Étiquette : justesse

  • La perfection du charme dans un récital de chansons latino-américaines, de Juan Diego Florez

    En son récital de 18 chansons latino-américaines _ ainsi choisit-il lui-même de les nommer _ intitulé Bésame mucho,

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    le splendide ténor _ péruvien _ Juan Diego Florez

    réussit une prouesse de perfection naturelle

    qui nous comble de joie

    _ et cela dans la diversité idéalement incarnée par son art de chanter

    de leurs styles respectifs (du Mexique et Cuba jusqu’au Pérou, Chili et l’Argentine, en passant par le Brésil),

    sans jamais tien forcer…

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    Ce CD Bésame mucho Sony 19075822942

    est un enchantement

    pour tous

    de tous les instants…

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    La perfection simple.

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    Sans la moindre once de manièrisme,

    ni un seul soupir de mauvais goût !

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    Une joie de musique à partager…

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    Ce lundi 24 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le violoncelle hyper-vivant et juste d’Alisa Weilerstein

    Confirmant _ si besoin en était _ l’appréciation de mon article  du 29 août dernier,

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    Maciej Chiżyński,

    sur le site de Res Musica,

    abonde parfaitement dans mon sens

    en un article du 10 septembre dernier  :

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    LA RENCONTRE HAYDN-SCHOENBERG SELON ALISA WEILERSTEIN

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    Le voici :

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    LA RENCONTRE HAYDN-SCHOENBERG SELON ALISA WEILERSTEIN

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    Joseph Haydn (1732-1809) : Concertos pour violoncelle n° 1 et 2. Arnold Schoenberg (1874-1951) : La Nuit transfigurée, version pour orchestre à cordes.
    Alisa Weilerstein, violoncelle.
    Ensemble Trondheim Soloists.
    1 Hybrid SACD Pentatone.
    Enregistré à Trondheim en Norvège en avril 2018.
    Textes de présentation en anglais et allemand.
    Durée : 73:00
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    coverPour son début discographique chez Pentatone, Alisa Weilerstein aborde des œuvres façonnées par des représentants de la Première et Seconde école de Vienne : Joseph Haydn et Arnold Schoenberg.

    Cette combinaison aussi singulière qu’exotique ouvre de nouvelles perspectives d’écoute de ces compositions.

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    C’est sur le Concerto pour violoncelle n° 2 de Haydn que s’ouvre ce disque. Alisa Weilerstein nous en parvient une interprétation fringante et calorique _ oui. L’énergie qui émane de son instrument témoigne d’une virtuosité qui semble ne pas avoir de limites, également pour la cadence sur laquelle s’achève le premier mouvement de l’œuvre. Son archet est précis et dansant, par moments violent et abrupt, d’autres fois doux comme un agneau, mais surtout léger et évoquant l’art d’improviser _ voilà : comme doit être toute interprétation, sortant de l’écriture même, toute fraîche, du compositeur ! Pour ce qui est de l’accompagnement orchestral, l’ensemble de Trondheim est, malgré l’absence de chef, cohérent et attentif à la sensibilité flamboyante _ voilà _ de la soliste.

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    Si les mouvements extrêmes des deux concertos de Haydn sont pleins de vigueur, et l’Allegro molto du premier concerto fulgurant même _ quasiment Sturm und Drang : c’est pleineent dans l’esprit même de l’œuvre !  _, les parties centrales de ceux-ci nous plongent dans un univers marqué par une atmosphère de rêve _ oui _ où le temps paraît suspendu au profit d’une cantilène douce et paisible, mais parfois aussi léthargique du violoncelle.

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    L’album se clôt sur La Nuit transfigurée de Schoenberg dans l’arrangement de celui-ci pour orchestre à cordes, révisé en 1943. Aussi pittoresque qu’elle soit, la lecture assurée par Weilerstein et la phalange norvégienne n’a rien à envier aux grands classiques du disque. Dès le début, leur interprétation est au rendez-vous par une expressivité et une force évocatrice élevées _ oui ! _, dénuées de faux sentimentalisme et captivant par une palette de couleurs sombres et saturées à des nuances pastelles d’une subtilité envoûtante.

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    Le programme proposé sur ce disque nous permet de mieux comprendre la grammaire du langage de Joseph Haydn et d’Arnold Schoenberg : ampleur et facilité du geste pour le premier, et tragique et décadence pour le deuxième.

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    Ce mercredi 12 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Confirmation d’un grand chef : Vaclav Luks ; révélation d’une grande hautboïste : Xenia Löffler

    Parmi les CDs de cette rentrée,

    je me suis tourné _ sur le seul nom du chef, que j’apprécie beaucoup ! _

    vers un CD Johann Sebastian Bach

    Oboe Concertos et Cantatas,

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    avec le hautbois de Xenia Löffler,

    la soprano Anna Prohaska,

    le Collegium 1704,

    tous sous la direction de Vaclav Luks :

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    le CD Accent ACC 24347.

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    Les concertos sont ici les BWV 1055, 1056 et 1061 (en un arrangementent de Tim Willis),

    et les cantates, les BWV 52 et 84.

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    Ce qui fait tout le prix de ce CD

    et de sa très grande qualité (!),

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    ce sont surtout la merveilleuse direction _ une confirmation de plus ! _

    que le décidément excellent Vaclav Luks

    donne à son ensemble Collegium 1704,

    et l’enchantement du hautbois,

    sa douceur comme son élan,

    de l’instrumentiste fabuleuse _ une révélation !!! _ qu’est Xenia Löffler !

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    Quel brio ! quelle justesse de jeu ! C’est admirable !!!

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    Et cela,

    sans que la soprano Anna Prohaska démérite en rien dans les deux cantates…

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    Il est bon que l’interprétation sache renouveler à bon escient notre écoute

    des chefs d’œuvre apparemment les mieux connus,

    tels ces trois concertos-là…

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    Ce vendredi 7 septembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’édition 2018 du Festival Philosophia de Saint-Emilion : la vérité

    Le thème de l’édition 2018 du Festival Philosophia de Saint-Emilion était

    « la vérité » _ peut-être sous l’incitation de l’inflation proliférante et inquiétante ces derniers temps des fake-news…

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    Moins séduit que d’autres années _ un peu trop de people comme invités, à mon goût ; et pas assez de renouvellement de têtes-de-gondole… _,

    je tenais beaucoup cependant à venir écouter, ce dimanche après-midi, Pascal Chabot

    _ que j’avais rencontré à Saint-Emilion le 28 mai 2016 : le thème était cette année-là « la culture«  ; et le sujet de Pascal Chabot : « la pédagogie intéresse-t-elle les philosophes ?« …

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    Après un magnifique et très marquant Global burn-out,

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    Pascal Chabot nous a proposés l’année dernière un passionnant Exister, Résister _ ce qui dépend de nous ;

    à l’occasion de la parution duquel

    a été filmée une percutante vidéo Mollat (de 6′ 40) ;

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    et dont voici un résumé _ avec mes farcissures, en vert ;

    pour les lecteurs que ces farcissures indisposent, il est aisé de les shunter ! _ :

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    A partir des exemples du verre, des chaises et des écrans

    _ trois objets-clés cruciaux de la présente modernité technologique ;

    de Pascal Chabot, lire aussi La Philosophie de Simondon ; Gilbert Simondon (1924-1989) est l’auteur du visionnaire Du mode d’existence des objets techniques, paru en 1958 _,

    le philosophe propose une réflexion _ ouverte et, bien sûr, à poursuivre… _ sur le système et les ultraforces

    face auxquels _ car telle est la situation de fait que nous ne pouvons pas ne pas rencontrer et à laquelle, forcément, nous nous heurtons _

    l’être humain doit _ oui, et cela pour sa liberté et la justice… _ se construire _ voilà _ de façon authentique _ voilà ! _

    sans être déterminé _ et aliéné, étouffé, paralysé, ruiné _ par ce qui l’entoure.

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    ainsi que la quatrième de couverture :

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    Exister, résister : « Exister dans le système _ socio-économique _, c’est souvent _ pour quelqu’un, un individu, une personne _ être assis (1) derrière des vitres (2), face à un écran (3). »

    Des forces nouvelles, mixtes de technique, d’économique et de numérique _ oui _, ont fait _ victorieusement _ irruption _ et disruption _ au sein du technocapitalisme mondial _ dominant et régnant.

    Nous assistons aux premiers effets _ peu à peu effectivement ressentis et « conscientisés »… _ de ce qu’il faut bien appeler des « ultraforces » _ parce que non immédiatement ni directement visibles, non plus que clairement sensibles, elles, mais bien réelles, en tant que causes, et terriblement efficientes en leurs d’abord imparables effets subis _ qui, en créant un nouveau monde _ dans lequel vivre, ou tenter de vivre et survivre, sans vraiment « vivre«  vraiment… _, déstabilisent les systèmes _un peu installés, certes, mais qui bougent pas mal, et qui sont appelés, aussi, à assez vite passer-trépasser _ et fragilisent _ terriblement : cf Global burn-out ! _ les existences _ des personnes encore à peu près humaines que nous sommes.

    Dans ce contexte _ à forcément affronter ; car il est là, très prégnant, et commence nécessairement par s’imposer à nous, dès la prime enfance _,

    nous devenons _ davantage que jamais, même si, historiquement, les métamorphoses, même si ce fut à des rythmes et à des degrès fort divers, ont toujours eu lieu dans l’Histoire (du moins celle des sociétés que Lévi-Strauss a qualifiées de « chaudes« ) pour les sujets humains _ multiples _ et pas simplement uns, ni figés _,

    éclatés _ en divers morceaux, avec des blancs, des béances, des failles, des ravins et abîmes interstitiels… _,

    parfois écartelés _ et en souffrance : voilà ce qui nous tombe dessus et affecte durement ; par exemple dans le burn-out.

    En nous

    coexistent _ ainsi _ trois visages _ pouvant s’appréhender _ :

    un moi cherchant sa place dans un système _ installé et puissant _ constitué de vitres protectrices et d’écrans _ ainsi que de places (ou de sièges) attribué(e)s ou conquis(es) _ ;

    un sujet clivé par les ultraforces d’une mondialisation _ ambivalente en sa complexité : tout dépendant du sens des intentions de ceux qui s’en servent ou qui donnent les ordres (d’orientation de ces forces) _ qui crée autant qu’elle détruit ;

    et enfin un soi précieux _ intime _marqué par la saveur _ voilà : qualitative, elle ; non quantitative et non numérisable _ d’exister, la recherche _ permanente _ d’équilibre _ sur la corde tendue entre les précipices _ et le goût _ a contrario du dégoût, de la haine et de l’indifférence (et de l’anesthésie : défensive comme offensive) _ des autres.

    Comment inventer une convergence _ vivable et heureuse _ entre ces trois facettes _ oui _ de nous-même ?

    Comment sortir du dualisme appauvrissant _ mutilant par simplisme réducteur et destructeur _

    qui résulte de la surenchère _ agressive et violente _ entre systèmes fragilisés _ et irrités _ et ultraforces décomplexées _ cyniques _ ?

    Cela ressemble à la fin d’une ère _ c’est-à-dire à une transition vers une autre ère à laquelle tenter, pour sa plus ou moins modeste part, de participer à plus ou moins former ; mais y existe toujours une si petite soit-elle (mais vitale ! pour soi…) marge de manœuvre… Cf aussi, de Pascal Chabot : L’Âge des transitions…

    Peut-être le moment _ voilà : un moment de bascule… _ est-il venu de préparer _ pour une plus ou moins modeste part… _ la transition vers un monde _ commun, avec ses enjeux (et répartitions de pouvoirs) sociaux, politiques et économiques, bien sûr _

    où la culture de soi _ magnifique expression montanienne ; cf le sublime ultime essai (Livre III, chapitre 13 : De l’expérience) des Essais de Montaigne ! et cf mes deux articles des 24 février et 13 mars 2013 sur L’Ecole, question philosophique, de Denis Kambouchner :  et  ; ainsi que le podcast (de 58′) de mon entretien sur ce livre essentiel, avec Denis Kambouchner chez Mollat, le 18 septembre 2013 _

    et le sens _ et le goût _ des autres _ et c’est fondamental : nul n’est une île ; et encore moins un château-fort !!! C’est dans ce qui est donné dans l’amitié et dans l’amour que nous nous épanouissons avec, et ensemble… _

    deviendraient centraux _ soit un renversement des priorités sociétales dominantes, mutilantes pour le sujet et le soi…

    …

    …

    Voilà donc un superbe programme d’action qu’il nous incombe, à tous et à chacun,

    où que nous soyons et quoi que nous fassions,

    de participer _ et personnellement, et avec d’autres _ à inventer-créer !

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    Une philosophie humaniste et réaliste,

    réaliste et humaniste,

    en acte !!!

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    …

    Voici, aussi, ce qu’étaient le titre

    et la présentation

    de la conférence saint-émilionnaise de ce dimanche 27 mai, à 16 heures :

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    Le système, les ultraforces et le soi

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    Où chercher la vérité _ c’est-à-dire la justesse _ dans notre époque en mutation _ accélérée _ ?

    Dans le système qui enserre et détermine _ et pressure et aliène _ les existences ?

    Dans les ultraforces (numérisation, robotisation, financiarisation _ oui, voilà les principales _), qui créent de nouveaux régimes de vie et de pensée _ les deux, en effet ! et ces deux concepts, de « régime de vie » et de « régime de pensée« , méritent assurément qu’on s’y penche dessus et à fond très attentivement ! _ ?

    Ou en soi-même, dans un souci de fidélité _ voilà ; et cohérence profonde de la personne _ à ses paysages intérieurs _ « le paysage intérieur » se trouve être le titre que René de Ceccatty voulait donner à son merveilleux Enfance, dernier chapitre ; cf mon article du 12 décembre 2017 : … ; et cf aussi le podcast (de 82′) de notre entretien sur ce livre (ainsi que sur la traduction de la Divine Comédie de Dante, par René de Ceccatty) le 27 octobre 2017 au Studio Ausone _ ?

    Comment cette vie tendue _ oui, tiraillée à hue et à dia… _ entre trois pôles peu conciliables _ du moins a priori et au premier abord (subi, et souvent violemment…) _ peut-elle chercher _ et cet objectif est vraiment fondamental ! pour le sujet humain _ à être juste ?

    Et quelle serait sa vérité _ profonde : la vérité de notre vie unique (mortelle) et (potentiellement) singulière… _ ?

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    Merci, cher Pascal Chabot !

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    Ce dimanche 27 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa