Étiquette : interprétation

  • Le quatuor à cordes n° 15 de Mozart, par le Leipziger Streichquartett

    Dimanche dernier 28 avril,

    à l’émission La Tribune des Critiques de Disques de France-Musique,

    les interprétations sur la sellette

    étaient celles du Quatuor à cordes n°15 de Mozart (Köchel 421)

    _ soit le second des six quatuors dédiés par Mozart à Haydn ;

    et qui fut composé durant le premier semestre 1783.

    …

    Des six versions en lice,

    l’emporta _ et je suivais cet avis _ l’interprétation du Leipziger Streichquartette, en 2001

    _ soit le CD MDG 307 1035-2.

    …
    …

    Je ne disposais pas de cette version dans ma discothèque,

    alors que je disposais de la plupart des autres.

    …

    …

    En cherchant, presque par hasard, dans quelque bac de disquaire,

    il se trouve que je suis tombé sur ce CD

    _ isolé ;

    manquaient les deux autres CDs  par le Leipziger Streichquartett

    des six quatuors dédiés à Haydn, publiés chez Artaria en septembre 1785.

    …

    …

    Eh bien ! cette interprétation est en effet parfaite !

    d’équilibre et de vie…

    …

    …

    Ici encore,

    voici une musique dont l’enchantement poétique nous fait le plus grand bien !

    _ et quand je pense que certains disent-professent ne pas aimer Mozart…

    …

    …

    Ce samedi 4 mai 2019, Titus Curiosus – Francis

  • Splendide musique expérimentale de Bach : L’Art de la Fugue (BWV 1080), par Bob van Asperen

    Arrive-t-il parfois à Bach

    de nous être ennuyeux ?

    …

    …

    En tout cas certainement pas dans l’interprétation de L’Art de la Fugue que nous donne ces jours,

    en un tout simplement miraculeux CD AEolus  AE – 10154,

    Bob van Asperen

    _ avec l’appoint de Bernhardt Klapprott sur un second clavecin pour les deux pièces finales _,

    sur un merveilleux clavecin de Christian Zell, de 1741..!

    …

    Quel jeu confondant de poésie !

    Et quelle lumineuse prise de son !

    …

    …

    C’est le propre des très grands interprètes

    de nous présenter l’expérimentation bachienne

    comme un miracle sublime de la plus tendre poésie !

    …
    …

    Simplement, un immense merci !

    …
    …
    Ce jeudi 2 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Kristian Bezuidenhout : aussi magnifique dans Haydn que dans Mozart !

    Les sonates pour piano de Mozart par Kristian Bezuidenhout

    étaient merveilleuses d’alacrité

    en même temps que d’élégance et de vie.

    …
    Quelle miraculeuse justesse !

    …

    …
    En bien,

    le premier volume de ses sonates pour piano de Josef Haydn (Hob.XVI: 6, 20 & 48) par lui

    _ le CD Harmonia Mundi HMM 902273 _

    sont tout aussi miraculeuses

    de joie !

    …

     

    …

    Et je me retrouve à nouveau cette fois

    du même avis que Jean-Charles Hoffelé

    en l’article de son blog Discophilia, du site Artamag,

    …

    intitulé Caprices et rêveries.

    …

    …

    CAPRICES ET RÊVERIES

    …
    …

    Son cycle Mozart achevé, Kristian Bezuidenhout rend une visite à Haydn dont on espère les mêmes prolongements, car dès l’entre-deux de l’Allegro moderato de la Sonate en ut mineur, tout est dit : la fantaisie jusqu’à l’étrange, le sens des notes qui se disent à demi, les ponctuations plus suggérées qu’assénées, tout un vocabulaire subtil qui est celui du sentiment plutôt que l’humeur.

    …

    Et quel phrasé, quelle conduite articulée, quelle précision dans la diction du clavier tout au long de l’Andante : affaire de pianiste, certainement, mais d’instrument aussi : le Paul McNulty d’après Walter & Sohn (1805) si goûté par Viviana Sofronitzky, est vraiment une merveille dont le jeu élégant et précis de Kristian Bezuidenhoutépouse chaque subtilité.

    …

    C’est Haydn qui en sort grandi, à force de tendresse et de fantaisie, jusque dans le choix des arpèges et des ornements qui se varient selon les œuvres pour le sentiment comme pour le langage : la Partita en sol, œuvre de jeunesse, éclate d’une vitalité impertinente.

    …

    Les deux merveilles sont gardées pour la fin, les deux mouvements si contrastés de la Sonate en ut sont saisissants sous les doigts du jeune homme, avec leur caractère d’improvisation capricieuse, et les Variations en fa mineur regardent vers le Sturm und Drang derrière leurs charmes. Magique. Vite, la suite.

    …
    …

    LE DISQUE DU JOUR

    …

    …

    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …

    …

    …

    …

    …

    Franz Joseph Haydn (1732-1809)

    …
    Sonate en ut mineur, Hob. XVI:20
    Variations en sol majeur sur le thème « Gott erhalte Franz, den Kaiser », Hob. I:430
    Partita (Divertimento) en sol majeur, Hob. XVI:6
    Sonate en ut majeur, Hob. XVI:48
    Variations en fa mineur, Hob.XVII:6

    …

    Kristian Bezuidenhout, pianoforte

    …

    Un album du label harmonia mundi HMM902273
    …

    Photo à la une : le pianofortiste Kristian Bezuidenhout – Photo : © Marco Borggreve

    …

    Ce jeudi 11 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • InAlto aux anges de la spiritualité baroque romaine

    Pour élargir-approfondir l’explicitation de l’admiration

    que j’affirmais _ bien trop brièvement _ le 26 mars dernier

    en mon article 

    envers le magnifique CD Teatro Spirituale _ Rome (c. 1610) _ le CD Ricercar RIC 399 _

    de Lambert Colson et son très remarquable Ensemble InAlto,

    …

    voici que ce matin je découvre sur le site de Res Musica

    ce très juste article de Cécile Glaenzer

    …

    intitulé

    InAlto sur les hauteurs de la spiritualité baroque à Rome :

    …

    …

    …

    …

    Œuvres d’Emilio de’ Cavalieri (1550-1602), Paolo Quagliati (c.1555-1628), Giovanni Franceso Anerio (1569-1630), Francisco Soto de Langa (1534-1619), Giovanni de Macque (1550-1614), Antonio Cifra (c.1584-1629), Luca Marenzio (1553-1599), Paolo Animuccia (?-1563), Girolamo Frescobaldi (1683-1643).

    Ensemble InAlto.

    1 CD Ricercar.

    Enregistré en janvier 2018 (Trevi) et septembre 2018 (Belgique).

    Durée: 01:12:15

    …
    …

    teatro spirituale ricercar

    …

    …

    …

    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    ..
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    …

    Après deux enregistrements remarqués, le premier consacré à Schein _ le CD Ramée RAM 1401, en 2015 _ et le second à Schütz et ses contemporains _ le CD Passacaille PAS 1023 en 2016 _, c’est vers l’Italie du début du XVIIesiècle que se tourne le jeune ensemble belge InAlto conduit par le cornettiste Lambert Colson, démarche initiée dans son précédent opus, Un cornetto a Roma, paru chez Passacaille en 2017 _ le CD Passacaille PAS 1033.

    …

    …

    Le programme de ce disque est construit comme une succession d’exercices spirituels autour du thème de la pénitence, sur le modèle des psaumes entendus dans les cercles oratoriens à Rome dans les premières années du XVIIe siècle _ oui. Fondée par Philippe de Neri  à la fin du XVIesiècle, la congrégation de l’Oratoire a joué un rôle _ très _ important dans la diffusion des idées de la Contre-Réforme catholique _ en effet ! La musique a très vite été primordiale au cœur de la spiritualité oratorienne _ et le très grand efficace de sa diffusion _, transformant ses réunions de prière en une prédication en musique _ voilà ! à la Chiesa Nuova, à Rome _, faisant la part belle à l’expression _ oui _ de l’introspection _ ainsi partagée, et diffusée. C’est ce qu’illustre magnifiquement _ oui, vraiment ! _ ce programme très bien pensé. Composés dans le style du recitar cantando _ à partir de Caccini et Peri, à Florence, Emilio de’ Cavalieri, à Rome, puis bientôt Monteverdi, à Mantoue d’abord et ensuite à Venise _, les psaumes anonymes _ sublimes !!! _ présents dans cet enregistrement _ et peut-être même ses sommets ! je l’indiquais moi-même aussi en mon article du 26 mars dernier… _, confiés à la voix soliste _ de dessus _ de soprano et à celle de ténor, sont d’une _ vraiment ! _ extraordinaire intensité expressive. Les inventions chromatiques et les enchaînements harmoniques audacieux rappellent _ oui _ l’écriture de Cavalieri _ qu’on se rapporte à l’écoute des (importants) CDs Alpha 011 (Lamentations) et 065 (Rappresentatione Di Anima Et Di Corpo), en 2001 et 2004. Les voix amples et bien timbrées d’Alice Foccroulle et de Reinoud Van Mechelen y font merveille _ absolument ! Cela aussi je l’indiquais. On est particulièrement ému _ profondément, même _ à l’écoute du De profondis _ demeuré anonyme donc _ qui ouvre cet enregistrement, où la voix de soprano semble trouver au plus profond _ voilà _ de l’âme les élans _ vers le Ciel _ qui implorent son Créateur. Il en est de même dans le Miserere qui culmine _ oui !!! _ comme un sommet d’expressivité au centre du programme _ comment ne souscrirais-je pas à cette justissime appréciation ?!! L’importance donnée au texte _ oui, et c’est fondamental en ces œuvres _, servi par une diction parfaite _ oui ! _, est sublimée _ je prononçais moi aussi le mot de « sublime« … _ par un sens des couleurs _ oui _ particulièrement soigné. Ainsi, le continuo, qui fait alterner orgue et clavecin alliés au théorbe, soutient _ oui… _ les affects _ essentiels ! _ des voix avec beaucoup de sensibilité _ et c’est encore peu dire.

    …
    …

    Autour de ces psaumes, Lambert Colson a imaginé un écrin de pièces vocales et instrumentales de compositeurs de la même époque _ que ces œuvres de Cavalieri ainsi que ces anonymes, autour de 1600… _, comme autant d’exercices spirituels propres à l’élévation des sens et de l’esprit _ voilà la direction fondamentale de cette spiritualité musicalement incarnée. Un quatuor vocal alterne avec un quatuor de sacqueboutes _ instruments majeurs en la musique de ce moment _ pour nous entraîner dans les dédales polyphoniques _ oui ! _ d’une méditation musicale de _ très _ haut vol. Deux pièces jouées sur l’orgue Renaissance (1509) de l’église San Francesco de Trevi _ en Ombrie _ ponctuent judicieusement le programme. On peut toutefois regretter une prise de son trop proche des tuyaux de l’orgue, qui favorise la restitution des bruits de mécanique au détriment de la réverbération naturelle du lieu, particulièrement dans la Toccata pour l’élévation de Frescobaldi. Quant au _ merveilleux _ cornet de Lambert Colson _ oui _ qui survole _ et emporte _ ce programme tel un vol d’anges, il nous fait entrevoir ce qu’il y a au-delà des cieux _ oui, oui, oui.

    …

    …

    Ce mardi 9 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa