Étiquette : interprétation

  • La belle année François Couperin de Carole Cerasi

    Carole Cerasi,

    magnifique claveciniste turco-britannique,

    vient de couronner en beauté l’année 2018 

    du 350ème anniversaire de la naissance de François Couperin,

    …

    par un magistral coffret de 10 CDS

    de l’intégrale de l’œuvre pour clavecin du compositeur :

    …

    le coffret Metronome METCD 1100.

    …

    …

    C’est seulement  (!!) par un article de Jean-Charles Hoffelé

    en date du 28 décembre dernier

    sur le blog Discophilia de son site sur Artamag,

    Couperin heureux

    …

    que j’ai pu prendre connaissance de cette importante sortie discographique ;

    …

    et alors que j’admire, depuis ses débuts discographiques, Carole Cerasi…

    …
    …

    Ce coffret

    commandé illico presto,

    puis parvenu ce jour chez mon disquaire préféré,

    …

    afin de bien commencer à en percevoir,

    revenu à mon domicile,

    les merveilles de musique,

    …

    j’ai bien volontiers suivi le conseil du critique ;

    …

    et ai choisi de mettre d’abord sur ma platine

    le premier disque (le disque n°4) du Second Livre de Pièces de Clavecin (de 1717) ;

    …

    qui comporte les sixième, septième et huitième ordre de ces pièces,

    …

    interprétées sur un clavecin du voisin barbastin Philippe Humeau, de 1989,

    d’après un Antoine Vater, de 1738, à Paris

    _ et cela d’autant plus qu’y figurent Les Baricades mystérieuses que j’aime tant…

    …
    …

    Eh bien !

    l’enchantement de cette interprétation

    de ces merveilles de François Couperin

    est au rendez-vous !

    …

    …

    Avec, notamment, en effet,

    d’extraordinaires Baricades mystérieuses _ à la plage n°5 de ce CD n°4.

    …

    …

    Mais c’est le CD tout entier qui est éblouissant !

    …

    …

    Voici ce que disait Jean-Charles Hoffelé en son Couperin heureux

    du 28 décembre dernier :

    …

    …

    Couperin heureux

    COUPERIN HEUREUX

    Carole Cerasi avait bien caché son jeu : alors que tant abordent en cette année anniversaire leur Couperin par un disque récital ou au mieux un livre entier, voici qu’elle nous offre d’un bloc l’intégrale des vingt-sept ordres, tout cela enregistré en un peu plus d’une année, L’Art de toucher le clavecin s’y ajoutant ensuite.

    …

    Merveille d’élégance que ce jeu souple qui suggère le tendre, peint les subtilités du sentiment, mais sait aussi se saisir des caractères que Couperin dessine d’un crayon vif. C’est la diversité de cet univers que la claveciniste exalte, jouant tout ce théâtre d’émotions dans les décors de quatre clavecins somptueux : littéralement, ils vous mettent les scénettes sous les yeux, peignent en couleurs cet univers à la Chardin où le détail est tout.

    …

    La manière tendre de la claveciniste réjouira plus les amateurs du Couperin d’Olivier Baumont que ceux de celui de Blandine Verlet ; Carole Cerasi soigne plus la forme, scrute l’écriture, sonde l’harmonie souvent audacieuse autant que les mélodies troublantes.

    …

    Sommet de cette somme parfaite qui remet à jour la discographie – en attendant de pouvoir entendre l’intégrale que Davitt Moroneyvient d’achever – un Deuxième Livre d’anthologie : Couperin libéré du regard sévère de Louis XIV y aiguisait sa plume, son imagination s’y débridait, ouvrant à l’instrument de nouvelles licences poétiques et à son art de nouveaux horizons : il faut entendre les éclats de La Triomphante, spectaculaire, mais aussi et surtout peut-être la nostalgie infinie de La Mézangère.

    …

    Tout au long des dix disques, le charme ne se rompt jamais, et atteint à une dimension supplémentaire dans les équilibres parfaits, la langue solaire du Troisième Livre. Les ombres du Quatrième Livre, ses nostalgies à peine voilées, peuvent paraître, elles sonnent avec une liberté de phrasés, un sens des proportions, une puissance poétique que Scott Ross avait jadis trouvés par éclipses.

    …

    Au moment de refermer cette boîte impeccable me parvient un autre disque de Carole Cerasi, celui qu’elle consacra il y a vingt ans à l’intégrale des Suites d’Elisabeth Jacquet de la Guerre : le grand geste dramatique, l’âpreté d’une écriture sévère et fulgurante, la clarté de ses conceptions font encore une fois mouche sur le magnifique Ruckers de 1636, celui-là même qu’elle joue tout au long du Premier Livre de son intégrale François Couperin.

    …

    …

    LE DISQUE DU JOUR

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    …

    François Couperin (1668-1733)
    L’œuvre pour clavecin (Intégrale)

    …

    Carole Cerasi, clavecin

    …

    Un coffret de 10 CD du label Metronome METCD1100
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    …

    …

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    …

    …

    Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729)
    L’œuvre pour clavecin (Intégrale)

    …

    Carole Cerasi, clavecin

    …

    Un album du label Metronome METCD 1026
    …

    …

    …

    …

    Photo à la une : La claveciniste Carole Cerasi – Photo : © DR

    …

    …

    Le plaisir des neuf autres CDs de ce coffret magique

    m’attend désormais…

    …

    Á suivre, donc.

    …

    …

    Ce jeudi 24 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une violoniste hors pair : Vilde Frang…

    De la violoniste _ norvégienne _ Vilde Frang,

    …

    j’ai fait l’éloge

    de son prodigieux CD Bartok-Enesco _ le CD Warner 0190295662554 _,

    en mon article du 19 septembre 2018 :

    …
    …

    Je l’avais découverte, en 2016,

    pour son CD, magnifique aussi _ ou déjà _, Britten – Korngold _ un précédent CD Warner.

    …

    …

    Et voici que par hasard ce jour

    je tombe, en un bac de CDs,

    sur son CD Sibelius – Prokofiev _ le CD Warner 50999 6 84413 2 6.

    …
    …

    Quelle musicienne !!!

    …

    Tout frémit de vie,

    et avec la plus grande justesse…

    …

    …

    Chapeau, l’artiste !!!

    …

    …

    Une virtuosité sans esbroufe, très simplement.

    Il faut y arriver…

    …

    …

    Ce mercredi 23 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une nouvelle pépite d’or de La Compagnia del Madrigale : le CD Cipriano de Rore « Vieni, dolce Imeneo » _ ou la perfection de l’interprétation

    Pas un seul des CDs

    de La Compagnia del Madrigale

    qui ne soit décidément un pur chef d’œuvre !

    …

    …
    Et celui qui paraît ce mois de janvier

    ne déchoit pas davantage que les précédents

    _ je veux dire leurs merveilleux et sublimes CDs Gesualdo, Marenzio, Monteverdi, L’arte del Madrigale, tous parus chez Glossa ;

    et leur Orlando furioso, paru chez Arcana _

    à cette règle de constat _ admiratif ! _ de fait !

    …

    …

    Celui de ce jour

    est un CD consacré à l’œuvre de Cipriano de Rore,

    et est intitulé Vieni, dolce Imeneo _ Madrigali ;

    …

    soit le CD Glossa GCD 922808.

    …

    …

    Ici, je me permets un simple rappel de dates

    concernant ces compositeurs

    auxquels La Compagnia a consacré ces si somptueux enregistrements,

    …

    dans l’horizon de leurs rapports de filiations _ artistiques _,

    auprès des cours des _ si raffinées _ principautés italiennes

    de la Renaissance _ et de la naissance du Baroque _,

    …

    au premier chef, celle des Este à Ferrare,

    mais aussi, celle des Gonzague à Mantoue, et celle des Farnese à Parme :

    …

    …

    Cipriano De Rore (Renaix/Ronse, 1515/16 – Parme, 1565) ;

    Luca Marenzio (Coccaglio, près Brescia, 1553 – Rome, 1599) ;

    Carlo Gesualdo (Venosa, 1566 – Gesualdo, 1613) ;

    Claudio Monteverdi (Crémone, 1567 – Venise, 1643).

    …

    …

    A cette liste,

    …

    j’ajouterais pour ma part,

    à titre de jalons intermédiaires

    entre Cipriano de Rore (décédé en 1565) et Luca Marenzio (né en 1553),

    …

    les noms de compositeurs décisifs, eux aussi,

    dans le raffinement _ inouï _ des cours de ces principautés italiennes,

    _ d’abord celle des Este à Ferrare,`

    mais aussi celle des Gonzague à Mantoue

    et celle des Farnese à Parme, j’insiste là-dessus _ ;

    …

    ainsi que dans la composition de madrigaux,

    …

    tels que

    Giaches de Wert (Bornem, 1535 – Mantoue, 1596)

    et Luzzasco Luzzaschi (Ferrare, c. 1545 – Ferrare, 1607),

    …

    tous deux très effectivement élèves de Cipriano de Rore à Ferrare,

    où celui séjourna, de 1547 à 1559, auprès du duc

    _ modèle d’esthète-mécène d’un extrême raffinement (et en tous les arts) pour toute l’Europe ! _

    Hercule II d’Este (1508 – 1559)

    _ dont l’épouse était Renée de France (1510 – 1574),

    fille du roi de France Louis XII (1462 – 1515),

    et sœur de la reine Claude (1499 – 1524), la première épouse de François Ier (1494 – 1547) _ :

    …

    peut-être pour de futurs _ voire prochains _ enregistrements

    de La Compagnia del Madrigale…

    …

    …

    Cf aussi mes récents articles du 24 juin

    et du 14 juillet derniers (2018)

    à propos de CDs consacrés à l’œuvre de Cipriano de Rore.

    …

    …

    Quelle chance de pouvoir physiquement _ sonorement, je veux dire _ jouir de telles musiques

    en de telles sublimes interprétations !!!

    …

    …

    Ce dimanche 20 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De sublimes Nuits d’été ré-enchantées par un éblouissant Stéphane Degout, baryton, et Les Siècles du très grand François-Xavier Roth

    Dès leur parution, hier 18 janvier 2019,

    découvrant le CD Berlioz des Siècles, dirigés par le grand François-Xavier Roth

    _ le CD Harmonia Mundi HMM 902634 _

    avec à son programme Harold en Italie et Les Nuits d’été,

    …

    je m’empresse de me le procurer,

    et l’écouter, en jouir.

    …

    …

    En commençant par le cycle des six mélodies des Nuits d’été

    _ peut-être le sommet de toute la mélodie française !!

    …
    …

    Et recevant un courriel d’une amie

    juste à la fin de ma première écoute des mélodies

    (de Berlioz, en 1841,

    sur des poèmes de Théophile Gautier, extraits du recueil La Comédie de la mort, de 1838).

    …

    voici ce que que je réponds,

    à cette amie

    qui me disait avoir assisté la veille à une représentation

    _ en mode oratorio, heureusement ! _

    du Tristan und Isolde, de Wagner :

    …

    …

    Tristan, c’est en effet sublime !
    Quel poème musical !
    Et c’est même orgasmique…
    J’ai assisté à Bordeaux à une représentation _ proprement magique _ avec Margaret Price !!!
    …
    Là, je me trompais : Margaret Price n’a jamais chanté sur scène Tristan ;
    c’était dans l’Otello de Verdi que je l’avais vue-entendue ;
    et c’était le 7 mars 1991 ; la sublime Desdémone qu’elle incarnait si merveilleusement (ah ! l’air du saule !)
    répondait à l’Otello de Placido Domingo !
    Et Gabriel Bacquier était aussi de la distribution bordelaise ce soir-là…
    C’était somptueux !
    …
    Le Tristan de Wagner, j’y avais assisté peu auparavant, à Bordeaux, aussi _ c’était le 19 janvier 1991 _ ;
    mais je n’ai hélas pas gardé souvenir (ni trace écrite en mon agenda) des interprètes de ce Tristan,
    qui m’avait, lui aussi, très vivement impressionné !
    Le chef Alain Lombard disposait d’un merveilleux carnet d’adresses (des plus grands chanteurs et cantatrices) ;
    et le public averti du Grand-Théâtre et du Mai musical en a considérablementent joui, ces années-là !..
    …
    Et en ce moment, j’écoute avec ravissement Les Nuits d’été de Berlioz : un sommet que déjà j’idolâtre (notamment par Régine Crespin, mais aussi Janet Baker _ par exemple en un récital à Londres, dirigé par Carlo-Maria Giulini, et publié en CD par BBC Legends _, et quelques autres : Anne-Catherine Gillet, Brigitte Balleys, Véronique Gens…) ;
    et ici dans l’interprétation qui paraît aujourd’hui du baryton Stéphane Degout, avec Les Siècles et François-Xavier Roth.
    Quel chanteur ! Quel art et de chanter et de dire ! Quel timbre aussi. C’est à tomber par terre.
    …
    Je vais les ré-écouter sur le champ ;
    alors que je n’ai pas encore passé la première partie du CD, Harold en Italie, avec la grande Tabea Zimmermann à l’alto _ une œuvre qui, je dois le dire, ne m’a jamais, hélas pour moi, passionné !
    …
    Mon plus grand et beau souvenir de concert
    _ c’était au Grand-Théâtre de Bordeaux ; je n’arrive pas à en repérer la date ! Si, je l’ai retrouvée notée sur un de mes anciens agendas : c’était le dimanche 27 mai 1984 (ajout du dimanche 21 janvier 2024)… _
    est un immense et magique récital de Tatiana Troyanos,
    avec ces berlioziennes Nuits d’été, justement,
    le sublime air de concert (pour Nancy Storace) Chio mi scordi di te, de Mozart,
    les Fruhe Lieder d’Alban Berg, etc.
    Déjà, rien que des chefs d’œuvre !
    3/4 d’heures d’applaudissements de la salle debout !!!
    Tatiana Troyannos est décédée quelques années plus tard _ le 21 août 1993 _ d’un cancer.
    L’éternité est dans le temps, et au présent. A nous de la sentir _ saisir est trop brutal _ ;
    et de la reconnaître
    telle une grâce qui ici et maintenant, juste en passant, vient nous croiser et effleurer…

    …

    …

    Et après plusieurs ré-écoutes successives, depuis,

    de ces Nuits d’été de Stéphane Degout, Les Siècles, et François-Xavier Roth,

    …

    mon enthousiasme double à chaque audition !

    …

    Votre écoute de ces enchanteresses mélodies de Berlioz et Gautier

    va en être réenchantée !!!

    …

    …

    Ce samedi 19 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa