Étiquette : Maurice Ravel

  • Et maintenant, l’identification de la date et du lieu du décès de la « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à son amie luzienne Marie Gaudin

    Mon récent passage _ mercredi 23 et vendredi 25 octobre derniers _ aux services d’État-civil des mairies de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure,

    …

    m’a permis de débrouiller un certain nombre d’incertitudes _ c’est-à-dire ignorances _

    voire carrément erreurs

    concernant les parentés-cousinages

    ainsi que divers liens amicaux

    de Maurice Ravel en son pays basque de naissance (le 7 mars 1875 à Ciboure).

    …
    …

    À commencer par la date et le lieu du décès de la mystérieuse « Tante Bibi« 

    _ Bernardine Bibal,

    née à Saint-Jean-de-Luz le 22 août 1855 (cf mon article du 12 juillet dernier : ),

    est décédée le 28 février 1943, à Saint-Jean-de-Luz, « en son domicile« , dit l’acte de décès, au 5 Place du Maréchal Foch ;

    je note que l’année suivante, sera domicilié à cette même adresse du 5 Place Maréchal Foch le neveu de Bernardine Bibal, François-Ignace Bibal (né à Saint-Jean-de-Luz, le 17 septembre 1878, fils aîné de Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, et peintre éminent ; dont une rue de Saint-Jean-de-Luz, dans le quartier d’Urdazuri porte le nom), lors de son décès « en son domicile« , indique là aussi l’acte de décès, le 26 mai 1944 ; 

    et encore décèdera à cette même adresse du 5 Place Maréchal Foch la veuve du peintre, Marie-Augustine (dite Rose) Porterie, le 11 décembre 1962 ; elle était née à Auch le 22 mars 1874

    (et en 1917 François-Ignace Bibal séjourna à Auch, comme en témoigne son livret militaire : le 7 juillet 1917, François-Ignace Bibal habite 7 rue de Colmar à Auch).

    … 

    Et cela alors que Bernardine Bibal semble avoir vécu longtemps auprès de sa sœur aînée, Annette Bibal-Gaudin :

    _ d’abord au 41 rue Gambetta ;

    _ puis, à partir du mois de juillet 1924 (comparer le courrier de Maurice Ravel à Annie Courteault du 21 juin 1924 adressé 41 rue Gambetta (page 970 de la Correspondance publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur) à son courrier du 5 août 1924 à Marie Gaudin, dans lequel est mentionné pour la première fois le nom de la Villa « Mirenchu« ), à la Villa Mirentxu (rue du Midi, qui deviendra la rue du 17 Pluviose (au n° 14 : c’est là qu’est indiqué se situer le domicile de Marie Gaudin lors de son décès le 8 décembre 1976) ; ou encore Place Ramiro Arrué (n°14 : là est indiqué se situer le domicile de Jane Gaudin-Courteault lors de son décès le 28 mars 1978) ; et lors de son décès le 21 août 1994, c’est au n°14 du 17 rue Pluviose qu’est domiciliée Annie Courteault, épouse d’Edouard Vidal, fille de Jane Gaudin-Courteault et petite-fille d’Annette Bibal Gaudin… _

    …

    cette mystérieuse « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel (1875 – 1937) à son amie luzienne Marie Gaudin (1879 – 1976),

    …

    qu’un biographe _ de Ravel _ un peu trop désinvolte

    et pas assez scrupuleux sur la fiabilité de ses sources

    _ qu’il lui aurait fallu aller vérifier ou infirmer afin d’assurer la scientificité de sa production éditoriale ! _

    a hélas confondue

    _ au long de la durée du XXe siècle qu’a vécue Maurice Ravel, jusqu’au 28 décembre 1937 ;

    cf les lettres du 20 octobre 1921, 15 août 1930 et 3 janvier 1933 (aux pages 764, 1250 et 1300 de la Correspondance de Maurice Ravel _

    avec la « chère Tante Gachucha«  de Maurice Ravel

    _ sans se donner la peine d’aller rien vérifier de ses affirmations ;

    sans s’interroger jamais, pour commencer, sur la date de naissance (le 15 mai 1824 à Ciboure, 118 rue Pocalette)

    et, pour finir, sur la date de décès (le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta)

    de la chère Gachucha Billac, la grand-tante du compositeur…

    Ces dates-là étaient pourtant bien importantes pour préciser les moments où Maurice Ravel a pu retrouver à Saint-Jean-de-Luz sa « chère tante Gachuch« …

    …

    …

    En allant m’enquérir au service d’État-Civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz,

    de tout ce qui avait été noté

    des naissances, mariages et décès en cette cité entre le 1er janvier 1901 et aujourd’hui,

    pour les divers membres de la famille Bibal-Gaudin _ les chers amis luziens de Maurice Ravel _ qui m’intéressaient,

    …

    j’ai pu

    non seulement découvrir la date et le lieu du décès de cette étrange « Tante Bibi« , Bernardine Bibal,

    le 28 février 1943, à Saint-Jean-de-Luz, « en son domicile«  (sic) du 5 Place du Maréchal Foch,

    …

    mais aussi identifier la date et le lieu de décès

    _ le 26 mai 1944, et « en son domicile » (sic), lui aussi, 5 Place du Maréchal Foch, à Saint-Jean-de-Luz ;

    et non pas à Ainhoa, comme l’indiquent la plupart des notices biographiques (ridiculement étiques : une étrangeté !) du peintre François-Ignace Bibal _

    de son neveu, le peintre François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Saint-Jean-de Luz, 26 mai 1944),

    …

    le fils aîné de son frère _ peintre lui aussi ; cf les images de son œuvre en mon article du 27 mars 2019 : ), Pascal Bibal

    _ Pascal Bibal est né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1847 ; et j’ignore encore la date et le lieu de son décès : entre 1895 et 1901 ; et probablement pas à Saint-Jean-de-Luz (nul acte de décès de lui ne figurant dans les archives de la mairie de Saint-Jean-de-Luz) _,

    …

    auteur aussi

    _ très probablement : par le style ; mais ce jeudi 14 novembre, après réception (à 15 h 11) d’un courriel du commisaire-priseur de Saint-Jean-de-Luz, Arnaud Lelièvre, curieux d’en apprendre un peu plus sur l’histoire des peintres Bibal, j’obtiens au bout du fil (à 15 h 26) son épouse, Caroline Lelièvre-Cabarrouy, qui me précise que sur la toile de l’Apprenti-boucher (vendue aux enchères le 3 août dernier), en bas à droite de la toile, au-dessous de la signature Bibal (sans prénom), figure l’inscription « 8 – 95 « , suivie, encore en dessous, des lettres « S.J.D.L. » (pour Saint-Jean-de-Luz)… _

    de ceci,

    L’Apprenti-boucher,

    peint à Saint-Jean-de-Luz, au mois d’août 1895 :

    …

    …

    …

    …

    et de ceci,

    un portrait de son ami peintre (de Zarautz) Sabino Iceta Amezti (Zarautz, 31 décembre 1876 – Zarautz, 21 août 1918) :

    …

    …

    …

    …

    Ce double passage au service d’État-Civil de la mairie de Saint-Jean-de-Luz

    m’a aussi permis d’identifier la date de décès de la la mère d’Annette Bibal, Victoire Dupous.

    …

    …

    Victoire Dupous :

    née à Saint-Jean-de-Luz le 9 juin 1822 _ Rue Saint-Jean n° 4 _

    (fille de Baptiste Dupous, boulanger, né à Urrugne-Béhobie le 26 juin 1800 et décédé à Saint-Jean-de-Luz _ Grand Rue n° 41 _ le 12 avril 1865, et de Françoise Benoît, fille de boulanger, née à Saint-Jean-de-Luz le 2 octobre 1786, et décédée à Saint-Jean-de-Luz _ Grand Rue n° 20 _ le 13 septembre 1855 _ Baptiste Dupous et Françoise Benoît se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1821 _),

    …

    épouse à Saint-Jean-de-Luz, le 16 avril 1843, de Pierre Bibal, maître au cabotage (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855 _ Pierre Bibal est né rue Saint-Jacques n° 24 ; et décédé Grand Rue n° 20 _),

    …

    et mère de 9 enfants Bibal en onze ans (entre février 1844 et août 1855 _ et tous nés Grand Rue n° 21 _) :

    ..

    Jean-Baptiste (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1844 – Rochefort, 18 février 1871),

    Annette (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1936),

    Marie (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – Saint-Jean-de-Luz, 13 mars 1849),

    Pascal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – j’ignore encore à ce jour la date (et le lieu) de son décès : entre 1896 et 1901),

    Léon-Pierre (Saint-Jean-de-Luz, 1er mars 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1884),

    Justine (Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1850 – Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1854),

    Marie (Saint-Jean-de-Luz, 19 mai 1852 – Saint-Jean-de-Luz, 13 mars 1855),

    Marie-Martine-Eliza (Saint-Jean-de-Luz, 11 novembre 1853 – Saint-Jean-de-Luz, 14 octobre 1870)

    et Bernardine (Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luz, 28 février 1943) ;

    …

    Victoire Dupous décède en son domicile luzien du 41 rue Gambetta le 16 juin 1903.

    …
    …

    Ces découvertes me permettent d’apporter des précisions

    quant aux personnes que désigne Maurice Ravel

    en les formules de conclusion de deux lettres à son amie luzienne Jane Gaudin,

    en date du 2 août 1901 (page 78 de la Correspondance éditée par Manuel Cornejo)

    et 16 octobre 1902 (page 82) :

    …

    « Veuillez, ma chère Jane, présenter mes respects et mes remerciements à Mademoiselle votre tante _ il s’agit donc ici de Bernardine Bibal, sœur de la mère de Jane, Annette Bibal-Gaudin, et la benjamine des enfants Bibal nés de Pierre Bibal et Victoire Dupous _ et me croire votre bien affectueusement dévoué Maurice Ravel « ,

    pour la lettre du 2 août 1901 ;

    …

    « Donnez-moi bientôt de vos nouvelles, ma chère Jane, et en attendant, mes souvenirs affectueux à tous

    (comprenez dans ce tous la famille de votre tante _ Dorotea Iburuzqueta, veuve de Pascal Bibal, ainsi que ses enfants Paquito (François-Ignace), Marie, Elise, Grégoire et Pepe (Joseph) Bibal… _

    et les Hiriart _ Dominique Hiriart (cousin, via sa mère Marie Etcheverry n°1 et sa grand-mère Marie Delouart n°2) au second degré de Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel) et son épouse Marie Dimatz, ainsi que Marie Hiriart, la sœur cadette de Magdelaine Hiriart :

    le 28 septembre 1901, le frère aîné de Jane, Pascal Gaudin, venait en effet d’épouser Magdeleine Hiriart, la fille aînée de Dominique Hiriart et son épouse Marie Dimatz ;

    Magdelaine Hiriart, celle que Maurice Ravel nomme « ma chère cousine« , en sa lettre du 8 octobre 1910 (in Correspondance, page 246) ;

    cf mon article du 26 mai 2019 : … _,

    sans oublier Mme Bibal _ il s’agit ici de la grand-mère maternelle de Jane, Victoire Dupous (qui décèdera deux ans plus tard, le 16 juin 1903), veuve depuis le 12 septembre 1855 de Pierre Bibal… _

    et ma chère tante Gachuch » _ cette dernière décèdera deux mois et un jour plus tard : le 17 décembre 1902 _,

    pour la lettre du 16 octobre 1902.

    …

    …

    Bien plus tard,

    la formule finale du courrier du 20 octobre 1921 de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin, est la suivante :

    …

    « Je vous embrasse toutes les trois _ Marie Gaudin, Annette Bibal-Gaudin, sa mère, et Annie Courteault, sa nièce _ ainsi que la tante Bibi si elle s’y prête »,

    page 764 de la Correspondance.

    …

    …

    Le 15 août 1930, Maurice Ravel écrit :

    …

    « Qui est-ce qui sera en noir au concert ? Bibi (pas le Bibi femelle _ Bernardine Bibal _, bien sûr… et encore !) »,

    page 1250.

    …

    …
    Et le 3 janvier 1933,

    pour la dernière mention connue à ce jour de l’expression « Tante Bibi » sous la plume de Ravel,

    et à l’occasion des souhaits de Nouvel An,

    ceci :

    …

    « Je vous souhaite, à Madame Gaudin _ Annette Bibal-Gaudin _, à vous _ Marie _ et à Bibi _ Bernardine Bibal _ toutes sortes de prospérités« ,

    page 1300.

    …

    …

    Avec patience, détermination, méthode, et un minimum de chance, 

    la recherche,

    pas à pas,

    et par multiplicité de connexions opportunes,

    progresse !

    …

    …

    Ce lundi 28 octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouvelle actualisation de la recension des articles sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, au 1er octobre 2019

    Pour commodité de repérage un peu commode,

    …

    voici le listing réactualisé

    à la date de ce mardi 1er octobre

    de mes articles de recherche à propos de la famille cibouro-luzienne de Maurice Ravel :

    … 

    tels que je les ai mis en ligne

    depuis le 12 mars 2019

    _ en ayant très soigneusement lu et relu l’Intégrale de la Correspondance de Ravel connue à ce jour,

    telle que l’a admirablement rassemblée et publiée Manuel Cornejo aux Éditions du Passeur _

    jusqu’au 30 septembre 2019 :

    …

    …

    12 mars : 

    14 mars : 

    17 mars : 

    20 mars : 

    27 mars : 

    7 avril : 

    12 avril : 

    14 avril : 

    11 mai : 

    13 mai : 

    16 mai : 

    26 mai : 

    28 mai : 

    29 mai : 

    30 mai : 

    1er juin : 

    7 juin : 

    8 juin : 

    10 juillet : 

    12 juillet : 

    15 juillet : 

    16 juillet : 

    20 juillet : 

    9 août : 

    13 août : 

    15 août : 

    17 août : 

    18 août : 

    19 août : 

    31 août : 

    1er septembre : 

    18 septembre : 

    21 septembre : 

    22 septembre : 

    24 septembre : 

    30 septembre : 

    …

    …

    Mes recherches sont bien sûr loin d’être achevées ;

    et je reviendrai prochainement consulter les archives disponibles

    à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    …

    …

    Ce mardi 1er octobre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une confirmation : la date du mariage des parents du cibourien Jacques Billac, le mari de l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, et père de la « chère Tante Gachuch » ; et les Errecalde (ou Recalde) de Ciboure

    En reprenant, item par item, mon carnet de bord depuis la mi-mars

    _ début de mes présentes recherches raveliennes

    suite à ma lecture hyper-attentive de l’admirable recollection, par Manuel Cornejo,

    de l’ensemble de la correspondance connue à ce jour de Maurice Ravel _,

    …

    je tombe sur une notation en date du 16 juillet dernier,

    quand je me plongeai sur les divers Billac cibouriens

    _ et que ne me parlait encore en rien le nom de Recalde (ou Errecalde) _

    …

    qui m’apprend que le 17 janvier 1769 eut lieu à Ciboure le mariage

    d’un nommé Pierre Billac

    et d’une certaine Sabadinna Errecalde.

    …

    …

    Or ce sont bien là

    _ me l’a appris le 25 septembre dernier un courriel de Philippe Hattat,

    m’aidant à corriger le Malac que je peinais à (mal) déchiffrer sur l’acte de mariage (le 14 septembre 1814 à Ciboure) de Jacques Billac avec Marie Delouart,

    en Recalde (c’est-à-dire Errecalde, précisait aussi Philippe Hattat),

    pour ce qu’il en était du nom de la mère du marié, Jacques Billac… ;

    le nom du père du marié, Pierre Billac, se lisant, lui, sans difficulté… _

    les parents d’un Jacques Billac à venir _ trois ans plus tard que ce mariage du 17 janvier 1769 _,

    qui naîtra, lui, le 5 septembre 1772, à Ciboure ;

    …

    comme en témoigne

    _ au moins, déjà,

    faute pour moi d’avoir recherché jusqu’ici l’acte de naissance de Jacques Billac dans les archives conservées à la mairie de Ciboure ;

    mais pas mal de Billac (dont plusieurs Pierre Billac, il faut le relever !) sont attestés alors à Ciboure sur les registres archivés… _

    l’acte officiel de pension de sa retraite de marin de Jacques Billac,

    quartier-maître de manœuvre à 36 francs ;

    …

    l’acte de pension de reversion de sa veuve, Marie Delouart _ l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel _

    indiquant, lui _ et confirmant bien _, la date de naissance de cette Marie Delouart : soit le 29 juin 1782, à Ciboure.

    …

    …

    Ce Pierre Billac et cette Sabine Recalde

    _ puisqu’est ainsi orthographié le nom de la mère du marié, Jacques Billac _,

    qui sont mentionnés comme étant les parents _ Pierre Billac et Sabadinna Errecalde _ du marié, Jacques Billac,

    le 14 septembre 1814,

    lors de son mariage avec Marie-Baptiste Delouart

    _ celle que j’ai nommée la Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), la sœur aînée de la Marie Delouart n° 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842 ; et épouse de Jean Etcheverry) et de la Marie Delouart n° 3 (Ciboure, 7 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872 ; et épouse de Michel Goyenague), toutes les trois filles des cibouriens Gratien Delouart et Sabine Laxague ;

    qui sera la mère de Sabine Delouart (Ciboure, 11 septembre 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) ;

    puis la grand-mère de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) ;

    et enfin l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937)…

    …
    …

    Une ultime remarque pour aujourd’hui :

    …

    recherchant sur le web la présence d’Errecalde ou Recalde 

    _ l’orthographe de l’inscription étant fonction de la prononciation des témoignants auprès de l’officier d’état-civil… _

    à Ciboure dans la seconde moitié du XVIIIème siècle,

    …

    je n’ai jusqu’ici trouvé que la mention d’un Jean Errecalde,

    né à Ciboure le 17 juin 1761,

    parmi les bénéficiaires d’une pension de pilote-côtier à 81 francs,

    pour 25 ans, 8 mois et 29 jours de service,

    sur une ordonnance de droits à pension signée par le roi Louis-Philippe en date du 22 avril 1831

    _ en 1805, année de début de l’attestation des services de pilote-côtier de ce Jean Errecalde,

    celui-ci, puisque né le 17 juin 1761, était âgé de 44 ans ;

    et en 1831, il était âgé de 70 ans…

    …

    Jean Errecalde, né à Ciboure le 17 juin 1761 :

    possiblement un petit frère

    ou un neveu

    de la Sabadinna Errecalde qui s’est mariée à Ciboure le 17 janvier 1769 ;

    …

    et qui est la grand-mère paternelle, côté Billac,

    de la chère « Tante Gachuch » (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902),

    de Maurice Ravel (1875 – 1937)…

    …
    …

    Recherches cibouriennes à poursuivre…
    …
    …

    Ce lundi 30 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouvelles questions ravéliennes autour des Delouart et Billac de Ciboure, et Gachucha Billac

    Le samedi 13 juillet dernier,

    …
    un correspondant-ami, le musicien Philippe Hattat, m’a signalé que la date de la naissance, le 2 juin 1819, d’une petite Engrâce Billac au foyer de Jacques Billac et son épouse Marie Delouart à Ciboure
    ne pouvait convenir pour la chère « Tante Gachuch » de Maurice Ravel,
    …
    car le lendemain de cette naissance, le 3 juin 1819, cet enfant nouveau-né avait été déclaré « décédé à l’âge d’un jour » ;
    et qu’il fallait préférer à cette date de naissance du 2 juin 1819, la date du 15 mai 1824 à laquelle naît une Gracieuse Billac au foyer de ces mêmes parents, Jacques Billac et Marie Delouart…
    …
    Ce que m’a en effet confirmé l’acte de naissance consulté aux archives de Ciboure vendredi après-midi dernier :
    15 mai 1824, Ciboure : naissance de Gracieuse Billac,
    fille de Jacques Billac, 52 ans, marin,
    et de Marie Delouart, 35 ans, poissarde…
    …
    Ce qui indique une différence de 17 ans entre les deux parents _ Jacques et Marie-Baptiste _ de cette enfant : Gracieuse…
    …
    Et l’acte de naissance de celle que j’ai nommée ailleurs la Marie Delouart n°1 _ soit l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel _ que j’ai pu consulter lui aussi à la mairie de Ciboure
    déclare que celle-ci, fille _ aînée, semble-t-il _ de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ leur mariage a eu lieu à Ciboure le 28 janvier 1778 _, est née à Ciboure le 29 juin 1782.
    …
    Ce qui supposerait,
    si l’on se fie à cette différence de 17 ans d’âge entre Jacques Billac et Marie Delouart indiquée ici,
    que Jacques Billac serait né vers 1765…
    …
    Un acte de pension de reversion, en date du 16 novembre 1840,
    dont la bénéficiaire est la veuve du quartier-maître Jacques Bilac (sic), décédé le 11 mars 1839,
    indique que celle-ci, Marie Delouart, est effectivement née le 29 juin 1782.
    Mais n’est _ hélas _ pas indiquée ici la date de naissance de Jacques Billac ,
    seulement celle de son décès, survenu le 11 mars 1839,
    et de l’ouverture, ainsi, des droits de reversion de sa demi-pension de quartier-maître pour sa veuve, Marie Delouart.
    …
    Mais un précédent document de pension – décisif !!! – , en date du 14 juillet 1838, établit l’existence d’une pension de quartier-maître de manœuvre à 36 francs en faveur de ce même Jacques Bilac (re-sic) né à Ciboure le 5 septembre 1772, et domicilié à Ciboure, pour avoir atteint sa 65éme année.
    …
    …
    Voici donc la date de naissance de Jacques Billac, le mari (le 14 septembre 1814, à Ciboure) de la première Marie Delouart,
    et père (le 15 mai 1824) de Gracieuse Billac, la future « Tante Gachuch » de Maurice Ravel…
    …
    La différence réelle d’âge entre Jacques Billac (né le 5 septembre 1772) et Marie Delouart (née le 29 juin 1782) est donc de presque dix ans : 9 ans, 10 mois et 6 jours…
    …
    …
    Sur un autre très intéressant document
    _ à décrypter très soigneusement ! _,
    …
    Jacques Billac, marin, habitant la maison Moutanearguinenia,
    est indiqué comme ayant à cette date « 40 ans » ;
    et son épouse, Marie Deloirte (sic), « 24 ans » :
    soit cette fois un écart d’âge de 16 ans…
    …
    Ce qui impliquait une date de naissance de Jacques Billac vers 1766…
    …
    Comme on a pu le lire dans l’article de mon blog
    que j’ai publié avant-hier dimanche 22 septembre,
    ma visite vendredi dernier – 20 septembre – aux archives municipales de Saint-Jean-de-Luz
    m’a permis de découvrir _ sans le moindre doute possible _ la date de décès de la « chère Tante Gachuch » de Maurice Ravel – en fait la tante de sa mère Marie Delouart, et sœur de sa grand-mère, Sabine Delouart – ;
    un décès survenu au domicile familial des Gaudin 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz :
    le 17 décembre 1902.
    …
    Les déclarants de ce décès sont _ en effet _ Charles, « capitaine au long cours, âgé de vingt-sept ans », et Pierre Gaudin, « employé âgé de vingt-quatre ans » _ indiqués dans l’acte comme « voisins » de la défunte _, 
    deux des enfants de la maisonnée Gaudin que Gachucha a très grandement contribué à élever 
    _ Engrâce Billac est dite ici « domestique » dans cet acte de décès signé par le maire de Saint-Jean-de-Luz, Dominique Larrea.
    …
    C’est donc bien de la « chère Tante Gachuch » de Maurice Ravel – c’est qu’il s’agit ici, en cet acte officiel de décès ;
    elle qui fut le lien premier et majeur de Ravel avec les Gaudin, amis luziens de toute sa vie
    _ existe aussi, ne la négligeons pas, l’amitié de jeunes filles entre Annette Bibal (née à Saint-Jean-de Luz le 28 avril 1845) et Marie Delouart (née à Ciboure le 24 mars 1840), avant leurs mariages respectifs en 1873 les deux, avec Edmond Gaudin et Joseph Ravel… 
    …
    Engrâce et Gracieuse sont des prénoms équivalents en français, 
    et leur diminitutif basque est bien « Gachucha » ou encore « Gachuch ».
    …
    Maurice Ravel parlait très couramment basque,
    avec sa mère Marie, avec sa grand-tante et marraine Gachucha, avec ses amis luziens Gaudin,
    comme me l’a encore confirmé vendredi Madame Maylen Gaudin-Lenoir à Saint-Jean-de-Luz.
    …
    Si la date de naissance de la défunte Engrâce Billac n’est hélas pas indiquée dans cet acte d’état-civil de décès du 17 décembre 1902,
    est mentionné cependant son âge : « quatre-vingt-trois ans »…
    Ce qui donne comme année de naissance … 1819 !
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    Encore un point qu’il faudra éclaircir…
    Comment cette date de 1819 a-t-elle pu être indiquée par Charles et Pierre Gaudin ?..
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    Enfin, l’acte de naissance de Maurice Ravel établi le 8 mars 1875 par le maire de Ciboure Joseph Besselère,
    l’a été sur la déclaration de Gracieuse Billac 
    _ au domicile de laquelle a accouché sa nièce Marie-Delouart-Ravel la veille, le dimanche 7 mars _,
    « âgée de cinquante ans, marchande de poissons, domicilée dans cette commune » (de Ciboure).
    Ce qui fixe la naissance de Gachucha Billac en 1824, ou du moins avant le 8 mars 1825…
    Ce qui concorde bien avec l’acte de naissance de Gracieuse Billac du 15 mai 1824.
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    Me reste donc à revenir aux archives de la mairie de Ciboure
    rechercher l’acte de naissance de Pierre Billac :
    …
    plutôt qu’en 1765 ou 66 comme j’avais pu le supposer,
    le 5 septembre 1772…
    Je le vérifierai.
    …
    …
    Avant de découvrir bientôt le document officiel de l’acte de naissance de Jacques Billac,
    je savais jusqu’ici seulement _ par le document de l’acte de son mariage avec Marie Delouart le 14 septembre 1814 à Ciboure _ que Jacques Billac était fils d’un Pierre Billac et d’une Sabine dont je n’arrivais pas à lire le nom : quelque chose comme Malac… : en fait Sabine Recalde ! Ou plutôt Errecalde,
    ainsi que me l’indique très gentiment Philippe Hattat…
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    Et à essayer de recenser le plus complètement possible, dans les registres des naissances conservés dans l’armoire des archives d’état-civil, à la mairie de Ciboure,
    les divers enfants Delouart et Billac nés à Ciboure entre 1778 _ l’année de mariage de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ et 1830 _ Marie Delouart atteignant là ses 48 ans _ : beaucoup d’enfants mouraient alors à la naissance ou en bas-âge ;
    et beaucoup portaient les mêmes prénoms (Marie, Marie-Baptiste, Sabine, Jean, Jean-Baptiste, Pierre, Jacques)…
    …
    …
    En la maison Moutanearguinenia du quartier de Pocalette à Ciboure, selon un acte de recensement en date du 1er janvier 1806,
    auprès de Jacques Billac et son épouse Marie Deloirte (sic),
    demeuraient,
    outre « Chabadin Lasaga » (= Sabine Laxague, la veuve de Gratien Delouart) _ indiquée ici comme « tante » : tante de qui ?.. _,
    trois filles prénommées, pour deux d’entre elles, Marie _ sans précision de nom de famille _ et la troisième Marie-Baptiste _ celle-ci Deloirte _, âgées de 32, 25 ans et 1 an (soit nées en 1774, en 1781, et en 1805),
    une fille prénommée Sabine _ sans précision de nom de famille _, âgée de 8 ans (soit née en 1798),
    et un garçon prénommé Jean _ Deloirte _, âgé de 28 ans (soit né en 1798).
    …
    Ce sont ces dates de 1772, 1774, 1781 et 1798 qui m’ont fait douter de la validité de la date de ce recensement : 1806…
    Et sur lesquelles dates je continue de fortement m’interroger…
    …
    …
    Tout cela est à confronter à l’arbre généalogique que j’ai pu esquisser-établir de la descendance de Gratien Delouart et Sabine Laxague :
    Marie-Baptiste Delouart, née le 29 juin 1782 ;
    Marie-Baptiste Delouart, née le 17 juin 1784 ;
    Marie Delouart, née le 17 août 1786 ;
    Jean Delouart, né le 27 août 1788.
    Reste aussi un Baptiste-Jean Delouart  _ dont parle Jean-Noël Darrobers _,
    et dont je ne me suis pas encore occupé : petit dernier (semble-t-il) de la fratrie de ces enfants de Gratien Delouart ; il est né plus tard,
    et semble ne pas avoir eu de descendance avec son épouse Gracieuse, née Casabon.
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    Gratien Delouart (né à Ciboure le 1er mai 1748, marié à Ciboure le 28 janvier 1778 à Sabine Laxague) est décédé, lui, à Ciboure le 21 août 1798.
    …
    Pour Sabine Laxague, mes références documentées sont encore lacunaires :
    je n’ai pas réussi à identifier sa date de naissance (peut-être vers 1758), ni sa date de décès (semble-t-il après 1823 : elle est en effet présente au mariage de son fils Jean Delouart avec Marguerite Larrea, le 30 avril 1823 à Ciboure).
    …
    …
    Mais voici que Philippe Hattat me propose pour date de décès de Sabine Laxague, l’épouse de Gratien Delouart, la date du 27 février 1845 : « à l’âge canonique de cent ans« .
    Voilà deux autres dates à aller rechercher à lire dans les archives de la mairie de Ciboure…
    …
    …
    Tout cela est aussi à confronter aux documents concernant les enfants nés de la première Marie Delouart, avec ou sans Jacques Billac (qu’elle a épousé à Ciboure le 14 septembre 1814)…
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    Le premier enfant né de cette première Marie-Baptiste Delouart, la fille aînée de Gratien Delouart et Sabine Laxague, est-il, ou pas, cette Sabine Delouart, née à Ciboure, le 11 mars 1809 _ et future grand-mère de Maurice Ravel _ ?
    Et la dernière née de Marie-Baptiste Delouart, épouse de Jacques Billac, serait-elle la très chère « Tante Gachuch » de Maurice Ravel _ décédée à Saint-Jean-de-Luz le 17 décembre 1902 _, cette Gracieuse Billac née à Ciboure le 15 mai 1824 ?
    …
    Cela reste à établir documentairement. 
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    …
    En espérant toucher si peu que ce soit la curiosité
    de tous ceux qui s’intéressent à la biographie un peu singulière de ce créateur atypique et merveilleux qu’est Maurice Ravel
    par ces découvertes et questionnements progressifs _ l’enquête, passionnante, avance _,
    ….
    …
    ce mardi 24 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa