Étiquette : interprétation

  • Lili Kraus, ou la « perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart »…

    Sous le titre de  »La grande Lili« ,

    ce dimanche, Jean-Charles Hoffelé, en son site Discophilia,

    fait l’éloge de la perfection mozartienne _ qui fait grand bien ! _ de Lili Kraus :

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    « une perfection qui désigne ce qu’est le style même de la musique de Mozart« , conclut-il, excellemment, son article,

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    à propos du CD St-Laurent Studio YSLT-940,

    consacré à 2 Concertos _ et une sonate : la sonate n°12 en Fa majeur, K. 332 _ de Mozart,

    le n°9, en Mi bémol majeur, K. 271, dit Jeune homme, et le n°12, en La majeur, K. 414,

    avec Jean Fournet et Manuel Rosenthal…

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    Voici donc cet article mozartissime :

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    LA GRANDE LILI

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    À la fin, elle qui jouait Bartók et Beethoven, Mozart lui aura été mieux que son compositeur chéri, un autre soi-même _ probablement : elle le vivait… _, et ses Concertos enregistrés modestement à Vienne, avec un orchestre modeste et un chef modeste, le pain quotidien.

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    D’ailleurs qu’une formation symphonique l’invitât, ce serait Mozart, toujours, et ce dès les années cinquante alors qu’à Paris l’étiquette blanche des Discophiles Français l’avait établi mozartienne absolue, seule à son piano, ou avec ses camarades viennois, Boskowsky et Huebner.

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    Son Jeunehomme sans façon _ voilà _ rappelle qu’elle jouait Mozart avec fièvre, en grand déploiement (et toujours en aussi beau son, précis, porté loin, comme celui d’une voix bien placée et naturellement expressive) _ voilà. Rien ne s’y force, tout y rayonne _ comme il se doit ! _, rien ne s’y cherche, tout au contraire est trouvé _ voilà, voilà ! _, le giocoso de l’Allegro, la mélancolie douloureuse de l’Andantino, et les espiègleries du Finale où les doigts volent.

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    Et comme Fournet lui accompagne cela!, réglant l’orchestre au cordeau, ce que ne fera pas Rosenthal pour le la majeur, plus distant, plus propre, mais peu importe, qu’elle entre seulement et dès les premières notes c’est elle qui dirige, emportant l’œuvre au grand air, en faisant une sérénade, et des plus vives.

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    Au final Rosenthal se rattrapera, faisant danser son orchestre lui aussi, et Lili d’y caracoler, l’air de rien, sous un crinoline de traits, merveille !, que prolonge encore une Sonate en fa majeur confiée aux micros de la Radio Nationale, tendre et impérieuse à la fois _ voilà _, jouées avec des ombres, des accents, des contre-chants qui semblent venir d’un autre temps et pourtant si classiques, si mesurés, une perfection qui désigne ce qu’est le style même _ oui _ de la musique de Mozart.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Lili Kraus Edition – Vol. 1

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    Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 9 en mi bémol majeur, K. 271
    « Jeunehomme »

    Concerto pour piano et orchestre No. 12 en la majeur, K.414/385p
    Sonate pour clavier No. 12 en fa majeur, K. 332

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    Lili Kraus, piano
    Orchestre National de la R.T.F
    Jean Fournet, direction (K. 271)
    Manuel Rosenthal, direction (K. 414)

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    Un album du label St-Laurent Studio YSLT-940
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    Photo à la une : la pianiste Lili Kraus – Photo : © DR

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    De cette si simple merveilleuse évidence

    _ de très grand art, mais parfaitement discret, forcément, en sa jubilation rayonnante _

    merci, madame…

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    Ce dimanche 13 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter la Fantaisie en Fa mineur D 940 de Schubert par Paul Badura-Skoda et Jörg Demus

    Pour bien entamer la soirée de ce lundi

    de début septembre,

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    écouter la Fantaisie pour piano à 4 mains, en Fa mineur, D 940, de Franz Schubert,

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    par exemple par Paul Badura-Skoda et Jörg Demus,

    enregistrée en concert salle Gaveau, à Paris, le 6 octobre 2007,

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    en un double CD Gramola 99175, paru en 2018.

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    Avec quelque chose d’un peu vert,

    qui intrigue…

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    Ce lundi 7 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La soie charnelle des Wesendonck Lieder de Jessye Norman en concert à Salzbourg, le 6 août 1991

    Le 22 août dernier, sur son site Discophilia, Jean-Charles Hoffelé chroniquait,

    sous le titre JESSYE CHEZ MOZART (MAIS SANS MOZART),

    le CD Orfeo C 926 161 B,

    d’un récital, à Salzbourg, le 6 août 1991, de la superbe Jessye Norman,

    accompagnée au piano par le chef James Levine.

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    Le programme de ce récital est excellent,

    mais son clou est sans conteste l’interprétation par la grande Jessye Norman

    des cinq sublimes Wesendonck Lieder, de Richard Wagner.

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    Voici l’article :

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    JESSYE CHEZ MOZART (MAIS SANS MOZART)

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    All mein Gedanken qui ouvre ce récital salzbourgeois _ chez Mozart, donc… _ est une surprise : la grande voix essaie de s’y faire légère, mais non, même surveillée, la petite vocalise manque du piquant qu’une Hilde Güden lui donnait. Pourtant, comment ne pas entendre que les gloires du timbre, la pulpe des mots, les lignes radieuses _ oui, oui, oui _ trouvent aussi toute la lyrique de Richard Strauss ?

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    Le plus beau de ce concert _ oui !!! _ reste les Wesendonck-Lieder, James Levine infusant dans son piano des sortilèges maritimes qui inspirent à Jessye cette Isolde qu’elle n’osa pas.

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    Pour elle comme pour lui, des retrouvailles avec le Festival de Salzbourg qui les avait déjà accueillis pour une autre soirée placée sous le signe de Wolf, mais égrénant aussi quelques Debussy : c’est que Jessye ne résistait pas au plaisir de chanter en français, et cette fois, elle aura été chercher le très rare avec cinq des six mélodies de l’Opus 65 de Tchaikovski, merveille si peu courue.

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    Puis elle ose les charges et les fantaisies salées des Brettl-Lieder du Schönberg de cabaret, cycle qu’elle chérissait, et il faut entendre comment Levine lui accompagne cela ! Deux bis, Zueignung, radieux, puis façon ogresse, la Habanera de Carmen.

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    On en redemande ! _ oui.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Richard Strauss
    (1864-1949)

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    All mein Gedanken, mein Herz und mein Sinn, Op. 21 No. 1
    Nachtgang, Op. 29 No. 3
    Du meines Herzens Krönelein, Op. 21 No. 2
    Allerseelen, Op. 10 No. 8
    Ständchen, Op. 17 No. 2
    Zueignung, Op. 10 No. 1

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    Piotr Ilyitch Tchaikovsky (1840-1893)

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    6 Mélodies, Op. 65, TH 108 (4 extraits : Nos. 1-3, 6)

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    5 Gedichte für eine Frauenstimme, WWV 91 “Wesendonck-Lieder”

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    Arnold Schönberg (1874-1951)

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    Brettl-Lieder

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    Georges Bizet (1837-1875)

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    L’amour est un oiseau rebelle (extrait de « Carmen, WD 31 »)

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    Jessye Norman, soprano
    James Levine, piano

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    Enegistré à Salzbourg le 6 août 1991

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    Un album du label Orfeo C926161B
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    Photo à la une : la soprano Jessye Norman – Photo : © DR

     

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    Ce samedi 5 septembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter d’excellentes interprétations du Concerto en sol Majeur pour piano et orchestre de Maurice Ravel : avec brillance, expressivité et pudeur, selon le témoignage de Cédric Tiberghien

    Ce mercredi 12 août 2020,

    le site de ResMusica se fait l’écho d’une interview _ par Pierre-Jean Tribot _ du pianiste _ excellent ! _ Cédric Tiberghien,

    déjà donnée sur le site de Crescendo Magazine, le 26 janvier dernier,

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    donnée à l’occasion de la réception par le pianiste d’un prix pour son CD _ excellent ! _, avec la violoniste _ non moins excellente ! _ Alina Ibragimova,

    de Sonates de Franck, Vierne et Ÿsaÿe (le CD Hyperion CDA 68204)

    _ cf mon article du 17 avril 2019 : …

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    Et Cédric Tiberghien était alors interrogé aussi, au passage, sur le Concerto pour piano en Sol Majeur de Maurice Ravel :

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    « Vous avez participé à la nouvelle édition critique du Concerto pour piano et orchestre de Maurice Ravel pour la Ravel Edition.

    Que représente Ravel pour vous ?« .

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    Cédric Tiberghien, entre les sonates de César Franck et Louis Vierne

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    Ce mercredi 12 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa