Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • La singularité du jeu d’Evgeni Koroliov dans la collection des Intermezzi de Brahms

    Le 15 septembre dernier,

    en mon article ,

    je m’interrogeais sur l’interprétation, par Evgeni Koroliov, de la collection des Intermezzi de Brahms,

    à l’occasion de la parution d’un article de Res Musica, sous la plume de Stéphane Friédérich, La totalité des Intermezzi de Brahms réunis sous les doigts d’Evgeni Koroliov ;

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    et voici que je me trouve en possession de ce double CD Tacet 256.

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    Le très intéressant livret de ce double CD, m’apprend déjà,

    sous la plume de Thomas Seedorf,

    et sous le titre « Pièces intermédiaires » lyriques-mélancoliques _ Les Intermezzi pour piano de Johannes Brahms,

    l’histoire de cette collection d’Intermezzi réunie par Evgeni Koroliov,

    le long de la carrière entière de compositeur de Johannes Brahms ;

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    et Jean-Charles Hoffelé, aujourd’hui,

    en un article intitulé, lui, Intermèdes, sur son site Discophilia,

    précise encore que Koroliov aurait pu y adjoindre l’Intermezzo de la sonate pour piano opus 5,

    intitulé lui aussi, Intermezzo...

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    L’écoute de l’interprétation de ces Intermezzi

    _ des chefs d’œuvre de la musique de piano, 

    tout autant que des chefs d’œuvre de Brahms ! _

    par Evgeni Koroliov

    _ quelle délicatesse _

    en ce double CD Tacet,

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    est plus passionnante encore

    que la lecture de cette succession d’articles,

    à propos du genre singulier

    de l’Intermezzo…

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    Ce mardi 15 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Kristian Bezuidenhout : aussi magnifique dans Haydn que dans Mozart !

    Les sonates pour piano de Mozart par Kristian Bezuidenhout

    étaient merveilleuses d’alacrité

    en même temps que d’élégance et de vie.

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    Quelle miraculeuse justesse !

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    En bien,

    le premier volume de ses sonates pour piano de Josef Haydn (Hob.XVI: 6, 20 & 48) par lui

    _ le CD Harmonia Mundi HMM 902273 _

    sont tout aussi miraculeuses

    de joie !

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    Et je me retrouve à nouveau cette fois

    du même avis que Jean-Charles Hoffelé

    en l’article de son blog Discophilia, du site Artamag,

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    intitulé Caprices et rêveries.

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    CAPRICES ET RÊVERIES

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    Son cycle Mozart achevé, Kristian Bezuidenhout rend une visite à Haydn dont on espère les mêmes prolongements, car dès l’entre-deux de l’Allegro moderato de la Sonate en ut mineur, tout est dit : la fantaisie jusqu’à l’étrange, le sens des notes qui se disent à demi, les ponctuations plus suggérées qu’assénées, tout un vocabulaire subtil qui est celui du sentiment plutôt que l’humeur.

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    Et quel phrasé, quelle conduite articulée, quelle précision dans la diction du clavier tout au long de l’Andante : affaire de pianiste, certainement, mais d’instrument aussi : le Paul McNulty d’après Walter & Sohn (1805) si goûté par Viviana Sofronitzky, est vraiment une merveille dont le jeu élégant et précis de Kristian Bezuidenhoutépouse chaque subtilité.

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    C’est Haydn qui en sort grandi, à force de tendresse et de fantaisie, jusque dans le choix des arpèges et des ornements qui se varient selon les œuvres pour le sentiment comme pour le langage : la Partita en sol, œuvre de jeunesse, éclate d’une vitalité impertinente.

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    Les deux merveilles sont gardées pour la fin, les deux mouvements si contrastés de la Sonate en ut sont saisissants sous les doigts du jeune homme, avec leur caractère d’improvisation capricieuse, et les Variations en fa mineur regardent vers le Sturm und Drang derrière leurs charmes. Magique. Vite, la suite.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Joseph Haydn (1732-1809)

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    Sonate en ut mineur, Hob. XVI:20
    Variations en sol majeur sur le thème « Gott erhalte Franz, den Kaiser », Hob. I:430
    Partita (Divertimento) en sol majeur, Hob. XVI:6
    Sonate en ut majeur, Hob. XVI:48
    Variations en fa mineur, Hob.XVII:6

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    Kristian Bezuidenhout, pianoforte

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    Un album du label harmonia mundi HMM902273
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    Photo à la une : le pianofortiste Kristian Bezuidenhout – Photo : © Marco Borggreve

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    Ce jeudi 11 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le talent de Véronique Gens dans Chausson

    Ce jour,

    en son blog Discophilia

    du site Artamag,

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    Jean-Charles Hoffelé chante

    comme il se doit

    le très grand talent de musicienne-chanteuse

    de Véronique Gens,

     

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    en un CD consacré à Ernest Chausson (1855 – 1899) :

    le CD Alpha 441.

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    L’article est intitulé

    Mer vive :

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    J’abonde absolument en cet éloge

    justissime

    de l’art de l’interprétation

    de Véronique Gens.

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    MER VIVE

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    Le Poème de l’amour et de la mer traîne derrière lui une tradition du vague, du triste, de l’esseulé, que Victoria de Los Angeles, Nedda Casei ou Irma Kolassi auront secouée à force de dire les mots _ ouf ! _, alors que tant de mezzo les auront noyés dans le tragique _ du pathos. Affaire de timbre aussi _ certes _, les trois pré-citées éclaircissaient leurs voix (même Kolassi), faisant entendre les rythmes des poèmes de Maurice Bouchor ; affaire d’orchestre aussi, et aucune ne fut vraiment aidée dans ce domaine.

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    Véronique Gens, elle, a cette chance : l’orchestre très mobile que lui règle Alexandre Bloch fait entendre toutes les subtilités _ oui _ qu’y a mises Chausson, fluide, précis dans le souple _ un wagnérien, certes, mais à la française _ ; cette liane _ oui : serpentine… _  porte et entoure la voix ardente _ oui _ de la soprano, qui anime chaque mot, emporte chaque élan _ surtout : l’élan de la phrase important bien davantage que les mots séparés… _, distille comme l’orchestre une lumière _ voilà : vibrante sans excès _ dont l’œuvre est souvent privée.

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    Éclairé par ces émotions, le tragique pourra paraître sans emphase _ pathos _, l’amer se distiller dans des étouffements, des feulements : lorsque l’œuvre vire au sombre, n’est-ce pas l’étrangeté d’abîmes que Schönberg mettait dans son Pelleas und Melisande qui s’invite soudain ?

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    Pour ce Poème _ vraiment _ magnifique _ en effet ! _, le disque serait absolument gagnant, la Symphonie qui lui fait suite n’est pas absolument de la même eau – Frederick Stock, Dmitri Mitropoulos, Charles Munch, Pierre Monteux, Paul Paray auront parlé ici avec une autre intensité – mais du moins donne-t-elle tout à entendre de cette partition complexe, où Claude Debussy semble sourdre de l’ombre de César Franck.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Ernest Chausson (1855-1899)
    Poème de l’amour et de la mer, Op. 19
    Symphonie en si bémol majeur, Op. 20

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    Véronique Gens, soprano
    Orchestre National de Lille
    Alexandre Bloch, direction

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    Un album du label Alpha Classics 441
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    Photo à la une : la soprano Véronique Gens – Photo : © DR

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    Chausson vaut assurément le détour.

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    Surtout ainsi incarné

    par la voix souple et profonde, sans pathos aucun,

    mais ô combien lumineuse,

    de Véronique Gens.

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    Ce jeudi 28 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les deux concertos pour violon et orchestre de Bohuslav Martinu (suite)

    En prolongement de ma lecture, avant-hier

    _  _,

    de l’article de Jean-Charles Hoffelé Le Jardin secret de Christopher ,

    …

    je me suis procuré

    le CD des deux Concertos pour violon et orchestre

    de Bohuslav Martinu (1890 – 1959)

    _ le premier, de 1931; et le second, de 1943 _

    …

    par le violoniste Thomas Albertus Irnberger,

    et la Janacek Philharmonie d’Ostrava dirigée par Heiko Mathias Förster

    _ le CD Gramola 99178 _ :

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    c’est un pur enchantement !

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    Quel chef d’œuvre enthousiasmant, surtout,

    que le premier _ radieux en ses audaces jubilatoires ! _ de ces deux concertos,

    dans la parfaite incarnation, ici, du soliste, Thomas Albertus Irnberger,

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    merveilleusement soutenu par les diaprures épanouies et véloces

    de la Janacek Philharmonie d’Ostrava

    sous la conduite de son chef Heiko Mathias Förster…

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    Martinu :

    un des compositeurs majeurs du XXéme siècle !!!

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    Quel rayonnement ! Quelle force !

    Quelle joie puissante au milieu des difficultés…

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    Ce samedi 23 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa