Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • La Valse, de Ravel : par quel chef et par quel orchestre ? Klaus Mäkelä (à Paris en 2024) ? ou bien plutôt Francois-Xavier Roth (à Paris en 2019), Eduard van Beinum (à Amsterdam en 1958), Jean Martinon (à Chicago en 1967)…

    Vient de paraitre pour le label Decca le CD 487 0959 « Berlioz – Ravel – Klaus Mäkelä – Orchestre de Paris » comportant, outre la « Symphonie fantastique » Op. 14,, « La Valse » M. 72.

    Et c’est l’article intitulé « Fantastique » de Jean-Pierre Rousseau sur son blog qui m’a fait connaître la parution et la qualité de ce CD de Klaus Mäkelä, du moins pour ce qui concerne l’interprétation du chef d’œuvre éponyme de Berlioz :

    « Pour moi – concluait-il son article – le choix aujourd’hui est clair : la grande version moderne – rien moins ! – c’est Klaus Mäkelä, qui ne craint pas la confrontation avec ses glorieux aînés Charles Munch et Igor Markevitch« …

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    En revanche, et plutôt étonnamment, pas un mot ici sur l’interprétation par Klaus Mäkelä de « La Valse » de Ravel ; ce qui m’a mis la puce à l’oreille…

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    Or il se trouve que pour ma part, et à l’écoute très attentive de ce CD, je ne suis pas du tout séduit par cette ravélienne « Valse » de Klaus Mäkelä – enregistrée à la Philharmonie à Paris le 30 septembre 2024 – , pas assez fine, ni subtile, à mon goût.

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    Et surtout par comparaison avec l’interprétation que je porte au pinacle : celle, jubilatoirement fruitée – sur instruments de l’époque de la création, en 1920 : l’œuvre fut créée publiquement le 12 décembre 1920 par les Concerts Lamoureux dirigés par Camille Chevillard – , de François-Xavier Roth et les siècles – enregistrée elle aussi à la Philharmonie à Paris, au mois de novembre 2019 – , présente dans le CD Harmonia Mundi HMM 905282 « Maurice Ravel – La Valse – Mussorgsky orch. Ravel – Les Tableaux d’une exposition ».

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    Et pour celle-ci, absolument enthousiasmante (!), je renvoie volontiers au bel article de Stéphane Friédérich « Les Tableaux d’une exposition si français et la Valse de Ravel si viennoise » de ResMusica à la date du 28 avril 2020,

    dont je retiens ici cet entier paragraphe :

    « Toutes les qualités exploitées dans les Tableaux d’une exposition sont magnifiées – voilà ! – dans La Valse, enthousiasmante. La qualité de l’étagement des plans sonore ne contrarie pas la pulsation naturelle de la danse. La finesse de l’interprétation exploite la sensualité de cette « ultime » valse – ravélienne. Elle nous paraît infiniment viennoise et, plus exactement, mahlérienne. Le poison – sic – distillé dans les harmonies ravéliennes joue sur deux plans inconciliables : la noblesse de la danse et la trivialité des pas. Les instruments parfois à contre-emploi comme ces harpes “percussives”, ces bois qui “hurlent” jusqu’à donner une impression de chaos – voilà, voilà ! – , tout semble osciller entre l’ordre et la désinvolture, la caresse devenue une gifle. Maîtriser la laideur : tel est le prix de la beauté nous révèlent les interprètes – tout cela est justissime. De fait, voilà l’une des versions les plus intéressantes et personnelles au sein d’une immense discographie. Elle complète les legs « classiques » de (Sony), (Mercury), (Deutsche Grammophon), , (RCA), (Decca)… »…

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    Et j’ai aussi été très sensible à cet article très fouillé de Tristan Labouret « Pourquoi La Valse de Ravel est l’œuvre la plus jouée au monde« , sur bachtrack, le 5 jancvier 2023.

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    Et j’ai aussi ré-écouté, au sein du CD Decca Eloquence 482 5491 « Franck – Psyché – Variations symphoniques – Ravel – Bolero – La Valse- Rapsodie espagnole » d’Eduard van Beinum dirigeant l’orchestre du Concergebouw, cette somptuosissime « Valse« , que jauge excellemment, en son article du 29 juillet 2018 , »Valse mortelle« , le très bon Jean-Charles Hoffelé :

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    VALSE MORTELLE

    Il y a un tropisme français chez Eduard van Beinum, ses Debussy, ses Berlioz, ses Ravel dévoilent une poétique orchestrale qui aura modifié la nature sonore du Concertgebouw telle qu’il l’avait héritée de Willem Mengelberg.

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    Ce mélange détonant d’élégance et de cruauté – oui ! oui ! la formule est justissime ! – éclate dans une Valse vampirique, d’une suavité vénéneuse – voilà ! – , étrange course à l’abîme – oui – dont les envoûtements fascinent : cet orchestre si mobile, qui mord à la vitesse d’un aspic, sait être d’une seconde à l’autre sec puis voluptueux ; c’est celui de Ravel-même – voilà, voilà ! – , ce qu’illustre au même degré de perfection une Rapsodie espagnole moite, inquiétante, pleine de rumeurs et d’ombres dont les gitaneries n’auront jamais été aussi cante jondo. Mais le Boléro lui-même, somptueusement étouffant, participe de la même saturation de l’espace.

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    Ce triplé Ravel est faramineux, après lui (ou avant dans l’ordre du disque), les Franck distillent une toute autre lumière. Psyché rêvé, très tendrement composé dans les soieries d’un orchestre décidément faramineux, est cent coudées au-dessus de ce que tous les orchestre français pouvaient alors y faire et les Variations symphoniques, où le jeune Géza Anda dissipe le brouillard en phrasant tout, sont un modèle de style prenant le contrepied de l’estampe incarnée par Walter Gieseking et Landon Ronald, autre version majeure du 78 tours. Mais c’est à ce Ravel parfaitement délétère – sic – que vous irez d’abord.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Rapsodie espagnole, M. 54
    La Valse, M. 72
    Boléro, M. 81

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    César Franck (1822-1890)
    Psyché, FWV 47
    Variations symphoniques pour piano et orchestre, FWV 46

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    Géza Anda, piano
    Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam
    Eduard van Beinum, direction

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    Un album du label Decca 4825491 (Collection « Eloquence Australia »)

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    Photo à la une : © DR

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    Et je retiens aussi, toujours en ma discothèque personnelle, l’interprétation impeccable de Jean Martinon dirigeant le Chicago Symphony Orchestra, en le CD n°10 du coffret Martinon RCA 88843062752 – enregistrée à Chicago le 16 mai 1967 – ,

    sur laquelle voici un lien à mon article du moment du Covid, le 26 avril 2020 : « Musiques de joie : la frénésie rageuse de la Valse de Ravel, par Jean Martinon, Martha Arcgerich et Nelson Freire, et Beatrice Rana« …

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    Voilà quelques propositions de sentiers d’écoute pour savourer le plus jubilatoirement possible cet absolu chef d’œuvre – ravageur – de Ravel qu’est ce joyau, « La Valse« , préalablement intitulé « Wien » par Ravel…

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    Ce vendredi 13 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos du CD « Tales of the Jazz Age » , le nouveau réjouissant récital de Florian Noack, pour la dolce volta…

    Deux articles :

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    le mien, « Very charming et delightful, mais profond aussi (!), CD « Tales of the Jazz age » du toujours très réjouissant Florian Noack« , en date du 12 mai 2025 ;

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    et, ce samedi 7 juin, celui intitulé « Ode aux années folles » de Jean-Charles Hoffelé sur son régulièrement passionnant site Discophilia :

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    ODE AUX ANNÉES FOLLES

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    Dans le tourbillon de charlestons et jazz songs, soudain l’horloge – ravelienne – de L’Enfant et les sortilèges compte le temps. Henri Gil-Marchex s’était transcrit à son usage personnel le savoureux dialogue entre la théière et la tasse chinoise, y accentuant avec un humour subtilement dosé les effets jazzy façon music-hall, et puis versant dans l’onirisme d’« Où est-tu, je te cherche ».

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    Parenthèse d’une poésie plus folle – celle de Colette aussi, la librettiste… – peut-être que le brio irrésistible de toutes les pièces assemblées au long d’un album qui rappelle combien Florian Noack aime surprendre. – sans négliger pour autant de charmer… Et en effet les surprises ne manquent pas, à commencer par le saisissant – oui –  Suicide in Airplane de Leo Ornstein, autre ravélien – en effet.

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    Les jazzeries (Fats Waller surtout – évidemment ! – ) sont fabuleuses, mais les Poulenc supérieurement compris dans leur mouvement immobile laissent espérer qu’un jour il nous en donnera un plein disque.

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    La Suite de Schulhoff, le Mackie Messer de Kurt Weill ouvrent d’autres perspectives – en effet – où l’amer – oui – se glisse, le pianiste suspendant le brio pour ourler les mélodies et mordre dans les rythmes : la fête va basculer – et tout un monde d’hier s’écrouler…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Tales of the Jazz Age

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    James P. Johnson (1894-1955)
    Charleston (version pour piano seul : Florian Noack)
    Fats Waller (1904-1943)
    Dinah (version pour piano seul : Florian Noack)
    Squeeze Me (version pour piano seul : Florian Noack)
    Bye Bye Baby (version pour piano seul : Florian Noack)
    Maurice Ravel (1875-1937)
    L’enfant et les sortilèges, M. 71 (extrait : Five O’Clock Fox-Trot ; version pour piano : Gil-Marchex)
    Francis Poulenc (1899-1963)
    Valse pour l’Album des Six, FP 17
    Mouvements perpétuels, FP 14a
    Clément Doucet (1895-1950)
    Isoldina
    George Gershwin (1898-1937)
    Slap That Bass (version pour piano seul : Noack)
    How Long Has This Been Going On? (version pour piano seul : Noack)
    What Causes That? (version pour piano seul : Noack)
    Mischa Spoliansky (1898-1985)
    Morphium (version pour piano seul : Noack)
    Kurt Weill (1900-1950)
    Die Dreigroschenoper (3 extraits : Die Moritat von Mackie Messer ; Pollys Lied ; Tango-Ballade – versions pour piano seul : Noack)
    Erwin Schulhoff (1894-1942)
    Suite dansante en Jazz, WV 98
    Leo Ornstein (1893-2002)
    Suicide in an Airplane

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    Florian Noack, piano

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    Un album du label La Dolce Volta LDV137

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    Un disque à nouveau riche et passionnant de Florian Noack…

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    Ce samedi 7 juin 2025 , Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le drame d’Eros et Tanathos de « Tosca » de Puccini, saisi jusqu’au vertige par la direction toute de sensibilité – et charme aussi – de Daniel Harding, à Rome, avec un trio électrisant de chanteurs parfaits : Eleonora Buratto, Jonathan Titelmann et Ludovic Tézier… Une réalisation musicale et discographique ultra-prenante et stylée…

    C’est un double CD 486 6997 mémorable (!!) que nous offre Deutsche Grammophon avec la sensualissime dramatique « Tosca » de Puccini, dont le drame torride d’Eros et Tanathos est saisi jusqu’au vertige par la direction musicale toute de sensibilité-sensualité de Daniel Harding, à Rome, avec un trio électrisant de chanteurs parfaits : Eleonora Buratto, soprano, Jonathan Titelmann, ténor, et Ludovic Tézier, baryton. 

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    Deux beaux commentaires

    par Sylvain Fort, « Quatre étoiles« , pour le numéro de Diapason de ce mois de juin 2025 – aux pages 78-79 – ,

    et par Jean-Charles Hoffelé, « Retour à Rome« , sur son blog Discophilia, en date d’hier 30 mai 2025 :

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    RETOUR À ROME

    Une Tosca de plus ? Daniel Harding, prenant son magister romain – à l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia – , n’aura pas résisté à la tentation légitime de s’immerger dans les beautés d’une partition dont l’orchestre est un des personnages, vrai portrait sonore de Rome – où se déroule l’intrigue de ce drame de 1802, entre Sant Andrea della Valle et le Château Saint-Ange… – , des splendeurs menaçantes du Te Deum – qui clôt l’acte premier – aux réponses des cloches ouvrant avec le chant du berger – ici une petite fille – l’acte ultime.

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    Il en fait entendre tous les raffinements – sensuels autant que dramatiques – , osant un temps qui n’est pas toujours celui du théâtre – le petit concert de cordes avant « E lucevan le stelle » fut-il jamais si détaillé ?-, profitant du confort relatif d’un concert à l’Auditorium Parco della Musica – où a été réalisé l’enregistrement, au mois d’octobre 2024.

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    Une Tosca suprêmement bien chantante – oui – (Eleonora Buratto), tigresse amoureuse jusqu’à l’assassinat d’un Scarpia stylé – oui – (Ludovic Tézier), où soudain la terreur se mêle dans son timbre ardent à la fureur, des comprimari modestes mais bien chantants, tous doivent pourtant laisser le primus au – sensualissime – Cavaliere de Jonathan Tetelman, Cavaradossi ténébreux de timbre (et on imagine de regard), lui aussi surveillant le style – oui, oui -, impressionnant – voilà ! – autant pour la comédie amoureuse de l’Acte I, finement détaillée, que pour le calvaire de l’Acte II et les illusions du troisième.

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    Mais qu’on écoute d’abord avec quel art Daniel Harding dit – à l’orchestre – « son » Puccini, prélude, espérons-le, à une Madama Butterfly, une Manon Lescaut, une Fanciulla del West, une Turandot …

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Giacomo Puccini (1858-1924)
    Tosca [, SC 69]

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    Eleonora Buratto, soprano (Floria Tosca)
    Jonathan Tetelman, ténor (Mario Cavaradossi)
    Ludovic Tézier, baryton
    (Le baron Scarpia)
    Giorgi Manoshvili, basse
    (Cesare Angelotti)
    Matteo Macchioni, ténor (Spoletta)
    Davide Giangregorio, basse (Un sacristain)
    Nicolò Ceriani, baryton (Sciarrone, un gendarme)
    Costantino Finucci, baryton (Un geôlier)
    Alice Fiorelli, soprano (Un berger)

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    Orchestra e Coro dell’Accademia Nazionale di Santa Cecilia
    Daniel Harding, direction

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    Un album de 2 CD du label Deutsche Grammophon 4866997
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    Photo à la une : le ténor Jonathan Tetelman, et en arrière-plan,
    le chef Daniel Harding – Photo : © DR

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    L’incarnation musicale du drame est telle, et avec un tel charme pénétrant, qu’on se croit même – en se passant d’images… – complètement au théâtre, et même au cinéma

    – mais Puccini est tellement cinématographique…

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    Ce samedi 31 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elargir-approfondir, à l’occasion, la connaissance-jouissance, du jeu de piano du magnifique Lukas Geniušas : ses CDs « Chopin – Mazurkas – Sonate n°3 » et « Debussy – Hahn – Stravinsky » avec le violon d’Aylen Pritchin : un immense pianiste…

    Le samedi 18 novembre 2023,

    mon article « Le son intensément profond de Lukas Genušias dans la version originale de la Sonate N°1, Op. 23, en 1907, de Sergei Rachmaninoff : une chaleur qui brule… » témoignait du choc de ma profondeur d’admiration pour le jeu de piano intensément marquant du jeune Lukas Geniušas (Moscou, 1er juillet 1990)…

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    Or, hier, chez mon disquaire préféré, et quasi par hasard – en jetant un rapide coup d’œil sur le stock renouvelé des CDs dépréciés – ,

    Kairos m’a donné l’opportunité de saisir 2 CDs de ce magnifique interprète publiés un peu auparavant, en 2020 et 2022 – et qui avaient donc à leur publication échappé à mon attention : je n’avais pas encore été touché par le marquant talent (ou le génie?) interprétatif  de ce pianiste… – ,

    les CDs Mirare MIR 508  « Lukas Geniušas – Chopin – Mazurkas – Sonate n°3 » – cf l’article « A demi » de Jean-Charles Hoffelé en date du 15 septembre 2020 –, et Mirare MIR 572 « Debussy – Hahn – Stravinsky – Aylen Pritchin violon – Lukas Geniušas – piano » – cf l’article « La Sonate du Faune » du même Jean-Charles Hoffelé en date du 28 octobre 2022…

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    Chopin comme Reynaldo Hahn me parlent…

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    Et le plaisir de ce jeu profond, à la fois intense et doux, de cet interprète infiniment sensible qu’est Lukas Geniušas, me séduit et me touche : j’aime décidément ce piano-là…

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    Ce mardi 20 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa