Étiquette : interprétations

  • Ecouter le « redoutable » Concerto pour violoncelle et orchestre d’Esa-Pekka Salonen, par le superbe violoncelliste Nicolas Alstaedt, dans le CD Alpha 627

    C’est en découvrant, non sans surprise, l’article intitulé « Nicolas Alstaedt s’attaque au redoutable concerto de Salonen« ,

    un article en date d’hier 13 juin 2022, sur le site de ResMusica, et sous la plume de Jean-Claude Hulot,

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    que je m’avise que je n’ai pas encore consacré d’article sur ce blog au très marquant CD Alpha 627,

    dans lequel, avec le violoniste Pekka Kuusisto, et le Rotterdam Philharmonic Orchestra sous la direction de Dima Slobodeniouk, l’excellent violoncelliste Nicolas Altstaedt, interprète très brillamment le passionnant et très riche  Concerto pour violon et orchestre d’Esa-Pekka Salonen,

    ainsi que la Sonate pour violon et violoncelle de Maurice Ravel…

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    Quelle étrange négligence de ma part envers ces deux interprétations, qui m’ont pourtant marqué…

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    Nicolas Alstaedt s’attaque au redoutable concerto de Salonen

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    Il est heureux qu’une partition aussi récente que le vaste Concerto pour violoncelle d’Esa Pekka Salonen créé en 2017 _ voilà _ bénéficie déjà d’un autre enregistrement que celui du compositeur accompagnant le dédicataire Yo Yo Ma. 

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    Au programme également de cet enregistrement, la Sonate pour violon et violoncelle de Ravel. Curieux couplage : assez incongru et très bref !

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    Le Concerto pour violoncelle de Salonen a été créé en 2017 par le chef compositeur et son dédicataire, le grand Yo Yo Ma, avec le Chicago Symphony. Les deux artistes l’ont d’ailleurs enregistré peu après, mais avec le Los Angeles Philharmonic (Sony). C’est une page de grandes dimensions (près de quarante minutes) d’une forme classique en trois mouvements, mais d’une écriture très élaborée, mettant en valeur la virtuosité comme les possibilités de timbres de l’instrument. L’œuvre est bien représentative du style volontiers composite de Salonen, en particulier dans le spectaculaire finale, l’orchestration est chargée mais évidemment très virtuose. Nicolas Alstaedt qui a eu le privilège de jouer ce concerto avec son auteur _ au Festival d’Helsinki _ est ici entouré par l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam capté en concert. S’il n’égale pas tout à fait la formidable plasticité du Los Angeles Philharmonic dirigé par le maître lui-même, il offre cependant une heureuse alternative pour une partition destinée à devenir un classique du XXIᵉ siècle, avec une prestation pleinement satisfaisante.

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    On aurait aimé l’entendre associée à un autre grand concerto encore récent comme celui de Dutilleux, mais le violoncelliste a préféré nous proposer la Sonate de Ravel (1920) que rien ne rapproche esthétiquement du Concerto de Salonen, en compagnie du violoniste finlandais Pekka Kuusisto. Le résultat est d’une austérité qui rend cette page, l’une des moins immédiatement séduisantes de Ravel, plutôt intimidante, à l’opposé exact de l’excès de lyrisme du récent enregistrement de Kopatchinskaja et Gabetta pour le même éditeur _ Alpha. On regrette qu’Alstaedt, partenaire de musique de chambre de Vilde Frang et Bartabas Kelemen n’ait pas privilégié un de ces violonistes, tant cette version se révèle d’une sévérité presque rebutante. Un disque intéressant, mais à classer à Salonen plus qu’à Ravel.

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    Esa-Pekka Salonen (né en 1958) : Concerto pour violoncelle et orchestre.

    Maurice Ravel (1875-1937) : Sonate pour violon et violoncelle.

    Nicolas Altstaedt, violoncelle ; Pekka Kuusisto, violon ; Orchestre philharmonique de Rotterdam, direction : Dima Slobodeniouk.

    1 CD Alpha.

    Enregistré (Salonen) à De Doelen, Rotterdam les 14 et 16 décembre 2018,

    et (Ravel) à la Jesus Christus Kirche de Berlin en octobre 2019.

    Texte de présentation en français, anglais et allemand. Durée : 57:22

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    Ce mardi 14 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Ecouter aussi la Sonate pour piano n°2 de Rachmaninov, par exemple par Ivo Pogorelich, saisissant sa poésie et sa fulgurance…

    Pour poursuivre un peu l’élan de mon article d’avant-hier 11 juin «  » à propos de l’art de ce magnifique pianiste,

    en particulier en la Sonate pour piano n°1 Op. 28 de Serge Rachmaninov,

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    et faute de disposer actuellement du CD Hyperion CDA 67936 comportant l’interprétation par Steven Osborne de la célèbre Sonate pour piano n°2, Op. 36,

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    je me suis tourné vers quelques unes des interprétations de cette fameuse Sonate n°2 présentes en les CDs de ma discothèque,

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    et suis tombé sous le charme saisissant de l’interprétation, fulgurante de vie et de poésie, en septembre 2018, à Raiding, dans le CD Sony 19075956602, d’Ivo Pogorelich…

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    Cf, déjà, à propos de ce CD publié par Sony en 2019, mon article du samedi 18 septembre 2019 « « …

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    Rachmaninov, oui,

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    un compositeur tout à fait marquant,

    au moins en ses œuvres pour le piano…

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    Ce lundi 13 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comparer deux interprétations de la « Johannes-Passion » (en les versions de 1724 et 1725) de Johann-Sebastian Bach par Philippe Herreweghe, en 2001 à Cologne et 2018 à Anvers

    Ayant été séduit par ma ré-écoute du double CD Harmonia Mundi HMC 901748.49 de la « Johannes-Passion » BWV 245 (en sa version de 1725), par Philippe Herreweghe et son Collegium Vocale de Gand, enregistrée à Cologne en avril 2001,

    j’ai désiré confronter celle-ci à une plus récente interprétation du même Philippe Herreweghe et son Collegium Vocale de Gand, de cette « Johannes-Passion » BWV 245 (mais cette fois en sa version de 1724 _ celle qu’en son article du 17 avril dernier intitulé « Bach en soi » Jean-Charles Hoffelé a adéquatement nommée « la version princeps« … _), parue dans le coffret de 10 CDs du label PHI  LPH038, et enregistrée à Anvers en mars 2018.

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    Et je préfère, de loin, l’interprétation pulpeuse et profonde de 2001, de cette très tendre « Johannes-Passion » (de 1725),

    à celle (de 1724) qui, personnellement, me semble cérébrale et décharnée, de 2018.

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    Et en cela, je ne partage pas, pour une fois, l’appréciation uniment laudative de Jean-Charles Hoffelé en son article de Discophilia du 17 avril dernier :

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    BACH EN SOI

    Philippe Herreweghe aura produit au disque la révolution Bach la plus constante, la plus sereinement affirmée, s’ajoutant, au même degré de puissance suggestive, à celle menée par Nikolaus Harnoncourt et Gustav Leonhardt.

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    Son secret _ probablement, en effet ! _, le chœur, qu’il modèle de ses dix doigts comme jamais ni Harnoncourt ni Leonhardt n’ont pu le transfigurer _ eux qui ont fait appel à ce chœur du Collegium Vocale de Gand de Philippe Herreweghe en leur mémorable Intégrale des Cantates de Bach pour Telefunken… Chaque mot ici porte au cœur et à l’âme, dont l’impact est augmenté dans cette série entreprise pour son label _ Phi _ entre 2010 et 2022 par une sérénité supplémentaire, une sorte de simplicité et d’évidence qui laissent les lacis harmoniques et les fulgurances du verbe s’équilibrer dans un discours d’une éloquence souveraine.

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    Ce que toucher l’âme avec le son signifie rayonne _ mais inégalement selon ces 10 CDs, à mon goût personnel… _ au long de ce parcours Bach où Herreweghe revient à la Saint-Jean version princeps _ de 1724 _, en aérant la trajectoire expressionniste, y faisant pénétrer une lumière qui est déjà un peu celle de la Saint-Matthieu.

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    Retour aussi à la Messe en si, élancée, d’une élégance flamboyante.

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    Les Motets sont animés de cette même lumière où les polyphonies semblent des architectures célestes, l’ode funèbre (Lass Fürstin) si touchante _ très réussie, ici, celle-ci… _, les cantates, pour l’essentiel prises aux années de Leipzig, complètent ou augmentent les cycles entrepris pour Virgin et Harmonia Mundi ; ce dernier serait bien inspiré de rassembler en un fort coffret le legs Bach de celui qui enregistra tant pour le label arlésien.

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    Tous ces opus patiemment engrangés désignent la confluence du geste d’Herreweghe de celui de Bach, cette évidence qui, portée par des prises de son exceptionnelles, fait espérer que ce coffret de dix disques ne clôt pas un voyage dont j’espère déjà d’autres étapes et pourquoi pas de nouvelles Petites Messes ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Philippe Herreweghe
    The Complete Bach Recordings on Phi

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    CD 1
    Johann Sebastian Bach(1685-1750)
    Singet dem Herrn ein neues Lied, BWV 225
    Komm, Jesu, komm, BWV 229
    Jesu, meine Freude, BWV 227
    Lobet den Herrn alle Heiden, BWV 230
    Fürchte dich nicht, ich bin bei dir, BWV 228
    Der Geist hilft unser Schwachheit auf, BWV 226

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    CDs 2 & 3
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Messe en si mineur, BWV 232
    Dorothee Mields, soprano I – Hana Blažiková, soprano II – Damien Guillon, contre-ténor – Thomas Hobbs, ténor – Peter Kooij, basse

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    CD 4
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Cantate « Es ist nichts Gesundes an meinem Leibe », BWV 25
    Cantate « Warum betrübst du dich, mein Herz? », BWV 138
    Cantate « Herr, gehe nicht ins Gericht mit deinem Knecht », BWV 105
    Cantate « Schauet doch und sehet, ob irgendein Schmerz sei », BWV 46

    Hana Blažiková, soprano – Damien Guillon, contre-ténor – Thomas Hobbs, ténor – Peter Kooij, basse

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    CD 5
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Cantate « Ich elender Mensch, wer wird mich erlosen », BWV 48
    Cantate « Herr, wie du willt, so schick’s mit mir », BWV 73
    Cantate « Sie werden euch in den Bann tun », BWV 44
    Cantate « Ich glaube, lieber Herr, hilf meinem Unglauben ! », BWV 109

    Johann Schelle (1648-1701)
    Komm, Jesu, komm, mein Leib ist müde
    Hana Blažiková, soprano – Damien Guillon, contre-ténor – Thomas Hobbs, ténor – Peter Kooij, basse

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    CD 6
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Cantat » « Nimm von uns, Herr, du treuer Gott », BWV 101
    Cantate « Mache dich, mein Geist, bereit », BWV 115
    Cantate « Ihr werdet weinen und heulen », BWV 103

    Dorothee Mields, soprano – Damien Guillon, contre-ténor – Thomas Hobbs, ténor – Peter Kooij, basse

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    CD 7
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Cantate « Ein feste Burg ist unser Gott », BWV 80
    Cantate « Christ lag in Todesbanden », BWV 4
    Cantate « Gott der Herr ist Sonn und Schild », BWV 79

    Dorothee Mields, soprano – Alex Potter, contre-ténor – Thomas Hobbs, ténor – Peter Kooij, basse

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    CDs 8 & 9
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Johannes-Passion, BWV 245
    Maximilian Schmitt, ténor (L’Evangéliste) – Krešimir Stražanac, basse (Jesus)
    Dorothee Mields, soprano – Damien Guillon, contre-ténor – Robin Tritschler, ténor – Peter Kooij, basse (Pilatus, airs)
    Philipp Kaven, basse (Petrus) – Stephan Gähler, ténor (Servus) – Magdalena Podkościelna, soprano (Ancilla)

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    CD 10
    Johann Sebastian Bach (1685-1750)
    Cantate « Es ist dir gesagt, Mensch, was gut ist », BWV 45
    Motet « O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht », BWV 118
    Cantate « Laß, Fürstin, laß noch einen Strahl », BWV 198

    Dorothee Mields, soprano – Alex Potter, contre-ténor – Thomas Hobbs, ténor – Peter Kooij, basse

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    Collegium Vocale Gent
    Philippe Herreweghe, direction

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    Un coffret de 10 CD du label Phi LPH038

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    Photo à la une : le chef d’orchestre Philippe Herreweghe – Photo : © DR

     

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    Ce lundi 25 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Du « Duo pour violon et violoncelle » Op. 7 de Zoltan Kodaly, l’été 14, comparer diverses interprétations discographiques _ ou la plus grande proximité avec la voix humaine…

    Pour continuer mon aperçu d’hier même,

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    j’ai cherché à confronter à l’interprétation du « Duo pour violon et violoncelle » Op. 7 de Zoltan Kodaly _ ici le podcast de l’interprétation de Josef Gingold et Janos Starker, en 1973 ; et ici celui de l’interprétation, à Hollywood, par Jascha Heifetz et Gregor Piatigorsky, en 1960 ; et, mieux encore, celui, à Prague,par Josef Suk et André Navarra, en 1964… _, par Barnabas Kelemen et Nicolas Altstaedt dans le superbe CD Alpha 737 _ dont voici une brève vidéo de présentation _, enregistré à la Pfarrkirche de Lockenhaus en juillet 2020 _ de cette merveilleuse interprétation, écouter le podcast accessible en mon article du lundi 4 avril dernier : … _,

    à d’autres interprétations de ce chef d’œuvre dont dispose ma discothèque personnelle :

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    _ celle des frères Jean-Marc Phillips-Varjabédian et Xavier Phillips, dans le CD Harmonia Mundi HMC 905265, enregistré en l’église luthérienne de la Villette, à Paris, en mars 2004 ;

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    _ et celle d’Antje Weithaas et Julian Steckel, dans le CD Avi-Music 8553272, enregistré à la Kammermusiksaal Deutschlandfunk de Cologne au mois de janvier 2018 _ cf mon article du 3 septembre 2019 : …

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    Et voici que va paraître ces jours-ci un tout nouveau CD Kodaly comportant ce chef d’œuvre de l’Opus 7 de Kodaly,

    dans l’interprétation, cette fois, de Barnabas Kelemen et Marc Coppey, pour le CD Audite 97.794,

    ainsi que vient de me l’apprendre, avant-hier jeudi 14 avril, un article intitulé « Le violoncelle parle » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia :

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    LE VIOLONCELLE PARLE

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    La grande Sonate pour le seul violoncelle _ Op. 8 _ où Kodály réfugia son art durant la Première Guerre mondiale aura fait de la grande caisse un monde en soi. Bach n’est pas son modèle, le grand soliloque crée son propre univers, défiant les possibilités de l’instrument, l’archet doit être une voix humaine, et émouvoir autant qu’elle, les pizzicatos sont des sursauts d’âme, tout un discours du sensible doit s’y transmuer en un espressivo constant, et c’est merveille d’entendre Marc Coppey en saisir l’urgence comme les méditations, faire résonner les registres si différents, habiter les pianissimos insondables (où semblent s’annoncer ceux des Quatuors de Chostakovitch), et conduire l’ascension irrépressible du Finale si héroïquement.

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    Belle idée, regrouper sur le disque tout ce que Kodály aura confié à ce qui fut son instrument favori _ le violoncelle, donc. J’admire l’éloquence ténébreuse avec laquelle Coppey ouvre la Sonate _ pour violoncelle et piano, Op. 4 _ créée à Paris en 1910, œuvre magique par sa fantaisie introspective pimentée d’hungarismes que le piano de Matan Porat savoure : il faut entendre l’animation qu’ils mettent à la danse si inventive de l’Allegro con spirito.

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    Un chef-d’œuvre en cache ici un autre : le Duo, Op. 7, plein de paysages et de chants, merveille qui adosse l’un à l’autre le violon de Barnabás Kelemen, un peu tzigane, et le violoncelle de Marc Coppey, un opus majeur qui atteint les sommets d’inspiration et d’invention que Ravel trouva lui aussi pour sa Sonate. À eux deux ils font ici un vrai petit orchestre, magique simplement.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Zoltán Kodály (1882-1967)

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    Sonate pour violoncelle seul, Op. 8
    Sonate pour violoncelle et piano, Op. 4
    Sonatine pour violoncelle et piano
    Duo pour violon et violoncelle, Op. 7

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    Marc Coppey, violoncelle
    Matan Porat, piano
    Barnabás Kelemen, violon

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    Un album du label Audite 97.794
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    Photo à la une : le violoncelliste Marc Coppey – Photo : © DR

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    Le violoncelle n’est-il pas, ainsi que cela se dit parfois, l’instrument le plus proche de la voix humaine ?

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    Ce samedi 16 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa