Étiquette : Maurice Ravel

  • Pour célébrer Ravel, décédé il y a 82 ans ce 27 décembre

    En manière de célébration de l’anniversaire des 82 ans du décès de Maurice Ravel,

    le 27 décembre 1937 à Paris,

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    écoute de 2 CDs ravéliens :

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    _ les 2 Concertos pour piano et orchestre (de 1929-30 et 1931)

    par François Dumont

    et l’Orchestre National de Lyon, dirigé par Leonard Slatkin ;

    ainsi que Tzigane pour violon et orchestre

    _ soit le CD Naxos 8.573572 _ ;

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    et le CD Ravel voyageur

    _ soit le CD Mirare MIR 416 _

    par les sœurs Nathalia (piano) et Maria Milstein (violon),

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    comportant

    la Sonate pour violon et piano n°1, dite posthume ;

    Cinq Mélodies Populaires Grecques (en un arrangement pour violon et piano de Maria Milstein) ;

    Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré ;

    la Sonate pour violon et piano n°2 ;

    Kaddish (en un arrangement pour violon et piano de Lucien Garban) ;

    Tzigane ;

    et Pièce en forme de Habanera.

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    Le 30 octobre 2019 dernier,

    sur son site Discophilia,

    Jean-Charles Hoffelé a consacré un article

    intitulé Le jour et la nuit

    au CD Naxos des 2 Concertos pour piano et orchestre de François Dumont et Leonars Slatin.

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    LE JOUR ET LA NUIT

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    Brillant, le Concerto en sol ? Du Mozart oui ! François Dumont le joue avec une simplicité déconcertante, sans les effets et le motorisme que tant y mettent, éclairant les mouvements extrêmes sans les brusquer, chantant avec une pudeur qui est bien le secret de Ravel, et ce sens de demi-caractère préfèrant l’allusion à l’appui.

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    Leonard Slatkin lui fait un orchestre fauve de couleurs, et félin de rythmes, quelque chose de très souple où tout peut chanter : même le grand récitatif de l’Allegramente, avec ses ponctuations jazzies, s’octroient des parts de rêve. L’Adagio est un modèle, intemporel et tendre, avec cette ligne de chant qui se réalise dans le più piano, et comme cette sonorité de clavier est belle, profonde, modelée, si pleine, si mélodieuse.

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    La sonorité naturellement ombrée de Dumont s’accorde avec les teintes de ténèbres du Concerto pour la main gauche auquel il refuse tout expressionisme, le jouant implacable et quasi-classique, dans la battue presque froide de Slatkin : c’est dans cette simplicité fluide que l’essence sinistre de l’œuvre prend tout son sens, et le contraste avec les cadences étoilées, aux sonorités magiques, où le pianiste crée un autre univers, est d’autant plus saisissant.

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    Doublé impeccable qu’assaisonne entre les deux opus un Tzigane abrasé par l’archet virulent de Jennifer Gilbert, et qui me donne envie de réécouter tout le piano de Ravel comme François Dumont l’avait enregistré voici quelques années (Piano Classics).

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Concerto pour piano et orchestre en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano et orchestre en ré majeur,
    M. 82 « Concerto pour la main gauche »

    Tzigane, M. 76 (version pour orchestre)

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    François Dumont, piano
    Jennifer Gilbert, violon
    Orchestre National de Lyon
    Leonard Slatkin, direction

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    Un album du label Naxos 8.573572
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    Photo à la une : le pianiste français François Dumont – Photo : © Jean-Baptiste Millot

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    Et hier, 26 décembre,
    sur ce même site Discophilia,
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    le même Jean-Charles Hoffelé
    a consacré sa chronique quotidienne 
    au CD Ravel Voyageur des sœurs Maria et Nathalia Milstein :
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    LE VIOLON DE RAVEL

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    Outre qu’elles soient belles comme des Modigliani, Maria et Nathalia Milstein ont un autre charme peut-être plus décisif encore : elles s’adonnent à leur tropisme Ravel.

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    Voici deux ans, la pianiste des deux sœurs, Nathalia, mettait en regard les rares Pièces, Op. 12 d’un tout jeune Prokofiev alors étudiant au Conservatoire et Le Tombeau de Couperin de Maurice Ravel : passerelle entre ces deux cahiers qui sont d’abord deux suites dans l’esprit des suites françaises de clavier ou de viole, l’évocation stylisée du Siècle d’Or des clavecinistes. Son Tombeau, beau et simple comme une épitaphe, avait les vertus d’un haïku : la netteté et la suggestion.

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    Revoici son piano clair et évident, transformé en orchestre : il faut entendre comment elle tend le discours de la Sonate des années vingt, permettant au violon de sa sœur de s’envoler puis d’aller gronder l’orage qui s’en va dans les ultimes pages de l’Allegretto.

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    En plus des deux sonates, l’album violon-piano contient Tzigane joué avec une franchise, une pureté, une absence justement de gitanerie, ainsi que des arrangements, précieux comme le Kaddish où Lucien Garban enrubanne dans l’archet les mots d’une prière, ou réjouissant lorsque Maria Milstein s’approprie les Mélodies populaires grecques, y chantant avec quelques éclats, faisant paraître des personnages. Quelle beauté d’intonation et de caractère dans cet archet, quelle plénitude dans ce violon, un Bergonzi de 1750 d’une profondeur assez vertigineuse.

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    Magnifique album qui ne veut plus quitter ma platine, il a raison !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Sergei Prokofiev (1891-1953)

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    Sonate pour piano No. 4,
    Op. 29

    10 Pièces, Op. 12
    Toccata, Op. 11

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    Maurice Ravel (1875-1937)

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    Le Tombeau de Couperin,
    M. 68

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    Nathalia Milstein, piano

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    Un album du label Mirare MIR350
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    Maurice Ravel

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    Sonate pour violon et piano No. 1, M. 12
    Cinq mélodies populaires grecques (arr. pour violon et piano : Maria Milstein)
    Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré, M. 74
    Sonate pour violon et piano No. 2, M. 77
    Kaddisch, extrait des
    « 2 Mélodies hébraïques, M.A 22 » (arr. pour violon et piano : Lucien Garban)

    Vocalise-Étude en forme de habanera, M. 51
    Tzigane, M. 76

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    Maria Milstein, violon
    Nathalia Milstein, piano

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    Un album du label Mirare MIR416
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    Photo à la une : la pianiste Nathalia Milstein – Photo : © DR

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    Ce vendredi 27 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les oxymores de la virtuosité justissime de Béatrice Rana dans les « Miroirs » de Ravel…

    L’enregistrement des Miroirs de Maurice Ravel

    (Noctuelles, Oiseaux tristes, Une barque sur l’océan, Alborada del gracioso et La vallée des cloches),

    par Béatrice Rana

    dans le CD Warner Classics 0190295411091,

    est étourdissant de virtuosité juste

    de la part de cette extraordinaire interprète.

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    Et l’association

    à ces Miroirs de Ravel

    de transcriptions pour piano seul 

    de Danse infernale, Berceuse et Finale, trois extraits de L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky _ par Guido Agosti _

    puis de Danse russe, Chez Pétrouchka et La semaine grasse, trois extraits de Pétrouchka d’Igor Stravinsky encore _ cette fois par Stravinsky lui-même _

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    constituent un détonnant programme,

    que vient conclure la transcription pour piano seul _ par Ravel lui-même _ de son époustouflante _ tragique _ La Valse…

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    Un fastueux programme

    interprété magistralement,

    avec une prodigieuse justesse d’intelligence de ces œuvres,

    par une artiste d’exception.

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    Voici ce qu’en disait le 22 novembre dernier

    Stéphane Friédérich en un très juste article du site Res Musica

    intitulé Le piano orchestral et flamboyant de Béatrice Rana.

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    Le piano orchestral et flamboyant de Beatrice Rana

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    Les Clefs du mois

     

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    Béatrice Rana : une interprète à retenir prioritairement.

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    Ce dimanche 22 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la recherche de précisions sur les Bibal, père et fils, peintres luziens

    Afin d’essayer d’obtenir d’éventuelles précisions sur les peintres luziens Pascal Bibal Dupous, le père, et François-Ignace Bibal Iburuzqueta _ j’écris leurs noms à l’espagnole _,

    sur l’œuvre de chacun, ainsi que leurs vies respectives,

    …

    je m’adresse à l’auteur de La peinture basque : œuvres choisies des collections publiques et privées

    publié aux Éditions Pimientos en 2009,

    sur la recommandation de mon cousin bayonnais,

    qui le connaît bien.

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    Voici le courriel que je viens de lui adresser,

    et qui s’efforce d’aller à l’essentiel 

    de ce que recherche

    et de ce que j’ai déjà découvert.

    …

    …

    Monsieur,
    …
    François Bioy, mon cousin bayonnais, a eu la gentillesse de me faire connaître votre compétence à l’égard des peintres basques,
    et notamment luziens et cibouriens.
    …
    Pour aller d’emblée à l’essentiel,
    ce sont les signatures sur leurs tableaux respectifs de Pascal Bibal, le père, et de François-Ignace Bibal, le fils,
    qui me paraissent constituer un élément intéressant pour la recherche concernant leurs œuvres respectifs,
    dont je désire approfondir la connaissance.
    …
    Ainsi aimerais-je établir une amorce de catalogue des œuvres de Pascal Bibal,
    certaines demeurant en possession de membres de sa famille :
    Madame Maylen Lenoir-Gaudin, arrière petite-nièce de Pascal Bibal, m’en a parlé,
    mais je dois lui demander des précisions ; je dois la revoir à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    Les commissaires priseurs de Côte basque Enchères, M. Arnaud Lelièvre et son épouse Florence Lelièvre-Cabarrouy, 
    ont vendu cet été, un Apprenti-boucher, signé Bibal et datant d’août 1895, réalisé à Saint-Jean-de-Luz,
    qu’ils ont attribué à Pascal Bibal, et non à son fils François-Ignace,
    essentiellement en fonction de la date présente sur le tableau : 1895,
    m’a indiqué Arnaud Lelièvre…
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    Et en regardant de plus près l’inscription-signature située en bas et à droite de ce tableau, 
    je me suis penché sur les particularités de cette signature de Pascal Bibal, à Saint-Jean-de-Luz, en 1895.
    …
    Et à partir de là je me suis intéressé aux signatures présentes sur les tableaux du père et du fils Bibal,
    en remarquant bien le L majuscule clôturant le nom BibaL sur les signatures des tableaux de Pascal Bibal, le père.
    Par exemple celle figurant au dos de son Portrait de dame Basque.
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     PASCAL BIBAL : PORTRAIT D'UNE DAME BASQUE
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    Cf mon article du 15 novembre dernier :
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    De Pascal Bibal,
    outre L’Apprenti boucher (de 1895)
    et ce Portrait de dame basque,
    …
    je connais une troisième toile de lui :
    le Portrait de son ami peintre de Zarautz Sabino Sabino Iceta Amezti :
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    Il me semble, cher Monsieur, que vous êtes une personne idoine pour m’aider à avancer dans cette recherche concernant Pascal Bibal, en son œuvre,
    et en sa vie.
    …
    En sa vie aussi, puisque j’ignore encore le lieu (pas à Saint-Jean-de-Luz ; probablement à Bilbao)
    et la date (dans la dernière décennie du XIXème siècle, et peut-être après la signature, à Saint-Jean-de-Luz, au mois d’août 1895, de L’Apprenti boucher,
    si cette toile est bien de lui, et pas de son fils… ; et avant 1898).
    …
    Un document militaire concernant François-Ignace Bibal, au moment de son conseil de révision, en 1898,
    nous apprend en effet que son père Pascal Bibal, qui résidait avec son épouse Dorotea Iburuzqueta, à Bilbao _ sans plus de précision hélas _,
    était déjà décédé alors ;
    …
    …
    Voilà
    …
    …
    C’est dans le cadre de recherches sur la généalogie maternelle de Maurice Ravel, et de ses cousinages cibouro-luziens
    _ une recherche pas vraiment entreprise jusqu’ici, par quiconque, sinon par les travaux demeurés partiels de Jean-Noël Darrobers,
    à la suite des travaux assez superficiels du chanoine Narbaitz (dont M. Darrobers a voulu rectifier les erreurs et imprécisions) ;
    travaux qui s’intéressaient essentiellement aux ancêtres Delouart des XVIIème et XVIIIème siècles, à Ciboure,
    en amont de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798),  le premier ancêtre masculin connu des ascendants cibouriens de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), la mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) ;
    et pas aux cousins de Ravel (et de sa mère née Marie Delouart, en 1840) des XIXème et XXème siècles ! _,
    que je m’intéresse aux peintres luziens Pascal et François-Ignace Bibal
    _ dont j’ai eu le vif plaisir, je dois dire, de faire la connaissance des œuvres…
    …
    …
    Je suis aussi en relation amicale avec Madame Maylen Lenoir-Gaudin,
    fille d’Edmond Gaudin et Angela Rossi
    et petite fille de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart,
    qui m’a reçu à plusieurs reprises chez elle à Saint-Jean-de-Luz ; et je dois retourner la rencontrer à nouveau à Saint-Jean,
    et consulter d’un peu près ses archives familiales…
    …
    …
    Alors que par sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968),
    Maylen Lenoir-Gaudin descend de celle que je nomme Marie-Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842)
    et qui était la sœur cadette de celle que je nomme Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), qui est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel :
    …
    c’est ainsi que Maylen Lenoir se trouve être une cousine effective de Maurice Ravel, alors qu’elle l’avait ignoré jusqu’alors !!! 
    (cf mes articles du 26 et du 28 mai dernier :
    du fait que Magdeleine Hiriart,
    fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926),
    et petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850),
    était l’arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ;
    et donc l’arrière-petite-nièce de la Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), l’arrière-grand-mère
    _ via Sabine Delouart, la grand-mère (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et Marie Delouart, la mère (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) _,
    de Maurice Ravel.
    …
    …
    Par son grand-père paternel Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo français, 13 septembre 1910),   
    Maylen Lenoir-Gaudin est l’arrière-petite-fille d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1846 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936),
    épouse d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920)
    et sœur aînée du peintre Pascal Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – ?),
    dont je n’ai pas découvert jusqu’ici le lieu et la date du décès, probablement dans les années 90 du XIXe siècle ; et ailleurs qu’à Saint-Jean-de-Luz : probablement à Bilbao…
    Pascal Bibal avait épousé, à Zarautz, Dorotea Iburuzqueta le 23 janvier 1877 ;
    et lui et son épouse ont été domiciliés à certains moments à Bilbao…
    Maylen Lenoir est ainsi l’arrière-petite-nièce du peintre Pascal Bibal.
    …
    …
    D’où mes recherches sur cette famille Bibal ;
    dont certains des membres, émigrés à Cuba dans la première décennie du XXe siècle, firent fortune là-bas :
    ainsi Grégoire Bibal, architecte, a-t-il construit l’opéra de La Havane en 1928,
    et son frère Joseph a été un banquier et entrepreneur très en vue dans l’oligarchie cubaine jusqu’à la révolution castriste…
    Mais je n’ai pas encore découvert les lieux _ à Cuba probablement _ et dates de décès de Grégoire et Joseph Bibal, ces deux frères cadets de François-Ignace Bibal.
    …
    Alors que j’ai découvert que François-Ignace Bibal était décédé,
    non pas à Ainhoa comme il est mentionné dans les notices le concernant (et sans date précise : seulement en 1944), 
    mais « à son domicile », à Saint-Jean-de-Luz, le 26 mai 1944, 5 Place du Maréchal Foch…
    …
    Là même où était décédée l’année précédente, ai-je découvert _ et « à son domicile« , elle aussi : elle semble ainsi lui avoir légué son appartement luzien… _, sa tante Bernardine Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – 28 février 1943) :
    …
    celle que Ravel, en ses lettres à son amie luzienne Marie Gaudin, nomme au moins à trois reprises (le 20 octobre 1921, le 15 août 1930 et le 3 janvier 1933 ) « Tante Bibi » ;
    expression que l’auteur de Ravel, portraits basques, sans vérifier de dates (!), a cru s’appliquer à la grand-tante Gachucha Billac de Maurice Ravel (qui était décédée le 17 décembre 1902 !) ;
    erreur qu’aura à rectifier, m’a-t-il confié, Manuel Cornejo quand sera rééditée sa magnifique édition de la Correspondance (connue à ce jour) de Maurice Ravel…
    …
    Bernardine Bibal, soit la dernière survivante de la fratrie des Bibal _ dont Annette et Pascal _, 
    les 9 enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855)
    et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903).
    …
    Gachucha Billac : Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902 ;
    Bernardine Bibal : Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luz, 28 février 1943.
    …
    Comment a-t-on pu confondre ainsi la grand-tante Billac de Maurice Ravel et la tante Bibal de Marie Gaudin ?..
    En 1921, 1930 et 1933, années de ces trois courriers de Maurice Ravel à Marie Gaudin,
    il y avait donc bien longtemps _ en 1902 ! _ qu’était décédée la grand-tante Gachuch de Maurice Ravel…
    …
    Entreprendre de vérifier avec soin les dates constitue un élément basique du travail de tout chercheur historien un peu sérieux. 
    …
    …
    Voilà.
    …
    …
    Vous pouvez accéder à mon plus récent récapitulatif (commode) de mes articles ravéliens, en date du 1er octobre 2019 :
    je les ai poursuivis ensuite fin octobre et début novembre.
    …
    C’est une enquête passionnante, et qui est loin d’être achevée. Il me faudra passer pas mal de temps aux archives municipales de Ciboure pour mieux pénétrer vraiment les cousinages cibouriens des Delouart (et de Maurice Ravel, par là même aussi) aux XIXème et XXème siècles aussi…
    …
    Les articles concernant les Bibal _ et plus spécifiquement les peintres Pascal et François-Ignace Bibal _ sont, à ce jour, les six suivants de la liste ci-dessous :
    …
    …
    Quant aux deux articles miens qui prècèdent ce récapitulatif du 1er octobre, ils permettent simplement de bien opérer le rattachement entre les Bibal et ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel.
    …
    …
    En mettant en ordre chronologique cette liste partielle,
    cela donne ceci :
    …
    …
    J’espère ne pas trop vous effrayer, ni surtout trop abuser de votre temps, 
    en vous adressant cette jungle d’articles…
    …
    Mais j’essaie d’être le plus précis possible,
    afin de pouvoir être utile à qui s’intéressera à ces recherches
    qui ouvrent des chemins…
    ….
    Francis Lippa
    …
    …
    Ce lundi 9 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Nouvelles précisions sur la famille du peintre Pascal Bibal, et les variations de leur domiciliation à Saint-Jean-de-Luz

    Si je n’ai toujours pas réussi à identifier

    la date et le lieu de décès du peintre Pascal Bibal – c’est à Bilbao, le 12 avril 1898 (ajout du 6 janvier 2026) – ,

    né le 12 juin 1847 à Saint-Jean-de-Luz, 22 Grand Rue

    _ et c’est peut-être là une erreur d’écriture : tous ses frères et sœurs

    du 7 février 1844, pour l’aîné de la fratrie, Jean-Baptiste Bibal,  jusqu’au 22 août 1855 pour Bernardine Bibal, la benjamine,

    ayant étant déclarés nés au 21 Grand Rue !

    À moins que le 21 et le 22 Grand Rue désignent deux maisons voisines, voire contigües ?..  _,

    …

    je viens d’identifier les lieux et dates de naissance de ses six enfants

    _ ainsi que de son épouse Dorotea Iburuzqueta (née à Zarautz, en Guipuzcoa) _,

    tous nés à Saint-Jean-de Luz entre 1878 et 1888 :

    …

    _ Ignace-François-Victor, le 17 septembre 1878, Grand Rue n° 39 : peintre bien connu, François-Ignace Bibal décèdera à Saint-Jean-de-Luz, 5 Place Maréchal Foch, le 26 mai 1944

    _ Marie-Micaela-Léonie, le 27 novembre 1880, Grand Rue n° 16

    _ Grégoire, le 3 mai 1882, Grand Rue n° 16 : peintre et architecte, marié, émigré à Cuba, il bâtira l’Opéra de La Havane 

    _ Elise, le 5 mai 1884, Rue Gambetta n° 5

    _ Jeanne-Ignace-Bernardine, le 28 juin 1887, rue Tourasse, n° 13 : elle décèdera la première de la fratrie ; à la différence de ses trois frères et ses deux sœurs, elle est en effet absente du faire-part de décès de son cousin Charles Gaudin à l’automne 1910. Je n’ai pas trouvé mention de son nom dans les actes de décès de l’État-Civil de Saint-Jean-de-Luz, ni avant le 31 décembre 1900, ni après le 1er janvier 1901.

    _ Philippe Joseph, le 29 décembre 1888, rue Saint-Jacques : émigré avec son frère Grégoire à Cuba, il sera un banquier très florissant.

    …

    Pascal Bibal _ qualifié d’artiste peintre, ou bien de peintre décorateur, voire d’antiquaire, en divers actes d’état-civil… et son œuvre de peintre est tout à fait remarquable ! _ et son épouse Dorotea ont ainsi logé dans divers domiciles successifs à Saint-Jean-de-Luz entre 1878 et 1888 :

    j’en ignore les raisons…

    …

    …

    Les parents des 9 enfants Bibal

    _ Jean-Baptiste, Annette, les jumeaux Pascal et Marie, Léon-Pierre, Justine, Marie, Marie-Martine-Eliza et Bernardine _

    que sont Pierre Bibal (5 septembre 1806 – 12 septembre 1855) et Victoire Dupous (9 septembre 1822 – 16 juin 1903)

    sont tous deux nés à Saint-Jean-de-Luz :

    …

    lui, Pierre Bibal, rue Saint-Jacques n° 24

    _ ses parents Baptiste Bibal et Catherine Jeyre étant tous deux décédés, lui Baptiste, le 21 mai 1825 , et elle Catherine, le 1er juin 1821, rue Saint-Jacques : au n° 25, pour Baptiste Bibal, et au n° 24, pour Catherine Geyre : la différence de numéro signifie-t-elle une différence de domicile ? ou seulement une variation de la numérotation ? _

    et elle, Victoire Dupous, rue Saint-Jean n° 4

    _ ses parents Baptiste Dupous et Françoise Benoît étant tous deux décédés, lui Baptiste, le 12 avril 1865, et elle Françoise, le 13 septembre 1855, Grand Rue : au n° 41, pour Baptiste Dupous, et au n° 20, pour Françoise Benoît.

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    Je remarque aussi que, le 12 et le 13 septembre 1855, décèdent _ de quelque épidémie ? _ au n° 20 de la Grand Rue, Pierre Bibal (le mari de Victoire Dupous : il était né 24 rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz, le 5 septembre 1806) et Françoise Benoît (la mère de Victoire Dupous) : elle était née le 2 octobre 1786 à Saint-Jean-de-Luz _ j’ignore la domiciliation de sa naissance en 1786 _).

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    Que penser de ces différences de numérotation de maisons,

    ici pour la Grand Rue ?

    _ qui devient la Rue Gambetta

    entre le 31 janvier 1883 (date de la naissance de Pascal Gaudin, le 6éme des membres de la fratrie des enfants Gaudin d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, au n° 41 de la Grand Rue)

    et le 28 avril 1884 (date du décès de Léon-Pierre Bibal, le frère cadet de Pascal, et peintre lui aussi, au n° 41 de la rue Gambetta.

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    La numérotation des maisons est-elle évolutive ?

    Ou bien s’agit-il de différences effectives de domiciles et de maisons ?

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    En tout cas, le maire qui procède alors, entre le 1er février 1883 et le mois d’avril 1884, au changement de nom de certaines des rues de Saint-Jean-de-Luz

    est le républicain Martin Guilbeau (né à Urrugne en 1839 et décédé à Saint-Jean-de-Luz en 1912),

    qui avait été nommé maire par le Ministère de l’Intérieur _ de la IIIe République _ le 6 janvier 1878 _ Martin Guilbeau sera élu ensuite le 6 janvier 1881 et le 4 mai 1884 ; puis battu le 6 mai 1888 par le conservateur Albert Goyeneche _ ;

    de même qu’il nomme, en même temps que le maire Guilbeau, ses deux adjoints, David Anglade et Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n°39, le 12 septembre 1841 ; j’ignore encore la date et le lieu de son décès),

    lequel Charles Gaudin n’est autre que le beau-frère d’Annette Bibal, parce que le frère aîné du mari de celle-ci, Edmond Gaudin, né lui à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 38, le 17 novembre 1844.

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    À quoi tient cette différence de numérotation de la maison de naissance des deux frères Gaudin :

    Charles, Rue Neuve n° 39, le 12 septembre 1841 ?

    et Edmond, Rue Neuve n° 38, le 17 novembre 1844 ?

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    S’agit-il d’un changement de domicile des parents Gaudin, Martin Gaudin (né à Ciboure le 9 octobre 1788 et décédé à Saint-Jean-de-Luz, Grand Rue n° 4, le 22 avril 1864) et Catherine Goyetche (née à Saint-Jean-de-Luz, le 13 août 1799 et décédée à Saint-Jean-de-Luz, Rue Neuve n° 8, le 24 juin 1875), qui s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 ?

    ou d’une simple légère évolution de la numérotation ?

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    À suivre…

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    Les avancées de la recherche se font détail après détail

    et en apprenant à les connecter…

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    Ce vendredi 1er novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa