Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Simplement apprécier le beau pianisme de Nikolai Lugansky en son CD « Robert Schumann – Fantasie Op. 17 – Carnival Scenes from Vienna – Humoreske »…

    C’est en toute ingénuité et quasi innocence – pour ne pas dire incompétence, faute d’assez de culture schumannienne… – que j’apprécie le jeu sensible, ouvert et varié, et sans esbroufe de Nikolai Lugansky dans le CD Harmonia Mundi HMM 902753 « Lugansky – Schumann«  – enregistré  à Dobbiaco-Toblach du 26 au 28 mai 2025 – qu’il vient de consacrer au goût vif de la fantaisie – hérité de Theodor Amadeus Hoffmann et Jean-Paul Richter –  de Robert Schumann (1810 – 1856) dans un choix de pièces où celui-ci s’y adonne tout spécialement : la « Fantasie » Op. 17 (de 1836) – admirez-la ici en cette vidéo d’un concert donné à Moscou le 10 octobre 2024 (32′ 25) – , l’ »Humoreske » Op. 20 (de 1839) et le « Carnaval de Vienne » Op. 26 (de 1839 aussi)…

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    Et je me permets, en toute simplicité, de me référer ici à l’article plus expert de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Retour à Schumann » de son site Discophilia, en date du 10 février dernier…

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    RETOUR À SCHUMANN

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    Parmi les merveilles révélées dans le coffret des inédits de Radu Lupu – cf mon article « S’émerveiller à quelques inédits du grand Radu Lupu réunis en un coffret de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002 », dont les sublimes Quatuors avec Piano K. 478 et K. 493 de Mozart par le Tel Aviv String Quartet avec Radu Lupu au piano, en 1976… » en date du 16 décembre 2024… – , un prodigieux Carnaval de Vienne ouvrait des espaces poétiques que je n’y avais guère aperçus jusque-là. La proposition si subtile de Nikolai Lugansky n’en est pas si éloignée, mouvement vif et apartés secrètes, clavier qui chante tout du long, rien qui pèse – voilà !

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    Quel art !, qui éclate à plein dans les ombres, les replis, les abandons de ce chef-d’œuvre absolu du piano de Schumann, la grande Humoreske que Radu Lupu justement chérissait tant. Nikolai Lugansky en laisse perler l’incipit – plage 9 de ce CD – si Waldszenen, merveille qui dit tout de son art de timbrer sans appuyer, de laisser chanter les voix qui se répondent, ce jeu à deux mains est tout simple, mais le rendre touchant à ce point… – voilà, voilà…

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    Le disque s’ouvre par la Fantaisie. L’œuvre a toujours comporté une verrue à mes oreilles : ce Mässig – plage 2 de ce CD – dont Nikolai Lugansky ôte toute pompe, du moins sous ses doigts je peux l’entendre pour mieux m’immerger dans ce Finale beau à serrer le cœur, où le boisé de son subtil Steinway peint des sfumatos inoubliables, faisant croire qu’on tient là le plus beau disque de l’artiste – voilà, voilà…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Robert Schumann
    (1810-1856)

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    Fantaisie en ut majeur, Op. 17
    Faschingsschwank aus Wien, Op. 26
    Humoreske, Op. 20

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    Nikolai Lugansky, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902753
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    Photo à la une : le pianiste Nikolai Lugansky –
    Photo : © Nikita Larionov

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    Très simplement…

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    Ce samedi 14 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirer le riche legs discographique du chef Christoph von Dohnanyi (1929 – 2025) en deux copieux coffrets Decca « Cleveland » (40 CDs) et « Vienna » (31 CDs et 1 DVD)…

    Deux coffrets Decca respectivement intitulés « Cleveland » – de 40 CDs, n° 485  4683 paru au mois d’octobre 2024 – et « Vienna » – de 31 CDs et 1 DVD, n°487 1327, paru au mois de novembre 2025 – viennent très utilement rafraîchir notre mémoire musicale concernant l’important legs discographique de ce grand chef d’orchestre, Christoph von Dohnanyi (Berlin, 8 septembre 1029 – Munich, 6 septembre 2025),

    petit-fils du grand chef hongrois Ernö Dohnanyi (Bratislava, 27 juillet 1877 – New-york, 9 février 1960)…

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    Et je rappelle ici, au passage, mon un peu rapide article « Ecouter le style mitteleuropéen du chef Christoph von Dohnanyi, en le récent coffret Decca « Dohnanyi – Cleveland », en commençant par ses interprétations de Bartok : style, rigueur, puissance, versus souffle de passion…« , en date du 15 décembre 2024…

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    Afin d’entrer en écoute de cet assez imposant massif,

    je prends conseil sur l’article de Jean-Charles Hoffelé « Saga viennoise » du 25 janvier dernier, et j’opte, en faveur d’un tropisme hongrois qui m’intéresse, pour, dans le CD n°1 de ce coffret, le bartokien « Le Mandarin Merveilleux » « transformé en conte horrifique où l’orgue de la Sofiensaal fera trembler vos murs » – écoutez-donc ceci…

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    Et tant que j’y suis, voici aussi ce perspicace article « Saga viennoise » qui aide à tendre avec sagacité nos oreilles : 

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    SAGA VIENNOISE

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    Ce feu noir – sic – dans l’Ouverture de Coriolan l’attendait-on de Christoph von Dohnányi ? Nous sommes à Vienne le 1er mai 1959, mais avec les Symphoniker, dont le premier chef invité était alors depuis dix ans et encore pour quelques mois, un certain Herbert von Karajan. Le détail a son importance, on peut attribuer l’exemplaire discipline des cordes au chef autrichien, mais pas ce mordant, ces attaques, ce raptus – voilà, voilà !

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    Un successeur pour Karajan ? Ce serait Wolfgang Sawallisch ; l’art de Christoph von Dohnányi s’employait ailleurs, à l’Opéra de Francfort, face à un autre magister, celui de Sir Georg Solti. Né allemand, et berlinois qui plus est, Christoph von Dohnányi retrouvait auprès de Solti ses ascendances hongroises – oui ! – , et un exemple : le drive, le nerf – voilà, voilà ! – qu’il mettra dans tous ses disques lui doit certainement, la concentration aussi, et le goût d’un orchestre aux couleurs saturés.

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    Car enfin, ceux qui auront voulu faire passer Christoph von Dohnányi pour un chef conservateur, un des derniers piliers de la grande direction symphonique germanique, se seront fourré allégrement la baguette dans l’œil, égarement dont aurait dû les prévenir ce Mandarin merveilleux transformé en conte horrifique où l’orgue de la Sofiensaal fera trembler vos murs – c’est dit – , ce Pétrouchka réaliste jusqu’au suicide, cet Oiseau de feu empoisonné, et même dans les gravures princeps pour Deutsche Grammophon cette Méphisto-Valse à Munich, soufrée au possible.

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    Et si l’art de Christoph von Dohnányi était au contraire moderniste ? Erwartung avec Anja Silja suffirait à le prouver, et même avec elle un peu tard la scène finale de Salome, diamant noir qui se parera de diaprures décadentistes pour les Orchester-Lieder de Schönberg.

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    L’opéra, comme pour faire mentir son abondante discographie symphonique, sera son empyrée. Pris chez Deutsche Grammophon, Der junge Lord d’Hans Werner Henze rappelle que de Berlin à Salzbourgil se dévoua aux créations ; face aux gravures de Karl Böhm son doublé Berg demeure impérissable, Wozzeck conservant le contre-emploi génial d’Eberhard Wächter, le ton irrépressiblement viennois de Lulu que le 3e Acte de Cerha et le grand schlem de Pierre Boulez ne parvinrent pas à minorer, constituant son plus bel enregistrement lyrique – c’est dit – , Anja Silja liant les deux par ses incarnations définitives. A part, Le Vaisseau fantôme conserve du moins la Senta historique d’Hildegard Behrens, alors que les gosiers de Fidelio ne sont que troupiers hélas ! Mais les deux Salome (dans la vidéo il faut voir Anja Silja en Herodias), sont dévastatrices, vampiriques, d’un expressionisme assumé.

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    Et côté orchestre ? Avec les splendeurs des Wiener Philharmoniker le cycle Mendelssohn est inoubliable, non seulement pour La Nuit de Walpurgis qu’il reprendra à Cleveland pour Telarc, mais écoutez aussi l’Ecossaise, l’Italienne, les Ouvertures. Les séances de concertos pour Maurice Gendron, Ingrid Haebler, parfaites, cèdent le pas devant le doublé Schumann/Grieg où il trouve un alter ego stylistique en Claudio Arrau.

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    Le disque Strauss surprend par le théâtre d’orchestre qu’il y impose, un Burleske inédit, où il décille Rudolf Buchbinder, s’y ajoutant, bonheur sans mélange, la Quatrième de Tchaikovski me laissant plus circonspect. Alors quitte à rester avec les Wiener Philharmoniker, immergez-vous dans le Quatuor, Op. 25 de Brahms hungarisé par Schönberg, et pour les raretés laissez-vous tenter par les trois accompagnements pour Libero de Luca : attendues, les deux invocations au soleil du Roméo de Gounod, en français puis en allemand, beaucoup moins un splendide Traum durch die Dämmerung !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Dohnányi Vienna

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    CD 1. ℗ 1981
    Béla Bartók (1881-1945)
    Le Mandarin merveilleux, Op. 19, Sz. 73, BB 82
    2 Portraits, Op. 5, Sz. 37, BB 48b*
    Chor der Wiener Staatsoper – *Erich Binder, violon

    CD 2. ℗ 1969
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Ouverture « Leonore No. 3 », Op. 72b
    Fidelio, Op. 72 – Ouverture
    Ouverture « Coriolan », Op. 62
    Egmont, Op. 84 – Ouverture

    CD 3. ℗ 1996
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Quatuor à cordes No. 11 en fa mineur, Op. 95 « Serioso » (version orchestrale : Mahler)
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Quatuor avec piano No. 1 en sol mineur, Op. 25 (version orchestrale : Schönberg)

    CD 4. ℗ 1963
    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Concerto pour piano et orchestre en sol mineur, Op. 33, B. 63
    Robert Schumann (1810-1856)
    Introduction & Allegro appassionato, Op. 92
    András Schiff, piano

    CD 5. ℗ 1993
    Philip Glass (né en 1937)
    Concerto for Violin & Orchestra
    Alfred Schnittke (1934-1998)
    Concerto grosso No. 5
    Gidon Kremer, violon – Rainer Keuschnig, piano

    CD 6. ℗ 1993
    Edvard Grieg (1843-1907)
    Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 16
    Robert Schumann (1810-1856)
    Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 54
    Claudio Arrau, piano

    CD 7. ℗ 1976
    Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847)
    Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 11, MWV N13
    Symphonie No. 5 en ré mineur, Op. 107, MWV N15 « Réformation »

    CD 8. ℗ 1978
    Felix Mendelssohn Bartholdy
    Symphonie No. 2 en si bémol majeur, Op. 52, MWV A18 « Lobgesang »
    Sona Ghazarian, Edita Gruberová, sopranos – Werner Krenn, ténor – Josef Böck, orgue – Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor

    CD 9. ℗ 1978
    Felix Mendelssohn Bartholdy
    Die erste Walpurgisnacht, MWV D3 Sinfonie-Ballade
    Margarita Lilowa, contralto (Eine alte Frau aus dem Volk) – Horst Laubenthal, ténor (Un Druide, Un garde chrétien) – Tom Krause, baryton (Der Priester) – Alfred Šramek, baryton (Ein Wachter der Druiden) – Wiener Singverein

    CD 10. ℗ 1979
    Felix Mendelssohn Bartholdy
    Symphonie No. 4 en la majeur, Op. 90, MWV N 16 « Italienne »
    Les Hébrides ou la Grotte de Fingal, Op. 26, MWV P 7
    Meeresstille und glückliche Fahrt, Op. 27, MWV P 5

    CD 11. ℗ 1980
    Felix Mendelssohn Bartholdy
    Symphonie No. 3 en la mineur, Op. 56, MWV N 18 « Ecossaise »
    Athalie, musique de scène, Op. 74, MWV M 16 – Ouverture ; (No. 4a). Kriegsmarsch der Priester

    CD 12. ℗ 1959
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano et orchestre No. 27 en si bémol majeur, K. 595
    Concerto pour piano et orchestre No. 18 en si bémol majeur, K. 456

    Ingrid Haebler, piano

    CD 13. ℗ 1981
    Arnold Schönberg (1874-1951)
    Erwartung, Op. 17
    6 Orchester-Lieder, Op. 8

    Anja Silja, soprano

    CD 14. ℗ 1962
    Robert Schumann (1810-1856)
    Concerto pour violoncelle et orchestre en la mineur, Op. 129
    Piotr Ilitch Tchaikovski (1840-1893)
    Variations sur un thème rococo en la majeur, Op. 33, TH 57
    Pezzo capriccioso en si mineur, Op. 62, TH 62

    Maurice Gendron, violoncelle

    CD 15. ℗ 1992
    Richard Strauss (1864-1949)
    Don Juan, Op. 20, TrV 156
    Metamorphosen, TrV 290
    Tod und Verklärung, Op. 24, TrV 158

    CD 16. ℗ 1978
    Igor Stravinski (1882-1971)
    Petrushka, K012 (version 1947)
    Horst Göbel, piano
    Richard Strauss (1864-1949)
    Burleske, TrV 145
    Rudolf Buchbinder, piano

    CD 17. ℗ 1980
    Igor Stravinski (1882-1971)
    L’oiseau de feu, K010

    CD 18. ℗ 1991
    Piotr Ilitch Tchaikovski (1840-1893)
    Symphony No. 4 en fa mineur, Op. 36, TH 27
    Ouverture solennelle “1812”, Op. 49, TH 49

    CD 19. Early Recordings
    Franz Liszt (1811-1886)
    Mephisto Waltz No. 1, S. 110/2
    Jaromír Weinberger (1896-1967)
    Schwanda, der Dudelsackpfeifer – Polka & Fugue
    Münchner Philharmoniker (1956)

    Gioacchino Rossini (1792-1868)
    Le Siège de Corinthe – Ouverture
    Bamberger Symphoniker (1957)

    Luigi Boccherini (1743-1805)
    Quintette à cordes en mi majeur, G. 275 – III. Minueto en la majeur
    Franz Schubert (1797-1828)
    3 Marches militaires, D. 733 – No. 1 en ré majeur (Allegro vivace)
    Charles Gounod (1818-1893)
    Roméo et Juliette, Act II – Ah ! lève-toi, soleil ! fais pâlir les étoiles
    Richard Strauss (1864-1949)
    Traum durch der Dämmerung, Op. 29, TrV 172 (No. 1)
    Radio-Sinfonie-Orchester Berlin (1956)

    CD 20-21. ℗ 1993
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Fidelio, Op. 72
    Tom Krause, baryton (Don Fernando) – Hartmut Welker, baryton (Don Pizarro) – Josef Protschka, ténor (Florestan) – Gabriele Schnaut, soprano (Leonore) – Kurt Rydl, basse (Rocco) – Ruth Ziesak, soprano (Marzelline) – Uwe Heilmann, ténor (Jaquino) – Falk Struckmann, baryton (Un prisonnier) – Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor

    CD 22-23. ℗ 1978
    Alban Berg (1885-1945)
    Lulu
    Anja Silja, soprano (Lulu)
    Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano (Gräfin Geschwitz)
    Walter Berry, baryton-basse (Dr. Schon)
    Josef Hopferwieser, ténor (Alwa)
    Hans Hotter, baryton-basse (Schigolch)
    Horst Laubenthal, ténor (Der Maler)
    Kurt Moll, basse (Der Tierbändiger)
    Manfred Schenk, basse (Der Athlet)
    Werner Krenn, ténor (Der Prinz)
    Heinz Zednik, ténor (Der Kammerdiener)
    Alfred Šramek, baryton-basse (Der Theaterdirektor)
    Harald Pröglhöf, basse (Der Medizinalrat)
    Margarethe Bence, mezzo-soprano (Eine Theater-Garderobiere)
    Trudeliese Schmidt, mezzo-soprano (Ein Gymnasiast)

    CD 24-25. ℗ 1981
    Alban Berg (1885-1945)
    Wozzeck
    Eberhard Wächter, baryton (Wozzeck) – Hermann Winkler, ténor (Le Tambour-major) – Horst Laubenthal, ténor (Andres) – Heinz Zednik, ténor (Le Capitaine) – Alexander Malta, basse (Doktor) – Alfred Šramek, basse (Premier artisan) – Franz Waechter, baryton (Second artisan) – Walter Wendig, ténor (L’Idiot) – Anja Silja, soprano (Marie) – Gertrude Jahn, mezzo-soprano (Margret) – Michael Pabst, ténor (Un soldat) – Chor Der Wiener Staatsoper

    ℗ 1974
    Alban Berg (1885-1945)
    Lulu Suite (Symphonische Stücke aus der Oper „Lulu“)
    Richard Strauss (1864-1949)
    Salome, Op. 54, TrV 215 – Scène finale
    Anja Silja, soprano

    CD 26-27. ℗ 1968
    Hans Werner Henze (1926-2012)
    Der junge Lord
    Barry McDaniel, baryton (Sir Edgars Sekretär)
    Loren Driscoll, ténor (Lord Barrat)
    Vera Little, mezzo-soprano (Begonia)
    Manfred Röhrl, basse (Der Bürgermeister)
    Ivan Sardi, baryton-basse (Oberjustizrat Hasentreffer)
    Ernst Krukowski, baryton (Ökonomierat Scharf)
    Helmut Krebs, ténor (Professor von Mucker)
    Patricia Johnson, mezzo-soprano (Baronin Grünwiesel)
    Ruth Hesse, mezzo-soprano (Frau von Hufnagel)
    Lisa Otto, soprano (Frau Oberjustizrat Hasentreffer)
    Edith Mathis, soprano (Luise)
    Bella Jasper, soprano (Ida)
    Marina Türke, (Ein Kammermädchen)
    Donald Grobe, ténor (Wilhelm)
    Günther Treptow, ténor (Amintore La Rocca)
    Fritz Hoppe, baryton-basse (Ein Lichtputzer)
    Schönberger-Sängerknaben
    Chor der Deutschen Oper Berlin

    CD 28-29. ℗ 1995
    Richard Strauss (1864-1949)
    Salome, Op. 54, TrV 215
    Catherine Malfitano, soprano (Salomé)
    Bryn Terfel, baryton-basse (Jochanaan)
    Kenneth Riegel, ténor (Hérode)
    Hanna Schwarz, mezzo-soprano (Herodias)
    Kim Begley, ténor (Narraboth)
    Randi Stene, mezzo-soprano (Le page)
    Rannveig Braga, mezzo-soprano (Un esclave)
    Peter Rose, basse (Premier Nazaréen)
    Martin Gantner, baryton (Second Nazaréen)
    Frode Olsen, basse (Premier Soldat)
    Georg Paucker, basse (Second Soldat)
    Uwe Peper, ténor (Premier Juif)
    Robin Leggate, ténor (Deuxième Juif)
    Uwe Schönbeck, ténor (Troisième Juif)
    Ferdinand Seiler, ténor (Quatrième Juif)
    Andreas Kohn, basse (Cinquième Juif)
    Walter Zeh, basse (Un Cappadocien)

    CD 30-31. ℗ 1994
    Richard Wagner (1813-1883)
    Der fliegende Holländer, WWV 63
    Robert Hale, baryton (Der Holländer)
    Hildegard Behrens, soprano (Senta)
    Josef Protschka, ténor (Erik)
    Kurt Rydl, basse (Daland)
    Uwe Heilmann, ténor (Der Steuermann)
    Iris Vermillion, mezzo-soprano (Mary)
    Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor

    Wiener Philharmoniker
    Wiener Symphoniker (CD 2, 12, 14)
    Concertgebouw Orchestra (CD 6)
    Orchester der Deutschen Oper Berlin (CD 26-27)

    Christoph von Dohnányi, direction

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    Une boîte de 31 CD et 1 DVD du label Decca 487 1327

    Photo à la une : le chef d’orchestre Christoph von Dohnányi –
    Photo : © Hiroyuki Ito

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    C’est passionnant !

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    Ce jeudi 5 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De génialissimes Illuminations de Rimbaud-Britten par le parfait Edgardas Montvidas : totale admiration !

    Le CD Accentus Music ACC 30677 « Chausson – Britten – Poème de l’amour et de la mer « du parfait ténor lithuanien Edgardas Montvidas et des Lithuanian National Symphony et Chamber Orchestra dirigés par Modestas Pitrenas, nous offre une des plus sublimes interprétations des sublimissimes « Illuminations « de Benjamin Britten et Arthur Rimbaud de la discographie ! Un enchantement !!!
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    C’est une fois encore le blog Discophilia de l’excellent Jean- Charles Hoffele qui nous a mis sur la piste de cet exceptionnel CD de chant français – Chausson – Britten – Saint-Saëns, sur des poèmes de Maurice Bouchor, Arthur Rimbaud et Victor Hugo…  – , avec son si juste article « Amour de ténor « du 9 janvier dernier…

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    Et en ce CD ce chef d’œuvre sublimissime de Britten – Rimbaud reçoit une interprétation qui nous transporte d’emblée et totalement au plus haut de l’empyrée !..

    Quelle merveille !!! Et écoutez déjà ceci…
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    Mais déjà il faut d’abord souligner tout ce que le profond génie de Britten vient apporter de somptueux musicalement – quelle splendeur ! –  au génie poétique formidable, explosif et atypique, de Rimbaud, en la sidérante juvénile irrésistible urgence de celui-ci…
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    Et maintenant, avec cet extraordinaire CD, voici, venant s’y ajouter, la tendresse merveilleuse et si rare de l’art du chant et de la voix de miel et d’or d’Edgardas Montvidas, tel un soleil chanté splendide dans les formidables nuées noires zébrées de l’orage rimbaldien, qui foudroie…
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    Ce jeudi 29 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le CD des sublimes « Octuors » de Mendelssohn et Enesco des Ébènes et Belcea salué, à son tour, par la critique : un CD jubilatoire, pour l’île déserte…

    Presque en écho à mon article enthousiaste « Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !.. » du dimanche 11 janvier dernier,

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    c’est ce 21 janvier 2026 Jean-Charles Hoffelé qui à son tour salue bien bas la réalisation musicale et discographique des Ebène et Belcea réunis en leur merveilleux CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu -Quatuor Ébène – Belcea Quartet » – enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au Schloss Elmau – en son article lui aussi enthousiaste, mais un peu trop neutrement intitulé « Couplage classique » qui pourrait en atténuer l’indicible saveur et jubilation exaltantes, à mon goût du moins :

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    COUPLAGE CLASSIQUE

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    Deux œuvres de jeunesse qui n’ont rien à voir. Malgré ce hiatus les quatuors aiment se marier en ce couplage  – de deux superbes et transcendants chefs d’œuvre…
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    Pour les Ébène et les Belcea ce fut au Schloss Elmau l’été passé. Il faut lire le grand texte – oui ! – de Raphaël Merlin (L’épreuve par huit) qui assume la mise en regard des deux opus en soulignant d’ailleurs – certes – leurs distances multiples, temporelles, stylistiques, de propos.

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    Le Mendelssohn – Op. 20, de 1825  – est admirable de clarté, d’élégance, de boisé, cela respire – et jaillit ! – comme rarement et montre déjà le « sur les pointes » façon Songe d’une nuit d’été, la fusion entre les deux Quatuors parvenant à des équilibres funambulesques. Magnifique simplement – voilà !

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    Cette fusion allait-elle se retrouver dans l’Octuor – Op. 7, de 1899 – d’Enesco où le jeune homme étrangle non sans délice le Vieux Monde pour le dissoudre dans un Finale génial que Schönberg aurait pu écrire ? Pari gagné cette fois encore – voilà ! – , l’ardeur – oui, oui… – qui emporte les complexités contrapuntiques au long de l’ouvrage, l’espressivo empli de saveurs populaires savamment masquées, le ton d’orchestre fourni par la complexité des strates harmoniques, tout cela fusionne dans cette valse ivre, d’une folle intensité sensuelle – voilà, voilà ! – sous les huit archets prophètes.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Georges Enesco (1881-1955)

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    Octuor à cordes en ut majeur, Op. 7

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    Felix Mendelssohn
    Bartholdy
    (1809-1847)

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    Octuor à cordes en mi bémol majeur majeur, Op. 20, MWV R20

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    Quatuor Ebène
    Belcea Quartet

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    Un album du label Erato 5021732997296
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    Photo à la une : les deux Quatuors Ebène et Belcea sur la scène
    du Carnegie Hall – Photo : © Stefan Cohen

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    Un CD pour l’île déserte !

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    Ce mercredi 21 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa