Étiquette : Jean-Charles Hoffelé

  • Un excellent « Rêve de France » à propos du splendide CD Ricercar des Sonates en Trio de Philipp Heinrich Erlebach, par L’Achéron et François Joubert-Caillet

    Une nouvelle fois,

    ce jour,

    un très pertinent article _ très justement intitulé Rêve de France… _ de Jean-Charles Hoffelé

    sur son blog Discophilia _ sur le site Artamag _,

    …

    à propos du splendide CD

    de l’ensemble L’Achéron, dirigé par François Joubert-Caillet,

    Complete Trios Sonatas

    de Philipp Heinrich Erlebach (1657 – 1714),

    …

    le CD Ricercar RIC 393.

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    Cf mes remarques _ bien trop rapides et succintes _ en mon article _ déjà ! il y a presque deux mois ! _ du 11 janvier dernier

     :

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    « un magnifique CD Erlebach Complete Trio Sonatas, par L’Achéron, dirigé par François Joubert-Caillet, toujours très musical _ il s’agit d’un CD Ricercar, RIC 393 ; et qui paraît ce jour même. Philipp-Heinrich Erlebach (1657 – 1714) est vraiment un excellent compositeur, proche de Buxtehude et Reincken (= le stylus fantasticus), en un peu plus apaisé. C’est un vrai régal de musique !

    Qui me fait penser à un merveilleux CD Alpha _ le CD Alpha 018 _, Zeichen in Himmel, de l’ensemble Stylus Fantasticus, dirigé par l’excellente Friederike Heumann, et avec la basse Victor Torres : une révélation de ce compositeur ! ».

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    L’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé creuse _ très opportunément et avec une splendide justesse ! _ bien plus profond :

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    Rêve de France

    RÊVE DE FRANCE

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    1694, Philipp Heinrich Erlebach publie un recueil de six Sonates mariant le violon italien et la viole française. Les goûts réunis ?

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    L’Allemand penche entièrement _ ou du moins pas mal… _ du côté de la France, même si le vocabulaire réemploie certains traits importés _ oui, bien sûr ! _ de l’autre côté des Alpes par _ les virtuposissimes _ Carlo Farina et Biagio Marini : mais la noblesse des sujets _ oui ! _, la passion de la danse _ oui ! oui ! c’est parfaitement justement ressenti ! _ qui transforment ces Sonates _ le mot est italien _ en de vraies Suites _ à la française !!! _ avec Courante, Sarabande, Gigue, l’invention impertinente _ oui _ de l’harmonie, la vivacité des rythmes _ sans la moindre lourdeur ou trop pesante insistance _ sont entièrement français, de cœur, d’esprit, de notes _ absolument !

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    Quelle belle découverte _ oui _ que ce trésor oublié de la musique instrumentale de la fin du XVIIe siècle que sont allés dénicher François Joubert-Caillet et ses amis de L’Achéron. En marge de leur périple chez Marin Marais, l’allégresse française de ces musiques, la délicate nostalgie dont elles s’ombrent _ mais oui _ ne pouvait que s’incarner dans la profusion de leur harmonie, la variété de leurs couleurs pleines, l’élégance piquante des ritournelles, au point que j’écoute ce disque en boucle _ moi aussi _ depuis deux semaines _ moi, presque deux mois _, musique pour m’accompagner dans la fin du jour _ sans une once de complaisante nostalgie, à l’anglaise. Nous sommes plus proches de François Couperin (1668 – 1733) ; ou de son oncle Louis (ca. 1626 – 1661).

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    Alors il faut continuer _ mais oui ! _, d’abord en gravant les douze Sonates _ publiées en 1693 _ de Johann Philipp Krieger _ 1649 – 1725 ; un compositeur qui jusqu’ici semble avoir échappé sinon à ma curiosité, du moins à ma mémoire vive ! A rafraîchir !!! _, mêlant aussi le violon et la viole, réponse d’amitiés _ voilà ! _ adressée à Erlebach sur laquelle _ page 17 du très riche et passionnant livret _ Jérôme Lejeune attire notre attention dans son excellente _ comme toujours ! _ notice, mais aussi en nous offrant enfin une version parfaite du génial _ comme c’est juste !!! _ Hortus Musicus de Johann Adam Reincken _ 1643 – 1722. Quel chef d’œuvre !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Philipp Heinrich Erlebach(1657-1714)

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    Les Sonates en trio (Intégrale)

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    L’Achéron
    François Joubert-Caillet, viole et direction

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    Un album du label Ricercar RIC393
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    Photo à la une : © Ricercar

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    Une musique (et une interprétation au CD) de très grand prix !

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    Ce mercredi 6 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La découverte du très grande charme des cantatilles françaises, et la magnifique Eva Zaïcik !

    Ce 20 février,

    l’excellent Jean-Charles Hoffelé

    consacre sa chronique toujours intéressante de Discophilia

    à un CD qui m’a très positivement marqué

    _ cf mon article du 29 janvier dernier : … _,

    le charmantissime CD Alpha 439 Venez chère ombre,

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    par la merveilleuse _ quelle révélation !!! _ Eva Zaïcik,

    et Le Consort, dirigé par Justin Taylor.

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    La chronique de Jean Charles Hoffelé

    s’intitule tout simplement « Venez, chère ombre« .

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    VENEZ, CHÈRE OMBRE

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    VENEZ, CHÈRE OMBRE

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    Louis Antoine Lefebvre, un inconnu aujourd’hui. Pourtant, ses « cantatilles », sœurs des cantates mythologiques qui, contrairement à leurs glorieuses ainées, se consacraient au tendre et aux passions du cœur exclusivement, passionnèrent _ eh oui ! _ ses contemporains.

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    On comprend pourquoi dès « Venez, chère ombre » qui ouvre le nouvel album de Justin Taylor et de ses amis : harmonies étranges, déclamation lullyste, une musique du sentiment et de l’émotion qui vous saisit illico, si moderne dans son dénuement savant. Il faut avouer que le mezzo subtil, la ligne de chant racée, les mots sensibles d’Eva Zaïcik donnent toutes leurs chances à ces musiques si étreignantes _ voilà. Et quelle fantaisie, quelles audaces descriptives dans Le Lever de l’aurore, quel brio dans cet Andromède où les styles français et italiens se mêlent pour mieux surprendre l’oreille.

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    Le Consort paysage ce trop peu de Lefebvre avec la délicieuse Bergère et surtout Le dépit généreux de Pignolet de Montéclair, le Léandre et Hero de Clérambault, la sombre Ariane de Courbois (voilà encore un compositeur à réévaluer), autre merveille absolue, lamento en clair obscur de ce disque unique  _ mais oui ! _ où la sensibilité et l’élégance de Justin Taylor et de ses amis embellissent un répertoire trop peu couru.

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    Maintenant que ce si beau mezzo _ absolument ! _ s’est joint au groupe, il faut vraiment poursuivre chez Lefebvre surtout, mais aussi chez Courbois. Vite, une suite !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Venez, chère ombre

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    Louis Antoine Lefebvre(1700?-1763)
    Les regrets (extrait : « Venez, chère ombre »)
    Le lever de l’aurore (extrait : « L’astre que le silence suit »)
    Andromède

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    Michel Pignolet de Montéclair (1667-1737)
    La Bergère
    Le dépît généreux
    Plainte en dialogue

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    Philippe Courbois (1705?-1730?)
    Ariane (extrait : « Ne vous réveillez pas encore »

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    Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749)
    Simphonia IVa
    Simphonia II “La Félicité” (extrait)
    Léandre et Héro

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    Eva Zaïcik, mezzo-soprano
    Le Consort
    Justin Taylor, direction, clavecin

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    Un album du label Alpha Classics 439
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    Photo à la une : l’ensemble Le Consort – Photo : © Victor Toussaint

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    Ce mercredi 20 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La belle année François Couperin de Carole Cerasi

    Carole Cerasi,

    magnifique claveciniste turco-britannique,

    vient de couronner en beauté l’année 2018 

    du 350ème anniversaire de la naissance de François Couperin,

    …

    par un magistral coffret de 10 CDS

    de l’intégrale de l’œuvre pour clavecin du compositeur :

    …

    le coffret Metronome METCD 1100.

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    …

    C’est seulement  (!!) par un article de Jean-Charles Hoffelé

    en date du 28 décembre dernier

    sur le blog Discophilia de son site sur Artamag,

    Couperin heureux

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    que j’ai pu prendre connaissance de cette importante sortie discographique ;

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    et alors que j’admire, depuis ses débuts discographiques, Carole Cerasi…

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    …

    Ce coffret

    commandé illico presto,

    puis parvenu ce jour chez mon disquaire préféré,

    …

    afin de bien commencer à en percevoir,

    revenu à mon domicile,

    les merveilles de musique,

    …

    j’ai bien volontiers suivi le conseil du critique ;

    …

    et ai choisi de mettre d’abord sur ma platine

    le premier disque (le disque n°4) du Second Livre de Pièces de Clavecin (de 1717) ;

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    qui comporte les sixième, septième et huitième ordre de ces pièces,

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    interprétées sur un clavecin du voisin barbastin Philippe Humeau, de 1989,

    d’après un Antoine Vater, de 1738, à Paris

    _ et cela d’autant plus qu’y figurent Les Baricades mystérieuses que j’aime tant…

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    …

    Eh bien !

    l’enchantement de cette interprétation

    de ces merveilles de François Couperin

    est au rendez-vous !

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    Avec, notamment, en effet,

    d’extraordinaires Baricades mystérieuses _ à la plage n°5 de ce CD n°4.

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    Mais c’est le CD tout entier qui est éblouissant !

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    Voici ce que disait Jean-Charles Hoffelé en son Couperin heureux

    du 28 décembre dernier :

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    Couperin heureux

    COUPERIN HEUREUX

    Carole Cerasi avait bien caché son jeu : alors que tant abordent en cette année anniversaire leur Couperin par un disque récital ou au mieux un livre entier, voici qu’elle nous offre d’un bloc l’intégrale des vingt-sept ordres, tout cela enregistré en un peu plus d’une année, L’Art de toucher le clavecin s’y ajoutant ensuite.

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    Merveille d’élégance que ce jeu souple qui suggère le tendre, peint les subtilités du sentiment, mais sait aussi se saisir des caractères que Couperin dessine d’un crayon vif. C’est la diversité de cet univers que la claveciniste exalte, jouant tout ce théâtre d’émotions dans les décors de quatre clavecins somptueux : littéralement, ils vous mettent les scénettes sous les yeux, peignent en couleurs cet univers à la Chardin où le détail est tout.

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    La manière tendre de la claveciniste réjouira plus les amateurs du Couperin d’Olivier Baumont que ceux de celui de Blandine Verlet ; Carole Cerasi soigne plus la forme, scrute l’écriture, sonde l’harmonie souvent audacieuse autant que les mélodies troublantes.

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    Sommet de cette somme parfaite qui remet à jour la discographie – en attendant de pouvoir entendre l’intégrale que Davitt Moroneyvient d’achever – un Deuxième Livre d’anthologie : Couperin libéré du regard sévère de Louis XIV y aiguisait sa plume, son imagination s’y débridait, ouvrant à l’instrument de nouvelles licences poétiques et à son art de nouveaux horizons : il faut entendre les éclats de La Triomphante, spectaculaire, mais aussi et surtout peut-être la nostalgie infinie de La Mézangère.

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    Tout au long des dix disques, le charme ne se rompt jamais, et atteint à une dimension supplémentaire dans les équilibres parfaits, la langue solaire du Troisième Livre. Les ombres du Quatrième Livre, ses nostalgies à peine voilées, peuvent paraître, elles sonnent avec une liberté de phrasés, un sens des proportions, une puissance poétique que Scott Ross avait jadis trouvés par éclipses.

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    Au moment de refermer cette boîte impeccable me parvient un autre disque de Carole Cerasi, celui qu’elle consacra il y a vingt ans à l’intégrale des Suites d’Elisabeth Jacquet de la Guerre : le grand geste dramatique, l’âpreté d’une écriture sévère et fulgurante, la clarté de ses conceptions font encore une fois mouche sur le magnifique Ruckers de 1636, celui-là même qu’elle joue tout au long du Premier Livre de son intégrale François Couperin.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    François Couperin (1668-1733)
    L’œuvre pour clavecin (Intégrale)

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    Carole Cerasi, clavecin

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    Un coffret de 10 CD du label Metronome METCD1100
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    Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729)
    L’œuvre pour clavecin (Intégrale)

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    Carole Cerasi, clavecin

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    Un album du label Metronome METCD 1026
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    Photo à la une : La claveciniste Carole Cerasi – Photo : © DR

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    Le plaisir des neuf autres CDs de ce coffret magique

    m’attend désormais…

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    Á suivre, donc.

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    Ce jeudi 24 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Interpréter Vivaldi ; et en son plus intime et essentiel ! : une splendide réussite, sublime, de Jean-Guihen Queyras, dans six sonates pour violoncelle et basse continue

    La chronique de ce jour de Jean-Charles Hoffelé

    en son blog Discophilia du site d’Artalinna :

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    Le violoncelle et la lagune,

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    revient très opportunément sur un CD Harmonia Mundi

    _ le CD HMM 902278 _

    comportant six sonates pour violoncelle d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741),

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    soient les sonates RV 40, 41, 43, 45, 46 et 47,

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    en une merveilleuse interprétation

    de Jean-Guihen Queyras au violoncelle,

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    et,

    à la basse continue,

    Michael Beringer aux claviers,

    Lee Santana, au théorbe

    et Christop Dangel, au violoncelle.

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    Je renvoie donc à ce que j’ai moi-même pu en écrire,

    le 8 septembre 2018 :

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    Ce qui donne ceci, sur mon blog En cherchant bien, en date du 8 septembre dernier :

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    Un immense CD Vivaldi, tout de tendresse et intimité, par Jean-Guihen Queyras au violoncelle

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    — Ecrit le samedi 8 septembre 2018 dans la rubrique “Musiques”.
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    Après son incompréhensible ratage CPE Bach

    (le CD Cello Concertos HMM 902331,

    avec l’Ensemble Resonanz dirigé par Riccardo Minasi)

    _ cf mon article du 29 août dernier   _,

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    Jean-Guihen Queyras se reprend en toute beauté

    avec un splendide et très émouvant CD Vivaldi,

    de Six Sonatas for Cello and Basso Continuo

    (le CD Harmonia Mundi HMM 902278) ;

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    dans lequel nous retrouvons l’immense tendresse

    du prêtre roux de Venise

    idéalement rendue.

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    Avec

    Michaël Behringer, au clavecin et à l’orgue ;

    Lee Santana, au théorbe ;

    et Christoph Dangel, au violoncelle aussi…

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    Une merveille de sublime intimité !!!

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    Ce samedi 8 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Et puis cela,

    ce jour,

    par Christophe Hoffelé sur son blog

    _ avec mes menues farcissures (en vert), et en total accord avec sa lucidissime vision ! _ :

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    …

    LE VIOLONCELLE ET LA LAGUNE

    Paul Tortelier avec Robert Veyron-Lacroix et son clavecin sonore furent les premiers à les faire un peu _ oui _ danser, disque Erato immanquable qui aura fait de l’usage aux vivaldiens jusqu’à ce qu’Anthony Pleeth y ose un archet autrement subtil _ oui _, instillant dans ces sonates secrètes et splendides _ parfaitement !!! _ une nostalgie lagunaire tout de même _ en effet… _ un peu vue de Londres.

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    Mais entre-temps, Anner Bylsma les avait remises dans leur siècle _ absolument ! _, d’un archet virtuose et autoritaire qui aura entraîné à sa suite (dans le désordre chronologique) Raphael Walffisch, Christophe Coin, Roel Dietens, Bruno Cocset, Ophélie Gaillard, et même Heinrich Schiff avec Ton Koopman pour à vrai dire un de ses plus beaux (et plus rares) disques.

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    Pourtant « ma » version n’existait pas encore, depuis quelques mois, je lorgnais _ pourquoi avoir donc tardé ? _ sur le tout récent disque de Jean-Guihen Queyras, dont j’avais tant aimé l’album des Concertos du Prêtre Roux. Le voici enfin.

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    Les promesses d’un continuo varié sont tenues, qui font des décors entre théâtre et paysage _ mais oui _, la danse qui s’immisce un peu partout au long des six opus, se forme en pleins et en déliés _ oui _ et non dans les affirmations qui alourdissaient trop d’archets _ c’est très juste.

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    Miracle, pour ces fantaisies lagunaires _ sublimement contrastées _, Jean-Guihen Queyras retrouve le violoncelle avec lequel il enchanta jadis ses Suites de Benjamin Britten, un Anonyme milanais de 1690, que caresse un archet de Charles Riché.

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    Les cordes de boyaux chantent comme celles d’une voix humaine _ ô que oui ! _, dansent légères _ en sublime gravité _ et rêvent _ mais oui, comme une infiniment fine gaze vénitienne _ les clairs-obscurs : voici captée toute la poésie de crépuscule _ voilà ! _ de ces musiques intimes _ parfaitement ! _ où l’on peut surprendre le visage le plus secret _ oui, en sa plus pure idiosyncrasie de compositeur unique ! _ de Vivaldi. Disque magnifique et probablement inusable _ tout est dit ! Et à la perfection saisi.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    6 Sonates pour violoncelle et basse continue

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    Sonate en mi mineur (No. 5), RV 40
    Sonate en si bémol majeur
    (No. 1), RV 47

    Sonate en la mineur (No. 3), RV 43
    Sonate en si bémol majeur
    (No. 4), RV 45

    Sonate en fa majeur (No. 2), RV 41
    Sonate en si bémol majeur (No. 6), RV 46

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    Jean-Guihen Queyras, violoncelle
    Michael Behringer, claviers
    Lee Santana, théorbe
    Christoph Dangel, violoncelle (basse continue)

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    Un album du label harmonia mundi HMM902278
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    Photo à la une : le claveciniste Michael Behringer et le violoncelliste Jean-Guihen Queyras – Photo : © DR

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    Ce jeudi 17 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa