Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Sur le marquant CD de piano à 4 mains « Stravinsky – le Sacre du Printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » des pianistes Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, un article ce mardi 12 août de Jean-Charles Hoffelé, deux mois moins deux jours jour après jour après le mien, le 14 juin dernier ; ou la transition un peu rude pour nos oreilles du charme à la dissection…

    Le 14  juin dernier, sur mon blog En cherchant bien, à propos du  CD Harmonia Mundi HMM 902752 « Stravinsky- Le Sacre du Printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » des pianistes Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy jouant à 4 mains sur un même piano – un CD enregistré à Montreuil au mois de novembre 2024 – , j’avais publié un article éminemment positif que j’avais intitulé « La magie merveilleuse du jeu à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy : le miracle du CD « Stravinsky – Le Sacre du printemps – Ravel – Ma mère l’Oye » : la pureté de l’essentiel…« …

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    Or voici que ce mardi 12 août 2025, soit deux mois moins deux jours jour pour jour, je découvre sur le site toujours bigrement intéressant et affuté de Jean-Charles Hoffelé, Discophilia, un article que celui-ci consacre à ce même CD « Stravinsky – Ravel«  de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, un article qu’il a choisi d’intituler, lui – à la Egon Schiele, ou à la Gottfried Benn : deux génies, il est vrai… – , un peu plus négativement, « Dissection » ;

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    et qu’en illustration de haut-de-page, il choisit d’assortir d’une photo plutôt étrange des deux compères, en un accoutrement et une pose frôlant d’un peu trop près le ridicule ! – dans quelle intention avoir placé ici pareille photo ?.. C’est tout de même bizarre…

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    Le défi de la transposition pour piano, et même à 4 mains, de l’œuvre magistrale d’Igor Stravinsky était peut-être un Himalaya démesuré pour nos deux alpinistes basés à Londres…

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    À suivre…

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    Ce mardi 12 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Retour au trop méconnu, et magnifique, Bohuslav Martinu (1890 – 1959), avec un tendrissime double CD Supraphon « Bohuslav Martinu – The Complete Works for Cello and Piano », par Vilem Vicek, violoncelle, et Denis Linnik, piano : élégance et vraie poésie…

    C’est un tendrissime double CD Supraphon SU 4364-2 « Bohuslav Martinu – The Complete Works for Cello and Piano » que viennent nous offrir Vilem Vicek, violoncelle, et Denis Linnik, piano, pour un compositeur toujours bien trop méconnu du public français : Bohuslav Martinu (Policka, 8 décembre 1890 – Liestal, 28 août 1959).

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    Voici ce qu’en son excellent blog Discophilia, et sous le titre de  »La grande caisse de Bohulav » nous en proclamé hier le bon Jean-Charles Hoffelé, à l’oreille très fine :

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    LA GRANDE CAISSE DE BOHUSLAV

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    Le second disque de l’album parle d’un temps heureux que Bohuslav Martinů ne retrouvera pas : les Nocturnes, les Pastorales, les Arabesques, la Suite miniature, la Romance, l’Ariette – tous morceaux délicieux… – sont imprégnés par cette fantaisie suractive typique des années parisiennes – oui... Les motifs populaires s’y marient avec l’impertinence des traits, ce que l’archet leste de Vilém Vlček, qui anime son beau violoncelle romantique napolitain signé Lorenzo Ventapane, saisit avec un brio qui n’exclut – certes – pas la poésie.

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    Le piano vif – oui – de Denis Linnik est au diapason de cette lecture animée, il se fera autrement sombre, et quasi orchestral pour les trois Sonates, surtout les deux premières, enfants troublés du temps de guerre, où Martinů ouvre la porte de sa seconde manière, réflexive, secrète, à la lyrique teintée d’amertume – voilà... Un peu de rêve encore dans l’admirable – oui, oui ! – Lento de la Première Sonate, alors que le Largo de la Deuxième est un quasi kaddish – oui.

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    La Troisième Sonate – de 1952 – regardera ailleurs, comme les deux cahiers de Variations tardifs – de 1942 et 1959. À jamais loin de son pays natal – qu’il ne reverra donc pas – , Martinů en retrouve l’esprit par les thèmes populaires, les chants et les danses de Moravie – son pays natal – ou de Slovaquie– le pays de tout à côté – , tout un paradis plus renoncé que perdu où s’invite une touche nostalgique –oui, oui ; mais sans kitsch… – que ce beau duo saisit avec mieux que de la poésie, une tendresse – voilà ! – qui rend leur somme précieuse dans une discographie relativement abondante mais rarement aussi inspirée.

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    Et si maintenant, fort de ce beau succès, Vilém Vlček osait les Concertos ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů (1890-1959)

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    L’œuvre pour violoncelle
    et piano

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 1, H. 277
    Variations sur un thème de Rossini, H. 290
    Sonate pour violoncelle et piano No. 2, H. 286
    Sonate pour violoncelle et piano No. 3, H. 340
    Variations sur un chant traditionnel slovaque, H. 378
    7 Arabesques, H. 201
    Suite miniature, H. 192
    6 Pastorales, H. 190
    Romance, H. 186bis
    Nocturnes, H. 189
    Ariette, H. 188b

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    Vilém Vlček, violoncelle
    Denis Linnik, piano

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    Un album de 2 CD du label Supraphon SU4364-2
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    Photo à la une : le violoncelliste Vilém Vlček –
    Photo : © DR

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    Une musique infiniment touchante, et, en sa parfaite élégance, dénuée du moindre kitsch…

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    Martinu, décidément un des très grands du XXe siècle européen,

    est ici merveilleusement servi…

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    Ce mardi 5 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir le double CD des 2 Concertos pour piano de Brahms par Herbert Schuch et le Bochumer Symphoniker dirigé par Tung-Chieh Chuang : du plaisir…

    Du pianiste Herbert Schuch (Timisoara, 13 septembre 1979),

    je possède le marquant coffret de 8 CDs OEhms OC 012 « Herbert Schuch – The OEhmsclassics Recordings« , paru au mois d’août 2015…

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    Et voici que paraît, cette fois chez Naïve, le CD Naïve V 8450 « Herbert Schuch – Brahms – the Piano Concertos« , avec le Bochumer Symphoniker placé sous la direction de Tung-Chieh Chuang – enregistrés live à Bochum du 9 au 12 septembre 2022 et du 16 au 19 juin 2023 –  ;

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    un double album dont vient de faire l’éloge, hier jeudi 3 juillet, Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, en un article intitulé « Ungarisme » ;

    que voici :

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    HUNGARISME

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    Écoutez seulement _ un jubilatoire commencement d’écoute, en effet ! – comme Herbert Schuch s’approprie le Finale du Deuxième Concerto. Des tziganes y dansent, le clavier piaffe, les rythmes s’exaltent, et le piano sous ses doigts est un autre orchestre – voilà ! – , ce que Tung-Chieh Chuang entend ; la fusion dans les contrastes, l’art d’être au plus près dans chaque repli, chaque éclat, et il y en a de nombreux, le pianiste réinterprétant considérablement au point que j’ai plus d’une fois la sensation d’une recréation.

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    L’alliage s’avérera au long des deux concertos plus d’une fois foudroyant. Puis, une pincée de plus de paprika, avec la Cinquième Danse hongroise où Gülru Ensari – l’épouse turque de Herbert Schuch –  le rejoint pour faire résonner le cymbalum fantasmagorique qu’ensemble ils ajoutent. Génial !, au point qu’on voudrait par eux les vingt autres Danses.

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    Les paysages plus nordiques du Premier Concerto seront tout aussi saisissants, sans pour autant tirer au spectaculaire. Comme pour le concerto-ballade qu’est le Deuxième, Herbert Schuch sculpte le son et l’espace, après le maelström subtilement détaillé par les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Bochum, il n’entrera pas droit comme William Kappell sous le feu roulant de Dimitri Mitropoulos, mais en phrasant.

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    Tout le mouvement abondera en surprises, saisissant cette poétique diffuse que tant auront survolée d’un geste impérieux : on reconnaît le musicien, qui veut d’abord chanter – voilà – , jusque dans le plus ténu d’un Adagio apaisé, onde frisante à la surface d’un lac de haute montagne transformée en son, magique simplement. Le Rondo fusera, et à nouveau tout un imaginaire balkanique y éclatera, somptueux, enivrant – voilà, voilà – , chant et danse mêlés, signe que cette nouvelle intégrale nous réinvente des opus qu’on croyait connaître.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré mineur, Op. 15
    6 Klavierstücke, Op. 118 (extrait : No. 2. Intermezzo)
    5 Lieder, Op. 49 (extrait : No. 4. Wiegenlied – version pour piano solo : Schuch, d’après les arrangements de Reger et Cortot)
    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en si bémol majeur, Op. 83
    21 Danses hongroises, WoO 1 (extrait : No. 5 en fa dièse mineur – version originale à quatre mains)*
    16 Valses, Op. 39 (extrait : No. 15 en la majeur – version originale à quatre mains)*
    3 Intermezzos, Op. 117 (extrait : No. 1 en mi bémol majeur)

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    Herbert Schuch, piano
    *Gürlu Ensari, piano
    Bochumer Symphoniker
    Tung-Chieh Chuang, direction

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    Un album du label naïve V8450
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    Photo à la une : le pianiste Herbert Schuch – Photo : © Felix Broede

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    Du plaisir…

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    Ce vendredi 4 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Année Ravel 2025 : et maintenant la fête – miraculeuse ? – d’éblouissants justissimes Concertos de Ravel par le piano de l’idoinement ravelienne Yeol Eum Son, et le Residentie Orkest The Hague sous la direction elle aussi idoine et parfaite d’Anja Bihlmaier…

    Cette année « Ravel 2025 » vient décidément combler discographiquement, mois après mois de cette grande année 2025 – et nous n’en sommes qu’en juin : l’année n’est pas finie – , les fervents raveliens que nous sommes…

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    Car voici que ce mois de juin 2025 le label Naïve vient nous offrir un assez stupéfiant – une merveilleuse et rafraîchissante surprise ! qui renouvèle complètement la discographie ! rien moins… – éblouissant CD Naïve V 8447 « Ravel – Concertos – Bach/Wittgenstein« , par une pianiste – Yeol Eum Son , née le 2 mai 1986 à Wonju (Corée du Sud) – qui avait déjà attiré – en juin 2024 – notre attention – mais pour d’autres compositeurs que Ravel, et principalement Korngold… – ,

    comme en témoignait notre article «  » en date du 20 juin 2024, il y a tout juste un an, à propos de l’émouvant et plein de charme CD Naïve V 8122 « Wien nur du allein« , viennois :

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    Le délicieux moment de charme pur d’Erich Wolfgang Korngold, dans le CD « Love Music » des magnifiques Yeol Eum Son et Svetlin Roussev…

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    Ecrit le jeudi 20 juin 2025 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.

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    C’est le double vif intérêt que je porte et au compositeur Erich-Wolgang Korngold (Brünn, 29 mai 1897 – Hollywood, 29 novembre 1957)  _ ma discothèque personnelle compte à ce jout 27 CDs Korngold ; et cf mes articles« « , «  « , « « , « « , des 23 février 2020, 8 juin 2020, 13 août 2022, 14 août 2022, par exemple _ et au violoniste Svetlin Roussev ( Ruse-Bulgarie, 5 avril 1976) _ je l’ai découvert (et beaucoup apprécié !) récemment, à l’écoute du passionnant CD « Ravel à Gaveau«  ; cf mon article du 7 juin dernier « « … _, ajouté à la publication hier mercredi 19 juin sur son site Discophilia de l’article de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Wien nur du allein« , qui m’a fait d’abord découvrir, ensuite chercher à me procurer, le CD Naïve v 8122 « Love Music » de la pianiste Yeol Eum Son et du violoniste Svetlin Roussev _ un CD enregistré à Hanovre du 13 au 15 avril 2022…

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    Écoutez par exemple ceci (d’une durée de 7′ 01).

    Ou cela (d’une durée de 5′ 14).

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    WIEN NUR DU ALLEIN

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    Bonne pioche : Svetlin Roussev dégotta un jour une copie manuscrite d’une œuvre inédite de Franz Waxman. Cette fois, le compositeur d’Hollywood n’avait pas jeté son dévolu sur Carmen, mais sur Tristan et Isolde. Si Jascha Heifetz avait vu la partition, il l’aurait faite sienne comme la Fantaisie sur « Carmen ». Le charme fou _ oui ! _ qu’infuse Waxman à l’érotisme de Wagner _ oui ! _ est l’amorce d’un _ bien _ beau programme où l’archet savoureux de Svetlin Roussev fait une halte à Vienne _ voilà ! _, dans l’accompagnement si musical, si inventif de Yeol Eum Son dont j’avais tant goûté les Sonates de Mozart (voir ici).

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    C’est merveille pour les trois Alt-Wiener Tanzweisen de Kreisler, où il infuse plus de nostalgie que d’autres, préférant chanter (et même murmurer) plutôt que briller _ oui _, merveille toujours _ et surtout, pour ma part… _ pour les Korngold, Lied de Marietta _ de « Die Tote Stadt » _ tenu, gourmé, si senti, pièces tirées de Beaucoup de bruit pour riendélicieusement descriptives, assaisonnées d’une pincée d’ironie _ en effet _, si bien vues (et quel mariage archet-clavier !).

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    Puis soudain le feu, l’élan, l’appassionato absolu avec une lecture transcendante de la Sonate de Strauss, son grand opus de jeunesse, pas entendu aussi détaillé et aussi emporté à la fois, si chanté, depuis la gravure de Wolfgang Schneiderhahn. Coda à la limite du silence où l’archet semble dire les mots de Träume _ de Wagner _, finement transcrits par Leopold Auer.

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    Disque précieux _ absolument délicieux ! _ d’un violoniste trop rare _ mais oui ! _ qui a trouvé sa partenaire.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Love Music

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    Franz Waxman (1906-1967)

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    Tristan and Isolde: Love Music

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    Erich Wolfgang Korngold(1897-1957)

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    Mariettas Lied zur Laute (extrait de « Die tote Stadt »)
    4 Pièces pour « Much Ado About Nothing » de Shakespeare

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    Fritz Kreisler (1875-1962)

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    Alt-Wiener Tanzweisen (No. 1. Liebesfreud – No. 2. Liebesleid –
    No. 3. Schön Rosmarin)

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Sonate pour violon et piano en mi bémol majeur, Op. 18, TrV 151

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    Träume (No. 5, extrait des « Wesendonck-Lieder » ; version pour violon et piano : Leopold Auer)

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    Svetlin Roussev, violon
    Yeol Eum Son, piano

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    Un album du label naïve V8122
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    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son et le violoniste Svetlin Roussev – Photo : © Young Hun O 

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    On pourra comparer l’interprétation des 4 pièces de « Much Ado About Nothing« , Suite Op. 11 (de 1918-19), d’Erich-Wolfgang Kornold par Svetlin Roussev et Yeol Eum Son, enregistrées en avril 2022 à Hanovre, aux plages 3 à 6 de ce CD « Love Music » Naïve V 8122, avec celle de Gil Shaham et André Previn, en leur CD Deutsche Grammophon 439886-2 « Barber – Korngold« , enregistrées en juin 1993 à Londres _ écoutez-ici (d’une durée de 5′ 35)…

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    Ce CD « Love Music » de Yeol Eum Son et Svetlin Roussev :

    un programme de charme pur et une interprétation absolument délicieux…

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    Ce jeudi 20 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Et voici que ce mois de juin 2025-ci, c’est avec Ravel que vient nous emballer, et même  nous stupéfier d’admiration !, Yeol Eum Son, et cette fois avec le parfaitement ravelien aussi – mais oui ! – Residentie Orkest The Hague, sous la direction idoinement ravelienne (!) elle aussi – chapeau bien bas… – d’Anja Bihlmaier – née le 11 octobre 1978, à Schwäbisch Gmünd, en Allemagne.

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    Cf ici le justissime article « Ravel compris » – un titre qui déjà dit beaucoup ! – que Jean-Charles Hoffelé consacre ce 28 juin même à ce stupéfiant éblouissant – miraculeux ? – CD Ravel de la magnifique pianiste coréeenne :

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    RAVEL COMPRIS

    On l’oublie parfois, mais les abimes du Concerto « à une patte », selon la formule – même – de Ravel, ont « précédé » de peu – et même bien plus que cela, tant les compositions lentes (et perfectionnistes) de ces deux Concertos par Ravel complètement s’entremêlent ! – les ébrouements solaires, les fantaisies « jazz » du Concerto en sol.

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    Dans son beau texte – passionnant ! – , qui poursuit le lacis des correspondances entre ces deux œuvres dissemblables seulement par l’apparence, Yeol Eum Son éclaire une part du propos de son disque

    – elle y met aussi l’accent sur l’irréfragable césure-fracture qu’a causé à la composition de Ravel l’effroyable Grande-Guerre ; et elle indique ainsi au passage que Ravel n’a plus jamais rien composé pour le piano seul après son sublimissime « Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), qui ouvre d’ailleurs selon elle la « seconde période » de Ravel… ; d’où la renonciation de Yeol Eum Son d’adjoindre en ce CD aux deux Concertos des pièces pour piano seul de Maurice Ravel, et son choix final de quatre pièces de Bach dans des transpositions pourla main gauche du commanditaire du Concerto pour la main gauche Paul Wittgenstein…

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    La vigueur – splendide et naturelle, sans surtout jamais rien forcer – de son Concerto en sol montre sa grande sonorité, c’est toujours admirablement mené jusque dans le rêche voulu par l’orchestre de La Haye, cette vigueur rythmique sans dureté – toute en douceur rayonnante de la force… – ne fait pas traîner les deux Allegros, on s’en doute, et dans son soleil même le premier mouvement a plus d’ombres qu’attendu – en effet : la subtilité ravélienne est très justement rendue tant par la pianiste que par l’orchestre : le dialogue-osmose entre les deux est parfait. La cadence est assez fabuleuse, manière de préparer un des plus beaux Adagio assaique j’ai entendus, pesée parfaite, temps suspendu, une pincée de nostalgie, l’élégance un peu désabusée, quelque chose d’unique – et d’idoinement ravelien, faut-il y insister ? Non… Finale trépidant, un petit côté Ensor à l’orchestre, diablement attachant – oui ! – tout cela.

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    Et le Concerto en ré ? Livre d’abîmes certes, cette main gauche gourmande de tout le clavier a quelque chose de diabolique – oui ! – , assez Samson, mais dans le grand épisode central, Yeol Eum Son ose la diversité kaléidoscopique, les télescopages, une sorte de fantaisie débridée – oui : à la Ravel… – qui s’apaisent lors des cadences, parenthèses de songes d’un noir d’encre, où semble se lover le souvenir – oui – de Scarbo.

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    Complément pris chez – Paul – Wittgenstein, rares, éclairants, ajouts bienvenus – mais oui ! et très au-delà des rapports plus que difficiles de Ravel avec son commanditaire viennois… – à un nouveau – très – beau disque des Concertos de Ravel qui décidément ont de la chance, mais puisqu’elle a si bien commencé ici, Yeol Eum Son ferait bien d’oser – oui, oui – le face à face avec le piano seul.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Concerto pour piano et
    orchestre en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre
    en ré majeur, M. 82

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750) / arr. Paul Wittgenstein (1887–1961)

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    Prélude en ut majeur,
    BWV 846/1 (No. 1, extrait de “Das wohltemperierte Klavier I”)

    Prélude en ut mineur, BWV 999
    Partita No. 1 en si bémol majeur, BWV 825 (extrait : VII. Gigue)
    Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031
    (extrait : II. Siciliano)

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    Yeol Eum Son, piano
    Residentie Orkest The Hague
    Anja Bihlmaier, direction

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    Un album du label naïve V8447
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    Photo à la une : la pianiste Yeol Eum Son – Photo : © Marco BorggreveMais aujourd’hui  

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    Oui,

    ce Ravel-ci de Yeol Eum Son, Anja Bihlmaier et le Residentie Orkest The Hague – aucun d’entre ces magnifiques musiciens n’est français : c’est dire là combien Ravel est désormais idéalement saisi et compris en toute sa profondeur et ses délicatissimes nuances de par le monde entier… – , est bien un « Ravel » formidablement – miraculeusement ? – « compris« ,

    ainsi que viennent superbement le renforcer les très lucides analyses détaillées de la pianiste elle-même, en son précieux « A propos de cet enregistrement« , aux pages 9 à 12 du livret du CD, dans lequel non seulement Yeol Eum Son compare très précisément avec infiniment de finesse ces deux « Concertos » à la fois jumeaux – et parallèles – et dissemblables de Maurice Ravel, mais aussi distingue deux grandes périodes de composition de Maurice Ravel, fracturées par la tragédie effroyable de la Grande Guerre – et il faut ajouter aussi qu’après les décès de Claude Debussy (en 1917) et Gabriel Fauré (en 1924), Maurice Ravel devient le grand compositeur français, dont on va s’arracher les prestations, tant en tant que pianiste, que comme chef d’orchestre, de par le monde entier !.. – ;

    je la cite :

    …

     

     » « Quelle doit être la dernière pièce de ce puzzle ? » – qu’allait être le programme de ce CD Ravel… Je me suis posé cette question dès que j’ai commencé à élaborer ce projet en septembre 2022 – 20 septembre 2022 : date du tout premier enregistrement de ce CD Ravel, à La Haye. Pendant presque deux ans, je ne pouvais me décider. Le compléter avec des pages pour piano seul de Ravel paraissait évident – elle aurait pu choisir « Le Tombeau de Couperin » M. 68 (1914-1917), ou bien la version originale, composé à Lapras, en Ardèche, de « La Valse » pour piano seul M. 72b (1919-1920), qui font bien partie de ce que Yeol Eum Son qualifie de la « seconde période de création de Maurice Ravel« , mais alors ont désormais cessé les publications de partitions de ses œuvres pour piano seul… – , et pourtant cette idée ne me convenait pas. J’ai compris finalement la raison : le Ravel d’avant 1914 – celui de l’essentiel des pièces pour piano seul publiées comme telles par Ravel  : il n’en publiera donc plus après 1918 – m’a toujours paru éloigné de celui de l’après 1918 – soit le Ravel des deux « Concertos » : ses deux dernières très grandes œuvres (composées en 1929-1930 et 1929-1931)… Des compositeurs différents auraient pu signer la « Sonatine » (1903 – 1905) et « Le Tombeau de Couperin » (1914 – 1917), comme le « Trio pour piano » (1914) et la « Deuxième Sonate pour violon » (1923 – 1927), ou encore « Daphnis et Chloé »  (1909 – 1912) et le « Bolero » (1928), en dépit du matériau naturellement « commun »  à toutes ces compositions. (…)

    Il m’a semblé que les quatre pièces de J. S. Bach formaient un bon complément. Je les joue dans les arrangements pour la main gauche réalisés par Paul Wittgenstein, le commanditaire du « Concerto pour la main gauche », ce qui les relie indirectement aux œuvres de Ravel « …

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    Et ce CD est rien moins qu’une splendide éblouissante fête qui nous est ainsi offerte comme miraculeusement à partager !!!

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    Un CD absolument marquant !

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    Ce samedi 28 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa