Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Retrouver même au CD la jubilation orchestrale magistrale de la « Turangalila Symphonie » d’Olivier Messiaen…

    Retrouver au CD la jubilation orchestrale magistrale de la « Turangalila Symphonie » d’Olivier Messiaen telle que jadis éprouvée une fois au concert, c’est ce que vient offrir le tout récent CD Deutsche Grammophon 468 7044 d’Andris Nelsons dirigeant le Boston Symphony Orchestra, avec au Piano Yuja Wang, et aux Ondes Martenot Cécile Martenot – en un enregistrement à Boston au mois d’avril 2024…

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    Et voici ce dont vient de témoigner, avant-hier 23 août, de ce  très réussi CD Jean-Charles Hoffelé en un article intitulé « Le sang des étoiles«  :

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    LE SANG DES ÉTOILES

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    Retour à Boston. La Turangalîla-Symphonie y fut créé le 2 décembre 1949 sous la baguette de Leonard Bernstein, elle manquait à la discographie du chef, elle ne manquera plus à celle de l’orchestre.

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    Andris Nelsons la dirige comme si l’encre en était à peine sèche, brasier et éther s’alternant dans une tapisserie de timbres fascinante – voilà ! -, . Les Chant d’amour I & II hésitent entre sensualité – les ondes Martenot si subtiles de Cécile Lartigau – et exultations, l’Orient balinais des percussions pimentent le piano félin de Yuja Wang qui éclate en fusées d’artifice dans une stupéfiante lecture du grand scherzo qu’est Joie du sang des étoiles, dont le giocoso ivre n’a plus été aussi spectaculaire depuis la proposition – dont je possède un exemplaire – de Riccardo Chailly, avec Jean-Yves Thibaudet et le Concertgebouw.

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    Il faut à l’œuvre une phalange supra-virtuose – en effet – , il lui faut surtout une prise de son à la hauteur de ses enjeux – en effet aussi… – , et force est de constater que l’équipe des ingénieurs du Symphony Hall, Nick Squire et Cole Barbour, réitèrent leur réussite des Concertos de Ravel selon Seong-Jin Cho (voir ici) – que je possède aussi…

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    L’impact de cette nouvelle Turangalîla-Symphonie, enregistrée dans le feu du concert, pourrait bien bouleverser une discographie pourtant relevée. Le livret mérite des éloges, qui fait la part belle – documents d’archives, photographies d’époque – à la création bostonienne de l’œuvre – par Leonard Bernstein, donc…
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    LE DISQUE DU JOUR

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    Olivier Messiaen (1908-1992)
    Turangalîla-Symphonie

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    Yuja Wang, piano
    Cécile Lartigau, ondes Martenot
    Boston Symphony Orchestra
    Andris Nelsons, direction

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4867044

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    Photo à la une : le chef d’orchestre Andris Nelsons et la pianiste Yuja Wang – Photo : © DR

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    Une expérience musicale assurément mémorable, même au disque…

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    Ce lundi 25 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur le très beau CD « Northern Light » de l’Ensemble Correspondances, un article ce 20 août de Jean-Charles Hoffelé, trois mois et demi après le mien du 6 mai dernier 2025…

    C’est à nouveau avec un certain retard, de trois mois et demi (10 août versus 6 mai), que sur son excellent site Discophilia le très fin Jean-Charles Hoffelé publie un article, intitulé – pas forcément très justement, pour une fois… –  « Luthérianisme » consacré au CD Harmonia Mundi HMM 905368 « Northern Light- Stockholm 1680 – Music at the Court of Sweden » – comportant de fort belles œuvres de Tunder, Pohle, Peranda, Albrici, Knüpfer, J. Christoph Bach, Ritter Fischer, Geist et Krieger – , auquel j’avais personnellement consacré, le 6 mai 2025, un article intitulé, lui, « Un très admirable CD « Northern Light – Stockholm 1680 : Music at the Court of Sweden » de l’Ensemble Correspondances et Sébastien Daucé, avec une émouvantissime Lucile Richardot…« …

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    Un CD vraiment superbe !

    – à l’égal de ce que nous offrent régulièrement l’Ensemble Correspondances et son chef Sébastien Daucé… – ,

    et qui fait très ardemment désirer que l’on consacre bien d’autres CDs à ce magnifique répertoire conservé à Uppsala, en Suède, dans le fonds de la famille Düben, ces extraordinaires collectionneurs du meilleur des musiques de leur époque dans toute l’Europe – et en France tout particulièrement…

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    Un véritable enchantement de musique…

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    Ce mercredi 20 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Accéder à une interprétation enfin jouissive des Lieder de Brahms : le CD Sony Classics « Brahms – Lieder » de Christian Gerhaher et Gerold Huber, tous deux natifs de Straubing, en Bavière, en 1969…

    Jamais jusqu’ici je n’ai réussi à obtenir une écoute discographique vraiment jouissive des Lieder de Johannes Brahms, à la différence des Lieder de Franz Schubert ou de Robert Schumann, comme vient de me procurer l’écoute sous le charme du CD Sony classics 19802897352 « Brahms – Lieder » de Christian Gerhaher, baryton, et Gerold Huber, pianiste – enregistré à Neumarkt in der Oberpfalz les 8 et 9 octobre 2024…

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    Comme me le confirme aussi l’oreille très fine du très bon Jean-Charles Hoffelé, en son umx que pertinent article du 13 août dernier, intitulé « Retour à Brahms« …

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    RETOUR À BRAHMS

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    Schubert, Schumann, Mahler, Schoeck même : jusqu’ici Christian Gerhaher avait – seulement à peine – effleuré Brahms : l’Ecclésiaste du Requiem allemand, les Quatre chants sérieux, une Belle Maguelonne laissaient espérer le retour du poète dans un univers qui se loge exactement – oui ! – dans sa vocalité d’aujourd’hui, toujours plus légère, toujours plus déliée, fuyant plus encore l’éclat – bravo ! – , fondant le mot dans la note.

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    C’est merveille évidemment pour le Regenlied-Zyklus tiré de l’Opus 59, pour les rarement enregistrés Lieder de l’Opus 32, pour tout ce qui sera effleuré par une nuance automnale, Herbstgefühl, Auf dem Kirchhofe, Treue Liebe, Regentropfen auf den Bäumen, Gerold Huber participant de son clavier évocateur, dont les couleurs frôlent l’irréel, à tant de poésie – oui, oui, oui…

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    Écueil tout juste évité, Der Strom et les autres Lieder qui demandent plus de mordant ou de puissance indiquent les limites du baryton ; il les compense à force d’art et d’intelligence délivrant des lectures qui confinent au magistral sans y paraître – voilà ! l’art sachant effacer les dernières traces de l’art – : écoutez seulement Wie bist du, meine Königin.

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    Mais le plus beau – probablement, et c’est absolument juste ! – , le plus désarmant, reste le presque-rien des six Lieder d’inspiration populaire qui ouvrent le voyage, pure poésie quasi de voix impondérable sur un piano de magicien – oui, oui, oui ! J’entendrais bien leur alliage chez Pfitzner.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    8 Lieder und Romanzen,
    Op. 14 (3 extraits : No. 1. Vor dem Fenster ; No. 2. Vom verwundeten Knaben ; No. 8. Sehnsucht)
    7 Lieder, Op. 48 (3 extraits : No. 1. Der Gang zum Liebchen ; No. 2. Der Überläufer ; No. 7. Herbsthgefühl)
    4 Gesänge, Op. 43 (2 extraits : No. 1. Von ewiger Liebe ; No. 2. Die Mainacht)
    9 Lieder und Gesänge, Op. 32
    8 Lieder und Gesänge, Op. 59 (4 extraits : No. 3. Regenlied ; No. 8. Dein blaues Auge hält so still ; No. 7. Mein wundes Herz verlangt nach milder Ruh ; No. 4. Nachklang)
    5 Lieder, Op. 106 (extrait : No. 4. Meine Lieder)
    5 Gesänge, Op. 71 (extrait : No. 3. Geheimnis)
    5 Lieder, Op. 105 (extrait : No. 4. Auf dem Kirchhofe)
    5 Gesänge, Op. 72 (extrait : No. 3. O kühler Wald)
    6 Gesänge, Op. 7 (extrait : No. 1. Treue Liebe)
    4 Gesänge, Op. 70(extrait : No. 2. Lerchengesang)
    4 Lieder, Op. 46 (extrait : No. 1. Die Kränze)
    Regenlied (Regentropfen aus den Bäumen), WoO 23

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    Christian Gerhaher, baryton
    Gerold Huber, direction…Un album du label Sony Classical 198028973526

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    Photo à la une : le baryton Christian Gerhaher – Photo : © Gregor Hohenberg/Sony Music

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    Un CD magnifique !

    Et qui fait date dans l’interprétation de ces Lieder de Brahms !..

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    Et un dernier détail :

    Christian Gerhaher et Gerold Huber, si merveilleusement complices, sont tous deux natifs de Straubing, en Bavière, et la même année 1969…

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    Ce lundi 18 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau relever sur le blog Discophilia de Jean-Charles Hoffelé, en date du 10 août dernier, l’article « L’Autre Carlos » qui rend splendidement hommage à la fois au grand chef argentin Carlos Païta (1932-2015), et à la ré-apparition de ses magistraux enregistrements, cette fois sur l’excellent label Le Palais des Dégustateurs, de l’ami Eric Rouyer ; auxquels j’ai chaque fois rendu l’hommage et la reconnaissance qu’il mérite sur ce blog encherchantbien…

    C’est à nouveau aujourd’hui mercredi 13 août qu’un très récent article – en l’occurrence l’article « L’Autre Carlos« , publié dimanche 10 août dernier… – du bon Jean-Charles Hoffelé, sur son excellent site Discophilia, m’amène à un commentaire discographique ;

    et cette fois aussi sur la superbe entreprise discographique que mène depuis un certain temps, et de façon suivie, l’ami Eric Rouyer, de rendre une nouvelle vie, sur son très beau label Le Palais des Dégustateurs, aux enregistrements saisissants et magnifiques (!) que réalisa, sa vie durant, le somptueux chef argentin Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015).

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    Un article dont je retiens tout spécialement ces mots si justes de Jean-Charles Hoffelé :

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    « cet art altier (…) d’un classicisme souvent implacable » ;

    « Carlos Païta tient la bride à ses orchestres  » ;

    « Cet art maîtrisé rappelle combien l’enseignement d’un Artur Rodzinski fut décisif pour le chef argentin« …

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    Ainsi pourra-t-on se reporter, entre autre exemples, à mes propres articles, enthousiastes, en date

    du 23 août 2024 : « Composer, interpréter, enregistrer, éditer, écouter, se réjouir, célébrer et partager les joies de la musique : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le très probe et généreux éditeur des CDs du « Palais des Dégustateurs », à l’occasion de la réception enthousiaste de son splendide et fabuleux CD « Carlos Païta – Moussorgski/Ravel – Berlioz »…« 

    et du 12 mars 2025 : « A cœur et à vif : quelques remarques sensibles à propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », PDD 043 du Palais des Dégustateurs, cette belle reconnaissance intitulée « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta », dans Crescendo Magazine : une affolante éperdue course à l’abîme et à une totale effrayante déréliction, à la Egon Schiele, pour ce chef d’œuvre laissé inachevé par Bruckner, en une interprétation-incarnation diaboliquement juste…« …

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    Carlos Païta : un parfait maître d’interprétation,

    auquel il nous faut, et avec une émotion toujours renouvelée, rendre bien volontiers les armes, pour son admirable finesse d’absolue justesse musicale d’interprétation des chefs d’œuvre du grand répertoire symphonique…

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    Grand bravo, et mille fois merci !!!

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    Ce mercredi 13 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa