à la tête de l’ensemble A Nocte temporis, il sait également séduire par une dynamique constamment renouvelée, mais surtout une palette de couleurs d’une belle finesse _ en effet… De son côté, Luis-Noël Bestion de Camboulas n’est pas en reste avec l’ensemble Les Surprises : par les couleurs également, riches, mais aussi par une cohésion d’ensemble qui donne toute la force à ces pages musicales, renforcée par les Chantres du CMBV qui ne manquent ni d’ampleur dans chaque incarnation _ car tel est le défi d’interprétation à réaliser… _, ni de précision technique dans leurs interventions précises.

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    Le choix de l’un, soit cinq actes retraçant les émois _ d’où le titre « Passion » du CD _ les plus fabuleux de deux interprètes féminines (« L’appel des enfers », « Malheureuse mère », « Cruel Amour », «Tranquille sommeil, funeste mort », « Médée furieuse »), et le choix de l’autre, de retracer chronologiquement une carrière artistique en quatre étapes (« Les débuts en deuxième plan 1733-1741 », « La percée, les premiers rôles 1741-1750 », « La fin à l’Opéra 1750-1755 », « Un retour à le cour 1762-1765 »), permet de proposer une alternance d’airs plus ou moins connus _ ou cruellement méconnus de nous (et de notre défaut de curiosité)… _, alimentant l’intérêt musical de l’auditeur par la diversité des propositions impulsée par cette ligne éditoriale d’une programmation musicale exaltante _ mais oui !!! _, tout comme l’interprétation vocale et orchestrale qui la porte. Deux merveilles ! _ l’une davantage que l’autre, cependant ;

    cf les nuances de mon appréciation, telle que je l’ai confiée à l’ami Patrick Florentin en mon article, un peu synoptique, du 20 octobre dernier : …

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    Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : extraits d’Amadis LWV 63, de Proserpine LWV 58, d’Atys LWV 53, du Ballet du Temple de la Paix LWV 69, du Ballet de la Naissance de Vénus LWV 27, du Bourgeois gentilhomme LWV 43, d’Armide LWV 71, de Persée LWV 60, du Triomphe de l’amour LWV 59 et d’Alceste LWV 50.

    Pascal Collasse (1649-1709) : extraits d’Achille et Polyxène, de Thétis et Pélée.

    Henry Desmarets (1661-1741) : extraits de Circé et de la Diane de Fontainebleau.

    Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : extraits de Médée H 491.

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    Véronique Gens, soprano ;

    Les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles, direction : Olivier Schneebeli ;

    Ensemble les Surprises, direction : Louis-Noël Bestion de Camboulas.

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    1 CD Alpha.

    Enregistré en novembre 2020 à l’Arsenal Cité Musicale de Metz.

    Notice de présentation en français, anglais et allemand.

    Durée : 57:12

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    Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : extraits d’Hippolyte et Aricie RCT 43, de Dardanus RCT 35, de Platée RCT 53, du Temple de la Gloire RCT 59, de Castor et Pollux RCT 32 et des Boréades RCT 31.

    François Colin de Blamont (1690-1760) : extrait des Fêtes Grecques et romaines.

    François Rebel (1701-1775) et François Francœur (1698-1787) : extrait de Scanderberg.

    Charles-Louis Mion (1698-1775) : extrait de Nitétis.

    Pierre de Jéliote (1713-1797) : extrait de Zélisca.

    Jean-Marie Leclair (1697-1764) : extrait de Scylla et Glaucus.

    Antoine Dauvergne (1713-1797) : extrait des Amours de Tempé.

    Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772) : extraits de Daphnis et Alcimadure op. 9.

    Pierre-Montant Berton (1727-1780) : extrait d’Erosine.

    Jean-Benjamin de La Borde (1734-1794) : extrait d’Ismène et Isménias.

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    A Nocte Temporis ; direction et haute-contre : Reinoud van Mechelen.

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    1 CD Alpha.

    Enregistré en septembre 2020 à Amuz (Anvers).

    Notice de présentation en français, anglais et allemand.

    Durée : 78:51

     

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    Voilà un point un peu utile sur ce meveilleux répertoire encore trop tristement négligé des divers chainons de la production opéra tique et discographique, tout particulièrement en France…

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    Même si la réalisation d’un CD de florilège d’airs ou de scènes semble, bien évidemment, un peu plus à la portée des moyens des productions discographiques que de ceux des réalisations scéniques d’opéras complets…

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    Et je ne veux pas manquer de saluer ici, au passage, et avant d’y consacrer bientôt un article spécifique,

    le double CD _ Erato 0190296693946 _ vraiment superbe (!) de l’Achante et Céphise, ou la Sympathie, Pastorale héroïque en trois actes de Jean-Philippe Rameau, sur un livret de Jean-François Marmontel (créée en 1751),  par Les Ambassadeurs et La Grande Ecurie, sous la direction, très enlevée et raffinée, comme il se doit, d’Alexis Kossenko :

    une réalisation discographique que m’avait chaleureusement recommandée, il y a un mois, le très éminent ramiste qu’est l’ami Patrick Florentin…

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    Cf déjà ici cette très brève vidéo de 2′ 30 de la loure de l’Entrée des suivants du Génie, de l’acte I, scène 6, de cet Achante et Céphise de Rameau, enregistrée au Concergebouw de Bruges, par les Ambassadeurs sous la direction d’Alexis Kossenko…

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    Ou aussi cette vidéo de l’intégrale de l’œuvre, par les Ambassadeurs et Alexis Kossenko, enregistrée au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris…

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    Ainsi voilà enfin rendu accessible aux oreilles des mélomanes qui en étaient privés depuis 1750 un fort bel ouvrage de Rameau, d’une durée d’un peu plus de deux heures de merveilleuse musique…

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    Ce vendredi 19 Novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le tout récent merveilleux CD « Scarlatti – Händel » de Pierre Hantaï salué comme il le mérite…

    Hier même 10 novembre,

    à l’occasion de mon plaisir de célébrer les joies que procureur le splendide CD des « Grands Motets sur le Cantique des Cantiques » de Pierre Robert,

    que vient  de publier l’intéressant label Château de Versailles – Spectacles,

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    j’évoquais aussi, très brièvement, et au passage,

    en ajoutant, surtout que je ne manquerais pas d’y revenir bientôt _ cf mon article  _,

    le génie admirable de l’interprétation _ toujours (ou presque) si parfaitement juste, sans hystérie ni virtuosisme _ de l’ami Pierre Hantaï…

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    Je ne croyais pas si bien dire,

    puisque l’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia,

    joliment intitulé « Le Soir et le jour« ,

    vient saluer comme il le mérite ce splendide CD « Scarlatti – Händel« de Pierre Hantaï ;

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    et vient me donner l’occasion, justement, d’y revenir tout de suite…

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    Voici donc cet article :

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    LE SOIR ET LE JOUR

    Scarlatti et Haendel se croisèrent _  physiquement ; et musicalement… _ plusieurs fois, à Londres, à Venise, et à Rome où le cardinal Ottoboni les réunira le temps d’une joute _ célèbre _ de claviers. C’est que le jeune Haendel éblouissait autant par ses talents de claviériste, plus même à l’orgue qu’au clavecin, que ne le faisait ce diable de Scarlatti. Les destins de leurs œuvres se croisèrent _ oui _, au moment où Scarlatti abandonnait pour le seul clavecin de sa chère princesse portugaise _ Maria-Barbara : à Lisbonne, puis Séville, puis la cour de Madrid, une fois devenue reine d’Espagne… _ l’opéra dont il avait hérité la veine lyrique de son père Alessandro, Haendel délaissait son clavecin pour mettre tout son art au service de la scène. De tout cela, Gaëtan Naulleau, dans un texte épatant, nous conte _ pour le livret de ce CD _  le détail, contrepoint éclairant au disque où Pierre Hantaï réunit _ mais pas gratuitement… _ les deux objets de ses amours.

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    Voici enfin confrontés ces deux diables de l’instrument à cordes pincées. Pas forcément dans l’idée d’une joute comme l’avait voulue Ottoboni, chez lui _ Pierre Hantaï _ la virtuosité _ et très heureusement ! _ reste invisible, dès le grand geste qui ouvre l’Ouverture d’Il Pastor fido qu’il a transcrite à son propre usage, c’est le génie _ dramatique : et Händel en est un maestro… _ du théâtre qui paraît, nous entraînant dans un univers flamboyant _ oui : Hândel a, en effet, le génie d’enflammer…. La grande Suite en ré mineur apporte une touche de _ douce _ nostalgie française, sentiments mis en musiques ; les trois Sonates de Scarlatti qui y répondent sont des feux d’artifice (la K. 24, littéralement ébrouée), mais Pierre Hantaï y met tant de musique, jusque dans les effets de fandango de la K. 429, que la pyrotechnie n’en est _ très heureusement _ plus le sujet : un génie musical répond à un autre _ voilà !

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    Le ton réflexif de la Suite en mi majeur apporte des ombres _ oui _, le claveciniste lui donnant une ampleur qui fait songer à Bach, et rappelle à quel point les œuvres de clavecin de Haendel furent tenues en estime de son vivant. La nuance française qui _ à nouveau _ charme tout au long de l’Air et variations ne croit-elle pas déjà apercevoir Mozart ? Les sonneries de la Sonate K. 443, les « emberlificotements » de la K. 12 et même les pas dansés de la Sonate en si bémol majeur ne font pas oublier le ton nostalgique de l’admirable _ oui _ Cantabile. Est-ce le si beau clavecin de Jonte Knif d’après des instruments allemands du XVIIIe siècle, prêté par Olivier Fortin, qui apporte un éclairage un rien mélancolique _ anticipant en quelque sorte ce que Mozart rendra bientôt de la vraie joie… _ à ce disque si amplement respiré, une nuance vespérale _ voilà _ aux danses et aux saillies scarlatiennes ? Où bien l’ombre de Gustav Leonhardt _ qui ne jouait jamais le trop théâtral à son goût Händel _ venu écouter son élève dans cette église d’Haarlem qu’il fréquenta si souvent ?

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    La joute, vous la trouverez _ en revanche _ dans l’album spumante que le jeune Cristiano Gaudio signe pour L’Encelade. Deux clavecins, celui déduit par Bruce Kennedy d’après Mieke pour les opus de Haendel, et toujours du même facteur, une solaire création d’après des modèles italiens du XVIIe siècle.

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    Virtuose _ lui _ dès l’entrée, le jeune homme nous précipite dans une des Toccatas du Manuscrit de Bergame, aux folies de laquelle William Babell a ajouté une pincée d’épices supplémentaires. Ces Toccatas diaboliques rythmeront un album fulgurant où s’invite un Scarlatti résolument ibère qui saisit dans son instrument transformé en guitare les musiques des rues et des champs, culminant dans les formules obstinées de la Sonate K. 43.

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    Une merveille signée Haendel lui succède, celle en forme de capriccio, la HWV 483, Toccata lente. Aussi brillant que soit le disque, aussi tonique que paraisse le jeu de ce jeune virtuose formé par Olivier Baumont et Francesco Corti, et même si dans une première écoute l’album semble pencher du côté de Scarlatti, le jeune homme atteint une dimension poétique dans la Suite en fa majeur de Haendel, et c’est encore chez Haendel qu’il prend sa plume pour transcrire l’aria parfaite de l’Adagio d’une Sonate pour violon en la majeur, preuve qu’il a plus d’une corde à son art. Et si demain il nous mariait Bach et Couperin ?

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    LE DISQUE DU JOUR

    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Il pastor fido, HWV 8a (extrait : Ouverture, arr. pour clavecin : P. Hantaï)
    Suite en ré mineur, HWV 437
    Suite en mi majeur, HWV 430, « The Harmonious Blacksmith »

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    Domenico Scarlatti
    (1685-1757)

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    Sonate en mi mineur, K. 147
    Sonate en la majeur, K. 24 (Presto)
    Sonate en la majeur, K. 429 (Allegro)
    Sonate en ré majeur, K. 443 (Allegro)
    Sonate en sol mineur, K. 12 (Presto)
    Sonate en sol mineur, K. 546 (Cantabile)
    Sonate en si bémol majeur, K. 16 (Presto)

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    Pierre Hantaï, clavecin

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    Un album du label Mirare MIR560
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    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Toccata VI en ut majeur
    (extrait : attr. William Babell)

    Toccata XI en ut mineur
    (extrait : attr. William Babell)

    Sonate (Allemande) pour clavecin en la mineur, HWV 478
    Toccata IX en sol mineur, HWV 483 (extrait : attr. William Babell)
    Suite pour clavecin en fa majeur, HWV 427
    Toccata I en sol majeur (extrait : attr. William Babell)
    Chaconne en sol majeur, HWV 435
    Sonate pour violon en la majeur, HWV 372 (extrait : I. Adagio, arr.: Gaudio)

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    Domenico Scarlatti (1685-1757)

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    Sonate en fa majeur, K. 82 (Fuga)
    Sonate en fa mineur, K. 69 (Presto)
    Sonate en ut mineur, K. 32 (Aria)
    Sonate en ut mineur, K. 64 (Gavotta Allegro)
    Sonate en sol mineur, K. 43 (Allegrissimo)
    Sonate en ut majeur, K. 33
    Sonate en ut majeur, K. 53 (Presto)
    Sonate en ut majeur, K. 86 (Andante moderato)
    Sonate en ut mineur, K. 84
    Sonate en ut mineur, K. 58 (Fuga)

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    Cristiano Gaudio, clavecin

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    Un album du label L’Encelade ECL2003
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    Photo à la une : le claveciniste Cristiano Gaudio – Photo : © Julian Bowen Levendusky

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    Ce jeudi 11 novembre 2021, Tutus Curiosus – Francis Lippa