Étiquette : justesse

  • Et après Debussy, Ravel, pour bien tendre l’oreille aux Siècles et François-Xavier Roth en leur idiosyncrasie d’interprétation

    Pour bien saisir

    ce qui pourrait constituer l’idiosyncrasie d’interprète(s)

    des Siècles

    et de François-Xavier Roth,

    …

    après l’écoute de leur interprétation du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy

    _ en le CD/DVD Harmonia Mundi HMM 905291 _,

    nous disposons de leur enregistrement

    _ soit le CD Harmonia Mundi HMM 905280 _

    du ballet de Daphnis et Chloé de Ravel :

    …

    autre chef d’œuvre absolu

    de la musique française de ce tournant entre XIXème et XXème siècles :

    …

    1894, pour le Prélude de Debussy ;

    1912, pour le Ballet de Ravel…

    …

    …

    Et l’enchantement est tout aussi là !!!

    …

    Plénitude de la justesse sonore de la poésie musicale des œuvres…

    …

    …

    Ce mardi 15 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’autre chef d’oeuvre , après « L’Art de la joie », de Goliarda Sapienza : ses extraordinaires « Carnets »

    Ce début janvier 2019,

    …

    paraissent, aux Éditions du Tripode,

    …

    et toujours en une merveilleuse traduction _ elle coule de source ! _ de Nathalie Castagné

    _ sa découvreuse et révélatrice à l’univers entier ! Ce n’est certes pas peu !!! _,

    …

    une sélection _ de 461 pages _

    des 8000 pages manuscrites

    que rédigea au jour le jour, entre 1976 et 1996 _ l’année de sa mort : le 30 août 1996 ;

    des suites d’une chute dans les escaliers de sa maison de Gaeta _

    la géniale Goliarda Sapienza

    _ soit quelque chose comme 5 % de ce qui a été rédigé en ses Carnets personnels… _ ;

    …

    et ce, d’après une sélection de son mari et veuf, Angelo Pellegrino

    (né, lui, à Palerme le 2 août 1946),

    et qui est aussi son légataire universel ;

    …

    qui la fit d’abord paraître, cette sélection, en Italie, en 2011 et 2013,

    en deux volumes séparés,

    …

    intitulés

    Il Vizio di parlare a me stessa _ Taccuini 1976 – 1989

    et La Mia Parte di gioia _ Taccuini 1989 -1992,

    chez le prestigieux éditeur Einaudi :

    …

    …

    soit un nouvel éblouissant chef d’œuvre,

    rédigé _ et strictement pour elle-même : « parlare a me stessa » ! _ par Goliarda au jour le jour,

    au fil du quotidien de ses rencontres, voyages et événements survenant divers ;

    …

    _ et avec, aussi, c’est à noter, des intermittences, parfois très longues : de mois ou même d’années :

    quand Goliarda choisissait de consacrer-réserver exclusivement le temps si précieux de son écriture

    (et son désir d’écrire, pas nécessairement permanent ; elle subissait aussi des moments de dépression ;

    d’absence d’enthousiasme envers sa fondamentale passion d’écrire…)

    à la rédaction d’autres romans-fictions à composer, ou de divers textes _

    …

    après ce monument et chef d’œuvre presque trop puissant et éclatant

    _ quelque part dérangeant pour bien des lecteurs,

    y compris ceux, professionnels, des maisons d’édition, qui longtemps le refusèrent ! en Italie… _

    qu’est le roman

    _ inspiré et transposé (sublimé…) de sa propre vie (Goliarda est née à Catane le 10 mai 1924)

    ainsi que de la vie de sa mère, Maria Giudice (Codevilla, 27 avril 1880 – Rome, 5 février 1953) _

    L’Art de la joie

    _ de 800 pages.

    …

    …

    Cf ce mot de Nietzsche

    _ Goliarda fut-elle une de ses lectrices ? _

    entamant ainsi

    le lucidissime chapitre Lire et écrire

    de son sublime Ainsi parlait Zarathoustra _ un livre pour tous et pour personne :

    …

    « De tout ce qui est écrit, je ne lis que ce quelqu’un écrit avec son sang.

    Écris avec ton sang : et tu verras que le sang est esprit.

    Il n’est guère facile de comprendre le sang d’autrui.

    Je hais les oisifs qui lisent« .

    …
    …

    Et c’est assurément avec son sang

    _ qui est esprit ! et comment !!! _

    que Goliarda a écrit,

    tant son L’Art de la joie

    que ses sublimes Carnets.

    …

    …

    Pour cela,

    je me réfère, aussi, à ce très riche et passionnant article de Valentina Tuveri,

    paru le 30 août 2016 sur le site Monde du Livre :

    …

    L’Art de la joie de Goliarda Sapienza : la traduction comme moteur de reconnaissance mondiale

    …
    …

    Personnellement,

    je dois dire que je préfère l’ouverture infinie de l’écriture des notations au jour le jour d’un carnet personnel

    _ ou d’une correspondance intime :

    je pense ici aux courriers (enchantés ! et enchanteurs pour nous qui les lisons…) de trois fois par semaine

    de Madame de Sévigné à sa fille, Madame de Grignan :

    alternant le compte-rendu précis et parfois amusé du plus quotidien du quotidien, avec des envolées passionnées de sentiments ou d’émotions, de la marquise _,

    à la construction tant soit peu organisée, même la plus belle qui soit, d’une fiction,

    fut-elle mâtinée de pas mal d’éléments autobiographiques _ ou biographiques.

    …

    Pour y trouver l’accent de la plus grande justesse tissée à la plus audacieuse liberté ;

    du moins à son meilleur…

    …
    …
    Ce samedi 5 janvier 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’éblouissement immédiatement irradiant des sublimes Carnets de Goliarda Sapienza

    L’ami René de Ceccatty

    …

    vient de me faire adresser

    par les Éditions du Tripode

    …

    les Carnets

    de Sapienza Goliarda,

    …

    à paraître le mois prochain

    _ le 3  janvier _,

    …

    et qu’a traduits en français l’amie de si longtemps

    _ de leurs années de lycée à Montpellier _ et toujours, de René,

    Eilathan,

    Nathalie Castagné.

    …

    …

    Dès la lecture

    de la présentation liminaire de l’éditeur lui-même,

    Frédéric Martin

    _ cf le podcast de mon entretien avec lui le 25 novembre 2015 pour son édition du sublime Vie ou Théâtre ? de Charlotte Salomon : Frédéric Martin, Vie ? ou Théâtre ? de Charlotte Salomon (61’) le 25-11-2015 ;

    ainsi que mon article du 29 novembre 2015 :   _,

    aux pages 5 à 10 de ces Carnets,

    …

    puis le résumé très éclairant des péripéties complexes, et très souvent tragiques, de la vie (Catane, 19 mai 1924 – Gaeta, 30 août 1996) de Goliarda Sapienza

    _ l’écriture lui sera donc aussi, du moins parfois, secours !

    sinon la publication même,

    et encore moins le baume éventuel de la reconnaissance du succès _,

    aux pages 466 à 475 de ces Carnets, 

    …

    et surtout, forcément,

    les premières pages _ sublimes !!! _ de ces Carnets, 

    à l’écriture stupéfiante et renversante de justesse,

    de force

    et de beauté,

    …

    on reste confondu de bonheur

    de pareille stupéfiante illuminante _ de la vie, de toute vie _ lecture !

    …

    …

    Car Goliarda

    entame en 1976 la rédaction de ces Carnets

    afin d’essayer de survivre à la cessation de l’écriture de son grand œuvre désormais achevé,

    L’Art de la joie…

    …

    …

    On comprend que cette force-là

    de l’écriture

    ait pu faire peur

    aux éventuels éditeurs,

    et en Italie d’abord…

    …

    puisque L’Art de la joie, terminé en 1976, n’aura pas connu la publication

    du vivant de son auteur,

    décédée en 1996…

    …

    …

    Ce sera en effet l’obstination fidèle d’Angelo Pellegrino,

    le compagnon puis mari très aimant de Goliarda ;

    …

    puis le succès en France de l’œuvre traduite par Nathalie Castagné,

    et publiée, en 2005, aux Éditions Viviane Hamy,

    …

    qui fera reconnaître universellement

    la grandeur magnifique de l’écriture

    et de la personne

    de Goliarda Sapienza !

    …

    …

    Ce samedi 22 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A nouveau la question de l’interprétation (et de l’interprète) : Daniil Trifonov et Sergei Rachmaninov

    Incontestablement,

    l’évidence de la puissance et de la sagacité de certains interprètes de la musique

    _ au concert, bien sûr, mais aussi au disque tel qu’il est enregistré _

    s’impose à nous ;

    …

    et ramène sur le tapis

    la question cruciale de la légitimité ou pas de l’interprétation _ et de sa part _ dans la simple réalisation sonore _ pour d’autres, comme pour soi-même, dans la solitude _ de la musique,

    telle qu’elle peut _ et plus encore a pu être _ être notée sur une partition,

    quand cette musique,

    jouée,

    n’est pas purement et simplement improvisée sur le champ,

    en une seule et unique à jamais

    performance _ absolument et définitivement irrépétable.

    …

    …

    Cette question vient de m’être plus ou moins posée

    _ retournée _

    lors de l’éloge que je viens de commettre,

    et diffuser _ à quelques amis mélomanes _,

    de l’interprétation par Pavel Kolesnikov de la sonate Au Clair de lune de Beethoven

    _ cf mon article d’il y a à peine trois jours, le 10 octobre dernier : … _ :

    …

     doit-on seulement remarquer _ et admirer, ou vilipender _ la plus ou moins grande singularité

    du jeu de l’interprète

    face à la qualité intrinsèque

    de l’œuvre

    voulue par son auteur : le compositeur-créateur ?

    …

    …

    La part de la virtuosité

    de l’interprétation

    s’enfle considérablement à l’époque des concerts romantiques,

    tout particulièrement avec les triomphes en salles

    que s’assurent un Liszt

    ou un Paganini…

    …
    …

    Ici, le virtuose

    que le mélomane,

    même à son corps défendant

    _ eu égard au culte qu’il voue à la création de l’oeuvre par le compositeur _

    ne manque pas d’admirer

    _ voire vénérer, à son tour _,

    …

    est

    Daniil Trifonov,

    …

    dans les Concertos pour piano n° 2 & 4 de Sergei Rachmaninov,

    …

    en un CD Deutsche Grammophon 483 5335

    intitulé Destination Rachmaninov – Departure ;

    …

    soutenu par The Philadelphia Orchestra,

    …

    tout aussi brillammente dirigé

    par Yannick Nézet-Séguin.

    …
    …

    C’est lumineux, et transportant !

    …

    …

    Déjà, j’avais été sidéré par de précédents CDs de Daniil Trifonov :

    …

    son Carnegie Recital,

    son double Transcendental (Liszt),

    son double Chopin Evocations…

    …

    …

    L’interpréte d’exception

    est

    _ à côté d’autres : plus fades et moins justes _

    celui qui nous fait accéder

    avec la plus grande évidence de lumière

    _ qui peut être, bien sûr, ombreuse, en maintes de ses parties… _

    de son jeu,

    …

    à l’œuvre même du créateur

    …

    en sa plus simple et forte

    _ qui peut aussi être très douce ; mais jamais plate ! _

    vérité.

    …

    …

    J’aime Rachmaninov, mais oui.

    …

    …

    Ce samedi 13 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Et ce tweet,

    à propos de l’enthousiasme de mon article du 10 octobre 

    pour le CD Beethoven de Pavel Kolesnikov,

    …

    de la part de la librairie Mollat :

    …

    …